vendredi 17 avril 2015

Entrevue et critique Corbo

Pour la sortie de Corbo, ce très joli long métrage québécois sur un adolescent qui, dans les années 60, décide de se joindre au FLQ, je vous propose une entrevue avec son réalisateur Mathieu Denis et une critique du film.

Bonne lecture et bon cinéma!

Film du jour: Rhapsodie en août

Comme souvent chez les grands réalisateurs, les derniers films sont autobiographiques. C'est le cas pour Akira Kurosawa qui parle des conséquences de la Seconde Guerre mondiale et de la nécessité de se souvenir dans son très beau Rhapsodie en août. Sans égaler ses classiques, cette oeuvre fine, un brin didactique et moralisatrice mais toujours efficace, se découvre comme un poème sincère qui va droit au coeur. ****

jeudi 16 avril 2015

Film du jour: Au revoir les enfants

Dernier grand film de Louis Malle et peut-être son oeuvre la plus personnelle, Au revoir les enfants est une fresque grandiose sur le quotidien d'un collège de garçons pendant la Seconde Guerre mondiale. Le ton naturaliste presque documentaire apporté par la mise en scène et les prestations des jeunes comédiens confère à l'opus un ton unique. Et si on rajoute à ça une vision unique de l'enfance et des thèmes abordés avec soin et sincérité, on obtient une création bouleversante, à chérir dans n'importe quelle collection. ****1/2

mercredi 15 avril 2015

Film du jour: Rope

Ancêtre de Birdman, Rope est un film minutieusement calculé de la part d'Alfred Hitchcock, qui multiplie les plans séquences pour rendre palpable ce suspense sardonique sur deux amis qui cachent la mort d'un camarade à leur entourage. Les dialogues brillants, l'interprétation savoureuse et le récit inspiré d'un fait divers véridique renforcent le bonheur éprouvé. ****

mardi 14 avril 2015

Nouveautés en DVD : The Babadook, Adieu au langage, Big Eyes, God Help the Girl, Escobar – Paradise Lost, Woman in Black : Angel of Death, Kidnapping Mr. Heineken, The Man With the Iron Fists 2, Son of a Gun

Pendant que la chaleur montre enfin le bout de son nez, c'est un vent glacial qui souffle sur les sorties en DVD et en Blu-ray.

On peut toutefois apprécier le travail de Jennifer Kent sur The Babadook qui élève le film d'horreur, mélangeant tension dramatique et folie psychologique. Intense! ***1/2

Répétant sans cesse les mêmes discours depuis plus de 30 ans, Jean-Luc Godard demeure pertinent. Surtout qu'avec Adieu au langage, il offre une des 3D les plus intéressantes et nécessaires. ***

Tim Burton retrouve la forme avec Big Eyes, un biopic ludique sur un couple de peintres de San Francisco. C'est gentil, sympathique, oubliable mais campé par de très bons comédiens. ***

Un long métrage sous le sceau du groupe de musique Belle et Sebastian, cela donne God Help the Girl de Stuart Murdoch, une fantaisie légère et très sucrée qui énerve et met de bonne humeur. **1/2

Petit détour vers la série B grâce à Escobar - Paradise Lost d'Andrea Di Stefano, où les faits sont mélangés à une intrigue rocambolesque et poussive. Pas très recommandable. **1/2

Ça l'est toutefois plus que Woman in Black: Angel of Death de Tom Harper, une suite quelconque qui ne soutire aucun réel frissons. **

En recréant un réel enlèvement avec Kidnapping Mr. Heineken, Daniel Alfredson a oublié d'y insuffler une tension et un rendu pleinement cinématographique. **

Alors que le premier tome faisait sourire, The Man With the Iron Fists 2 de Roel Reiné explore les mêmes thèmes et univers sans rien proposer de nouveau. Ce n'est même pas un plaisir coupable. **

Il n'y a rien à prendre au sérieux dans Son of a Gun de Julius Avery, qui reprend tous les clichés liés aux films de prison. C'est rigoureux par endroits, mais finalement assez quelconque. **
Ma critique sera bientôt disponible

Film du jour: Bright Future

Spécialiste du néo-thriller, Kiyoshi Kurosawa a essayé de changer de genre avec Bright Future, où il racontait la quête parfois absurde de gens qui étaient fascinés par une méduse. Le scénario cérébral et l'interprétation détachée ne faisaient pas toujours bon ménage avec la mise en scène fauchée. S'il y avait plusieurs idées brillantes, les ruptures de tons et ce côté inabouti pesaient lourds dans la balance. Au moins le cinéaste s'est repris magnifiquement quelques années plus tard avec son puissant chef-d'oeuvre Tokyo Sonata. ***

lundi 13 avril 2015

Film du jour: The Howling

Il y a de bien belles choses qui émanent de The Howling de Joe Dante, surtout dans sa première partie. Que l'on pense à l'atmosphère digne de John Carpenter, l'ambiance à la Brian De Palma ou cette façon de revisiter le mythe du loup-garou. Le tout se gâche un peu par la suite, lorsque les personnages s'isolent dans le bois. Pourtant, impossible de ne pas en ressortir avec un malin mélange de peur et de sourires. ***