dimanche 18 mars 2012

Film du jour: Zabriskie Point

En cette période marquée par des révoltes étudiantes, on imagine très bien un petit génie sortir sa caméra et y aller d'un trip visuel et surtout social à la Zabriskie Point. Pour son premier film en territoire américain, Michelangelo Antonioni met à l'avant-plan ses figures visuelles qui ont fait sa renommée, suivant cette fois l'errance d'une jeunesse en quête de repères. Le résultat, sans être aussi flamboyant que ses précédents classiques, capte parfaitement l'ère du temps, s'inscrivant dans l'inconscient, créant rapidement une accoutumance. ****

samedi 17 mars 2012

Entrevue Mort subite d'un homme-théâtre

Documentaire éclairant sur l'acteur et metteur en scène Robert Gravel, Mort subite d'un homme-théâtre revient sur ses préoccupations artistiques.

Je me suis entretenu avec son réalisateur, Jean-Claude Coulbois, pour parler de son nouvel essai qui parle abondamment de culture, du théâtre et du Québec.

Mon entrevue se trouve sur le site du quotidien Métro.

Film du jour: I Am Bruce Lee

Présenté ce soir dans quelques cinémas Cineplex, le documentaire I Am Bruce Lee de Peter McCormack donne la parole à quelques personnalités qui ont été influencé par la légendaire star qui décédée beaucoup trop tôt. De facture télévisuelle avec un montage saccadé et étourdissant digne de MTV, cet essai n'apprendra pas grand-chose aux fans de l'acteur. Mais comme introduction à un public non-demandant, le potentiel y est, ce qui contraste avec l'intérêt qui va-et-vient tout au long de l'effort. **1/2

vendredi 16 mars 2012

Toutes nos envies, Jiro Dreams of Sushi, Mort subite d'un homme-théâtre, 21 Jump Street, L'empire Bossé

Une semaine assez tranquille au niveau des sorties au cinéma où il n'y a aucun film majeur ni superproduction hollywoodienne.

En adaptation très librement un roman d'Emmanuel Carrère, Philippe Lioret propose avec Toutes nos envies une réflexion sur le surendettement, la justice sociale et la maladie à travers les combats d'une jeune battante. Très bien interprétés par Marie Gillain et Vincent Lindon, le film évite de justesse le pathos. Cela dit, le cinéaste n'arrive pas, comme sur ses précédents Welcome et Je vais bien, ne t'en fais pas, à offrir de grands moments de cinéma. En demeure alors un très bon long métrage, ce qui est déjà beaucoup.

Documentaire sur un des chefs les plus populaires du Japon, Jiro Dreams of Sushi de David Gelb est un portrait juste et sensible d'un art et d'une façon de vivre sa vie. Plus que par sa mise en scène limitée, l'essai fait des parallèle ingénieux entre la mentalité de son sujet et la rigidité de la société japonaise. La musique extrêmement mélodique (de Max Richter, de Philip Glass) rajoute ce petit plus qui fait tellement de bien.

Avec Mort subite d'un homme-théâtre, le réalisateur Jean-Claude Coulbois propose un documentaire éclairant sur l'artiste Robert Gavrel en s'intéressant particulièrement à son parcours théâtral. La réalisation ne paye pas de mine, sauf que ce qui en ressort intéressera à coup sûr l'amateur d'art et de culture québécoise.

Transposition hilarante d'une vieille série américaine, 21 Jump Street de Phil Lord et Chris Miller n'est pas là pour révolutionner l'art le style comique. Ce retour à l'école de deux policiers est plutôt un prétexte pour multiplier les gags tordants et les situations disjonctées. Jonah Hill et Channing Tatum s'en donnent à coeur joie.

L'empire Bossé de Claude Desrosiers aurait pu être cette grande fresque sur les hommes de pouvoir et le Québec des 50 dernières années. Il s'agit plutôt d'une farce qui tombe à l'eau, étant beaucoup trop caricaturale et gentille. Du coup, on ne retient que quelques moments vraiment savoureux... et on cherche à oublier le reste qui ne fonctionne tout simplement pas.

Film du jour: Je vais bien, ne t'en fais pas

En compagnie de Welcome, Je vais bien, ne t'en fais pas est le film le plus maîtrisé de Philippe Lioret. Il s'agit également de son plus bouleversant. Cette histoire simple mais si passionnante d'une fille qui est à la recherche de son frère jumeau va droit au coeur. Le jeu sensible de Mélanie Laurent, la performance sobre de Kad Merad, la musique extrêmement mélodique de Nicola Piovani et les sujets délicats de la trame narrative qui épousent si bien le livre d'Olivier Adam (un des plus grands auteurs de notre époque) sont autant de raisons de s'abandonner et de pleurer pratiquement du début à la fin. ****

jeudi 15 mars 2012

Top 10 des acteurs irlandais

Comme la Saint-Patrick arrive à grand pas, voici mon top 10 des acteurs irlandais.

Le palmarès se retrouve sur le site de Cineplex en suivant le lien suivant.

Film du jour: Dog Eat Dog

Reprenant le schéma classique d'un butin qui fait beaucoup de morts autours de lui, le film colombien Dog Eat Dog de Carlos Moreno ne renouvelle pas le genre, ce qui ne l'empêche pas d'offrir sa propre version personnelle à l'aide d'une mise en scène contrôlée, d'une charge d'hémoglobine maculée d'humour noir et de solides interprètes peu connus. Les fans de Tarantino des frères Coen et de Guy Ritchie sont déjà en train de saliver. ***1/2