jeudi 28 février 2013

Entrevues La légende de Sarila

Ambitieuse animation en 3D, cela a pris plus de 10 ans avant que La légende de Sarila voit le jour. Pour tout savoir sur ce long métrage québécois, je me suis entretenu avec sa réalisatrice Nancy Florent Savard et les doubleurs Mariloup Wolfe, Rachel Lefevre et Geneviève Bujold.

Mon article se trouve dans les pages du Journal Métro

Film du jour: The Killers

Basé sur une nouvelle d'Ernest Hemingway, The Killers de Robert Siodmak est un fantastique film noir, tordu et complexe, sur un détective qui cherche à trouver l'auteur d'un meurtre crapuleux. Énigmatique, doté d'un humour malveillant, mis en scène avec brio (cette scène d'introduction que Tarantino a dû voir des centaines de fois) et interprété avec panache (par Burt Lancaster, Ava Gardner), voilà le récit par excellence qui ravira les amateurs du genre. ****

mercredi 27 février 2013

Film du jour: Celeste and Jesse Forever

Très charmante comédie romantique, Celeste and Jesse Forever de Lee Toland Krieger est une oeuvre exemplaire, aussi drôle qu'intelligente, sur l'amour et l'amitié au sein d'un couple qui décide de divorcer même si monsieur et madame s'aiment encore. Avec son ton alerte, ses répliques vives et ses sympathiques interprètes (ah, Rashida Jones, quelle actrice!), ce long métrage à la fois caustique et attendrissant rappelle la pertinence d'un cinéma américain dit indépendant. ***1/2

mardi 26 février 2013

DVD: Poulet aux prunes, Tout ce que tu possèdes, Le jour des corneilles, Twilight Saga: Breaking Dawn II, Battlestar Galactica : Blood & Chrome

Pour les traditionnelles sorties DVD et Blu-ray de cette semaine, il y a des films pour pas mal tout le monde.

Quelques années après leur formidable Persepolis, Marjane Satrapi et Vincent Paronnaud sont de retour avec Poulet aux prunes, un récit un brin moins mémorable qui s'avère tout de même très poétique et réussi. Chronique d'un musicien qui souffre d'un énorme chagrin d'amour, ce conte à la distribution attachante et à la formidable direction artistique saura comblé petits et grands. ***1/2
Ma critique

Continuant à livrer des oeuvres essentielles, Bernard Émond propose avec Tout ce que tu possèdes de s'attarder au sort d'un homme qui refuse l'héritage de son père. Plus poétique et centré sur les émotions que d'habitude, ce très belle essai âpre offre de magnifiques compositions de ses comédiens. ***1/2

Les plus petits préféreront Le jour des corneilles de Jean-Christophe Dessaint, un conte un brin moralisateur sur un enfant élevé en forêt qui découvre le monde qui l'entoure. L'animation est de qualité et les voix, irréprochables. ***

Ultime segment d'une série à succès, Twilight Saga: Breaking Dawn II de Bill Condon est une déception sur toute la ligne. Alors que le précédent tome surprenait par son humour, celui-ci se prend terriblement au sérieux, n'offrant aucune situation réellement intéressante. Comme toujours, les dialogues et l'interprétation laissent terriblement à désirer. **

Les amateurs de science-fiction plongeront avec joie dans Battlestar Galactica: Blood & Chrome, sorte de pilote à une série qui n'a jamais vu les jours. Ceux qui ne sont pas connaisseurs risquent toutefois de décrocher avant la fin.

Film du jour: Dead Man Walking

Présenté ce soir au Cinéma du Parc en présence de la véritable soeur Helen Prejean, Dead Man Walking est le chef-d'oeuvre de Tim Robbins qui s'attarde au sort d'un prisonnier à mort avec un sens inné du détails et beaucoup de sensibilité. Détournant avec minutie toutes les questions d'être pour ou contre ce geste, le cinéaste se concentre sur ses personnages, posant sa caméra sur les visages, évitant constamment de faire la morale ou de tomber dans le mélo. Le résultat, prodigieux, est animé par les performances inoubliables de Susan Sarandon et de Sean Penn. De quoi s'en rappeler toute sa vie. ****1/2

lundi 25 février 2013

Retour sur les Oscars

Les Oscars se sont déroulées hier avec le sacre - attendu mais injustifié - d'Argo. Sans remettre en question le choix des gagnants (de ce côté, il y a matière, croyez-moi), je me suis plutôt attardé au déroulement de la soirée.

Voici donc mes meilleurs et mes pires moments de cette 85e édition des Oscars. Mon texte se trouve sur le site de Cineplex.

Film du jour: The Berlin File

Énorme succès en Corée du Sud plus tôt cette année, The Berlin File du talentueux cinéaste Ryu Seung-wan est un suspense tiré par les cheveux et souvent incompréhensible qui décoiffe par ses scènes d'action spectaculaires. Si le film aurait mérité à mieux approfondir ses personnages et qu'il est trop long, son rythme sans faille, sa réalisation musclée et ses interprètes convaincus en font un film populaire de qualité, dont une suite - et un remake américain? - devraient voir le jour très bientôt. ***

dimanche 24 février 2013

La grâce, Un week-end en famille, Barbara, Snitch, Dark Skies

Pour une rare fois cette semaine, j'ai un peu boudé le cinéma francophone (Roche-papier-ciseaux et Astérix et Obélix - Au service de sa majesté semblaient assez ordinaires... mais je me promets de les voir un de ces quatre) pour me concentrer sur les films internationaux.

Des trois nouveaux longs métrages allemands qui sont présentés cette semaine, le plus intéressant est possiblement La grâce de Matthias Glasner qui traite de culpabilité et de rédemption sous fond de famille divisée et de tragédie. On sent un réel souci de cinéma dans cet opus aux images flamboyantes, aux thèmes abordés avec sensibilité et aux beaux personnages complexes. ***1/2

Un brin moins éclatant mais tout aussi émouvant est Un week-end en famille d'Hans-Christian Schmid (auteur du très beau Requiem) qui s'attarde à une fin de semaine marquante des membres d'une même famille. Centré sur ses individus en trois dimensions qui sont prisonniers de véritables dilemmes moraux, cette oeuvre maque aisément les esprits. ***1/2

Beaucoup plus austère et angoissant est Barbara de Christian Petzold où l'on sent véritablement le poids de l'Allemagne de la Guerre Froide peser sur les frêles épaules de son héroïne (magnifique Nina Hoss). Bien qu'il manque un je-ne-sais-quoi à l'intrigue pour être encore plus forte et poignante, la description du milieu vaut le détour. ***1/2

Plus près de chez nous, deux productions américaines aux horribles bandes-annonces s'avèrent finalement plus potables que prévus. Loin d'être un gros nanar musclé et horripilant, Snitch de Ric Roman Waugh montre un Dwayne Johnson qui cherche à changer de registre, jouant ici dans un drame manipulateur mais tout de même pas désagréable. **1/2

Surfant sur la vague de tous les Paranormal Activity, Dark Skies de Scott Charles Stewart est un autre récit de maison hanté dont les habitants perdent peu à peu la tête. Rien de nouveau sous le soleil, si ce n'est un effort tourné avec sérieux qui tient en haleine en provoquant quelques réels frissons. On repassera toutefois sur la finale, beaucoup trop tirée par les cheveux. **1/2

Film du jour: Lost Highway

Détruit par la critique à sa sortie, Lost Highway n'en demeure pas un des chefs-d'oeuvre les plus éclatants de  David Lynch, qui fascine à chaque visionnement. Dans ce cauchemar à analyser de la première à la dernière scène où à vivre intensément, un homme accusé d'avoir tué sa femme arrive à s'échapper mystérieusement d'une prison. Véritable festin visuel et sonore qui fascine et fait frissonner, ce casse-tête d'une éclatante intelligence sait comment déboussoler, s'avérant peut-être bien l'ultime film noir. À consommer sans modération et ce, même si on ne saisit par toutes les subtilités. ****1/2

samedi 23 février 2013

Entrevue avec Rafaël Ouellet pour Finissant(e)s

Présenté aujourd'hui dans le cadre des Rendez-vous du cinéma québécois (et prenant l'affiche en salle à partir du 1er mars), Finissant(e)s est le nouveau projet laboratoire du cinéaste Rafaël Ouellet

Il s'agit d'un ovni situé à mi-chemin entre la fiction et le documentaire, où des jeunes adolescents d'un village éloigné se questionnent sur leur avenir.

Pour en savoir davantage, je me suis entretenu avec le jeune réalisateur québécois à qui l'on doit également Camion. Mon entrevue se trouve sur le site de Cineplex.

Film du jour: La Haine

Revoir La haine de Mathieu Kassovitz presque 20 ans plus tard, c'est se rendre compte à quel point ce film culte était prophétique des tensions raciales et sociales, s'avérant un fascinant portrait de société bien avant son temps. Sur un plan cinématographique, il s'agit d'une véritable merveille en noir et blanc, réalisée avec soin et interprétée avec conviction. On rajoute à cela un sujet essentiel et on obtient un long métrage de haut niveau, un des plus importants de son époque. ****

vendredi 22 février 2013

Prédictions, choix personnels, coups de coeur et coups de gueule des Oscars

Oui, c'est vrai, les César se déroulent aujourd'hui. Mais pas mal tout le monde ne pensent qu'aux Oscars, qui seront remis dimanche prochain. 

Pour l'occasion, je vous propose mes prédictions sur le site de Cineplex, et mes coups de coeur, mes coups de gueule et mes souhaits pour cette soirée, qui se retrouvent dans les pages du Métro.

Et mes choix personnels là-dedans? Un raz-de-marée pour Amour et Beasts of the Southern Wild, et qu'on n'oublie pas là-dedans Zero Dark Thirty, Django Unchained et Silver Linings Playbook. Eh oui, vous l'avez devinez, je ne suis pas du tout un fan de Lincoln, Argo, Life of Pi et Les Misérables. Et pourquoi diable The Master n'a pas plus de nominations? Mystère, mystère.

Film du jour: La comtesse de Bâton Rouge

Les Rendez-vous du cinéma québécois s'ouvrent aujourd'hui, alors pourquoi ne pas regarder un film de la Belle Province pour faire changement? Et quoi de mieux que La comtesse de Bâton rouge pour agrémenter son quotidien? Dans cette oeuvre folle se déroulant entre ici et ailleurs, il y a de l'amour, de l'aventure, de l'humour, des personnages incroyables, des situations inusitées et même une femme à barbe! On y retrouve l'univers si particulier d'André Forcier et un style qui fait des merveilles lorsque le récit s'enffarge dans les fleurs du tapis et que l'intérêt prend le bord. Rien ne ressemble à cette fantaisie et c'est cette originalité qui fait tant de bien. ***

jeudi 21 février 2013

Les dix meilleurs films d'infiltration

Les amateurs de suspense attendent avec impatience la sortie de Snitch, qui prendra l'affiche ce vendredi. Dans ce thriller réglé au quart de tour, Dwayne Johnson infiltre des narcotrafiquants afin d'innocenter son fils.

Pour bien se préparer à ce long métrage, voici mes dix films préférés mettant en scène des infiltrations. Mes choix se retrouvent sur le site de Cineplex.

Film du jour: Valmont

Échec financier à sa sortie après être apparu sur les écrans quelques mois à peine après la version de Stephen Frears (qui était supérieure), Valmont de Milos Forman réactualise Les liaisons dangereuses en confiant les rôles principaux à Colin Firth et à Annette Bening. Bien que la distribution d'ensemble tienne la route et que la photographie (ainsi que la reconstitution historique) soit magnifique, quelques problèmes viennent plomber le rythme, alors que l'alliage entre le drame et la comédie n'est pas tout à fait au point. Mais en faisant abstraction de ces quelques intempéries, le long métrage est vraiment très agréable à regarder. ***1/2

mercredi 20 février 2013

Film du jour: L.A. Confidential

Film noir, drame de gangsters, western contemporain, suspense policier: peu importe les qualificatifs, L.A. Confidential de Curtis Hanson est un long métrage implacable se déroulant à Los Angeles dans les années 50. Alors que le crime règne sur la ville, que les flics sont corrompus et que tout le monde porte un masque, un peu de loi ne fait pas de tort. C'est ce schéma éprouvé mais rarement traité avec autant de maestria qui est au coeur de cette intrigue complexe, solidement huilée et interprétée avec force par d'excellents acteurs, dont plusieurs ont été révélés ici (dont Russell Crowe et Guy Pearce). Il est impossible d'y résister et il ne faudrait pas se plaindre d'être accroc à ce récit en voulant le voir plus d'une fois. ****1/2

mardi 19 février 2013

DVD : Holy Motors, Seven Psychopaths, Le prénom, Bullet Collector, Anna Karenina, Argo, Kirikou et les hommes et les femmes, Les États-Unis d’Afrique, Camille redouble, Sinister, Manigances, Les vacances de Ducobu

Au rayon des sorties DVD et Blu-ray, il se fait difficilement mieux que cette semaine, alors que plein de films intéressants sortent sur le marché.

Le plus mémorable étant Holy Motors de Léos Carax, une fable originale et fascinante sur le cinéma et tous les rôles que l'on se donne. À voir sans faute. ****

Tout comme l'hilarant Seven Psychopaths de Martin McDonagh qui suit les hauts et les bas d'un scénariste qui s'est mis dans le pétrin. Verbeux mais désopilant, et quelle distribution! ***1/2

On rit également beaucoup devant l'adaptation cinématographique de la pièce Le prénom de Matthieu Delaporte et Alexande De La Pattellière, où des amis se disent enfin leurs quatres vérités. ***1/2

Pas pour les enfants de coeur, Bullet Collector d'Alexander Vartanov est sur une sorte 400 coups moderne se déroulant en Russie. L'exercice de style est total et les images de ce premier long métrage marquent les esprits à jamais. ***1/2

La mise en scène spectaculaire de Joe Wright est le plus bel élément de cette nouvelle version d'Anna Karenina. Dommage que le casting vient un peu saboter l'histoire. ***

Divertissant à souhait, Argo manque de complexité et de profondeur pour en faire un grand film méritant tous les Oscars qu'il va gagner dimanche prochain. On s'amuse mais rien ne marque les esprits. ***

Encore une succession de courts métrages, Kirikou et les hommes et les femmes de Michel Ocelot est une belle petite animation à regarder en famille. On repassera toutefois pour l'originalité. ***

Montrant un mouvement révolutionnaire sous fond de bonne musique, Les États-Unis d'Afrique de Yanick Létourneau est un documentaire instructif qui fait beaucoup voyager. ***

Remake d'un vieux film de Francis Ford Coppola, Camille redouble de Noémie Lvovsky est une histoire charmante mais éprouvée sur une femme qui a la possibilité de revivre sa vie. Mineur. ***

Avec son solide scénario qui rappelle Shining, Sinister de Scott Derrickson n'avait pas besoin autant d'élément sonores plaqués pour donner la frousse. **1/2

Web-télé québécoise sous fond de meurtre, Manigances d'Isabel Dréan et Simon Côté est un suspense inopérant à l'interprétation sommaire et au scénario parsemé de fils blancs. Zut, alors! **

On reprend les mêmes et on recommence. Cela ne fait pas de Les vacances de Ducobu de Philippe de Chauveron une comédie pour petits et grands tant le propos est dépassé, voir attardé. **

Film du jour: Dead Ringer

Sorti en 1964, Dead Ringer de Paul Henreid est un suspense un peu banal où une femme décide d'éliminer sa soeur riche pour payer ses dettes. L'intérêt réside plutôt dans la performance grotesque et horrifiante de Bette Davis, qui, après le bien nommé What Ever Happened to Baby Jane, complétait son magnifique retour sous les projecteurs. L'actrice en fait tellement des tonnes qu'elle est fascinante à voir jouer. Peut-être pas pour sauver le long métrage de l'anonymat, mais certainement pour qu'on s'y attarde un peu. **1/2

lundi 18 février 2013

La première de La Légende de Sarila

En fin de semaine, j'ai pu assister à la première de La Légende de Sarila, cette animation québécoise en 3D qui prendra l'affiche le 1er mars prochain.

Mes entrevues avec la réalisatrice et plusieurs acteurs connus qui prêtent leurs voix aux personnages se retrouvent sur le site de Cineplex.

Film du jour: The Bonfire of the Vanities

Énorme satire du capitalisme qui a mordu la poussière au début des années 90, The Bonfire of the Vanities se regarde comme un plaisir coupable, où Brian De Palma en fait trop mais où on son style finit par faire sourire. Si ce retour à la normal d'un riche homme de New York n'est pas particulièrement crédible,  il s'avère assez divertissant. Surtout en observant cette réalisation réglée au quart de tour et le duo dysfonctionnel composé de Tom Hanks et de Bruce Willis. Mieux vaut en rire qu'en pleurer. ***

dimanche 17 février 2013

Visite du plateau de tournage de Bunker

Huis clos sous fond de guerre atomique, Bunker de Patrick Boivin met en vedette Martin Dubreuil et Patrice Robitaille.

Pour tout savoir sur ce nouveau film québécois, place à ma visite du plateau de tournage, qui se trouve sur le site de Cineplex.

Film du jour: Les Bas-fonds

Le quotidien de gens désoeuvrés trouve un nouveau sens dans Les Bas-fonds, projet que Jean Renoir a réalisé en 1936. Misant sur une forme de réalisme magique, le cinéaste français cumule les chroniques de vie avec un certain humour, laissant toutefois les drames et les personnages triompher. Au sein de cette faune urbaine et oubliée émane Jean Gabin et Louis Jouvet qui forment un duo efficace et disparate. Peut-être pas un chef-d'oeuvre, mais une fresque étonnante. ****

samedi 16 février 2013

Beautiful Creatures, A Good Day to Die Hard, A Glimpse Inside the Mind of Charles Swam III

Honte sur moi. De tous les films de la semaine, j'ai manqué le plus intéressant du lot: le documentaire Journal de France de Claudine Nougaret et du grand Raymond Depardon. Je vais me reprendre lors de la sortie du DVD, c'est sûr et certain. Sinon, pour le reste, il n'y a absolument rien à signaler. J'aurais été curieux de voir le suspense de la Corée du Sud The Berlin File et j'ai tout fait pour éviter Safe Heaven, mais il y avait quelques incontournables que je n'ai pas pu éviter...

Comme Beautiful Creatures de Richard LaGravenese qui aimerait bien être le prochain Twilight. Tout y est: il s'agit d'une série de livres à succès, il y a une fille mystérieuse, un humain dont tombera amoureuse toutes les adolescentes, une romance très sucrée, etc. Malheureusement, cela ressemble beaucoup à Dark Shadows de Tim Burton. Pire encore, il n'y a aucune chimie entre les deux héros. Cela va déjà mieux du côté de la distribution secondaire (Jeremy Irons y est impeccable) et les effets spéciaux sont solides, mais dans l'ensemble, il n'y a rien à signaler. **1/2

Qui n'aime pas Die Hard? Le premier est un classique et le troisième, un excellent divertissement. Le cinquième intitulé A Good Day to Die Hard est malheureusement un navet qui n'est ni potable pour ses scènes d'action ou son humour. La réalisation de John Moore est pénible à voir, les acteurs ne sont pas dirigés, le scénario est bête à pleurer et depuis quand notre flic préféré se débarrasse des méchants à l'aide d'une mitraillette? De quoi tuer une des plus belles franchises du cinéma américain. *1/2

La talent n'est pas seulement une affaire de nom. Francis Ford Coppola en a tout comme sa fille Sofia, mais pour fiston Roman, c'est autre chose. Il essaye tellement d'être branché et dans le vent avec son prétentieux A Glimpse Inside the Mind of Charles Swam III que cela en devient navrant. Cette lubie où Charlie Sheen ne fait que fantasmer sur des femmes est à pleurer. Et ni l'excellent Bill Murray ni les clins d'oeil furtifs à 8 et demi et All that Jazz ne sauvent l'ensemble du marasme. Un long métrage premier degré à prendre... au premier degré. *1/2

Film du jour: Peter Pan

Au niveau des éditions DVD et Blu-ray, Disney est généralement dans une classe à part. Et le studio s'est surpassé avec l'édition diamant de Peter Pan qui est offert avec une multitude de suppléments intéressants, dont des scènes et des chansons supprimées, une autre fin et une flamboyante restauration de l'image et du son.. Les parents y reviennent surtout par nostalgie, pour offrir à leurs enfants un tour au pays imaginaire, avec ce héros habillé en vert qui vole, ces enfants perdus qui n'ont pas la langue dans leur poche, Wendy et ses deux jeunes frères et, bien entendu, le Capitaine Crochet, ses flibustiers et son éternel Némésis, le crocodile qui fait tic-tac. Pourtant, revoir ce beau spectacle après tant d'années offre plusieurs surprises. Qui se rappelait que le ton était si violent et que la fée clochette était extrêmement jalouse et prête à tout pour garder Peter Pan uniquement pour lui? Comme quoi les souvenirs sont plus forts que tout et bien qu'il ne s'agisse pas du plus grand classique de Disney, il s'avère un incontournable pour quiconque a des enfants... ou aime de près ou de loin les dessins animés. ****

vendredi 15 février 2013

Film du jour: Compliance

Inspiré d'histoires vraies, Compliance de Craig Zobel est l'incroyable récit d'une gérante d'un restaurant qui, sur un appel d'un policier, fera vivre l'enfer à une de ses serveuses. Une fois passée la prémisse qui semble tirée par les cheveux, on se retrouve devant un suspense infernal qui met mal à l'aise et qui rappelle que plusieurs personnes sont incapables de dire non à l'autorité. Le rythme est mené tambour battant et l'interprétation est criante de vérité. Un des secrets les mieux enfouis de 2012 et oui, Ann Dowd aurait mérité d'être mise en nomination dans la catégorie de la meilleure actrice de soutien.

jeudi 14 février 2013

En attendant Beautiful Creatures

Pour plusieurs personnes, Beautiful Creatures, ce conte pour adolescents où un jeune homme s'amourache d'une femme de son âge qui a de fortes chances d'être une sorcière, pourrait bien être le prochain Twilight.

Pour tout savoir sur ce film très attendu, je vous propose mon article qui se trouve sur le site de Cineplex.

Film du jour: Reds

Pour la Saint-Valentin, on s'offre Reds de Warren Beatty, un des plus beaux films romantiques du cinéma américain des 30 dernières années. Amour, histoire, politique et engagement se mélangent à la perfection dans cette chronique où deux journalistes s'aiment mais se repoussent sous fond de Révolution russe. Doté d'une réalisation impressionnante, d'un rythme étonnamment actif pour une oeuvre de trois heures et de fortes prestations de solides comédiens, il s'agit d'une fresque indémodable qui n'a pratiquement pas pris de rides. Eh oui, la chimie entre Beatty et Diane Keaton fait toujours rêver. ****1/2

mercredi 13 février 2013

Tout sur les Rendez-vous du cinéma québécois

La programmation de la 31e édition des Rendez-vous du cinéma québécois a été dévoilé hier matin.

Pour tout savoir sur ce prestigieux évènement où sera présenté des centaines et des centaines de films d'ici, je vous invite à lire mon compte-rendu qui se retrouve sur le site de Cineplex.

Film du jour: The Sting

Gagnant de six Oscars dont celui du meilleur film en 1973, The Sting de George Roy Hill est une comédie de haut calibre, où des petits arnaqueurs décident d'organiser un grand coup face à un membre important de la pègre. Recréant avec faste le Chicago de la Dépression, mettant son grand soin technique et sonore au service d'une intrigue qui tient en haleine, cette franche rigolade offre à Robert Redford et à Paul Newman deux rôles en or. Sans parler de grand film, il faut avouer qu'il s'agit d'un très bon long métrage. ****

mardi 12 février 2013

DVD: Skyfall, The Perks of Being a Wallflower, The Sessions, Robot & Frank, The Man With the Iron Fists, Sacrifice, Bully, Inescapable, Another Silence

De bien beaux films sont disponibles cette semaine en format DVD et Blu-ray. De quoi vouloir en profiter.

Meilleur épisode de James Bond depuis des lustres, Skyfall de Sam Mendes est peuplé de confrontations spectaculaires  de poursuites endiablées et d'un méchant inoubliable, gracieuseté de Javier Bardem. ****

Un des films d'adolescents les plus justes à voir le jour ces dernières années, The Perks of Being a Wallflower de Stephen Chbosky traite son sujet avec intelligence et sensibilité. Le choix des comédiens est admirable, au même titre que la sélection des pièces musicales. ***1/2

Peut-on avoir une sexualité même si l'on est handicapé? C'est à cette épineuse question que tente de répondre le doux-amer The Sessions. La mise en scène de Ben Lewin ne casse rien, mais tous les acteurs (et principalement John Hawkes) sont épatants. ***1/2

L'amitié entre un humain et une création de métal est possible dans Robot & Frank de Jake Schreier, une modeste production où le vieux grincheux Frank Langella brille de mille feux. Un agréable mélange de drame et de comédie.  *** 

Parfait complément au Django Unchained de Tarantino, The Man With the Iron Fists est la première réalisation du chanteur RZA. Un foutoir spectaculaire qui mélange film de kung-fu et western. L'histoire va dans tous les sens et le montage du cinéaste n'arrange rien, mais quel divertissement exemplaire! Avec un Russell Crowe tellement plus à l'aise que dans Les Misérables et une très belle édition peuplée d'intéressants suppléments. ***

Deux décennies après son splendide Adieu ma concubine, le metteur en scène Chen Kaige n'a pas dit son dernier mot et même si Sacrifice qui se déroule sous fond de vengeance n'est pas du tout du même calibre, il s'avère néanmoins plus que potable. ***

Documentaire alarmant qui aurait mérité d'une meilleure réalisation, Bully de Lee Hirsch abuse des effets chocs, noyant un peu son excellent sujet (l'intimidation à l'école). **1/2

Sabah et Cairo Time étaient de jolis efforts, ce qui rend l'échec d'Inescapable encore plus triste dans la filmographie de sa cinéaste Rubba Nadda, dont l'assemblage ne prend guère entre le drame d'espionnage et la romance sous fond de guerre. **1/2

Sorte de western où une femme cherche à se venger coûte que coûte, il est plutôt difficile de croire à Another Silence de Santiago Amigorena tant les invraisemblances sont nombreuses. Marie-Josée Croze offre toutefois un jeu senti dans le rôle principal. **

Film du jour: Dreamscape

Divertissante série B qui a influencé tous les Inception de ce monde, Dreamscape que Joseph Ruben a réalisé en 1984 est un joyeux bordel, peuplé d'effets spéciaux cheap, de poursuites dans les rêves qui ne tiennent pas toujours la route et où la belle distribution (Dennis Quaid, Max Von Sydow, Christopher Plummer) est un peu utilisée en vain. Cela n'empêche pas de prendre un malin plaisir (coupable) à ce long métrage assez imprévisible, drôle et parfaitement jouissif. **1/2

lundi 11 février 2013

Film du jour: Floating Weeds

Remake d'un de ses propres films, Floating Weeds de Yasujiro Ozu est une oeuvre qui, à priori, se concentre sur sa photographie éclatante, ses cadrages élaborés et sa poésie proéminente. Il est parfois difficile de se retrouver au sein de ces nombreux personnages et de cette histoire qui tarde à se dévoiler. Mais comme la patience a ses vertus, l'opus finit par laisser émaner toutes ses beautés, montrant une intrigue à la fois drôle et dramatique sur un père raté et sa relation avec son fils. Comme toujours chez Ozu, la famille prend toute la place et ce récit sort légèrement des sentiers battus, étant un peu plus physique et vaporeux que les précédents. Mais lorsque la traditionnelle mélancolie se pointe le nez à l'horizon, il est pratiquement impossible d'y résister.

dimanche 10 février 2013

Film du jour: L'ange bleu

Chef-d'oeuvre incontestable dont la transition du muet vers le parlé s'est effectué à l'aide d'une véritable révolution sonore, L'ange bleu de Josef von Sternberg raconte la chute d'un homme d'honneur au contact d'un mal qui finit par le ronger. Analysant subtilement la situation de l'Allemagne du début des années 30 sans jamais sacrifier sa principale trame narrative, cette odyssée dans un cabaret demeure toujours un classique grâce à la présence mi-ange mi-démon de l'éternelle Marlene Dietrich qui y trouve-là son rôle le plus emblématique. *****

samedi 9 février 2013

Side Effects, Le prix des mots, La pirogue

Il n'y a pas seulement le gros film américain Identity Thief (que l'on n'a pas vu, mais les critiques ne sont pas terribles) qui prend l'affiche cette semaine dans les salles de cinéma. Il y a également quelques longs métrages qui méritent le déplacement.

Annoncé comme étant le dernier opus de Steven Soderbergh, Side Effects est un suspense extrêmement efficace mais un brin tiré par les cheveux se déroulant dans une société contemporaine où le culte de l'argent domine tout, amenant avec lui des crimes de cols blancs et des êtres drogués aux antidépresseurs. Réglé au quart de tour, comportant de solides interprètes et une mise en scène d'une précision chirurgicale, l'effort sait comment divertir malgré une finale beaucoup trop gentille. ***1/2

Très beau documentaire de Julien Fréchette sur l'auteur Alain Deneault qui s'est fait poursuivre par deux grandes entreprises minières après la publication d'un livre, Le prix des mots interroge avec intelligence la liberté d'expression au Canada et ses rouages judiciaires. Bien que le réalisateur tente de fabriquer un peu artificiellement son suspense (qui n'est pas Errol Morris qui veut), le sujet mérite son pesant d'or. ***1/2

Essai lent et non psychanalysant sur les gens qui tentent de quitter l'Afrique pour refaire leur vie en Europe, La pirogue de Moussa Touré prend du temps avant de débuter. Mais dès que tout le monde est dans la pirogue, le huis clos peut enfin débuter, entre essais documentaires hyper réalistes et thriller à la Hitchcock. *** 

Film du jour: Rio Grande

Exaspéré par toute cette neige qui s'accumule? Le meilleur moyen est de la fuir en regardant un chaud western! Sans être l'ultime association entre John Ford et John Wayne, Rio Grande ne tarde pas à intéresser dans sa façon de montrer un chef qui doit être intraitable envers ses hommes - qui comprend son propre fils - afin de repousser l'invasion indienne. Spectaculaire et comportant de beaux morceaux de bravoure, le film séduit à défaut d'être marquant. ***1/2

vendredi 8 février 2013

Entrevue avec Moussa Touré pour La Pirogue

Intéressant film où des gens partent de l'Afrique pour refaire leur vie en Europe, La Pirogue de Moussa Touré est une oeuvre bien de son temps, âpre et sensible.

Pour en savoir plus sur ce long, je me suis entretenu avec son réalisateur. Mon entrevue se trouve dans les pages du Journal Métro.

Film du jour: Le voyou

Plus intéressant pour sa mise en scène que pour son scénario, Le voyou de Claude Lelouch est un élégant suspense sur un homme qui vient de s'échapper de prison. L'intrigue à priori touffue et secondaire prend tout son sens grâce à cette réalisation soignée qui inclus des ellipses, des mises en abyme, un jeu constant sur le son et l'image. De quoi s'y amuser longtemps, surtout en découvrant la performance suave de Jean-Louis Trintignant. ***1/2

jeudi 7 février 2013

Objectif: Jason Bateman

Une des principales sorties de la semaine est la comédie Identity Thief, où un homme qui s'est fait voler son identité cherche à se venger de celle qui l'a dérobée.

Le film met en vedette Jason Bateman et pour en savoir plus sur cet acteur que l'on voit de plus en plus souvent au cinéma, j'ai concocté un texte à cet effet. Mon article se retrouve sur le site de Cineplex.

Film du jour: The Ballad of Narayama

Disponible en édition Criterion depuis peu, The Ballad of Narayama de Shohei Imamura est une bien drôle d'histoire, tordue et énigmatique à souhait, sur une vieille femme qui, avant de marcher vers sa mort, cherche à arranger l'existence de ses enfants. Hermétique, un brin clinique, le récit finit tout de même par séduire et par émouvoir, faisant passer par toute la gamme des émotions, déstabilisant allègrement avant la fin. ****

mercredi 6 février 2013

Film du jour: La bataille d'Alger

Pour mieux comprendre la présence française au Mali et voir sous un nouveau jour la guerre en Irak et l'excellent Zero Dark Thirty, il faut impérativement regarder La bataille d'Alger de Gillo Pontecorvo qui se déroule en 1957 sous l'occupation française. Le soulèvement qui s'y tient est filmé avec un tel réalisme que le film coupe le souffle. La musique glace le sang, au même titre que la réalisation impeccable et le jeu criant de vérité des interprètes. Une véritable leçon de cinéma. ****1/2

mardi 5 février 2013

DVD: Un chinois tombé du ciel, Flight, Deadfall, La vie d’une autre, Les infidèles, Here Comes the Boom

Rien de majeur à signaler cette semaine au rayon des sorties DVD et Blu-ray.

On sourit tout de même beaucoup devant Un chinois tombé du ciel de Sebastian Borensztein, où un célibataire endurci apprendra à s'ouvrir aux autres au contact d'un étranger qui ignore tout de sa langue et de ses coutumes. C'est parfaitement prévisible, mais assez agréable aussi. ***

Beaucoup plus que Flight de Robert Zemeckis, où Denzel Washington est encore nominé aux Oscars pour sa performance. Une fois passée la spectaculaire entrée en matière, on navigue au sein d'un scénario convenu, avec un héros ambigu que l'on aime et déteste à la fois. Ni bon ni mauvais. **1/2

À prendre avec un grain de sel, le très violent et complètement invraisemblable Deadfall de Stefan Ruzowitzky est un film très noir sur un frère et sa soeur. Jouissant et repoussant à la fois, ce thriller tourné au Québec aurait pu être culte s'il ne tentait pas d'en faire trop. **1/2

Reprenant les fondements de base du classique «et si je pouvais revenir à l'arrière pour réparer le passé», La vie d'une autre de la comédienne Sylvie Testud manque un peu de finition au niveau du rire et du drame, utilisant un peu n'importe comment le duo formé de Juliette Binoche et de Mathieu Kassovitz. **1/2

Les sketchs de mauvais goût nombreux dans Les infidèles, où plusieurs réalisateurs obligent Jean Dujardin et Gilles Lellouche à parler encore et toujours de cul. Une production misogyne qui ne lève pas. **

S'il y en a un qui devrait arrêter de jouer dans des vues, c'est bien Kevin James. Il transporte encore son éternel personnage de nigaud sympathique dans Here Comes the Boom de Frank Coraci, une énième «comédie» qui tombe, encore et toujours, à plat. *1/2

Film du jour: Cabaret

Dernier grand représentant du long métrage musical, Bob Fosse a frappé un grand coup avec Cabaret, l'histoire déchirante d'une danseuse dans l'Allemagne des années 30. Grâce à sa mise en scène vivante, ses délicieux numéros dansés et chantés, la performance époustouflante de Liza Minnelli et son subtil scénario, le film séduira à la fois les cinéphiles que le spectateur d'occasion, offrant suffisamment à tous pour passer un excellent moment de cinéma. ****1/2

lundi 4 février 2013

Les oubliés des Jutra

Les nominations des Jutra ont été annoncées la semaine dernière. C'est sans surprise que Rebelle et Laurence Anyways dominent le bal.

Comme à chaque année, on y retrouve quelques choix bizarres et discutables, qu'il faut absolument relever. Des oublis de taille souvent impardonnables.

Quels sont-ils? Pour les savoir, il faudra aller lire mon texte qui se trouve sur Cineplex.

Film du jour: Duck Soup

Possiblement la meilleure comédie des frères Marx, Duck Soup est une hilarante satire où un chef d'état fait comme bon il lui semble, se mettant à dos les autres nations. Annonçant la dérive de l'Allemagne pendant la Seconde Guerre mondiale, ce classique de 1933 est ponctué de mémorables gags visuels et verbaux. Chaque scène fonctionne parfaitement, et l'accumulation de séquences délirantes donne mal à la mâchoire tellement le rire y est omniprésent. À consommer sans modération, encore et encore. ****1/2

dimanche 3 février 2013

Les cinq meilleurs films de football

En attendant le prestigieux Super Bowl et ses fameuses publicités, j'ai compilé cinq des meilleurs films portant sur le football américain. De quoi se mettre en appétit jusqu'à ce soir.

Mes sélections se retrouvent sur le site de Cineplex.

Film du jour: Your Friends & Neighbors

Version trash du Déclin de l'empire américain, Your Friends & Neighbors de Neil LaBute regroupe trois hommes et trois femmes qui s'aiment, se trompent, se quittent et passent leur journée à discuter. Doté d'un humour féroce et de personnages truculent, ce théâtre filmé particulièrement cynique ne donne pas un portrait flatteur de son époque. L'interprétation, jouissive à souhait, est dominée par les performances incendiaires de Jason Patric, de Catherine Keener et de Ben Stiller. De quoi faire passer un Super Bowl autrement... ***1/2

samedi 2 février 2013

Warm Bodies, Sound City, Rouge sang, Bullet to the Head

Les sorties de la semaine ne sont pas très concluantes. Peut-être que j'aurais dû voir le documentaire West of Memphis qui est précédé d'une excellente réputation, parce que le reste ne passera pas à l'histoire.

On s'amuse toutefois devant Warm Bodies de Jonathan Levine (50/50), un film de zombie romantique où un mort-vivant deviendra humain au contact d'une jeune fille. Tournée à Montréal, cette fable fait sourire et son message social est loin d'être négligeable. Pour les adolescentes qui cherchent des histoires d'amour «parfaites», cela vaut tout de même mieux que Twilight. ***

Documentaire sur un mythique studio d'enregistrement qui a fermé ses portes en 2011, Sound City a été réalisé par le musicien Dave Grohl. On y apprend plein de choses et les sources sont très diversifiées. Pourtant, on aurait aimé une structure moins chronologique et un ton beaucoup moins complaisant. **1/2

Premier long métrage de Martin Doepner, Rouge sang est un film de genre qui se déroule à la fin de 1799. Croyant que des soldats anglophones ont tué son mari, une femme décide de les éliminer. Malgré un scénario qui a du potentiel et une forte présence d'Isabelle Guérard et du trop rare Lothaire Bluteau, l'effort ne convainc guère. Et la finale, ridicule, laisse un goût amer en bouche. Surtout sur le plan politique et ses aspects anti-indépendantistes... **

Sorte de série B qui semble tout droit provenir des années 80, Bullet to the Head du vieux routier Walter Hill est une production musclée sans queue ni tête où Sylvester Stallone passe son temps à marmonner et à se servir de ses muscles. C'est distrayant 15 minutes et lassant par la suite. **

Film du jour: Liberal Arts

Après le séduisant Happythankyoumoreplease, Josh Radnor revient derrière - et devant! - la caméra avec son sympathique Liberal Arts, où un homme idéalise ses études et ses années à l'université au contact d'une nouvelle amie plus jeune que lui. Drôle et ludique, ce long métrage souvent savoureux rappelle l'importance de la culture, que la nostalgie n'est pas la maîtresse de tout et qu'il faut profiter de la vie peu importe son âge. Malgré une dernière partie plus moralisatrice, l'ensemble se regarde avec un sourire aux lèvres. Surtout que l'interprétation y est irréprochable. ***

vendredi 1 février 2013

Entrevue avec les vedettes de Warm Bodies

Il y a quelques semaines, j'ai visité Toronto pour m'entretenir avec Nicholas Hoult et Teresa Palmer, les deux principales vedettes de Warm Bodies. Ce nouveau et surprenant film de Jonathan Levine (50/50) raconte l'histoire d'amour entre une jeune femme et un zombie!

Mon entrevue se trouve dans les pages du Journal Métro.

Film du jour: The Asphalt Jungle

Brillant film noir sur un vol de bijoux qui tourne mal, The Asphalt Jungle de John Huston est une référence du genre, un suspense plein d'atmosphère qui prend le temps et le soin d'explorer la psychologie de ses nombreux personnages. Efficace sans être moralisateur, doté d'une distribution impeccable et d'une réalisation assurée, ce grand film oublié plaira aux amateurs de Jean-Pierre Melville. ****1/2