samedi 30 septembre 2017

Sorties au cinéma: We're Still Together, Battle of the Sexes, Woodshock, Retour en Bourgogne

Les sorties au cinéma suivent leur cours normal cette semaine alors qu'il y a du bon et du moins bon.

We're Still Together: Se déroulant à Montréal, cette création de Jesse Noah Klein sur la rencontre improbable entre deux solitudes touche amplement. Il n'y a rien de réellement inédit, si ce n'est un ton généralement juste et de vibrants interprètes. ***

Battle of the Sexes: Les créateurs de Little Miss Sunshine et Ruby Sparks sont de retour avec ce biopic beaucoup trop sage sur une joueuse de tennis féministe. Le récit prévisible et trop symbolique manque de dynamisme, tout le contraire des interprètes étincelants qui méritaient mieux. ***

Woodshock: Ce premier long métrage de deux soeurs pique la curiosité par le soin apporté aux images et aux mélodies. En revanche, le récit ténu abuse des effets psychotropes, laissant la pauvre Kirsten Dunst seule en soutien-gorge, se demandant ce qu'elle fait là. **

Retour en Bourgogne: Cédric Klapisch part à la campagne pour ce film beaucoup trop moralisateur et appuyé sur le temps qui passe. Le fond où il est question de vin aurait toutefois donné un excellent documentaire. **

Film du jour: Le piège américain

Le piège américain est sans doute le film le plus ambitieux de Charles Binamé. Il parle de sujets fascinants dont la petite histoire est constamment liée à la grande. Sauf que le récit ne tarde pas à sombrer dans le ridicule avec ses décisions narratives douteuses, ses nombreux fils blancs et ses dialogues consternants. À la Cinémathèque. **

vendredi 29 septembre 2017

Festival international du film black de Montréal

Le Festival international du film black de Montréal bat son plein jusqu'à dimanche. Mes suggestions de longs métrages à voir se trouvent dans le Journal Métro d'aujourd'hui.

Film du jour: Rosemary's Baby

En adaptant le livre Rosemary's Baby d'Ira Levin, Roman Polanski a pondu un des meilleurs films horrifiques du septième art. Un cauchemar hallucinant, fascinant et déstabilisant, où le surnaturel devient réel et la folie palpable. Elle transcende du corps de Mia Farrow, incapable de s'adapter à sa grossesse et à sa nouvelle vie à New York. Un trésor en parfait osmose avec son époque - 1968 - et qui en impose par ses visions et sa mélancolie, gracieuseté d'une trame sonore impeccable. Au Cinéma du Parc jusqu'à dimanche. ****1/2

jeudi 28 septembre 2017

Film du jour: Maurice Richard

Spécialiste du drame historique, Charles Binamé a compté tout un but avec son film sur Maurice Richard. Même s'il s'agit d'un biopic extrêmement classique doté de dialogues appuyés, la machine s'avère bien huilée et Roy Dupuis campe le rôle titre avec conviction. À la Cinémathèque québécoise. ***

mercredi 27 septembre 2017

Entrevue Cédric Klapisch (Retour en Bourgogne)

Pour la sortie de son nouveau film Retour en Bourgogne, je me suis entretenu avec le réalisateur Cédric Klapsich. Mon entrevue se trouve dans les pages du Journal Métro.

Film du jour: Kalushi: The Story of Solomon Mahlangu

Oeuvre d'ouverture du Festival du film black de Montréal, Kalushi: The Story of Solomon Mahlangu de Mandla Dube est un biopic sur l'activiste sud-africain. À partir d'une construction classique, le long métrage touche à plusieurs genres très hollywoodiens, surprenant par son dynamisme et sa vivacité. L'ensemble a beau s'écraser quelque peu à mi-chemin, sa sincérité demeure et il a surtout la pertinence de rappeler les luttes d'un homme trop peu connu. ***

mardi 26 septembre 2017

Nouveautés Blu-ray/DVD: La mort de Louis XIV, David Lynch: The Art of Life, The Little Hours, Mune: Le gardien de la lune, C'est le coeur qui meurt en dernier, Channel Zero: Candle Cove: Season 1

Comme à chaque mardi, les nouveautés en Blu-ray et en DVD sont de retour, cette fois avec un titre qui sort du lot.

La mort de Louis XIV: Ces superbes toiles statiques d'Albert Serra ensorcellent allègrement, donnant un rôle majeur et très symbolique au trop rare Jean-Pierre Léaud. ***1/2

David Lynch: The Art of Life: Ce documentaire un peu trop gentil sur le grand créateur s'avère intéressant, bien qu'il n'a absolument pas sa place dans la prestigieuse collection Criterion. ***

The Little Hours: Le rire est léger et assez oubliable dans cette farce religieuse de Jeff Baena qui ne possède surtout pas le mordant d'un Pasolini. **1/2

Mune: Le gardien de la lune: Malgré une animation très inégale et un scénario qui recycle des lieux communs, un certain charme ressort de ce dessin animé français. **1/2

C'est le coeur qui meurt en dernier: Voilà un drame québécois que l'on aurait aimé plus soutenu et moins superficiel, autant sur le plan cinématographique que de l'interprétation. **
Mes entrevues avec le réalisateur et les actrices se trouvent ici et

Channel Zero: Candle Cove: Season 1: Le plaisir est de mise dans cette série insolite, aussi cocasse que repoussante, qui s'oublie toutefois assez rapidement.

Film du jour: Séraphin, un homme et son péché

Immense succès au box-office lors de sa sortie il y a 15 ans, Séraphin, un homme et son péché de Charles Binamé exploite une fibre nostalgique, soignant à outrance ce qu'on peut voir (décors, costumes, direction artistique...) tout en oubliant de donner un véritable souffle cinématographique à l'ensemble. Si Pierre Lebeau campe un méchant royal aux côtés d'une touchante Karine Vanasse, la vacuité des dialogues et des situations kitsch est considérable. À la Cinémathèque québécoise. **1/2

lundi 25 septembre 2017

Hochelaga, terre des âmes, choix du Canada aux Oscars

Le Canada a sélectionné Hochelaga, terre des âmes de François Girard pour le représenter aux Oscars dans la catégorie du Meilleur film en langue étrangère. J'en parle plus profondément sur le site de Cineplex.

Film du jour: Vibrations

Surnommé le Bergman du cinéma érotique, Joseph W. Sarno a toujours privilégié le plaisir féminin. C'est le cas notamment de Vibrations qui puise dans la psyché d'une jeune femme traumatisée par son passé. Assez sommaire, le récit n'est qu'un prétexte à une succession de moments coquins, qui finissent par faire sourire par leur cheminement particulier. Sans être un grand crû, il s'agit d'une exposition plutôt expressive à son art. ***

dimanche 24 septembre 2017

Les films préférés de... Léa Pool

Née en Suisse mais travaillant principalement au Canada, Léa Pool a marqué le cinéma québécois à plusieurs reprises, notamment avec La femme de l'hôtel, Anne Trister, À corps perdu, Emporte-moi et La passion d'Augustine. Pour la récente sortie de Et au pire, on se mariera (mon entrevue), je lui ai demandé quels étaient ses films préférés. Voici sa réponse...

« C'est drôle, j'ai rencontré Bruno Ganz récemment et je me disais que Les ailes du désir, c'est un film que j'ai tellement aimé. Je l'ai revu justement. J'ai aussi beaucoup aimé Carol de Todd Haynes. Il y a peu de films sur deux personnages féminins qui vivent une vraie histoire d'amour. C'est extrêmement touchant. Je trouvais les personnages formidables. »

Film du jour: Eldorado

La rétrospective sur Charles Binamé bat son plein à la Cinémathèque québécoise jusqu'au 2 octobre prochain. S'il faut retenir un seul titre de sa filmographie, c'est bien Eldorado, qui a vitalisé le cinéma québécois au milieu des années 90 en montrant un Montréal urbain et en mouvement. Voilà un titre libre et sans attache, porté par ses magnifiques interprètes, qui compense un scénario assez mince par un surplus d'énergie. ***1/2

samedi 23 septembre 2017

Sorties au cinéma: Et les mistrals gagnants, Beach Rats, Resurrecting Hassan, Brad's Status, Stronger, Les rois mongols, Kingsman: The Golden Circle, Big Bear

La qualité varie grandement cette semaine au niveau des sorties au cinéma, qui vont de l'excellente à l'exécrable.

Et les mistrals gagnants: Impossible de retenir ses larmes devant ce magnifique documentaire d'Anne-Dauphine Julliand, qui parle de la résilience d'enfants devant leur maladie. Le ton est poétique et l'enchantement total. ****

Beach Rats: Si Claire Denis refaisait Moonlight, cela donnerait ce long métrage d'Eliza Hittman, qui traite d'enjeux sensibles à l'aide d'une mise en scène à fleur de peau, d'une évocation sans nom. Une très belle découverte. ***1/2

Resurrecting Hassan: Il y a peu de documentaires qui ressemblent à celui-ci. Après avoir filmé les idées noires de son père, le cinéaste Carlo Guillermo Proto s'intéresse à un nouveau clan pas banal. Sur papier, cette famille non-voyante qui tente par un trip ésotérique de faire revivre leur fils décédé ne dépasser pas le cadre de la curiosité morbide. Mais à l'écran, l'amalgame de douceur et d'intensité fait rapidement son effet, à la fois au sein des sujets que dans la mise en scène élaborée qui propose tout un travail sonore. On en ressort déstabilisé, avec la sensation d'avoir assisté à quelque chose d'unique. ***1/2

Brad's Status: Tourné en partie dans le quartier de Verdun à Montréal, cette création de Mike White est une fable moralisatrice sur un homme qui est jaloux du succès de ses amis. C'est prévisible mais bien joué par Ben Stiller. **1/2

Stronger: Plus abouti que Patriot's Day qui traite d'un sujet similaire, le nouvel effort de David Gordon Green tient plutôt bien la route, avant de s'écraser lamentablement dans un dernier tiers d'une stupidité aussi incroyable que la perruque de Jake Gyllenhaal. **1/2

Les rois mongols: Chaque nouvelle réalisation de Luc Picard est moins intéressante que la précédente. On tombe bas avec ce drame mécaniquement nostalgique, à la mise en scène inexistante et aux dialogues ampoulés, si appuyés qu'ils finissent par faire hurler de rire (dès qu'un personnage ouvre la bouche, c'est métaphoriquement pour rappeler que le Québec a besoin de s'émanciper). L'interprétation d'ensemble y est passable, ce qui ne rachète nullement le manque flagrant de cinéma. *1/2

Kingsman: The Golden Circle: Autant le premier de la série était extrêmement divertissant, autant sa suite toujours signée Matthew Vaughn est une déception sur toute la ligne. Le mélange d'action et d'humour ne fonctionne plus, et l'irritation apparaît au tournant. *1/2

Big Bear: Présenté sur de rares écrans et disponible en vidéo sur demande à compter du 26 septembre, cette comédie rarement drôle de Joey Kem sur un enterrement de vie garçon est d'un ennui mortel. *1/2

Film du jour: L'insoumis

Avant de s'adonner à de fascinants exercices laboratoires, Alain Cavalier réalisait des films plus traditionnels dans la lignée de ceux de Bresson. C'est un de ces longs métrages un peu sec mais d'une grande beauté formelle qu'il propose avec L'insoumis. Politisé (le récit censuré à son époque fait directement référence à la Guerre d'Algérie) tout en tirant vers le film noir, l'ensemble ne manque pas d'intérêt et si le rythme peut paraître défaillant par endroits, cette lacune s'oublie aisément devant la performance incendiaire d'Alain Delon. Il forme d'ailleurs tout un duo avec l'éternelle Léa Massari. ***1/2

vendredi 22 septembre 2017

Entrevues Resurrecting Hassan

Pour son nouveau et singulier documentaire Resurrecting Hassan, le cinéaste Carlo Guillermo Proto (El Huaso) s'intéresse à une famille pas comme les autres. J'ai rencontré le réalisateur et le patriarche de ce clan (Denis Harting) et mon entrevue se trouve dans le Journal Métro d'aujourd'hui.

Film du jour: All the Sins of Sodom

Maître du cinéma érotique d'auteur, Joseph W. Sarno convoque l'esprit de Bergman et de Cassavetes dans All the Sins of Sodom, qui porte sur les tribulations d'un photographe qui a maille à partir avec  ses modèles. La mise en scène éblouissante et le climat envoûtant compensent pour le scénario pas toujours étoffé et l'interprétation trop souvent inégale. ***1/2

jeudi 21 septembre 2017

Film du jour: La baie des anges

Film moins connu du répertoire de Jacques Demy, La baie des anges mélange sa fantaisie habituelle à une rigueur de style documentaire pas très éloigné du cinéma de Bresson. Cela donne un conte évanescent sur le hasard, visuellement très soigné, où Jeanne Moreau ne fait qu'une bouchée de son assez fade partenaire de jeu Claude Mann. ***1/2

mercredi 20 septembre 2017

Film du jour: Ma vie en rose

Fêtant cette année son 20e anniversaire, Ma vie en rose d'Alain Berliner apparaît encore plus d'actualité qu'à sa sortie, alors qu'un garçonnet est convaincu d'être une fille. Touchant et sincère, l'essai va droit au coeur et s'il peut paraître naïf, ce n'est jamais au détriment des êtres, criant de vérité. Puis il y a cette couleur si splendide qui évolue subtilement au fil du récit. À revoir ce soir à la Cinémathèque québécoise. ****

mardi 19 septembre 2017

Nouveautés DVD et Blu-ray: I Daniel Blake, The Big Sick, The Bad Batch, Glory, Wonder Woman, The Hero, La chasse au collet

L'offre est vraiment très intéressante cette semaine au niveau des sorties dvd et blu-ray...

I, Daniel Blake: C'est une Palme d'Or classique mais très humaine qu'offre le vieux routier Ken Loach avec ce drame lourd où pointe un peu d'espoir. ***1/2

The Big Sick: Voici pour l'instant la plus belle comédie américaine de l'année. Un film sensible et romantique, gracieuseté de Michael Showalter. ***1/2

The Bad Batch: Ce qu'on aime les expériences cinématographiques rugueuses et gratifiantes. C'est le cas du nouveau long métrage d'Ana Lily Amirpour qui ne ressemble à rien d'autre. ***1/2

Glory: Cette jolie fable sociale de Kristina Grozeva et Petar Valchanov possède un féroce humour noir et également une propension à faire un peu trop la morale. ***
Ma critique

Wonder Woman: Cet immense succès de Patty Jenkins ramène DC Comics dans la bonne direction en offrant une production de superhéros efficace et conventionnelle, dans la lignée des Marvel. ***

The Hero: Prévisible et parsemé de clichés, cette création de Brett Haley se laisse toutefois regarder, en grande partie grâce au charisme de Sam Elliot dans le rôle titre. **1/2

La chasse au collet: Comme série B distrayante mais un peu quelconque, il  s'est fait bien pire que cet effort de Steve Kerr. **1/2
Ma critique
Pour en savoir plus sur le sujet

Pour les amateurs de la ville des vents et de télévision, il y a Chicago Fire: Season Five, Chicago P.D.: Season Four, Chicago Med: Season Two et Chicago Justice: Season One qui sont présentement disponibles. Des heures et des heures à parcourir ce lieu unique des États-Unis...

Film du jour: Batman Returns

En compagnie de The Dark Knight, Batman Returns est aisément le meilleur épisode du justicier masqué. On retrouve toute la virtuosité de Tim Burton qui est poussé dans ses retranchements, autant techniquement qu'au niveau de la satire et de son fétichisme. Résister à la femme chat de Michelle Pfeiffer est impossible et l'effort regorge de trouvailles qui apparaît à chaque nouveau visionnement. ****

lundi 18 septembre 2017

Film du jour: Close Encounters of the Third Kind

Pour son 40e anniversaire, Close Encounters of the Third Kind est de retour dans quelques cinémas. L'occasion unique de voir ou revoir sur grand écran ce que Steven Spielberg fait de mieux: le divertissement sensible et intelligent où les effets spéciaux renversants sont continuellement au service de l'histoire et des personnages. Ces derniers, attachants et d'une grande complexité, sont défendus par des acteurs admirables, dont un certain François Truffaut. Si le récit flirte continuellement avec l'horreur, son surplus d'âme et de vitalité permet de le classer bien haut dans la riche filmographie de son créateur. ****1/2

dimanche 17 septembre 2017

Les films préférés de... Philippe Faucon

Louangé pour Fatima où il a remporté le Prix Louis-Delluc et plusieurs Césars importants (comme celui du meilleur film), Philippe Faucon mène depuis deux décennies une carrière enviable. On retient dans sa filmographie des drames brûlants d'actualité comme La trahison et La désintégration. Lorsque je lui ai parlé pour Fatima (mon entrevue), je lui ai demandé quelques étaient ses maîtres au cinéma et voici ce qu'il m'a confié...

« Parmi les principaux, il y a en France des gens comme Maurice Pialat. Quand j’étais étudiant en cinéma dans les années 80, c’était quelqu’un de très important. On avait le sentiment que le cinéma français était un peu ronronnant et des gens comme lui avait une façon nouvelle de tendre un récit et d’aborder des réalités, des sujets et des personnages qui n’étaient pas souvent abordés. Avec une écriture et une façon qui me paraissait neuve, avec une façon d’aller directement dans le cœur d’une scène sans passer par les façons habituelles.

Il était proche de quelqu’un comme John Cassavetes, possédant un rapport avec des acteurs qui étaient très forts. Une façon de créer une situation de jeu et d’y précipiter des acteurs.

Après, le cinéma, pour moi, c’est quelque chose qu’on apprend et qu’on découvre sans cesse. Le fait d’en faire permet de voir différemment des films et de découvrir constamment dans les films des choses qui régénèrent aussi la façon de faire. C’est un métier très riche, très fort et chez moi, chaque film que je termine me donne envie de recommencer pour pousser plus loin la connaissance nouvelle que j’ai l’impression d’avoir de ces moyens-là. »

Film du jour: Des enfants gâtés

Sans doute le film le plus méconnu de Bertrand Tavernier, Des enfants gâtés (1977) traite de chômage sans nécessairement y aller avec le dos de la cuillère. Il y a en revanche suffisamment de thèmes connexes intéressants (les relations de classes sociales, le plaisir féminin, la leçon de cinéma...) pour maintenir l'attention. Et le casting, exemplaire, réunit Piccoli, Aumont, Jugnot, Lhermitte et Blanc autour de la magnifique et regrettée Christine Pascal. À découvrir ce soir à la Cinémathèque québécoise. ***

samedi 16 septembre 2017

Sorties au cinéma: mother!, Let There be Light, Past Life, American Assassin, Et au pire on se mariera

Les semaine se suivent et se ressemblent avec très peu de nouveautés qui prennent l'affiche au cinéma. Ce qu'on a hâte que le TIFF se termine...

mother!: Rien n'est à l'épreuve de Darren Aronofsky qui le prouve à nouveau avec ce cauchemar malsain, maniéré mais si hallucinant et maculé d'humour noir. On embarque amplement par ses qualités cinématographiques plus que son symbolisme bon marché. Une expérience comme il s'en fait peu. ***1/2

Let There be Light: Cet intéressant documentaire de Mila Aung-Thwin et Bob Moore traite d'un thème fascinant (la quête d'une énergie propre) avec humour tout en vulgarisant parfaitement son sujet. Le traitement technique de belle tenue aurait toutefois pu être encore plus cinématographique. ***

Past Life: Bien qu'un peu prévisible et moralisateur, ce suspense racé sur les traumas du passé présente une émouvante histoire vraie, une mise en scène fignolée de la part d'Avi Nesher et un jeu relevé des interprètes. ***

American Assassin: On l'a déjà vu 100 fois cette propagande américaine de bas étage et peu subtile. Même si elle est réalisée par un cinéaste talentueux (Michael Cuesta de Kill the Messenger) et que Michael Keaton y campe un mentor qui n'a pas froid aux yeux, la grande stupidité de l'ensemble saute rapidement aux yeux. **

Et au pire, on se mariera: Pauvre Léa Pool! Après le satisfaisant La passion d'Augustine, le long métrage le plus populaire et récompensé de sa carrière, elle offre le pire effort de sa filmographie avec ce drame ridicule et consternant sur une adolescente qui est mêlée à une sombre affaire. Rien ne tient en place, l'interprétation y est inégale et la mise en scène se vautre dans l’esbroufe. *1/2

Film du jour: She's So Lovely

Le grand Harry Dean Stanton vient de rendre l'âme à l'âge honorable de 91 ans. On se rappellera de lui pour de nombreux rôles, dont celui du meilleur ami de Sean Penn dans She's So Lovely. Ce film de Nick Cassavetes, scénarisé par son illustre père, offre une première partie magnifique et bouleversante (Robin Wright est superbe), alors que la seconde où apparaît John Travolta s'avère complètement risible et ridicule. Un grand écart qui vient irrémédiablement gâcher la sauce, mais qui n'entache en rien la prestation exemplaire de Stanton. **1/2

vendredi 15 septembre 2017

Entrevues Et au pire, on se mariera

Pour son nouveau film Et au pire, on se mariera, Léa Pool convie Sophie Nélisse et Karine Vanasse dans un suspense urbain sous fond d'amour interdit. J'ai discuté avec la réalisatrice et les deux comédiennes et mon entrevue se trouve dans le Journal Métro d'aujourd'hui.

Film du jour: La piscine

Si A Bigger Splash a étonné plusieurs spectateurs l'année dernière, la version originale de Jacques Deray sous le titre La piscine est nettement supérieure. Plus tendu, plus profond psychologiquement, l'élégant long métrage au rythme lent décortique les relations de couples avec panache. Puis il y a cette distribution, parfaite, qui regroupe Alain Delon, Romy Schneider, Maurice Ronet et Jane Birkin. ****

jeudi 14 septembre 2017

Film du jour: Le roman d'un tricheur

Film de jeunesse préféré de Truffaut, Le roman d'un tricheur est le chef-d'oeuvre de Sacha Guitry. Une oeuvre brillante, ludique et irrésistible sur un homme qui cherche à demeurer dans le droit chemin malgré toutes les tentations. La construction en ellipses, unique pour l'époque (c'était avant Citizen Kane), et le narration très présente proche du roman confère à l'ensemble une particularité qui le met dans une classe à part. *****

mercredi 13 septembre 2017

Film du jour: Wild River

Film moins connu du répertoire d'Elia Kazan, Wild River s'avère une oeuvre d'exception qui confronte le progrès à l'attachement à la terre et au passé. Sous ses airs calmes, une tempête - amoureuse, sociale et économique - sévit et elle emporte tout sur son passage. Sublimé par une photographie à couper le souffle, Montgomery Clift enflamme Lee Remick qui livre une des plus belles déclarations d'amour du septième art. ****

mardi 12 septembre 2017

Nouveautés Blu-ray/dvd: It Comes at Night, Ma loute, Soul on a String, La mécanique de l'ombre, Dead Again in Tombstone, The Mummy, E.T.

Le TIFF a beau battre son plein, cela n'empêche pas les sorties intéressantes de Blu-ray et de DVD.

It Comes at Night: Ce très joli suspense angoissant de Trey Edward Shults plonge dans la noirceur de l'Amérique. On n'en ressort pas indemne. ***1/2

Ma loute: Après Le P'tit Quinquin, Bruno Dumont continue à s'amuser avec une autre farce absurde sur les classes sociales. Complètement délirant. ***1/2

Soul on a String: Visuellement splendide, cette création un peu éparpillée de Zhang Yang ensorcelle par son rythme et ses nombreux thèmes. ***
Ma critique

La mécanique de l'ombre: Malgré son sujet intriguant et un casting solide, Thomas Kruithof pond un thriller d'espionnage qui ressemble davantage à une série B involontairement hilarante... **1/2
Ma critique

Dead Again in Tombstone: Cette suite d'une production anonyme ne paye absolument pas de mine. À moins d'être fan irréductible du premier. Au moins techniquement, c'est du tout beau. *1/2

The Mummy: Ce navet incommensurable de la part d'Alex Kurtzman n'empêche pas Tom Cruise de s'amuser comme un fou. Il est bien le seul. *1/2

E.T.: Ce classique de Spieberg fête son 35e anniversaire avec une nouvelle édition dotée d'un son et d'une image encore plus belle, et de nombreux suppléments. Un must. ****1/2

Film du jour: Batman

Autant on peut apprécier le travail de Christopher Nolan sur le célèbre justicier masqué, autant il faut remonter à la vision de Tim Burton pour mieux saisir l'essence de Batman. Renier l'apport bédéiste était peut-être une erreur et ce retour aux sources le prouve avec son esthétisme à couper le souffle. Il n'y a rien à prendre au sérieux et Jack Nicholson s'éclate en Joker, aux côtés de Michael Keaton qui campe la meilleure incarnation de ce héros un peu fade et cinglé. Un peu de simplicité a parfois meilleur goût et c'est fou comment l'original rivalise avec toutes les versions subséquentes. ***1/2

lundi 11 septembre 2017

Film du jour: The Freshman

Marlon Brando qui se moque de son personnage du Parrain, Matthew Broderick qui retourne à la comédie légère après Glory et... un lézard. Voilà le trio improbable de The Freshman d'Andrew Bergman, une fantaisie légère mais amusante qui réserve de nombreux moments rigolos même si le tout s'oublie assez rapidement. ***

dimanche 10 septembre 2017

Les films préférés de... Robert Morin

Que serait le cinéma québécois sans Robert Morin? Avec des oeuvres comme Yes Sir! Madame, Requiem pour un beau sans-coeur et Quiconque meurt, meurt à douleur, il explore des zones d'ombres en repoussant toujours plus loin son médium. Repenser au Neg', Petit Pow! Pow! Noël et Papa à la chasse aux lagopèdes fait d'ailleurs apparaître quelques-uns des plus beaux souvenirs de notre cinématographie du présent siècle. J'ai pu le rencontrer pour la sortie de Le problème d'infiltration (critique) et j'ai demandé à ce grand amateur de l'expressionnisme allemand quels étaient ses films préférés du moment. Voici sa réponse...

« Ça change au fil des années. J'ai des auteurs que je suis, comme Herzog...

En cinéma, j'en ai moins. Je trouve que le cinéma fait un peu du surplace ces temps-ci. Pas au niveau des effets spéciaux, parce que les films intéressants ces temps-ci, c'est Marvel. Intéressant en terme formel. Les scénarios, c'est de la marde. Mais la télévision, au niveau scénaristique, c'est beaucoup plus intéressant, près du roman. C'est plus ample. Souvent le long métrage, c'est une nouvelle, short and sweet, avec un punch. Sauf qu'au niveau formel, la télévision, c'est assez quelconque. Sauf peut-être Game of Thrones.

Au cinéma, j'ai aimé une couple de films de Steve McQueen. Hunger, j'ai aimé ça. Formellement, c'est vraiment intéressant. Sinon Ulrich Seidl, c'est très cadré. Il y a toujours beaucoup de malaises.

J'aime les films avec des personnages qui trahissent l'histoire, soit en bien ou en mal. Comme M de Fritz Lang qui demeure ma référence. »

Film du jour: Irma la Douce

Satire qui utilise à bon escient les nombreux clichés sur Paris, Irma la Douce est une comédie irrésistible de la part de Billy Wilder, qui fait amplement sourire malgré sa trop longue durée. Jack Lemmon trouve un rôle parfait pour lui et on retient surtout la présence magnétique de Shirley MacLaine qui met tout le monde dans sa poche d'un seul regard. Une oeuvre mineure mais savoureuse. ***1/2

samedi 9 septembre 2017

Film du jour: Stroszek

Bien que sa première partie ressemble à un film de Fassbinder et que sa seconde s'apparente à du Wenders, Stroszek est véritablement une oeuvre de Werner Herzog, qui palpe la condition humaine pour faire ressortir sa beauté et sa laideur. Arpentant le rêve américain, ce récit tendre, profond et satirique à la fois présente des personnages émouvants, des situations insolites et des animaux hilarants. On ne s'en lasse pas. ****

vendredi 8 septembre 2017

Sorties au cinéma: It, Rumble: The Indians Who Rocked the World

Les sorties au cinéma sont encore une fois peu nombreuses cette semaine. Entre Home Again qui semble douteux et All Saint qui n'a pas été montré aux membres de la presse, les nouveautés s'avèrent limitées...

It: Le film le plus attendu est certainement cette relecture du livre culte de Stephen King de la part d'Andrés Muschietti. Le récit sensible rappelle Stand by Me, les Goonies et Super 8, ce qui est une bonne chose. Dommage que les moments horrifiques, très efficaces, se veulent répétitifs, car ils sont toujours construits de la même façon. On en ressort tout de même avec une bonne frousse. ***

Rumble: The Indians Who Rocked the World: Cet intéressant documentaire de Catherine Bainbridge et Alfonso Maiorana traite d'un sujet important (l'apport des Amérindiens à la musique) à l'aide d'une construction cinématographique classique et peu excitante. Mieux vaut alors se concentrer sur les propos et les mélodies et de fermer les yeux sur le reste. ***

Film du jour: Always Shine

Inédit au Québec, le Cinéma du Parc a décidé de présenter jusqu'à dimanche Always Shine de Sophia Takal. Une heureuse idée, parce que ce drame psychologique sur les relations tordues entre deux amies actrices tient relativement bien la route. Malgré quelques détours plus sinueux et moins convaincants, le long métrage s'avère tendu, l'interprétation relevée et la réalisation organique dans sa façon de rappeler que tout ne va pas nécessairement bien dans le système cinématographique actuel. ***

jeudi 7 septembre 2017

Film du jour: Mr. & Mrs. Smith

Une des rares comédies d'Alfred Hitchcock, Mr. & Mrs. Smith est un agréable divertissement sur un homme qui tente de reconquérir sa femme lorsqu'il apprend que son mariage ne vaut rien. Interprété avec charme par Robert Montgomery et Carole Lombard, le film souffre de répétitions et de séquences trop longues qui viennent alourdir le rythme. Les dialogues sont toutefois souvent rigolos et l'effet mignon agit constamment. ***

mercredi 6 septembre 2017

Film du jour: La loi de la jungle

Non distribué au Québec (merci l'Association québécoise des critiques de cinéma de le présenter ce soir au Cinéma du Parc), La loi de la jungle d'Antonin Peretjatko (La fille du 14 juillet, également inédit ici) est un des longs métrages les plus drôles des dernières années. Un film guérilla d'une liberté incroyable, aussi hilarant qu'intelligent, qui traite avec absurdité et lucidité de la vie, du capitalisme et de la société. Un croisement improbable entre Quai d'Orsay, les vieux classiques avec Pierre Richard et un épisode de Looney Tunes. Personne ne veut manquer ça. ****

mardi 5 septembre 2017

Nouveautés Dvd/Blu-ray Grave, The Wedding Plan, Paris Can Wait, Megan Leavey, The Atoning, Lowriders, Chronically Metropolitan, Rough Night, The Last Face

Le FFM étant finalement terminé, place aux choses sérieuses, en l’occurrence les dernières sorties DVD et Blu-ray de la semaine... 

Grave: Ce film sensation de Julia Ducournau mélange les genres avec gore, intelligence et des métaphores parfois trop appuyées. ***

The Wedding Plan: C'est My Big Fat Greeding revisité à la sauce juive. Pas désagréable, mais trop prévisible et léger. **1/2

Paris Can Wait: Diane Lane resplendit dans cette oeuvre cartes postales qui ne manque pas de charme et de clichés. **1/2

Megan Leavey: La guerre et le meilleur ami de l'homme sont à l'honneur de ce récit qui débute correctement pour verser dans le patriotisme de bas étage. **1/2

The Atoning: Ce long métrage horrifique, fauché et sensible à ses heures de la part de Michael Williams est trop collé à The Others d'Amenabar pour surprendre réellement. **

Lowriders: Même si on l'a vu maintes fois, cette histoire de famille damnée se laisse regarder grâce à son casting de qualité. **

Chronically Metropolitan: Voilà une pseudo comédie américaine indépendante qui lorgne vers la facilité et les stéréotypes. Quelques répliques font toutefois mouche. **

Rough Night: Une distribution de choc ne fait jamais oublier un scénario misérable et des gags qui tombent souvent à l'eau. **

The Last Face: C'est la débandade pour Sean Penn comme réalisateur, qui signe une création ridicule et consternante sous fond de guerre. Malgré la présence de Charlize Theron, Javier Bardem et Jean Reno, l'ensemble d'une sentimentalité nauséabonde atteint rapidement le bond du baril. *

Film du jour: L'amour sorcier

Pour son dernier volet de sa trilogie sur le flamenco, Carlos Saura propose une élégante histoire de fantômes. Peut-être moins moins marquant que ses prédécesseurs, L'amour sorcier n'en demeure pas moins un passionnant récit de danse et de musique qui permet de transcender l'être, d'ici comme de l'au-delà. Magnétique à bien des niveaux. ***1/2

lundi 4 septembre 2017

Film du jour: The Men Who Tread on the Tiger's Tail

Dans The Men Who Tread on the Tiger's Tail, Akira Kurosawa adapte une légende sur des samouraïs déguisés en moines qui tentent de convaincre des gardes de les laisse passer. Le récit solennel et subversif à la fois utilise à bon escient sa courte durée (à peine une heure) pour offrir un drame satisfaisant, embryonnaire par rapport à ce qu'il allait pondre plus tard mais plutôt solide sur le plan technique. ***

dimanche 3 septembre 2017

Les films préférés de... Christian Bégin

Très présent au théâtre et à la télévision, Christian Bégin s'est aventuré au cinéma dans des rôles secondaires (La chasse au collet, 9, Cadavres, L'âge des ténèbres...). Dans Le problème d'infiltration, de Robert Morin, il incarne enfin le personnage principal. J'ai pu lui parler pour ce long métrage (mon entrevue) et je lui ai demandé quels étaient ses films préférés. Voici sa réponse...

« Mon film préféré est The Deer Hunter de Michael Cimino, que Dieu ait son âme. Ce film-là, juste au niveau du scénario, je trouve ça extraordinaire. Ça commence dans un petit village mini de marde aux États-Unis et toute la première scène est longue à plus finir jusqu'au mariage, et la chasse et ensuite au Vietnam. Je trouve que c'est un film d'une intelligence foudroyante. Au niveau du jeu, c'est hallucinant. C'est Robert De Niro à son meilleur, Christopher Walken et tous les comédiens livrent des performances flamboyantes. Ça c'est mon film à vie.

Après, c'est Le goût des autres d'Agnès Jaoui et Jean-Pierre Bacri. Au niveau de l'écriture, je trouve que c'est absolument jouissif. J'ai rêvé de faire un stage d'écriture scénaristique avec ces deux-là. Je trouve que Le goût des autres est un film génial, qui parle de notre époque sans jamais en parler, qui parle de la nécessité de l'art sans jamais être didactique, qui parle de comment l'art nous transforme, de comment l'art nous éloigne de la barbarie. Je trouve ça magnifique.

Je vais le citer parce que c'est vrai et que ce n'est pas de la flatterie, mais Quiconque meurt, meurt à douleur de Robert Morin. Parce que j'ai crû à ce film-là, j'ai crû que c'était un documentaire. Je ne comprenais plus où j'étais. C'est une plongée dans la détresse humaine la plus déroutante. Et de penser que ça existe. Je ne savais même pas que ça existait une détresse comme ça à Montréal, au Québec. Je trouve qu'on se fait bien avoir par ce film-là, parce que c'est une fiction et que ça a toutes les allures d'un documentaire. Et pour ça, c'est un film qui m'a marqué et qui me marquera encore longtemps. »

Film du jour: Long Pants

En tant qu'héros naïf plongé dans des aventures extraordinaires, il ne se fait rien de mieux que les comédies avec Harry Langdon. Le voici récidiver dans Long Pants de Frank Capra alors qu'il s'amourache de la mauvaise personne. Doté d'un humour parfois très noir, ce long métrage fait mouche par la très grande qualité de ses gags et l'humanité qui entoure ses personnages. Un petit classique inusable. ****

samedi 2 septembre 2017

L'automne du cinéma québécois

La rentrée culturelle automnale amènera plein de nouveaux films québécois. J'en parle de quelques-uns dans les pages du Journal Métro. D'autres évidemment vont se rajouter lorsque leur date de sorties seront déterminés.

Film du jour: In the Heat of the Night

50 ans après sa sortie, In the Heart of the Night de Norman Jewison qui s'est mérité l'Oscar du meilleur film demeure pleinement d'actualité. Il s'agit d'une enquête policière sous fond de racisme qui module parfaitement ses charges cinématographiques et sociales, conférant des rôles en or à Sidney Poitier et Rod Steiger. Techniquement c'est du tout beau et cela demeure plus qu'un divertissement de grande qualité. ****

vendredi 1 septembre 2017

Sorties au cinéma: Brigsby Bear, Patti Cake$, Viceroy's House, Tulip Fever

Il y a des semaines comme ça où toutes les nouveautés au cinéma sont à oublier...

Brigsby Bear: D'abord charmant mais rapidement puéril et répétitif, cet effort de Dave McCary part sur des bonnes attentions avant de verser dans un sentimentalisme à deux sous. Au moins la distribution qui comprend Mark Hamill et Greg Kinnear y est relevée. **1/2

Patti Cakes$: Révélé à Sundance, ce drame de Geremy Jasper qui se veut inspirant fait une part belle à tous les clichés possibles et inimaginables sur le désir de gloire d'une ado fauchée. Reste une interprétation alerte et une trame sonore qui est loin d'être banale. **1/2

Viceroy's House: Vouloir évoquer l'indépendance indienne, la partition et la création du Pakistan est noble. Faut-il seulement le faire d'une bonne façon. Ce n'est pas le cas de ce banal téléfilm de Gurinder Chadha qui combine maladroitement la grande et la petite histoire. **

Tulip Fever: Pas surprenant que ce long métrage de Justin Chadwick croupit sur les tablettes depuis belle lurette. Malgré un casting de luxe (Vikander, Waltz, Dench, Galifianakis...) et une photographie soignée, le scénario se perd rapidement en route et la mise en scène ne casse rien. **

Film du jour: Hahaha

Nouvelle méditation sur ces loosers sympathiques qui s'amourachent de filles qui ne savent pas toujours ce qu'elles veulent, Hahaha possède indéniablement la touche magique de Hong Sang-soo, autant au niveau de la mise en scène parfaitement millimétrée que de la direction d'acteurs impeccables. Comme toujours chez lui, sa musique personnelle permet le ravissement le plus total, sauf qu'il s'offre ici des séquences d'humour d'une drôlerie incroyable, conférant au récit et surtout aux personnages une humanité salutaire. ****