dimanche 25 février 2018

Film du jour: Tom Jones

Disponible à partir de mardi dans la prestigieuse édition Criterion, Tom Jones de Tony Richardson demeure un des longs métrages britanniques les plus populaires des années 60. Récompensé de quatre Oscars (dont celui du meilleur film), ce divertissement de grande classe est drôle, sexy et mouvementé, pimenté de trouvailles visuelles et d'un montage tonitruant. S'il y a un rôle pour lequel on se souviendra éternellement d'Albert Finney, c'est bien celui-ci. ****

samedi 24 février 2018

Sorties au cinéma: Faute d'amour, Annihilation, Les gardiennes, Pour vivre ici, Mom & Dad, Every Day, Nelly & Simon: Mission Yéti

Les auteurs s'animent cette semaine dans un cinéma près de chez vous...

Faute d'amour/Loveless: Le maître russe Andreï Zviaguintsev est de retour avec une nouvelle et féroce parabole politique, dans la lignée de son grandiose Léviathan. Chaque petit détail est analysé au peigne fin et si la démarche pourra paraître maniérée, l'impact s'avère implacable, s’abattant à la fois sur la famille moderne que sur la Russie à la croisée des chemins. ****

Les gardiennes: Fait à l'ancienne avec ses images soignées, ses mélodies inspirantes de Michel Legrand et son doux rythme des saisons qui permettent de mieux saisir l'Histoire et l'essence des personnages, ce très beau film au féminin signé Xavier Beauvois permet de découvrir l'immense talent d'Iris Bry. Il y a quelques scènes (les mains sur la roche, la finale) qui ne finiront pas d'émouvoir. ***1/2

Annihilation: Après son surprenant Ex Machina, Alex Garland demeure dans la science-fiction avec cette oeuvre hypnotisante qui emprunte aux maîtres du genre (Tarkovski, Kubrick) tout en gardant sa propre personnalité. On en ressort fasciné par tant de métaphores. ***1/2

Pour vivre ici: Sans renouer avec ses meilleurs efforts, Bernard Émond parvient à faire oublier son pénible Le journal d'un vieil homme avec cette variation sur Voyage à Tokyo d'Ozu. C'est parfois trop lourd et littéraire, mais les propos sont nécessaires, la réalisation parsemée de lumière et encore une fois, Élise Guilbault se dépasse dans le rôle principal. ***

Mom & Dad: Cette série B d'exploitation sur des parents qui tentent d'éliminer leurs propres enfants fait sourire mais elle tient difficilement la route sur un film entier. Reste un Nicolas Cage en belle forme, dont la folie cadre enfin au récit. **1/2

Every Day: Même si elle est moins stupide que la moyenne du genre, cette romance pour adolescents signée Michael Sucsy croupit sous ses clichés et ses faibles risques. On en retient la performance délectable d'Angourie Riche et la jolie trame sonore. **1/2

Nelly & Simon: Mission Yéti: Ce rare long métrage animé québécois vise les enfants et les jeunes adolescents avec ses leçons de courage. C'est sans temps mort, amusant et plutôt divertissant mais au final bien mince et peu mémorable. **1/2

Film du jour: Une femme fantastique

Sélectionné aux Oscars dans la catégorie du meilleur film en langue étrangère, Une femme fantastique de Sebastian Lelio est un joli portrait de femme, dans la lignée de son précédent Gloria. Une oeuvre simple mais sensible sur la perte, l'identité et la discrimination, portée par une interprète d'exception. Au sein d'une structure classique mais efficace, quelques moments musicaux et oniriques font un bien fou, créant une tumulte d'émotions. ***1/2

vendredi 23 février 2018

Entrevue Nelly et Simon: Mission Yéti

Pour souligner la sortie de l'animation québécoise Nelly et Simon: Mission Yéti, je me suis entretenu avec ses deux réalisateurs (Pierre Greco, Nancy Florence Savard) et deux doubleurs (Sylvie Moreau et Guillaume Lemay-Thivierge). Mes entrevues se trouvent dans les pages du journal Métro.

Film du jour: Burn Out ou la servitude volontaire (RVQC)

Que l'on aime ou pas Michel Jetté (Hochelaga, Histoire de Pen, BumRush), son cinéma s'avère généralement divertissant, et gratifiant en plusieurs occasions. C'était avant Burn Out ou la servitude volontaire, une satire ridicule de notre société de performance, qui irrite profondément par son scénario risible, ses dialogues consternants et ses interprètes peu convaincants. Ses prétentions sont tellement immenses qu'on finit par hurler de rire... mais jamais pour les bonnes raisons! Voilà un film qu'on risque de se rappeler très longtemps... *

jeudi 22 février 2018

Quelques films à voir aux RVQC

Les Rendez-vous Québec Cinéma ont débuté hier et se tiennent jusqu'au 3 mars. Pour l'occasion, voici quelques suggestions de films à voir au quotidien. Mes choix se trouvent sur le site de Cineplex.

Film du jour: Abacus: Small Enough to Jail

Nommé aux Oscars, Abacus: Small Enough to Jail de Steve James est un documentaire prenant sur une banque du Chinatown à New York, qui a été salie par des accusations dans la mouvance de la crise économique de 2008. Plus encore qu'un suspense foudroyant, il s'agit d'un effort sensible et universel sur la communauté et ses membres. L'essai ne brise aucune convention technique, mais sa façon de saisir l'essence des êtres et des gens force l'admiration. Au Cinéma du Parc dans le cadre des RIDM+. ***1/2