jeudi 24 août 2017

Film du jour: Dawson City: Frozen Time

Jusqu'au 26 août, le Centre Phi présente le magnifique documentaire Dawson City: Frozen Time. À partir d'extraits de vieux films muets retrouvés sous terre (!), Bill Morrison retrace la fondation de cette ville du Yukon qui a longtemps symbolisé la ruée vers l'or. Histoire et septième art forment une parfaite symbiose, alors que des fantômes du passé reviennent périodiquement rôder. Le tout est accentué par un travail exemplaire sur le montage et les mélodies puissantes d'Alex Somers. Voilà un travail essentiel de mémoire. ****

mercredi 23 août 2017

Film du jour: All Quiet on the Western Front

Au rayon des plus grands films de guerre, il ne faudrait pas oublier All Quiet on the Western Front de Lewis Milestone, qui présente la Grande Guerre d'un pont de vue allemand. L'épopée tragique  qui mélange l'intimiste au spectaculaire est gorgée de scènes intenses. L'action y est tumultueuse et le discours pacifique mérite qu'on s'y attarde. Une des plus grandes inspirations du Dunkirk de Christopher Nolan. ****1/2

mardi 22 août 2017

Nouveautés Blu-ray/DVD: Hidden Figures, Aftermath, Telle mère telle fille

Les mardis se suivent et ne se ressemblent pas au niveau des sorties Blu-ray et DVD. Alors que je n'ai pas eu le temps de bien évaluer Guardians of the Galaxy 2 qui est disponible aujourd'hui, il y a bien peu de nouveautés qui méritent le détour. Alors on va en profiter pour parler de «vieux» films qui n'ont pas été évalué par le passé...

Hidden Figures: Ce feel-good movie de Theodore Melfi a séduit tout le monde l'année dernière, se retrouvant même aux Oscars. S'il s'agit en effet d'une comédie historique inspirante et divertissante, elle demeure malgré tout trop écrite et moralisatrice, réservant bien peu de surprises. ***

Aftermath: Arnold Schwarzenegger demeure en mode Maggie (donc excellent) dans ce drame sur le deuil d'Elliott Lester (Nightingale), qui enchante à priori par sa profondeur mais qui devient de plus en plus mou et inapte, jusqu'à sa conclusion prémâché. On est loi de The Crossing Guard. **1/2

Tellle mère telle fille: Il y a des clichés à revendre dans cette fantaisie de Noémie Saglio qui arrive même à rendre mauvaise Juliette Binoche! Il y a eu tellement de longs métrages sur cette thématique éprouvée qu'on peut facilement passer son tour. Mais bon, il y a aussi Lambert Wilson... **
Ma critique

Afin de voir des bons longs métrages, les Percéides débutent demain jusqu'au 27 août. Si vous êtes dans le coin de Percé, c'est l'occasion rêvée de revoir plusieurs oeuvres marquantes de la dernière année, ainsi que quelques titres inédits. Détails: www.perceides.ca

Film du jour: The Executioner

À la fois délicieuse comédie noire et féroce charge contre la société, The Executioner de Luis Garcia Berlanga s'intéresse aux désarrois d'un homme qui doit exercer le métier de bourreau s'il ne veut pas tout perdre autour de lui. Superbement interprété et doté d'une mise en scène expressive qui se révèle davantage riche à chaque nouveau visionnage, l'ensemble joliment absurde dilate amplement la rate tout en proposant son lot de surprises et de frissons. ****

lundi 21 août 2017

Film du jour: The King of Comedy

Jerry Lewis est décédé hier à 91 ans et pour se rappeler de son immense contribution au septième art, on retourne volontairement vers The King of Comedy de Martin Scorsese, où il incarne un populaire animateur de télévision qui se fait harceler par son plus grand fan, interprété brillamment par Robert De Niro. Cette superbe comédie noire qui n'a pas perdu de son mordant (contrairement à son bien pâle dérivé Ingrid Goes West qui vient à peine de sortir au cinéma) donne froid dans le dos tout en montrant une facette inédite du talent de Lewis. Voilà une oeuvre visionnaire qui est encore pleinement d'actualité à l'ère de l'Internet et des médias sociaux. ****

dimanche 20 août 2017

Les films préférés de... Martin Provost

Remarqué pour son éblouissant Séraphine, Martin Provost mène une carrière plus qu'enviable, qui l'a mené vers des sujets plus légers (Le ventre de Juliette) ou graves (Où va la nuit), devenant un des plus grands directeurs d'acteurs de son époque (très palpable sur Violette). J'ai pu lui parler pour la sortie de Sage femme et je lui ai demandé quels étaient ses films préférés. Voici sa réponse...

« Il y a beaucoup de choses. Il y a tellement de films que j'aime. Des fois je me dis qu'il faudrait que je fasse une liste. (rires) J'en ai vu tellement. Quand j'étais jeune, j'allais deux fois par jour au cinéma. J'ai commencé à faire des films tard. C'était mon rêve, j'étais acteur avant, mais j'ai passé ma vie au cinéma. C'était ma raison de vivre depuis très jeune.

J'ai toujours autant de plaisir à voir Amarcord de Fellini par exemple qui est un grand film. Mais il y a aussi Un condamné à mort s'est échappé de Bresson qui est un chef-d'oeuvre, Barberousse de Kurosawa, Muriel d'Alain Resnais. Truffaut évidemment avec Les 400 coups. Le dernier métro est un film absolument extraordinaire. L'enfant sauvage est presque mon préféré de Truffaut. Il y en a tellement d'autres. Claude Sautet aussi. Les choses de la vie est un film formidable, César et Rosalie aussi. Il y a beaucoup de films.

Je ne vous cite pas de films contemporains, car il n'y en a pas un qui me vient là. Les Trois femmes d'Altman est un chef-d'oeuvre. Chez vous, Arcand, Le déclin de l'empire américain, c'est vraiment formidable. Ça n'a pas vieilli. Sinon Fassbinder avec Le mariage de Maria Braun et surtout Tous les autres s'appellent Ali. Peter Greenaway, Retour à Howers End... il y en a plein! »

Film du jour: Et vogue le navire

Dernier grand film de Fellini, Et vogue le navire est une fresque jouissive parsemée de personnages singuliers et de métaphores puissantes. Une ingénieuse satire de la bourgeoisie qui prend racine au début de la Première Guerre mondiale et qui illustre les vices en place. Verbeux, gentil et éclaté, l'effort se savoure comme du champagne, dont les effets se font toujours ressentir de nos jours. ****1/2

samedi 19 août 2017

Sorties au cinéma: Wind River, La jeune fille sans mains, It's Alright Michel, Logan Lucky, L'amour et la paix, Ingrid Goes West, The Hitman's Bodyguard

Alors que la saison cinématographique semble s’essouffler, de plus petits films indépendants prennent la relève.

Wind River: Taylor Sheridan (le scénariste de Sicario et Hell or High Water) reparle brillamment de l'Amérique dans ce western enneigé qui happe allègrement. ***1/2

La jeune fille sans mains: C'est une animation singulière que propose Sébastien Laudenbach qui offre un conte cruel mais parsemé de lumière, avec des dessins d'une rare poésie. ***1/2

It's Alright Michel: Ce documentaire de Marie-Pierre Grenier sur un sujet d'exception séduit par sa sensibilité et sa façon de titiller sa forme cinématographique, en perpétuel mouvement. ***

Logan Lucky: Steven Soderbergh revient au cinéma avec un divertissement ludique et cocasse. Comme si les frères Coen reprenaient Ocean's Eleven. ***

L'amour et la paix: Après une trop longue absence, Emir Kusturica retourne à la fiction avec cet essai plus ou moins convaincant, fantaisiste mais trop long, répétitif et pas assez poétique. **1/2

Ingrid Goes West: Les idoles à l'ère des médias sociaux versent trop dans les clichés au sein de cette comédie au casting solide qui n'énonce aucune nouvelle idée depuis The King of Comedy. **1/2

The Hitman's Bodyguard: Ce long métrage d'action daté aurait eu sa place à la fin des années 90. En 2017, il est seulement ennuyant, alors que Samuel L. Jackson et Ryan Reynolds ne semblent jamais jouer dans le même film. **

Présenté à Cinemania l'année dernière, Mal de pierres de Nicole Garcia est projeté ce lundi à 21h à la Place de la Paix. Marion Cotillard y brille bien que le récit demeure souvent soporifique. **

Film du jour: Martha

Mi-satire de la bourgeoisie, mi-suspense horrifique, Martha de Rainer Werner Fassbinder intrigue, irrite et fascine dans sa façon de convier à la même enseigne le cinéma de Sirk et celui de Hitchcock. Le film, très gros et peu subtil, fonctionne malgré tout par l'immense soin apporté à la réalisation et le jeu fou furieux des comédiens. C'est physiquement décapant... et quelle finale troublante! ***1/2

vendredi 18 août 2017

Entrevue La jeune fille sans mains

Étonnante animation qui sort largement de l'ordinaire, La jeune fille sans mains est le premier long métrage de Sébastien Laudenbach. J'ai rencontré le cinéaste lors de son récent passage à Montréal et mon entrevue se trouve dans les pages du Journal Métro.

Film du jour: Kill, Baby... Kill!

Avec son ambiance malsaine, ses éclairages hors de l'ordinaire et ses envolées de psychotropes, Kill, Baby... Kill! représente la quintessence du cinéma de de Mario Bava. Il propose ici un film gothique et mélancolique à souhait sur une fillette qui semble éliminer des gens de l'outre-tombe. Sinistre, divertissant et sûrement mémorable lorsqu'il sera représenté jusqu'à dimanche sur les écrans du Cinéma du Parc. ***1/2

jeudi 17 août 2017

Film du jour: The Ninth Gate

La Cinémathèque québécoise présente ce soir The Ninth Gate, cette oeuvre immensément oubliable de Roman Polanski, où Johnny Depp part à la recherche du Diable. Telle une parodie du film d'enquête où le héros passe son temps à boire et à fumer, ce long métrage parsemé de fils blancs fait souvent sourire et s'il n'y a rien d'inédit au menu, un certain charme kitsch en ressort. **1/2

mercredi 16 août 2017

Film du jour: La maudite galette

On associe trop souvent les films de Denys Arcand aux univers de bourgeois cyniques. Il y a 45 ans, notre plus grand cinéaste vivant avait pourtant pondu La maudite galette, une comédie absurde et acerbe sur un crime qui tourne mal. Très engagée politiquement, la missive demeure un réel objet artistique par le grand soin apporté à son style et à son rythme, ce qui en fait un effort unique dans notre cinématographie. ***1/2

mardi 15 août 2017

Sorties Blu-ray/dvd: After the Storm, Free and Easy, The Wall, Primaire, Alien: Covenant

Le cinéma international se démarque cette semaine au niveau des sorties Blu-ray et DVD.

After the Storm: On retrouve avec la même délectation la petite musique d'Hirokazu Kore-eda, qui parle toujours de la famille avec ce mélange sublime de légèreté et de gravité. Un must! ****

Free and Easy: Un des meilleurs films de la dernière édition de Fantasia, ce drame obscur signé Geng Jun rappelle un Jarmusch politisé, qui fait sourire encore et encore. ***1/2

The Wall: Le réalisateur Doug Liman est plus compétent en mode indépendant et il le rappelle avec ce huis clos guerrier qui tient en haleine malgré ses ficelles. ***

Primaire: Une Sara Forestier en grande forme ne sauve pas complètement cet effort appuyé et moralisateur d'Hélène Angel, qui s'éparpille allègrement. **1/2

Alien: Covenant: Autant le précédent Prometheus était une jouissive série B, autant cette suite esthétiquement soignée de Ridley Scott peine à recycler les liens communs. Ce n'est ni drôle, épeurant ou intéressant. **

Film du jour: Amnesia

Cela fait longtemps qu'on n'avait pas eu des nouvelles de Barbet Schroeder. Le cinéaste est de retour avec Amnesia, un récit un brin maladroit mais bien intentionné sur le passé et le sentiment de culpabilité. En mode intime, il propose une amitié entre des gens d'âges différents tout en revenant avec des métaphores appuyées sur le destin de l'Allemagne qui se trouve à la croisée des chemins. Une méditation d'un pouvoir visuel certain qui est loin d'être négligeable. ***

lundi 14 août 2017

Film du jour: Quiz Show

Robert Redford n'est pas seulement un excellent comédien. Il peut également être un très bon réalisateur. C'est le cas dans Quiz Show, cette incroyable histoire vraie sous fond de scandale télévisuel. Pleine de tension et d'émotion, cette oeuvre riche autant au niveau du propos, de l'interprétation et de la recréation historique arrive à rendre palpable toute la beauté et les failles du rêve américain. ****

dimanche 13 août 2017

Les films préférés de... Paul Ahmarani

Longtemps l'acteur fétiche de Philippe Falardeau (La moitié gauche du frigo, Congorama) et de Sébastien Rose (Comment ma mère accoucha de moi pendant sa ménopause, La vie avec mon père), Paul Ahmarani est apparu dans de nombreuses oeuvres marquantes, dont Un crabe dans la tête, Le marais, Truffe, Un capitalisme sentimental, Mars et Avril. Je l'ai rencontré pour le trop peu vu Le cyclotron d'Olivier Asselin où il incarne un méchant nazi (mon entrevue) et je lui ai demandé quels étaient ses films préférés. Voici sa réponse...

P.A.: Ah mon Dieu! Écoute, il y en a tellement. C'est très, très, très difficile de répondre à ça, j'en aime tellement. Je vais t'en dire un que j'ai revu récemment, pour le plaisir, en dvd, chez moi. C'est Il Divo de Sorrentino. J'ai tellement aimé ce film! Il le faisait avec une façon toute italienne de dérision mais en même temps d'une cruelle exactitude, le portrait d'un homme qui avait du sang sur les mains d'une façon indirecte. Il faisait le portrait d'une société où il y avait une hégémonie, une classe corrompue et arriviste. Ce n'est jamais très loin de nous. J'ai adoré ce film. En même temps, c'était super moderne, parce que c'était rock, avec la musique...

Moi: Oui, il y a un gros côté Scorsese...

P.A.: Oui, complètement. Même Tarantino par moment. Le bout au ralenti où ils arrivent toute la gang avec l'évêque et les noms en dessous, la salamandre, (rire). Ça rappelle Reservoir Dogs.

Film du jour: Oki's Movie

Séparé en quatre segments qui se complètent à merveille, Oki's Movie de Hong Sang-soo traite des singularités du hasard au sein d'histoires d'amour entre gens d'âges différents. Ludique et poétique, cette excursion familière dans la filmographie de son auteur (vive la neige, l'alcool et le cinéma!) se veut néanmoins pétillante et parsemée d'heureux mots d'esprits. ***1/2

samedi 12 août 2017

Film du jour: Quartiers sous tension

Présenté ce soir à 21h à l'émission 1001 Vies sur ICI Radio-Canada, Quartiers sous tension traite de la gentrification qui affecte de plus en plus Montréal. La cinéaste Carole Laganière connaît parfaitement son sujet et elle offre un documentaire chaleureux et nécessaire, qui aurait pu l'être davantage en étant moins ludique. Reste des portraits de vie et de société joliment mis en images. ***

vendredi 11 août 2017

Sorties au cinéma: Le parc, Sage femme, Landline, Menashe, The Little Hours, Jamais contente, The Glass Castle, Galère au Brésil

Il y en a pour tous les goûts cette semaine au niveau des sorties en salles au Québec.

Le parc: Rohmer rencontre Lynch dans cette oeuvre intimiste et magnifiquement mise en scène. Retenez le nom du réalisateur: Damien Manivel. Car il risque de vraiment de faire de grandes choses. ***1/2

Sage femme: Martin Provost (Séraphine) s'offre un cinéma plus accessible en convivant les deux grandes Catherine (Deneuve et Frot) à une jolie histoire sur la transmission et la transformation. ***1/2

Annabelle: Creation: Largement supérieur à son prédécesseur, ce suspense horrifique permet une nouvelle fois à son cinéaste David F. Sandberg (Lights Out) de briller... dans le noir. Drôlement efficace. ***
Ma critique

Landline: Sympathique comme tout, cette comédie signée Gillian Robespierre met de bonne humeur malgré son histoire terriblement prévisible. Quel casting! ***

Menashe: Sorte de Kramer vs Kramer chez les Juifs hassidiques, ce drame de Joshua Weinstein en dit long sur son milieu clos. On se demande même si un documentaire n'aurait pas été préférable. ***

The Little Hours: Une distribution de choc n'est pas suffisante pour égayer cette satire de Jeff Baena qui aurait mérité à être beaucoup plus cocasse et osée. Comme Decameron, on préfère encore plus la version de Pasolini. **1/2

Jamais contente: La jeune Léna Magnien crève l'écran dans ce récit un brin formaté d'Émilie Deleuze qui ressemble à de nombreuses productions pour adolescents. **1/2

The Glass Castle: Après son formidable Short Term 12, Destin Daniel Cretton s'est commis avec ce Captain Fantastic des pauvres, trop stéréotypé pour convaincre réellement malgré des moments touchants. **1/2

Galère au Brésil: Présenté à Fantasia, cet effort de Patrick Mille présente un univers pétri de clichés que n'arrive pas à sauver une cinématographie enviable et des interprètes enjouées. C'est aussi bancal que le déjà oublié Rough Night. **

Film du jour: The Void

S'inspirant autant de Carpenter que de Lovecraft, The Void de Steven Kostanski et Jeremy Gillespie est une oeuvre horrifique amusante à ses heures mais sans doute trop référentielle, qui risque d'abord et avant tout de plaire aux amateurs du genre qui considèrent les années 80 comme la meilleure période de ce style cinématographique. Après un lent début, les choses s'activent et malgré un script brouillon et des interprètes inégaux, il y a matière à prendre son pied parmi les séances de dégueulasserie. Au Cinéma du Parc aujourd'hui, demain et dimanche. **1/2

jeudi 10 août 2017

Film du jour: Europa

La Cinémathèque québécoise présente ce soir Europa, le premier grand film de Lars von trier. Cette fresque puissante s'apparente à un cauchemar sans fin se déroulant dans un train à la fin de la Seconde Guerre mondiale. Suspense et brio technique se fonde en un seul ensemble brillant qui ne cesse de hanter, même plus d'un quart de siècle après sa première projection. ****1/2

mercredi 9 août 2017

Entrevue Martin Provost pour Sage femme

Le réalisateur Martin Provost organise une rencontre très attendue entre Catherine Fort et Catherine Deneuve dans son très joli Sage femme. J'ai pu discuter avec le talentueux cinéaste français (qui a également offert Violette et le magnifique Séraphine) et le fruit de mon entrevue se trouve dans le Journal Métro.

Film du jour: Joshy

Tout comme son décevant Life After Beth, Joshy de Jeff Baena débute par une disparition qui laisse un homme sans ressource. Il en profite tout de même pour noyer sa peine avec ses amis lors d'un séjour dans une maison louée. Cela donne des moments rigolos - parfois idiots - et d'autres plus profonds. La mise en scène est au service des très bons interprètes qui s'amusent énormément. L'idéal en attendant The Little Hours du même cinéaste, qui prend l'affiche ce vendredi au cinéma... ***

mardi 8 août 2017

Nouveautés Blu-ray/dvd A Quiet Passion, The Dinner, King Arthur, Snatched, Dalida, Insperables

Une belle variété de longs métrages généralement intéressants sortent cette semaine en format DVD et Blu-ray.

A Quiet Passion: On retient surtout ce tour de force sur la poétesse Emily Dickinson, qui laisse béat avec ses dialogues ravageurs et sa mise en scène étudiée. ***1/2

The Dinner: Nouvelle adaptation d'un livre à succès, cette création un peu tendancieuse d'Oren Moverman permet à de très bons interprètes de se faire valoir. ***

King Arthur: Vilipendée par la critique, cette superproduction de Guy Ritchie demeure pourtant très divertissante, avec sa trame sonore d'enfer et ses moments complètement cinglés. ***
Ma critique sera bientôt disponible

Snatched : Une fille et sa mère s'éclatent dans ce délire inégal mais souvent cocasse de Jonathan Levine, qui est parsemé de gags d'un mauvais goût assumé. ***

Dalida: Cette chanteuse mythique méritait un meilleur film que ce biopic poussiéreux et répétitif de Lisa Azuelos. Reste la musique, toujours aussi essentielle. **1/2

Inseparables: Ce remake argentin des Intouchables de la part de Marcos Carnevale peine à trouver sa personnalité. Reste une réinterprétation satisfaisante mais sans âme. **1/2

Film du jour: Life After Beth

De bons interprètes (Dane DeHaan, John C. Reilly, Molly Shannon) ne peuvent sauver de l'apocalypse Life After Beth, une comédie de Jeff Banea où une jeune femme revient de la mort avec un appétit de zombie. Malgré une prémisse prometteuse et quelques moments rigolos (merci Aubrey Plaza), l'ensemble se perd dans une succession de moments rarement rigolos qui tombent rapidement à plat. Même la seconde partie, plus étrange et explosive, ne convainc guère. Mieux vaut revoir Warm Bodies. **

lundi 7 août 2017

Film du jour: Carmen

La danse devient une pulsation de vie et de mort dans le magnifique Carmen de Carlos Saura. Superbement mis en scène, cette création de grande qualité offre des numéros dansés et chantés à couper le souffle tout en actualisant le célèbre opéra à travers d'ingénieux jeux de miroir qui alternent entre le réel et le fantasmé. On en ressort vivifié pendant très longtemps. ****1/2

dimanche 6 août 2017

Les films préférés de... Louis Morissette

Très actif à la télévision, Louis Morissette a flirté à la télévision, principalement comme acteur (Le mirage, Liverpool, Reste avec moi, Cabotins, Romaine par moins 30) mais également comme scénariste (Votez Bougon). Je l'ai rencontré dans les derniers mois et je lui ai demandé quels étaient ses films préférés. Voici sa réponse...

« Il n'y a pas de style. Ça va dans toutes les directions. J'aime beaucoup les comédies, quoique c'est un style extrêmement difficile à faire et qui est de plus en plus difficile à faire. J'aime me faire surprendre. Récemment, je ne m'attendais à rien de Room et j'ai été bouleversé complètement. J'ai trouvé ça tellement bon! Ça arrivait pour moi un peu du champ gauche. Il a été récompensé au TIFF et j'ai trouvé ça excellent... Je ne suis pas très science-fiction ou bing bang guns. Je m'en vais vraiment vers des histoires qui vont vers le jeu des acteurs. »

Film du jour: Stop Making Sense

Une des meilleures prestations musicales jamais filmées, Stop Making Sense de Jonathan Demme qui porte sur les mythiques Talking Heads envoûte par ses plans élaborés et le respect de l'univers en place. Tous les membres semblent beaucoup s'amuser, le chanteur David Byrne est au sommet de son art et la musique souffle tout sur son passage. Le spectateur a vraiment l'impression de prendre part au concert et il en redemande. ****

samedi 5 août 2017

Film du jour: Wonderland

Ce qu'on peut s'ennuyer des vieux films de Michael Winterbottom! Malgré sa superficialité, Wonderland fonctionne à plein régime avec ses images électrisantes, les mélodies inoubliables de Michael Nyman et ces histoires chorales de solitude urbaine qui se laissent savourer comme du Tchekhov à la sauce pop. ***1/2

vendredi 4 août 2017

Sorties au cinéma: A Ghost Story, Detroit, The Trip to Spain, Brice 3, Kidnap, Les films de ma vie

Deux grands films prennent l'affiche cette semaine dans les salles québécoises, ainsi que deux daubes.

A Ghost Story: Cette puissante méditation sur la vie et la mort de la part de David Lowery est un véritable tour de force. On en ressort hanté et bouleversé. ****

Detroit: Kathryn Bigelow frappe fort en recréant les émeutes de 1967. Une oeuvre douloureuse qui flirte avec le documentaire et même l'horreur. Impossible de ne pas se sentir concerné. ****

The Trip to Spain: Reprenant la formule des deux précédents épisodes, Michael Winterbottom confère humour, philosophie et bonne bouffe au détour d'un road movie chaleureux. ***

Brice 3: Avait-on besoin d'une suite au film culte Brice de Nice? Oui selon James Huth et Jean Dujardin et cela donne un long métrage rarement drôle qui passe son temps à radoter. *1/2

Kidnap: Peut-être bien le plus grand nanar de 2017 jusqu'à maintenant, ce désastre de Luis Prieto plonge Halle Berry dans les invraisemblances les plus incroyables. Tout simplement mauvais. *

Les films de ma vie: Du 3 août au 3 septembre, Roland Smith fait son cinéma au Théâtre Outremont en représentant une quantité de classiques cinématographiques, dont Les 400 coups, Sunrise, 8 et demi, Koyaanisqatsi, There Will be Blood et Le voleur de bicyclette. Un must absolu.

Film du jour: Sauvage innocence

Véritable film sur le septième art, Sauvage innocence de Philippe Garrel confronte son passé (le décès de Nico, ses obsessions personnelles) à des fantasmes de metteur en scène. Cela donne un long métrage décalé sous fond de dualité, où la superbe photographie permet aux personnages de s'y plonger. Une oeuvre à part et totale dans sa filmographie déjà riche de sens. ***1/2

jeudi 3 août 2017

Film du jour: Uranus

Fidèle adaptation du roman de Marcel Aymé qui se déroule dans la France de l'après-guerre, Uranus de Claude Berri confronte les collabos, les fascistes, les communistes et toutes ces personnes qui n'ont pas nécessairement la conscience tranquille. Les dialogues truculents et le formidable casting (Depardieu, Blanc, Noiret, Marielle, Luchini) n'effacent pas la sensation de se sentir au théâtre. Il y avait matière à faire quelque chose de puissant et si le résultat s'avère divertissant, il est loin de marquer les esprits pour autant. ***

mercredi 2 août 2017

Les meilleurs films de juillet 2017

La tradition se poursuit avec les meilleurs films qui ont pris l'affiche au cinéma au Québec en juillet 2017.

- Dunkirk
- The Big Sick
- Lady Macbeth
- War for the Planet of the Apes
- The B-Side: Elsa Dorfman's Portrait Photography
- Ma loute

Et voici un lien vers les notes de tous les films vus en juillet.

Films du jour: Night is Short, Walk on Girl, Lu Over the Wall, Blade of the Immortal (Fantasia)

Fantasia se termine aujourd'hui. Pour l'occasion, voici un compte-rendu des derniers films vus...

Night is Short, Walk on Girl: Le créateur du fabuleux Mind Games (Masaaki Yuasa) est de retour avec une autre animation complètement hallucinante qui porte cette fois sur les lubies d'universitaires. C'est fou, renversant, sans doute trop long et épuisant, mais d'une originalité sans nom. ***1/2

Lu Over the Wall: Plus normal et axé sur la famille est ce dessin animé - également de Masaaki Yuasa - qui offre une relecture du Ponyo de Miyazaki. Il y a de grandes séquences de poésie au sein de cette fantaisie, mais également des moments qui tombent un peu à l'eau. Reste que le regard est franchement rafraîchissant. ***

Blade of the Immortal: Enfin un bon film de Takeshi Miike! Même si cet effort est beaucoup trop long et répétitif, on peut finalement s'y amuser grâce à son humour absurde et les nombreux affrontements violents parfaitement chorégraphiés. ***

mardi 1 août 2017

Sorties Blu-ray/DVD The Lovers, Colossal, Shot Caller, Going in Style, The Ottoman Lieutenant, The Hollars, Cop and a Half: New Recruit

Août débute avec plusieurs sorties DVD et Blu-ray qui frôlent l'anonymat.

The Lovers: La seule exception est cette fantaisie amusante quoique superficielle d'Azazel Jacobs qui rappelle que le couple a besoin d'être entretenu s'il veut être sauvegardé. ***

Colossal: Plutôt surestimée, cette création de Nacho Vigalondo plonge de bons interprètes dans une intrigue prévisible qui n'est toutefois pas dénuée d'humour et d'intérêt. **1/2

Shot Caller: S'il n'y a rien de très original dans ce nouveau drame masculin de Ric Roman Wright (Snith), la mécanique est bien huilée et Nikolaj Coser-Waldau offre une honorable performance. **1/2

Going in Style: Michael Caine, Morgan Freeman et Alan Arkin ne sauvent nullement cette comédie rarement drôle de Zach Braff sur des voleurs vieillissants. **

The Ottoman Lieutenant: Difficile de faire plus poussiéreux que ce long métrage farci de lieux communs sur une histoire d'amour en temps de guerre. Mieux vaut en rire. ** 

The Hollars: Cumulant tous les clichés de Sundance, cette réalisation de John Krasinski réunit une tonne de vedettes au sein d'une oeuvre ridicule et pathétique à la fois. *1/2

Cop and a Half: New Recruit: Avions-nous besoin d'un nouveau tome, 24 années après la production douteuse avec Burt Reynolds? Absolument pas! *

Film du jour: The Endless

Très à l'aise dans le cinéma fantastique (Resolution et surtout Spring), Justin Benson et Aaron Moorhead s'essayent au film de culte avec beaucoup moins de succès. Pas que The Endless ne contient pas un scénario prometteur et quelques images marquantes. Il est cependant maladroit, verbeux et prétentieux à ses heures, abusant des symboles et des métaphores attendues sur le temps, le quotidien et la difficulté de gagner sur ses addictions. **1/2

lundi 31 juillet 2017

Retour sur le spectacle de Hans Zimmer

Hier soir je suis allé voir Hans Zimmer au Centre Bell, qui a offerte avec son orchestre des compositions de Inception, Gladiator, Interstellar et autres The Lion King. Je reviens sur son spectacle dans les pages du Journal Métro.

Film du jour: Spoor (Fantasia)

Fantasia présente demain Spoor, le nouveau film de la réputée cinéaste Agnieszka Holland (In Darkness, Europa Europa). Entre la fable animale, la charge environnementale, le suspense policier et le pensum du passé, ce long métrage fort maladroit ne convainc jamais. La beauté sidérante des images est indirectement proportionnelle avec la vraisemblance du récit, qui est à la fois très prévisible et complètement tiré par les cheveux. Ce n'est pas parce qu'on met beaucoup de musique que le résultat sera trépidant. **

dimanche 30 juillet 2017

Les films préférés de... Jean-François Mercier

Humoriste qui ne fait pas dans la dentelle, Jean-François Mercier est également comédien et scripteur pour la télévision. Il a participé au scénario de Votez Bougon et il me parle de quelques-uns de ses films préférés.

« J'ai beaucoup aimé Braveheart. Les comédies françaises aussi, c'est quelque chose qui me fait beaucoup rire. Les Français, je trouve que dans le cinéma, ils ont un humour à l'anglaise. Ce n'est pas nécessairement des films qui ont eu des bonnes critiques, mais Le père Noël est une ordure ça surprenait. Ça ne finissait pas bien. Il y avait quelque chose d'irrévérencieux. Ça abordait un sujet ultra dramatique et c'était super drôle. Quand tu riais, ça te mettait dans un malaise. Tu sens que tu cautionnais quelque chose que tu n'aurais pas dû cautionner. Il y avait beaucoup de misère et du rire à travers tout ça.

Souvent la base de la comédie est le drame. Et c'est vrai même pour La petite vie. Et j'ai vraiment adoré Le mirage. J'ai écouté Bad Moms dernièrement et j'ai vraiment rit. Bridemaids aussi, que je trouvais vraiment drôle. Ça, ça me faisait rire aux éclats. Mais mes films préférés, ce sont souvent des films qui ne sont pas des comédies. Comme Le Parrain. »

Film du jour: Indiana

Porté par une envoûtante direction photo, Indiana de Toni Comas est un petit film indépendant assez quelconque sur des enquêteurs du paranormal qui se révèle particulièrement puissant dans sa conclusion. Mais avant d'arriver à cette éblouissante finale, il faut se taper une oeuvre tortueuse qui n'est jamais capable d'exploiter convenablement tout le potentiel - énorme - qu'il a entre ses mains. **1/2

samedi 29 juillet 2017

Film du jour: Fashionista (Fantasia)

Inspiré par le travail de Nicolas Roeg, Fashionista de Simon Rumley plonge dans l’obsession d'une jeune femme pour les vêtements. Même si l'élève est encore loin de rivaliser avec le maître, le film assez quelconque dans sa première moitié se transforme en sorte de cauchemar absurde et délirant que n'aurait pas renié David Lynch. Malgré des détours trop moralisateurs, la prestation d'Amanda Fuller est enlevante et la musique de haute tenue se greffe aisément à l'ensemble. ***

vendredi 28 juillet 2017

Sorties au cinéma: Lady Macbeth, Tokyo Idols, Atomic Blonde, Venise sous la neige

Outre Emoji qui n'a pas été montré aux membres de la presse, voici un retour sur les autres sorties de la semaine au Québec.

Lady Macbeth: C'est le choc devant cette oeuvre implacable de William Oldfroyd, dont la jeune Florence Pugh glace littéralement le sang en jeune femme en quête de liberté dans un impitoyable monde d'hommes. La mise en scène est impressionnante de maîtrise et on n'en ressort surtout pas indemne. ***1/2

Tokyo Idols: Cet éclairant documentaire de Kyoko Miyake sur le vedettariat et l’obsession des fans n'hésite pas à embrasser les zones d'ombres de son sujet et ce, même si l'ensemble demeure plutôt classique. ***

Atomic Blonde: Sorte de John Wick avec un vagin, cette démonstration de David Leitch est certes un peu longue et poussive, mais elle est réalisée avec style (quelques scènes d'action coupent le souffle) et Charlize Theron assure dans le rôle principal. ***

Venise sous la neige: Il y a tellement de films français intéressants qui n'arrivent jamais sur nos écrans... alors qu'on doit se farcir celui-ci d'Elliot Covrigaru. Mince, répétitif, jamais très drôle et ressemblant à un banal téléfilm, le résultat n'est guère édifiant. **

Film du jour: Darkland (Fanasia)

Immense succès populaire au Danemark, Darkland de Fenar Ahmad suit la soif de vengeance d'un futur père qui tente retrouver l'assassin de son frère. Réalisé avec conviction et bénéficiant d'une trépidante trame sonore, le film ne surprend jamais, reprenant à la lettre tous les clichés du scénario passe-partout et attendu. Une coquille vide gonflée aux stéroïdes. **1/2

jeudi 27 juillet 2017

Film du jour: Town in a Lake

Flirtant avec le cinéma d'Apichatpong Weerasethakul, Town in a Lake de Jet Leyco qui traite de l'émoi que procure la disparition de jeunes filles embrasse également une satire de la société et des médias propre à Bong Joon-ho. Le résultat, très travaillé sur la plan esthétique, hypnotise et enivre malgré quelques éléments surnaturels moins convaincants. Ce qu'on aime se perdre dans ces bois qui regorgent de détails et d'allusions réelles ou métaphoriques à la culture philippine! ***1/2

mercredi 26 juillet 2017

Film du jour: Le serpent aux mille coupures (Fantasia)

La mondialisation et le racisme quotidien ne sont que des prétextes à un polar classique et brouillon. Malgré une mise en scène élaborée qui laisse beaucoup d'espace aux ombres, Le serpent aux mille coupures d'Eric Valette chevauche les intrigues mécaniquement. On se demande ce que le grand Pascal Greggory est venu gagner dans cette galère qui aurait dû être plus troublante. **1/2

mardi 25 juillet 2017

Nouveautés Blu-ray/DVD Ghost in the Shell, Gifted, Raid dingue

Depuis le début de l'année, il y a beaucoup moins de films qui prennent la direction des DVD et des Blu-ray et cela se fait à nouveau ressentir cette semaine

Ghost in the Shell: Cette adaptation du manga et de l'anime culte par Rupert Sanders est techniquement impressionnante mais elle laisse grandement désirer au niveau du scénario. Il y a toutefois matière à s'amuser avec ce fabuleux casting hors-norme. **1/2

Gifted: Feel-good movie qui verse allègrement dans le mélo, ce long métrage de Marc Webb ne manque pas de charme ou de coeur, mais de qualités cinématographiques et d'une audace qui le ferait sortir du lot. **1/2

Raid dingue: Même s'il est moins pire que d'habitude, Dany Boon continuer à faire n'importe quoi dans cette comédie qu'il a lui même mis en scène. On peut sourire ici et là, sauf que c'est bien peu devant la stupidité de l'entreprise. **
Ma critique

Ce jeudi 27 juillet à 21h au Parc des Compagnons-de-Saint-Laurent, il sera également possible de (re)voir gratuitement Dalida, le mièvre biopic de Lisa Azuelos sur la célèbre chanteuse. Seulement pour sa musique légendaire... **1/2

Film du jour: The Tokyo Night Sky is Always the Densest Shade of Blue (Fantasia)

Il faut toujours se méfier des descriptifs dans le guide de Fantasia qui évoquent les chef-d’œuvre quotidiens. Le dernier en liste serait The Tokyo Night Sky is Always the Densest Shade of Blue de Yuya Ishii, qui suit deux jeunes adultes en quête de quelque chose de plus. Joliment interprété, le long métrage ne manque pas d'effets kitsch et surtout d'un scénario appuyé qui souligne comment Tokyo rend les gens solitaires et désincarnés. Il y a même une chanteuse qui vient le rappeler toutes les 15 minutes! De quoi noyer le charme relatif de l'effort. **1/2

lundi 24 juillet 2017

Film du jour: Karmina (Fantasia)

Il y a pas mal de vieux stock à Fantasia cette année. Dans le lot, on montre à nouveau Karmina de Gabriel Pelletier qui a fêté son 20e anniversaire l'année dernière. Retourner sur le chemin de cette comédie fantastique ne fait de bien à personne tant tout sonne faux. Des décors aux effets spéciaux, en passant par les répliques, le scénario, l'interprétation et la réalisation, on n'est jamais bien loin de l'amateurisme. Si tout ça était drôle ou divertissant. Même pas. *1/2

dimanche 23 juillet 2017

Les films préférés de... Patrick Bruel

En plus d'être un populaire chanteur, Patrick Bruel mène une carrière enviable au cinéma, ayant tourné avec les plus grands cinéastes (Chabrol, Lelouch, Pollack, Deville, Miller) tout ayant remporté un César pour Le Prénom. Je l'ai rencontré peu avant la sortie de Un sac de billes et je lui ai demandé quels étaient ses films préférés. Voici sa réponse...

« J'ai toujours le réflexe de dire Le Parrain. Parce que ça englobe tellement de qualités à tous les niveaux: cinématographiques, l'histoire, le propos sous-jacent, les doubles sens, etc.

À côté de ça, j'ai une culture cinématographique très riche. J'ai vu beaucoup, beaucoup de films lorsque j'étais très petit. Mes premières émotions ça commence avec Z, avec If..., avec Serpico, avec L'épouvantail, Taxi Driver, les films de Sautet comme César et Rosalie, Classe tous risques et Max et les ferrailleurs, avec les films de Marcel Carné, le cinéma des années 30, des années 50. J'ai été ébloui par le cinéma de Capra, de Lubitsch. Ça va très loin.

Après il y a les metteurs en scène beaucoup plus contemporains. Vous en avez un paquet ici au Québec. Le travail de Denis Villeneuve, de Jean-Marc Vallée, de Xavier Dolan, de Denys Arcand: c'est formidable. J'avais été très impressionné par Les invasions barbares. Je pense que ce film a influencé toute une génération de metteurs en scène. »