mardi 27 janvier 2015

Film du jour: Passing Fancy

Mi-comédie de situations, mi-drame familial, Passing Fancy porte indéniablement la touche de Yasujiro Ozu, décrivant mieux que personne les relations d'amour-haine entre un père qui n'est pas toujours à son affaire et un fils qui est loin d'être un enfant de choeur. Alternant entre l'humour qui fait mouche à chaque coup et le mélo un peu fabriqué, cet essai de 1933 était un excellent terrain de jeu à l'expérimentation. Déjà là, c'était vraiment pas mal. ***1/2

lundi 26 janvier 2015

Film du jour: Upstream Color

9 ans. C'est le temps qu'il aura fallu au cinéaste Shane Carruth pour offrir son second long métrage. Si Primer était une oeuvre viscérale et fascinante sur le voyage dans le temps, Upstream Color s’apparente plutôt à une copie brouillonne du chef-d'oeuvre Tree of Life. Autant la réalisation est superbe et parsemée de flashs prodigieux, autant on sent que le cinéaste verse allègrement dans l’esbroufe et l'exercice de style, accouchant d'un scénario boursouflé sur l'addiction et les parasites. De quoi en ressortir un peu irrité et ce, même si le talent est indéniable. **1/2

dimanche 25 janvier 2015

Film du jour: Comment ça va

L'image, les communications, les médias, le fascisme, l'Histoire: Jean-Luc Godard multiplie les liens dans son essai Comment ça va, alors qu'il réunit deux personnes qui repensent la façon de concevoir un reportage vidéo. Redondant, l'exposé peut paraître abrupte pour les novices, mais il trouve tout son sens dans la filmographie de son auteur, qui y insuffle un degré d'humour insoupçonné. *** 

samedi 24 janvier 2015

Sorties au cinéma : Still Alice, Cake, The Humbling, Strange Magic

Il y a des semaines comme ça où la majorité des sorties au cinéma ne méritent tout simplement pas le détour.

La seule exception est Still Alice, ce drame de Richard Glatzer et Wash Westmoreland sur une femme qui est atteinte d’Alzheimer. Julianne Moore y est tellement extraordinaire qu'on accepte mieux sa réalisation qui manque un peu d'assurance et cette musique beaucoup trop présente. ***1/2

Jennifer Aniston livre également une belle performance dans Cake, où elle est affligée de cicatrices. Sauf que le film de Daniel Barnz baigne allègrement dans le mélo et les personnages n'ont pas l'épaisseur souhaitée. **1/2

Sorte de Birdman de second ordre, The Humbling de Barry Levinson qui est offert en vidéo sur demande offre enfin un rôle en or à Al Pacino qui en avait bien besoin. Il fait l'impossible pour sauver cette bouillie parsemée de fantasmes et d'une quête de rédemption et il n'y arrive qu'à moitié. **1/2

Strange Magic est un croisement entre Star Wars et Beauty and the Beast qui vise une clientèle féminine, avec son lot de chansons à la mode et de morales douteuses. Une animation sans queue ni tête qui ne convaincra personne. *1/2

Film du jour: Les Bronzés

Pour combattre le froid, la neige et le manque de lumière, il n'y a rien de mieux que de se replonger dans Les Bronzés de Patrice Leconte. Pas que ce film soit transcendant ou particulièrement innovant avec son histoire à numéros. Sauf qu'il comporte tellement de gags désopilants, de situations tordantes et de personnages attachants qu'on lui pardonne toutes les faiblesses du monde, dont celui d'avoir particulièrement mal vieilli. Mais cela demeure tout de même culte. ***

vendredi 23 janvier 2015

Film du jour: Blue Caprice

Récit d'apprentissage qui tourne mal, Blue Caprice d'Alexandre Moors est un très intéressant film indépendant américain sur deux hommes qui pénètrent dans un énorme cycle de violence. Atmosphérique sans être explicatif, multipliant les ellipses et une finale qui glace le sang, le long métrage captive malgré quelques moments d'égarement. ***1/2

jeudi 22 janvier 2015

Film du jour: Revenge for Jolly!

Grosse comédie volontairement énorme, Revenge for Jolly! de Chadd Harbold avait tout pour séduire: une histoire niaise où un homme cherche à venger le meurtre de son chien, de la grosse violence stéréotypée et un casting quatre étoiles qui comprend Kristen Wiig, Elijah Wood, Ryan Phillippe et Oscar Isaac qui est irrésistible en psychopathe stupide. Malheureusement, le film étire une bonne idée beaucoup trop longtemps, se perdant dans une mer de longueurs et de répétitions. Si seulement le tout était le moindrement drôle ou même intéressant... **