mercredi 22 décembre 2010

Rabbit Hole, True Grit, Pierre Falardeau, Barney's Version, Little Fockers, Gulliver's Travels


Les comédies légères et les ultimes poids lourds à Oscars de l'année cherchent à faire bon ménage dans cette dernière semaine de sorties de films à l'image de 2010, où il faut constamment séparer le bon grain de l'ivraie.

Rabbit Hole: Retour à l'écran de l'excellent réalisateur John Cameron Mitchell à travers une oeuvre un peu moins éclatée. En traitant de cet éternel couple éploré qui doit vivre avec la mort d'un enfant, le long métrage ne révolutionne pas le sujet. Mais il apporte assez de lumière et de sensibilité pour éviter le lourd mélo démonstrateur. Dans les rôles principaux, Nicole Kidman et Aaron Eckhart montrent beaucoup de conviction.

True Grit: Même en mode mineur, un essai des frères Coen mérite le détour. C'est le cas de cette nouvelle version d'un populaire roman qui a déjà donné un film du même nom qui mettait en vedette John Wayne. L'histoire, anecdotique (une fillette veut venger la mort de son père), n'est qu'un prétexte pour accumuler une horde de personnages décalés et des répliques mordantes. Surtout que Jeff Bridges ressort son numéro de son célèbre Dude. Savoureux mais un peu inutile.
Critique

Pierre Falardeau: Documentaire classique mais néanmoins pertinent sur le célèbre cinéaste de la Belle Province, ce long métrage de Germàn Guitierrez et de Carmen Garcia retrace les étapes marquantes de celui qui avait l'indépendance du Québec tatouée sur le coeur. Même si le cinéphile le moindrement averti apprendra peu de l'exercice, il retrouvera avec bonheur le sourire du créateur du grandiose Octobre.

Barney's Version de Richard Lewis: Cette adaptation longuette et poussiéreuse du roman de Mordechai Richler ne mérite pas le détour pour sa mise en scène digne d'un téléfilm, mais bien pour la prestation suave de Paul Giamatti qui ressort sur numéro de Sideways. À ses côtés s'affichent de très bons comédiens, dont Rosamund Pike et Dustin Hoffman.

Little Fockers: En parlant de Dusty, il est également en vedette dans cette deuxième suite totalement inutile du réjouissant Meet the Parents. Encore là il faut se demander pourquoi de grands acteurs comme Robert De Niro, Hoffman et Harvey Keitel (et dans une moindre mesure Ben Stiller, Owen Wilson, Barbra Streisand et Jessica Alba) ont décidé de perdre temps et talent dans cette comédie inégale qui fait à peine rire?
Critique

Gulliver's Travels: Cela aurait pu être pire, ils auraient pu se retrouver au sein de cette relecture d'un classique littéraire qui n'amuse ni les enfants ni leurs parents. En fait, même Jack Black semble s'ennuyer en monarque absolu d'une île peuplée de Lilliputiens. Lorsque l'humour se veut inapte et douteux, le désir de passer Noël ailleurs se fait rapidement ressentir.
Critique

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