vendredi 18 avril 2014

Entrevues Fermières

Documentaire sur le mythique Cercle de Fermières qui a marqué le Québec, Fermières est un premier long métrage sensible de la part d'Annie St-Pierre.

J'ai pu rencontrer la généreuse réalisatrice pour discuter de ce projet qui lui tient tant à coeur. Mon entrevue se trouve sur le site de Cineplex.

Film du jour: Tokyo Chorus

Film muet d'Ozu se déroulant pendant la Grande Dépression, Tokyo Chorus met en scène un père qui perd son emploi alors qu'il avait promis des cadeaux à ses enfants. Comédie souvent drôle où les acteurs se donnent à la fond, cette oeuvre simple et douce se veut également très mélancolique, annonçant les grandes fresques à venir de son créateur. Léger comme le vent et parfait en attendant que le printemps s'installe véritablement. ***1/2

jeudi 17 avril 2014

Film du jour: The Informer

Au rayon des meilleurs opus de John Ford, on parle peu de The Informer, son superbe suspense de 1935 sur un homme pauvre qui décide de dénoncer un ami pour toucher une large somme d'argent et ainsi refaire sa vie en Amérique. C'est dommage, parce que cette oeuvre sublime, magnifiée par sa superbe photographie en noir et blanc, sa musique très atmosphérique et le jeu impressionnant de Victor McLaglen, s'élève au niveau de la tragédie par ses thèmes implacables et son symbolisme omniprésent. ****1/2

mercredi 16 avril 2014

François Cluzet en 5 films

Pour la sortie québécoise de son nouveau long métrage En solitaire, voici un tour d'horizon de la carrière de l'acteur François Cluzet, que j'ai résumé en cinq films.

Mon texte et mes choix se trouvent sur le site de Cineplex.

Film du jour: Tant qu'on a la santé

Le génie du réalisateur Pierre Étaix est de satiriser des éléments de la vie de tous les jours pour faire rire avec intelligence et sensibilité. C'est ce qu'il fait dans son très bon Tant qu'on a la santé, cette succession de quatre vignettes sur le mal-être quotidien, où il est difficile de s'endormir le soir, où il est pratiquement impossible de regarder un film en paix au cinéma, où la ville est une société malade et où le campagne n'est plus le lieu propice pour être tranquille. Les sourires sont constants et si le tout s'avère parfaitement prévisible, il s'agit de l'antidote idéal pour redevenir de bonne humeur. ***1/2

mardi 15 avril 2014

Nouveautés en DVD: In the Name Of, Philomena, Ride Along, Black Nativity

Il s'agit d'une très petite semaine au niveau des sorties DVD et Blu-ray, avec la présence de deux très bons titres et de deux productions à éviter (bon, je n'ai pas encore vu Confession of Murder, The Invisible Woman et The Secret Life of Walter Mitty, mais un jour, ça c'est certain).

On recommande tout d'abord In the Name Of de Malgorzata Szumowska (Elles), ce drame émouvant et sensible sur un prêtre qui tombe en amour avec un adolescent dont il prend soin. Le récit est mené avec tact et l'interprétation est de qualité supérieure. ***1/2

Puis il y a le bouleversant Philomena de Stephen Frears, cette histoire vraie sur un journaliste qui tente d'aider une vieille femme à retrouver son fils. Le climat de l'époque est magnifiquement rendu et les acteurs s'avèrent époustouflants. ***1/2

Traditionnel long métrage sur un duo mal assorti, Ride Along de Tim Story reprend mécaniquement cette formule, confrontant l'énervant Kevin Hart au stoïque Ice Cube. Il y a quelques gags valables, mais comme comédie policière, il s'est fait bien mieux. ** 

Drame musical poussif, moralisateur et mélodramatique se déroulant pendant la période de Noël, Black Nativity de Kasi Lemmons accumule les clichés les plus grossiers. Ce n'est pas parce que le message est bon que le traitement l'est nécessairement. *1/2

Film du jour: Fulltime Killer

La filmographie de Johnnie To est longue et riche. Il est pourtant difficile de trouver un film aussi fou, divertissant et chargé d'adrénaline que Fulltime Killer, où deux tueurs à gages tentent de savoir qui est le plus grand. Même si le scénario ne fait pas toujours de sens, les scènes d'action sont spectaculaires à souhait, alors que la réalisation décoiffe et que les emprunts cinématographiques font rire aux larmes. Du gros bonbon qui enlève n'importe quel mal de tête. ***1/2