dimanche 23 juillet 2017

Les films préférés de... Patrick Bruel

En plus d'être un populaire chanteur, Patrick Bruel mène une carrière enviable au cinéma, ayant tourné avec les plus grands cinéastes (Chabrol, Lelouch, Pollack, Deville, Miller) tout ayant remporté un César pour Le Prénom. Je l'ai rencontré peu avant la sortie de Un sac de billes et je lui ai demandé quels étaient ses films préférés. Voici sa réponse...

« J'ai toujours le réflexe de dire Le Parrain. Parce que ça englobe tellement de qualités à tous les niveaux: cinématographiques, l'histoire, le propos sous-jacent, les doubles sens, etc.

À côté de ça, j'ai une culture cinématographique très riche. J'ai vu beaucoup, beaucoup de films lorsque j'étais très petit. Mes premières émotions ça commence avec Z, avec If..., avec Serpico, avec L'épouvantail, Taxi Driver, les films de Sautet comme César et Rosalie, Classe tous risques et Max et les ferrailleurs, avec les films de Marcel Carné, le cinéma des années 30, des années 50. J'ai été ébloui par le cinéma de Capra, de Lubitsch. Ça va très loin.

Après il y a les metteurs en scène beaucoup plus contemporains. Vous en avez un paquet ici au Québec. Le travail de Denis Villeneuve, de Jean-Marc Vallée, de Xavier Dolan, de Denys Arcand: c'est formidable. J'avais été très impressionné par Les invasions barbares. Je pense que ce film a influencé toute une génération de metteurs en scène. »

Films du jour à Fantasia: Jojo's Bizarre Adventure: Diamond is Unbreakable & Shinjuku Swan II

Pour son 101e film (!), Takashi Miike adapte le roman culte Jojo's Bizarre Adventure. Comme trop souvent par le passé, le cinéaste nippon sabote son sujet en versant dans une surabondance d'outrance mais rien qui vient vraiment solidifier le propos. L'ensemble surexcité tourne rapidement à vide et le plaisir cède vite le pas à l'ennui. **

Autre réalisateur qui tourne plus vite que son ombre, Sion Sono est de retour avec Shinjuku Swan II. Autant le premier volet s'avérait bien sympathique, autant la suite étire une maigre idée sur 133 minutes. Le procédé, extrêmement répétitif, lasse malgré quelques passages sympathiques et kitsch. Si seulement le metteur en scène était allé plus à fond dans sa satire des productions anonymes... au lieu d'en offrir une ! **

samedi 22 juillet 2017

Sorties au cinéma: Dunkirk, Ma loute, Valerian and the City of a Thousand Planets, Le roi des Belges

Trois cinéastes importants livrent leur nouvelle offrande cette semaine dans un cinéma près de chez vous.

Dunkirk: Christopher Nolan offre son meilleur film en carrière avec cette expérience unique de guerre où le coeur bat extrêmement vite pendant 105 minutes. Intense et essentiel. ****1/2

Ma loute: Bruno Dumont demeure en mode comique grâce à cette relecture encore plus folle de son P'tit Quinquin. C'est absurde, parfois trop, mais savoureux et bien distrayant. ***1/2

Valerican and the City of a Thousand Planets: Luc Besson revient en mode 5e élément avec cet ovni fascinant et irritant à la fois, qui se savoure comme un gros trip de psychotropes. ***

Le roi des Belges: Faux documentaire qui fait à peine esquisser quelques sourires, ce long métrage de Peter Brosens et Jessica Woodworth ne tarde pas à laisser indifférent. **1/2

Film du jour: Dead Shack (Fantasia)

Film de zombies canadiens orné d'une sauce très années 80, Dead Shack de Peter Ricq montre un certain talent au niveau de la finition du son et des images, mais tombe dans les mêmes clichés usuels sur le plan scénaristique. L'interprétation très typée peur énerver, ce qui n'est pas le cas de quelques moments bien gores qui finissent par faire sourire. **

vendredi 21 juillet 2017

Entrevue Rue de la Victoire

Vibrant documentaire sur le cirque et le rêve, l'aventure cinématographique de Rue de la Victoire se poursuit pour une seconde semaine. J'ai discuté avec sa réalisatrice Frédérique Cournoyer Lessard et le fruit de mon entrevue se trouve dans le Journal Métro.

Film du jour: The Laplace's Demon

Le succès de vieilles séries comme Twilight Zone et Alfred Hitchcock présente est tel qu'on revoit régulièrement des clones refaire surface. Le dernier en liste est The Laplace's Demon de Giordano Giulivi, pâle variation où des pseudo scientifiques qui sont enfermés dans un manoir hanté doivent affronter une expérimentation funeste. Simpliste, verbeux et prétentieux, l'exercice se veut extrêmement prévisible, jusqu'à une finale moralisatrice et beaucoup trop explicative. Même les images en noir et blanc sonnent faux. De quoi amenuiser de beaucoup le plaisir rencontré à ce The Haunting des pauvres. **

jeudi 20 juillet 2017

Films du jour: Free and Easy, House of the Disappeared (Fantasia)

Deux films de Fantasia attirent notre attention aujourd'hui...

Free and Easy: Quelle belle découverte que cette oeuvre de Geng Jun qui a été récompensée à Sundance. Cette comédie absurde et pince-sans-rire se déguste comme un Jarmusch des beaux jours, où tout le monde cherche à s'en mette plein les poches. Une satire acidulée de la Chine contemporaine dotée d'une réalisation extrêmement minutieuse qui suscite constamment l'intérêt. ***1/2

House of Disappeared: Difficile de prendre ce long métrage de Lim Dae-woong au sérieux tant il est parsemé d'invraisemblances et de moments ridicules. Les quelques bonnes idées qui émanent du scénario sont presque automatiquement sabotées par une mise en scène tapageuse et des clichés à la tonne. Ce n'est pas facile de combiner Insidious à Interstellar. *1/2