mardi 31 décembre 2013

Les 5 meilleures superproductions de 2013

Hollywood se targue d'avoir connu une année record en terme de box-office, ce qui est vraisemblable en tenant compte de la hausse des prix des billets et de l'offre en 3D et non vis-à-vis de la croissance de fréquentation des spectateurs.

Avant de changer d'année, quelles ont été les superproductions les plus satisfaisantes de 2013? Voici mon top 5 qui compile mes choix personnels et les titres les plus populaires. Le tout est accessible via le site de Cineplex.

Nouveautés en DVD: Don Jon, Paris à tout prix, The Purge

Quoi, il y a des sorties DVD et Blu-ray un 31 décembre? Eh oui! Pas grand-chose, mais suffisamment pour qu'on en parle aujourd'hui...

Sorte d'ersatz de Shame traité sur un mode humoristique, Don Jon qui est réalisé et interprété par Joseph Gordon-Levitt suit le parcours d'un homme superficiel qui est incapable de nouer une relation avec une femme parce qu'il est obsédé par la porno sur Internet. Après une introduction prometteuse, le long métrage extrêmement moralisateur chute dans la redite, n'arrivant pas à renouveler ce sujet éprouvé. **1/2

Une femme superficielle (encore une!) qui s'initie aux vrais valeurs de la vie en retournant dans le pays de ses origines? C'est l'intrigue derrière Paris à tout prix de Reem Kherici, une comédie irritante et parsemée de clichés avec une horde de personnages qui jouent très, très gros. On en ressort agacé. *1/2

Après deux déceptions, pourquoi ne pas se tourner vers The Purge de James DeMonaco qui, lui, est une oeuvre potable? Car la prémisse - une fois par année, la population des États-Unis peut se commettre tous les crimes qu'elle désire - est vraiment très intéressante. Sûrement que la démonstration n'est pas à la hauteur (le récit n'est pas très subtil, l'interprétation manque de naturel, la réalisation de conviction et les clins d'oeil aux vieux films de John Carpenter et aux westerns polluent), ce qui n'empêche pas de passer un moment angoissant. ***

Film du jour: Antonio Gaudi

Avec son superbe documentaire sur Antonio Gaudi, Hiroshi Teshigahara a réussi à transcender le genre d'une belle façon. Au lieu d'être théorique, didactique et se perdre dans les explications, le cinéaste japonais a plutôt adopté une approche pleinement cinématographique en laissant presque continuellement triompher les magnifiques images et la remarquable musique. Cela donne un voyage hypnotique inoubliable, riche et profond, qui donne seulement le goût de s'envoler vers Barcelone. ****

lundi 30 décembre 2013

Les 5 surprises cinématographiques de 2013

Avant le début de 2014 (et mon top 101 des meilleurs films de 2013), place à quelques bilans de l'année, dont celui qui porte sur les plus belles surprises. On parle évidemment des longs métrages qui devaient être mauvais et qui, à la surprise générale, tiennent la route.

Mes choix se trouvent sur le site de Cineplex.

Film du jour: The Wrong Man

Inspiré d'une histoire vraie, The Wrong Man est un des films les plus sobres d'Alfred Hitchcock. Au lieu de se laisser emporter par ses traditionnels élans romantiques et de laisser son style exploser, il a décidé de recréer minutieusement les faits et de suivre à la trace ce récit sur cet homme accusé à tort de vols. Cela donne un long métrage généralement haletant, surtout dans sa première partie où Henry Fonda livre le meilleur de lui-même. Dommage que le dernier acte ne soit pas nécessairement à la hauteur, manquant parfois de souffle et d'intensité dramatique. ***1/2

dimanche 29 décembre 2013

Film du jour: The Ballad of Narayama (1958)

Première version cinématographique du célèbre roman de Shichiro Fukazawa, The Ballad of Narayama que Keisuke Kinoshita a réalisé en 1958 est une sorte de mélodrame théâtral sur une vieille femme qui se prépare à mourir. Le récit souvent narré sur la façon dont on prend soin de ses aînés s'avère énigmatique et même répétitif, ce qui renforce son côté mystérieux et insaisissable. On embarque toutefois dans cette odyssée vers l'au-delà d'abord et avant tout pour la beauté graphique de ses images, de ses teintes et de ses compositions qui ressemblent à de véritables peintures en mouvement. ****

samedi 28 décembre 2013

Film du jour: Medium Cool

Est-ce qu'il y a un film qui a plus sa place de nos jours que Medium Cool d'Haskell Wexler, qui a pris l'affiche en 1969? Car la critique de la société américaine, de ses classes sociales, de ses révoltes et de ses joutes politiques est la même. Mélangeant adroitement fiction et documentaire à l'aide d'une intrigue qui fait confiance à l'intelligence des spectateurs, ce long métrage hors norme en avance sur son époque a annoncé à peu près tous les changements survenus aux États-Unis, dont le culte de l'image et l'utilisation de la caméra comme arme de destruction massive. Une véritable prophétie cinématographique qui fait plaisir à revoir. ****

vendredi 27 décembre 2013

Nouveautés au cinéma: Inside Llewyn Davis, The Wolf of Wall Street, 20 ans d’écart, 47 Ronin, Justin Bieber’s Believe

Noël n'est pas seulement synonyme de cadeaux et de fêtes familiales. C'est également le moment de l'année où quelques-uns des meilleurs films prennent l'affiche dans les salles de cinéma. 2013 respecte cette règle avec la sortie de deux oeuvres majeures.

Il y a tout d'abord Inside Llewyn Davis qui est probablement le meilleur film des frères Coen depuis Fargo et The Big Lebowsky. Cette odyssée musicale sur un homme qui aimerait vivre de son art est tour à tour hilarante et mélancolique, faisant découvrir le grand talent d'Oscar Isaac. On en redemande. ****

Il y a ensuite The Wolf of Wall Street, qui s'avère le long métrage le plus réjouissant de Martin Scorsese depuis Casino. Dans cette hilarante satire du monde des affaires, Leonardo DiCaprio trouve son meilleur rôle en carrière. Trois heures de rires et de délires à ne manquer sous aucun prétexte. ****

Il est si difficile de pondre une bonne comédie romantique. Bien que 20 d'écart de David Moreau aborde une prémisse intéressante (les femmes qui s'amourachent d'hommes plus jeunes) et que le casting est bien pensé, il n'y a guère de flammèches qui en ressort, les clichés et les lieux communs étant abondants. **1/2 

Production musclée spectaculaire mais au scénario et aux dialogues qui font pitié, 47 Ronin du nouveau venu Carl Rinsh est une énième tentative pour redore le blason fané de Keanu Reeves. Afin de ne pas perdre son temps, pourquoi ne pas revoir le classique de 1942 du grand Kenzi Mizoguchi? **

Infopub pour sauver une année de misère, Justin Bieber's Believe présente des extraits d'un spectacle entraînant et des entrevues autour de la star où tout le monde confie comment il est beau et gentil, qu'il a un grand coeur et qu'il aimerait tant évoluer en tant qu'artiste et musicien. Les fans seront au septième ciel, les autres en Enfer. *1/2

Film du jour: Trains étroitement surveillés

Oeuvre la plus célèbre de Jiri Menzel qui s'est méritée l'Oscar du meilleur film étranger, Trains étroitement surveillés est un opus franchement réussi sur un jeune homme qui aimerait être plus populaire auprès des femmes. Mélangeant le politique et le personnel avec une bonne dose d'humour et de drame, ce long métrage singulier peuplé de personnages savoureux est un plaisir de tous les instants. ****

jeudi 26 décembre 2013

Leonardo DiCaprio en 5 films

Pour être prêt pour l'électrisant The Wolf of Wall Street de Martin Scorsese, je me suis permis un palmarès maison de quelques-uns des meilleurs films de sa vedette Leonardo DiCaprio. L'exercice aurait certainement pu comporter Inception (et même The Wolf...), mais je me suis contenté de quelques-uns de ses longs métrages plus anciens.

Mon top se trouve sur le site de Cineplex.

Film du jour: Night Moves

Oeuvre trop souvent oubliée de la filmographie d'Arthur Penn (Bonnie and Clyde), Night Moves est un film noir intelligent et divertissant sur un détective privé qui cherche une adolescente disparue alors qu'il apprend justement que son épouse le trompe. Se déroulant dans le milieu du cinéma (il y a même une référence loufoque à Rohmer!), ce long métrage astucieux, drôle et intéressant tient en haleine malgré une intrigue parfois prévisible. Dans le rôle principal, Gene Hackman livre une performance nuancée, comme il en possède le secret. À redécouvrir avant qu'il ne soit trop tard. ***1/2

mercredi 25 décembre 2013

Entrevue avec Oscar Isaac pour Inside Llewyn Davis (2)

Comme cadeau de Noël, je vous offre ma deuxième entrevue avec le sympathique Oscar Isaac, vedette du délicieux Inside Llewyn Davis des frères Coen qui prend l'affiche aujourd'hui.

Mon texte se trouve sur le site de MSN.

Film du jour: Un conte de Noël

Certainement mon film préféré du temps des Fêtes, Un conte de Noël d'Arnaud Desplechin est une féroce satire de la famille bourgeoise, où tout le monde passe son temps à s'humilier. La mise en scène soignée rivalise avec la qualité irréprochable de l'interprétation, et le scénario mordant ainsi que des répliques cultes en font un classique instantané. ****1/2 

mardi 24 décembre 2013

Nouveautés DVD: César doit mourir. Né quelque part, Insidious – Chapter 2

En cette veille de Noël, quelques nouveautés sortent en DVD et en Blu-ray, dont un des meilleurs longs métrages de 2013.

Les films des frères Taviani ne sont pas nombreux à arriver sur le territoire québécois. C'est pourquoi il faut célébrer César doit mourir, un essai fascinant où de véritables détenus décident de jouer un texte classique pour expier leurs fautes. Le mélange entre fiction et documentaire déboussole, la mise en scène est toujours très cinématographique et les vertus humanistes sont nombreuses. ****

Reprenant un des éternels clichés du septième art (pour mieux connaître la culture de ses parents, un fils renoue avec ses origines), Né quelque part de Mohamed Hamidi tient généralement la route grâce à l'intelligence de son propos, l'honnêteté de ses situations et la compétence de ses interprètes. ***

Le premier récit avait provoqué de nombreux véritables frissons. Insidious - Chapter 2 qui est toujours réalisé par James Wan tente d'en faire plus, ce qui a le défaut de détruire les personnages et leurs enjeux et d'ensevelir le tout sous de l'humour grotesque et de nombreuses invraisemblances. Du coup, on décroche longtemps avant la fin. **

Film du jour: Pale Flower

Est-ce qu'il y a un meilleur film de Yakuzas que le Pale Flower de Masahiro Shinoda? Possiblement pas. En suivant la dérive d'un homme qui vient tout juste de sortir de prison, le cinéaste dépeint toute l’ambiguïté et la complexité de l'être humain, son errance et son désir de s’accrocher à quelque chose. Cynique et nihiliste, l'effort captive aisément, autant par le jeu déconcertant de ses acteurs que de la mise en scène sophistiquée, qui semble constamment écraser les personnages. ****

lundi 23 décembre 2013

Entrevue avec Oscar Isaac pour Inside Llewyn Davis (1)

Magnifique héros de Inside Llewyn Davis, Oscar Isaac m'a jasé des frères Coen, de la musique folk, d'Oscars et de bien plus lors de mon entretien survenu il y a quelque semaines. Mon texte se trouve dans les pages du Journal Métro.

Plus tard cette semaine, ne manquez mon second article avec l'acteur, où il sera d'ailleurs question de son coéquipier dans le film: le magnifique chat roux!

Film du jour: Dracula

Moins mémorable que le Nosferatu de Murnau, le Dracula de Tod Browning n'en demeure pas moins un classique du genre, la version définitive de ce chef-d'oeuvre de la littérature. Avec beaucoup d'ambiance et d'atmosphère, un récit sans temps mort et une performance délectable de Bela Lugosi, ce drame horrifique rappelle les grandes possibilités du septième art au début des années 30, transformant une simple série B en quelque chose de majestueux. ****1/2

dimanche 22 décembre 2013

Film du jour: Dallas Buyers Club

Le principal intérêt de Dallas Buyers Club de Jean-Marc Vallée, ce sont les performances hallucinantes de Matthew McConaughey et de Jared Leto dans le rôle de deux hommes atteint du VIH. Ils sont remarquables, possédés par leurs personnages. Ils tranchent d'ailleurs avec cette histoire vraie qui frôle souvent l'anecdote, et dont le traitement conventionnel et la mise en scène appliquée mais sans génie empêchent le récit d'être le grand film qu'il aurait dû être. ***

samedi 21 décembre 2013

Nouveautés au cinéma: American Hustle, Fanny, Anchorman 2, Liv & Ingmar, Jean de la lune, Saving Mr. Banks, Un château en Italie

Noël approche à grand pas, apportant avec lui les bons films au cinéma, dont l'image ci-dessous...

Cela commence en force avec American Hustle de David O. Russell. Moins immédiat que son précédent Silver Linings Playbook, ce nouveau délire se veut un hommage à The Sting et Casino mais avec une bonne dose de cynisme en plus. Les personnages, pathétiques, sont incapables de s'élever de leur conditions et si l'intrigue faussement complexe révèle sont lot de surprises, on est là principalement pour la performance des comédiens qui sont tous excellents. ***1/2

Second volet de la trilogie marseillaise, Fanny de Daniel Auteuil suit l'histoire d'amour impossible entre un jeune homme embarqué en mer et son amoureuse enceinte. Toujours aussi vieillot et théâtral que le tome précédent, ce film ensoleillé s'adresse d'abord et avant tout aux fans de Pagnol et de cette langue si vive. ***

Moins surprenant que son prédécesseur mais toujours aussi drôle, Anchorman 2 d'Adam McKay est une satire complètement cinglée du journalisme et de l'information en continu. Malgré la redite et la qualité variable des blagues, il y a quelques moments cultes, dont un affrontement musclé à la toute fin qui est tout simplement hilarant. ***

Sensible documentaire sur une des plus mythiques histoires d'amour du septième art, Liv & Ingmar de Dheeraj Akolkar permet à la délicieuse Liv Ullman de parler du grand Bergman dans l'intimité. La réalisation ne casse rien, mais c'est toujours un plaisir de revivre cette belle époque où les chefs-d'oeuvre se succédaient au tournant. ***

Animation psychédélique sur un habitant de la lune tombé sur Terre qui cherche à revenir chez lui, Jean de la lune de Stephan Schesch pique la curiosité avec son côté rétro très années 60. De quoi faire oublier le propos, original mais souvent moralisateur. ***

Ne lésinant pas sur les violons dans sa façon de raconter la relation entre Walt Disney et l'auteure de Mary Poppins, Saving Mr. Banks de John Lee Hancock sent la formule à plein nez, ne surprenant ni par sa réalisation conventionnelle ni par sa jolie musique qui sature l'écran. Au moins il y a de bons acteurs, ce qui n'est pas toujours suffisant pour faire avaler la pilule. **1/2

Reprenant quelques éléments de sa vie en les romançant, Un château en Italie de et avec Valéria Bruni Tedeschi est un projet narcissique, prometteur mais assez lourd, où la soeur de Carla règle ses comptes en se moquant de sa riche famille bourgeoise. C'est sympathique pendant 30 minutes et plutôt assommant par la suite. **1/2

Film du jour: Le goût de la cerise

Film le plus connu d'Abbas Kiarostami, Le goût de la cerise est un pensum poétique sur la vie et la mort, un combat rhétorique et verbal passionnant, où de magnifiques paysages et de subtils symboles se greffent à l'action. Si le spectateur peut tout interpréter selon sa convenance, il en ressort séduit et fasciné, n'ayant seulement le goût de tout revoir pour encore mieux comprendre et apprécier. ****

vendredi 20 décembre 2013

Film du jour: Flirting with Disaster

Avant d'aller voir American Hustle de David O. Russell, pourquoi ne pas se replonger dans sa filmographie jusqu'à Flirting with Disaster, cet hilarant long métrage de 1996 qui ressemble à un film des frères Coen? Dans cette aventure d'un père de famille qui décide de retrouver ses véritables parents, l'humour coule à flot et le récit toujours imprévisible offre de beaux personnages aux comédiens, dont la qualité de la distribution demeure, encore de nos jours, assez étonnante et franchement disparate. Du gros plaisir en boîte. ***1/2

jeudi 19 décembre 2013

En attendant Her... sa musique!

En attendant la sortie du nouveau film de Spize Jonze, Her, qui doit prendre l'affiche au Québec en janvier, place à sa trame sonore signée par Arcade Fire, Karen O et leurs amis.

Un avant-goût - et un texte explicatif - se trouve sur le site de Cineplex.

Film du jour: Remorques

Présenté ce soir à la Cinémathèque québécoise dans le cadre d'une rétrospective accordée au cinéaste Jean Grémillon, Remorques dont le tournage a débuté avant la Seconde Guerre mondiale pour se terminer deux ans plus tard traite d'amour impossible (entre deux individus mariés chacun de leur côté), un thème récurent chez le dialoguiste Jacques Prévent. Sensible, poétique, magnifique et très mélancolique, le récit baigné par une lumière extraordinaire et un fabuleux noir et blanc offre des compositions déchirantes de ses interprètes, Jean Gabin et Michelle Morgan en tête. À regarder plus d'une fois, car le second visionnement sera encore meilleur que le précédent. ****

mercredi 18 décembre 2013

Sur le plateau de Elephant Song

Dans les derniers jours, je me suis aventuré sur le plateau de tournage d'Elephant Song, le nouveau film de Charles Binamé qui raconte une joute psychologique entre un médecin et un patient interné. Le long métrage tourné en anglais au coût de 6 millions de dollars met en vedette Xavier Dolan, Bruce Greenwood et Catherine Keener.

Ma visite du plateau de tournage se trouve sur le site de Cineplex.

Film du jour: Il Posto

Clairement influencé par le néoréalisme italien, Il Posto d'Ermanno Olmi suit les efforts d'un jeune homme pour se trouver un emploi. Parfois drôle et romantique, ce récit exquis distille surtout un parfum de mélancolie dans sa façon de montrer que la réalité est tout autre que le rêve, alors que le job tant désiré et la fille tant escomptée ne sont parfois que mirages. Avec ses images magnifiques et ses interprètes d'une sensibilité à fleur de peau, l'effort séduit progressivement avant de hanter complètement avant la fin. ****1/2

mardi 17 décembre 2013

Nouveautés en DVD: Prisoners, Elysium, Drinking Buddies, The Family, Jappeloup, One Direction : This is Us

Noël arrive à grand pas et si vous cherchez un cadeau de dernière minute, peut-être qu'une de ces nouveautés en DVD et en Blu-ray pourra vous plaire...

Fracassante entrée à Hollywood, Denis Villeneuve signe avec Prisoners une oeuvre haletante et stressante, trop longue mais toujours intéressante sur des pères qui sont disposés à tout pour retrouver leurs petites filles kidnappées. Les acteurs sont tous convaincants et convaincus. ***1/2

De nos jours, pratiquement personne ne possède mieux le genre de la science-fiction que le metteur en scène Neil Blomkamp. Avec Elysium, il propose une puissante métaphore sociale sur les riches et les pauvres, à l'aide d'un film d'action réglé au quart de tour, dominé par le jeu physique de Matt Damon. ***1/2

Distribué directement en DVD mais ayant le potentiel pour les salles de cinéma, Drinking Buddies de Joe Swanberg est un drame sensible sur les zones grises qui existent entre l'amour et l'amitié. Bien que le sujet ne soit pas terriblement original, le traitement s'avère assez rafraîchissant. ***

À quand le prochain bon effort réalisé par Luc Besson? Il faudra encore attendre, car malgré son humour qui touche parfois la cible, The Family n'est rien d'autre qu'une mer de clichés sur les Américains sauvages qui débarquent en Europe. **1/2

Conventionnel de A à Z, Jappeloup de Christian Duguay retrace les exploits d'un cheval et de son cavalier. À l'exception d'une ou deux scènes qui sortent du lot, on finit par s'ennuyer devant ce long métrage qui ne réserve aucune surprise. **
Mon entrevue avec le réalisateur

Mais qu'est-ce que le généralement mordant Morgan Spurlock avait à prouver en réalisant le documentaire One Direction: This is Us? Avait-il besoin à ce point d'argent? Il a beau égratigner le culte de la célébrité instantanée, son portrait manque franchement de personnalité. **

Film du jour: Anchorman: The Legend of Ron Burgundy

En attendant de savoir à quoi ressemble sa suite, il est logique de revoir Anchorman: The Legend of Ron Burgundy d'Adam McKay, qui suit la vie incroyable de journalistes colorés. Souvent drôle, parfois stupide, trop long mais avec des gags cultes, cette satire des médias offre un des rôles les plus drôles de Will Ferrell. Et il est entouré de fabuleux comédiens et des caméos à la tonne, qui fait en sorte que l'on peut revoir encore et encore ce plaisir coupable sans jamais s'ennuyer. ***1/2

lundi 16 décembre 2013

Retour sur les nominations des Golden Globes

Les nominations des Golden Globes ont été annoncées la semaine dernière et ce sont les films 12 Years a Slave et American Hustle qui mènent le mal.

Je me suis permis de revenir sur les titres sélectionnés, les longs métrages oubliés et snobés et ceux qui sont partout et qui ne le méritent pas.

Mon texte sur le sujet se trouve sur le site de Cineplex.

Film du jour: Runaway Train

Suspense qui en met plein la vue autant par la qualité de ses scènes d'action que par le soin apporté à ses personnages et à son scénario (basé sur une idée du grand Kurosawa), Runaway Train d'Andrei Konchalovsky est une oeuvre vigoureuse et plus complexe qu'elle ne le laisse paraître sur deux évades de prison qui se retrouve sur un train fou sans conducteur. Devant les affres de l'existence, il faut bien se tenir pour ne pas être largué. Dans le rôle principal, Jon Voight livre une performance monstre. L'ensemble a certainement vieilli depuis sa sortie en 1985 (la musique est assez rigolote), mais il se laisse revoir avec intérêt. ***1/2 

dimanche 15 décembre 2013

Nouveautés au cinéma: Inequality for All, Tirez la langue mademoiselle, Marius, My Prairie Home, The Crash Reel, Hobbit: The Desolation of Smaug, Tyler Perry's A Madea Christmas

Après avoir vu la totalité des nouveautés cinématographiques qui prennent l'affiche cette semaine, voici ce qu'il faut voir... et éviter.

Fascinant documentaire sur les dérives du capitalisme, Inequality for All de Jacob Kornbluth parvient à vulgariser des données complexes pour le commun des mortels. La réalisation aurait pu flirter davantage avec le cinéma, mais comme cours magistral, c'est tout simplement passionnant. ***1/2

Très mignonne romance à la Truffaut, Tirez la langue, mademoiselle d'Axelle Ropert présente des beaux personnages en trois dimensions, qui n'hésitent pas à parler d'amour et de sentiments avec humanité et candeur. Une très belle surprise. ***1/2

Daniel Auteuil aimerait bien refaire l'entière trilogie marseillaise. Avec Marius, il raconte à nouveau l'histoire impossible de deux jeunes qui s'aiment mais dont le sort va séparer. Le charme suranné de l'essai et la fragilité de l'interprétation tend à apporter du soleil à cette entreprise au rythme un peu trop chancelant et à la mise en scène beaucoup trop théâtrale. ***

Intéressant documentaire sur la marginalité et la musique, My Prairie Home de Chelsea McMullan plonge dans le quotidien d'un chanteur transgenre qui expose sa souffrance et son enfance à l'aide de ses jolies chansons. L'ensemble est un peu long, mais on embarque aisément. ***

Autre documentaire (encore!) cette fois sur un espoir de snowboard qui s'est blessé sérieusement, The Crash Reel de Lucy Walker fait frissonner dans sa façon de montrer des rêves qui se transforment en cauchemars. On serait toutefois attendu à un traitement moins sensationnaliste et moralisateur des faits. ***

Supérieur au tome précédent, Hobbit: The Desolation of Smaug de Peter Jackson demeure encore une fois un ersatz de la précédente trilogie de son auteur. L'histoire est étirée et mal développée, les personnages manquent de profondeur, il y a trop de scènes d'action interchangeables, les effets spéciaux (ou la 3D) ne sont pas toujours au point et que dire de cette histoire d'amour inutile qui a été rajoutée pour passer le temps? Au moins, lorsqu'on arrive au dragon à la toute fin, le plaisir peut enfin commencer. **1/2

Pas le pire effort de son créateur mais tout de même un long métrage bâclé et quelconque, Tyler Perry's A Madea Christmas est une comédie dramatique sur la solidarité et le racisme. Les fans seront comblés. Les autres passeront, comme d'habitude, leur chemin. **

Film du jour: Slacker

Oeuvre qui a marqué le cinéma américain indépendant du début des années 90, Slacker de Richard Linklater est un exercice intéressant: suivre des dizaines de personnages différents d'une même ville, dont les obsessions et les appréhensions se rejoignent au tournant. Même si la démarche paraît un peu superficielle et répétitive, le cinéaste parvient à prendre le pouls d'une génération  (les jeunes dans la jeune vingtaine). Surtout qu'il offre au passage une mise en scène élaborée, peuplée de de longs plans séquences. Comme quoi il est possible de faire des miracles avec des budgets minuscules. ***1/2

samedi 14 décembre 2013

Entrevue avec Axelle Ropert pour Tirez la langue, mademoiselle

Présentant un charmant triangle amoureux digne d'une oeuvre de Truffaut, Tirez la langue, mademoiselle est le sympathique nouveau film de la réalisatrice et scénariste Axelle Ropert, aussi connue pour son travail de critique et de journaliste.

Pour tout savoir sur ce délicieux long métrage, je vous invite à lire mon entrevue avec la cinéaste, qui se trouve dans les pages du Journal Métro.

Film du jour: The Traveller

Premier véritable film d'Abbas Kiarostami, The Traveller raconte l'histoire d'un garçon qui fera n'importe quoi pour assister au match de foot de son équipe préférée. Clairement influencé par le cinéma social de De Sica et la technique d'Ozu, ce joli long métrage simple et délicat au message universel va droit au coeur, annonçant la naissance d'un maître du septième art qui n'allait que prendre du galon, développant sans concession un style qui lui sera propre. ***1/2

vendredi 13 décembre 2013

Entrevue avec Daniel Auteuil pour Marius et Fanny

Pour fuir le froid et la grisâtre de l'hiver, il n'y a rien de mieux que de s'enfermer dans une salle de cinéma et d'aller voir Marius (en salle dès aujourd'hui) et Fanny (dès le 20 décembre) de Marcel Pagnol, deux films qui sont réalisés - et interprété - par Daniel Auteuil.

J'ai eu la chance de discuteur avec le grand acteur français. Mon entrevue se trouve dans les pages du Journal Métro.

Film du jour: Loulou

Sans être le meilleur film de Maurice Pialat, Loulou demeure un beau concentré de sa méthode, qui mélange improvisation et cadrage strict, goût de bouleverser les acquis et de choquer, d'embrasser les thèmes de l'existence en se fiant d'abord et avant tout aux émotions et non à l'histoire. S'il ne semble rien se passer dans ce triangle amoureux où une femme d'une certaine classe sociale décide de plaquer son amoureux pour un homme sans travail, on en devient vite bouleversé, à la fois par cette fixation du réel et par le chimie entre Isabelle Huppert et Gérard Depardieu. Les amateurs de papa Cassavetes risquent de beaucoup aimer. ***1/2

jeudi 12 décembre 2013

Les nominations des Golden Globes

Les nominations de la 71e édition des Golden Globes ont été annoncées ce matin. 12 Years a Slave et American Hustle sont cités à sept reprises.

Pour tout savoir sur le sujet, je vous invite à consulter mon article qui se trouve sur le site de Cineplex.

Film du jour: Vital

Shinya Tsukamoto est un cinéaste excessif, dont la mise en scène vient souvent donner tout son sens à ses films. S'il s'est un peu calmé pour Vital, c'est que le récit parle de lui-même. En suivant un homme amnésique qui commence à se rappeler de son passé en jouant du scalpel dans son ancienne amoureuse (rien de moins), le réalisateur japonais signe une oeuvre à la fois poétique et grotesque, parfois plombée par un rythme inconsistant mais aussi d'excellentes idées narratives et visuelles. ***

mercredi 11 décembre 2013

Film du jour: Close-Up

Retravaillant un fait divers de la réalité à travers une docu-fiction (le procès d'un homme qui est accusé d'avoir personnifié un cinéaste connu), Abbas Kiarostami propose avec Close-Up un fascinant opus sur le vrai et le faux, où plus on s'approche de la réalité et plus elle devient floue. Volontairement répétitif et verbeux, l'exercice ne sera pas pour tous, mais les plus patients y trouveront une oeuvre nécessaire, qui ne ressemble qu'à elle-même. ****

mardi 10 décembre 2013

DVD : Camille Claudel 1915, Une jeune fille, Vous n'avez encore rien vu, The Conjuring, Cherchez Hortense, The Berlin File, Kick-Ass 2, Despicable Me 2, Adore, Fast & Furious 6, Lac mystère, Battle of the Year

Il y a pas mal de choix intéressants cette semaine au rayon des nouveautés en DVD et en Blu-ray. Plus qu'en salle, d'ailleurs...

Camille Claudel 1915 de Bruno Dumont qui raconte le pauvre sort de l'artiste dans un centre psychiatrique se retrouvera à coup sûr dans notre palmarès de fin d'année. Un véritable électrochoc avec une Juliette Binoche au sommet de son art. ****

Possiblement le meilleur film québécois de 2013, Une jeune fille de Catherine Martin est une oeuvre toute simple mais majestueuse sur deux solitudes qui s'apprivoisent. Le duo formé d'Ariane Legault et de Sébastien Ricard est irréprochable. ****

Alors qu'on attend encore que la version québécoise voit le jour en DVD, voici que l'édition américaine de Vous n'avez encore rien vu d'Alain Resnais arrive par la porte d'en arrière. Il ne faudrait pas manquer ce grand opus ludique où théâtre et cinéma ne font qu'un. ****

À la fois angoissant et intelligent, The Conjuring de James Wan est un film d'horreur à l'ancienne, qui paye des hommages à tous les projets mettant en scène un exorcisme tout en développant son propre style. Qui sait, peut-être que cela deviendra une référence dans quelques années. ***1/2

On rit souvent jaune en regardant Cherchez Hortense de Pascal Bonitzer, une comédie dramatique très française sur un homme en pleine crise existentielle. Jean-Pierre Bacri y est magnifique. ***1/2

Sorte de Jason Bourne à la sauce coréenne, The Berlin File de Ryoo Seung-wan captive davantage par la qualité de ses scènes d'action que de son scénario inutilement compliqué. ***

Moins rafraîchissant que son prédécesseur, Kick-Ass 2 de Jeff Wadlow s'avère tout de même une hilarante satire de société, ponctuée de grande violence graphique qui fait mal. ***

On avait beaucoup aimé le premier, mais Despicable Me 2 de Chris Renaud et Pierre Coffin sent la redite, avec ses Minions énervants, son intrigue moralisatrice et ses gags qui tombent à l'eau. **1/2

La réalisatrice Anne Fontaine adore choquer. Elle fend cependant l'air avec Adore, un drame psychologique sur un quatuor amoureux quasi incestueux. Les images et les actrices sont superbes, sauf qu'au niveau de la vraisemblance, il faudra repasser. **1/2

Il est difficile de ne pas être ému par le décès soudain et brutal de Paul Walker. Ce n'est toutefois pas en regardant Fast & Furious 6 de Justin Lin que l'on retrouve le moral tant la production est bâclée et répétitive. **

Moins consternant que Cadavres, Lac mystère d'Érik Canuel n'en demeure pas moins un effort quelconque, qui vampirise son intrigue potable (un homme s'isole pour retrouver la paix) pour en soutirer des effets chocs gratuits. **

Quoi, un autre long métrage sur la danse? Eh oui! Sans être le pire du lot, Battle of the Year de Benson Lee n'a absolument rien d'inédit ou de nouveau à dire sur le sujet. Il n'y a que les fans du genre qui seront ravis. **

Film du jour: Mary Poppins

Pour souligner son 50e anniversaire l'année prochaine, le Mary Poppins de Robert Stevenson reçoit la totale de la part de Disney: une magnifique nouvelle édition Blu-ray avec une image et un son améliorés et plein de nouveaux suppléments. Pourtant, on y retourne pour son histoire si féerique et touchante d'une gouvernante qui aide des enfants délaissés et ses chansons illustres, qui mettent instantanément de bonne humeur. Certainement une des plus belles comédies musicales jamais inventées. ****1/2

lundi 9 décembre 2013

Film du jour: Flunky, Work Hard

Petit film muet d'à peine 28 minutes, Flunky, Work Hard montre tout le talent du cinéaste Mikio Naruse. Il y a de l'humour qui fait beaucoup sourire, des drames qui font pleurer, une critique du travail et des classes sociales et un regard humaniste sur les relations familiales. Tout cela à travers le portrait d'un vendeur d'assurances et de son jeune fils turbulent. ****

dimanche 8 décembre 2013

Nouveautés au cinéma: Out of the Furnace, Grand Central, Conte du Mile End, Il était une fois les Boys

Il s'agit d'une petite semaine d’accalmie en attendant les grosses sorties de décembre qui débutent prochainement avec la suite de The Hobbit...

On peut tout d'abord attraper le très bon Out of the Furnace de Scott Cooper (Crazy Heart), douloureux portrait de l'Amérique pendant la présente crise financière, où un homme cherche à sauver son frangin qui s'est mis dans le pétrin. Le récit est composé de main de maître, la tension est palpable est l'interprétation (surtout de Christian Bale et de Woody Harrelson) s'avère admirable. ***1/2

C'est également le cas de Grand Central, second long métrage de la très douée Rebecca Zlotowski (Belle épine), qui raconte une histoire d'amour au temps du nucléaire en fracassant les genres, alliant par exemple naturalisme et esthétisme léché. Le symbolise peut être lourd, mais le jeu des comédiens (Tahar Rahim, Léa Seydoux, Olivier Gourmet...) fait oublier ce léger inconvénient. ***1/2

Un brin moins mémorable est Conte du Mile End de Jean-François Lesage, sorte de documentaire éthéré sur un homme qui questionne son entourage et les gens de son quartier sur l'amour et la fidélité. Si l'on sent le sujet s'étioler rapidement, l'atmosphère séduit amplement. ***

Gros film populaire moins pire qu'il ne le laisse paraître (sans être tout de même très intéressant), Il était une fois les Boys de Richard Goudreau revient à la genèse de nos joueurs de hockey préférés, à Noël 1967 plus exactement. Entre l'humour de bas étage et le drame plus soutenant, on y préfère ce dernier choix, bien qu'il soit accompagné de tous les abus de morales possibles et inimaginables. **1/2 

Et Diego Star dans tout ça? Je me promets d'aller le voir très prochainement.

Film du jour: Nuit et brouillard

Possiblement le meilleur documentaire de tous les temps (rien de moins), Nuit et brouillard d'Alain Resnais demeure l'ultime essai sur la Seconde Guerre mondiale. 32 petites minutes, c'est tout ce qu'il faut pour revivre l'horreur de l'holocauste. Le portrait y est complet, l'émotion vive, les images extraordinaires et le spectateur en ressort secoué d'avoir assisté à quelque chose grand et inoubliable. *****

samedi 7 décembre 2013

Entrevues pour Grand Central

Très belle romance sous fond de nucléaire, Grand Central de Rebecca Zlotowski peut compter dans ses rangs sur deux excellents comédiens (Tahar Rahim, Léa Seydoux) qui font toute la différence.

J'ai d'ailleurs pu rencontrer la cinéaste et l'acteur lors de leur passage à Cinemania en novembre dernier.

Mes entrevues se trouvent sur le site de Cineplex.

Film du jour: L'esprit de la ruche

Classique du cinéma espagnol, L'esprit de la ruche de Victor Erice traite, par cette histoire si simple et bouleversante d'une petite fille qui aide un inconnu, des conséquences du régime sous Franco. Les métaphores sociales, politiques et personnelles sont puissantes, la réalisation âpre au rythme éthéré hypnotise et fascine instantanément et le jeu criant de vérité de tous les interprètes confèrent à cet opus une place importante au sein du septième art. ****1/2

vendredi 6 décembre 2013

Entrevues pour Il était une fois les Boys

Prequel à la série de films la plus populaire au Québec, Il était une fois les Boys ramène nos personnages préférés à l'adolescence, alors qu'ils ne pensent qu'au hockey et aux filles.

Pour l'occasion, voici un tour d'horizon des «nouveaux» boys, qui incarnent les Marc Messier, Rémy Girard et autres Pierre Lebeau jeunes.

Ma présentation des joueurs se trouve sur le site du Métro.

Film du jour: This is the End

Probablement la comédie américaine la plus folle et éclatée de 2013, This is the End de Seth Rogen et Evan Goldberg est un gros trip entre amis, où des acteurs (Rogen, mais aussi Jay Baruchel, James Franco, Jonah Hill...) jouent leur propre rôle dans une farce drôle et irrésistible, certainement trop longue et répétitive, mais si charmante et hilarante. La fin du monde n'aura plus jamais le même goût. ***1/2

jeudi 5 décembre 2013

Film du jour: Gaz Bar Blues

Gaz Bar Blues de Louis Bélanger célèbre cette année son dixième anniversaire. Avec le recul, on réalise qu'il s'agit d'un des meilleurs longs métrages québécois de la dernière décennie, qui traite à la fois du personnel (le figure du père, la famille, la maladie, l'amitié) et de l'universel (la chute du mur de Berlin, la disparition des stations-services et tous ces mondes qui s’évanouissent), le tout avec humour et gravité, bénéficiant d'une trame sonore exquise et de fabuleux interprètes. Décidément, il s'agit d'un grand film. ****

mercredi 4 décembre 2013

Les films à voir pendant les fêtes

Il reste moins qu'un mois à 2013. Avec l'arrivée des Fêtes, pourquoi ne pas aller au cinéma pour se divertir ou se préparer pour la cérémonie des Oscars?

Mais quoi voir avec toutes ces sorties qui se multiplient comme un chat en rut?

Pour vous aider dans vos choix, j'ai compilé une liste de 10 longs métrages à ne pas manquer. Mes sélections se trouvent sur le site de Cineplex.

Film du jour: Thieves' Highway

Maître du film noir, le cinéaste Jules Dassin décide de le mélanger au mélo social dans Thieves' Highway, une oeuvre parfois lourde mais édifiante sur le sacrifice d'un homme qui, pour sauver l'honneur de son père, se lance à la poursuite de l'individu qui lui doit de l'argent. On pense beaucoup au cinéma de Clouzot dans la concoction des scènes d'action et de la beauté de la photographie en noir et blanc. La fin arrive peut-être comme un cheveu sur la soupe et le rythme aurait pu resserré. Mais dès que les défauts s'affichent, on n'a qu'à porter attention sur les comédiens, tous excellents. ***1/2