jeudi 31 juillet 2014

Entrevue Qu'est-ce qu'on a fait au Bon Dieu?

Immense succès populaire en France, Qu'est-ce qu'on a fait au Bon Dieu? de Philippe de Chauveron débarque demain au Québec. Le film, qui traite de mariages interraciaux dans une famille conservatrice, met en vedette Christian Clavier.

J'ai pu m'entretenir avec le cinéaste lors de son passage à Montréal en mai dernier. Mon entrevue se trouve dans les pages du Journal Métro.

Film du jour: The Fake (Fantasia)

Réalisateur de la troublante et brillante animation The King of Pigs, Yeon Sang-ho est de retour avec The Fake, un nouveau récit sans pitié qui porte cette fois sur la corruption et la religion dans une Corée où l'espoir semble s'être complètement volatilisée. Brutal, violent et noyé dans l'humour noir, l'effort prend son temps avec de séduire (tous les personnages sont détestables), avant de heurter les esprits et les consciences de façon durable. Le dessin très réaliste manque encore un peu de finition et de fluidité, mais quelle claque au visage! Aujourd'hui à Fantasia. ***1/2 

mercredi 30 juillet 2014

Film du jour: Cold Eyes (Fantasia)

Vu il y a quelques jours à Fantasia, Cold Eyes de Kim Byung-seo et Cho Ui-seok est un remake coréen d'un succès hongkongais. Suspense parsemé d'action sur des policiers spéciaux qui tentent d'arrêter des cambrioleurs, ce film à la Johnnie To ne verse pas dans l'originalité, mais il sait comment tenir en haleine avec ses très belles scènes d'action. Le divertissement est assuré et on ne se surprendra pas à voir une reprise américaine voir le jour dans un avenir proche. ***

mardi 29 juillet 2014

Nouveautés en DVD: Under the Skin, Noah, The Zero Theorem, Antboy, Le week-end, Cuban Fury, En solitaire, The Other Women, Trailer Park Boys – Don’t Legalize It

Deux grands films "que l'on aime ou l'on déteste" prennent l'affiche cette semaine en DVD et en Blu-ray.

Aventure extraterrestre vue de l’intérieure, Under the Skin de Jonathan Glazer est un opus iconoclaste qui utilise l'image et le son pour complètement bouleverser l'expérience cinématographique du cinéphile. Scarlett Johansson y trouve d'ailleurs son meilleur rôle en carrière. Un des musts de 2014. ****

Vilipendé à sa sortie, Noah de Darrren Aronofsky n'en demeure pas moins une superproduction spectaculaire, intelligente et sensible qui dépoussière l'art de raconter des histoires. Les amateurs de Spielberg seront comblés. ****

Sorti directement pour le cinéma maison sans avoir transité dans les salles de cinéma, The Zero Theorem est le dernier délire de Terry Gilliam qui suit un homme aliéné dans un proche futur. Moins essentiel mais plus sarcastique que Brazil et 12 Monkeys, l'effort finit par séduire avec ses nombreuses idées intéressantes. ***

Reprenant le canevas de Spider-Man pour l'adapter à un très jeune public, Antboy d'Ask Hasselbalck est suffisamment dynamique et enjoué pour séduire les enfants. Il n'y a toutefois rien d'original au menu et les effets spéciaux ne sont pas particulièrement convaincants. **1/2

Un vieux couple tente de faire revivre la flamme lors d'une fin de semaine à Paris dans Le week-end de Roger Mitchell. Malgré le talent de ses interprètes et les hommages à Godard, l'ensemble manque un peu de charme et les personnages s'avèrent royalement antipathiques. **1/2

La danse peut donner autre chose que des Step Up et Street Dance. Cuban Fury de James Griffiths avait d'ailleurs tout pour faire rire la galerie avec son humour et sa distribution. Dommage que le traitement est si classique et conventionnel. **1/2

Film "populaire" qui ne prend aucun risque, En solitaire de Christophe Offenstein suit une course de voiliers à travers le monde. François Cluzet y est comme toujours très bon, sauf que devant le manque d'audace de l'ensemble, il y a de quoi décrocher. **1/2

Ah, le désarroi féminin, avec tout ce que cela implique de clichés, de stéréotypes, de gags ratés, de personnages désagréables et d'interprétations outrancières. C'est ce que réserve The Other Women de Nick Cassavetes qui fait très rarement rire. **

Mais il y a pire dans la vie. Comme Trailer Park Boys - Don't Legalize It de John Paul Tremblay qui reprend la même sauce usée en tentant de la faire avaler encore plus loin dans la bouche du spectateur. Ce dernier, devant tant de mauvais goût et de gags ratés, n'a qu'un seul goût: passer son chemin et maudire à jamais cette série. *

Film du jour: The Snow White Murder Case (Fantasia)

Yoshiro Nakamura est un des réalisateurs les plus insaisissables. De récits ludiques (Fish Story) et enchantés (Golden Slumber), le voici mordre avec The Snow White Murder Case dans le suspense et le drame avec une bonne dose d'ironie, de critique sociale (sur l'information spectacle et immédiate), de romance et même d'humour. Ce Rashomon à l'ère de l'informatique ne s'intéresse pas tant à son sujet de base - un meurtre horrible et une succession de témoins - mais à tout ce qui découle des rumeurs qui peuvent empoisonner l'existence. Le récit, sans être flamboyant, réserve de bons moments et s'il n'y a rien de marquant, on ne peut accuser en aucun cas la mise en scène ou l'interprétation. Aujourd'hui à Fantasia. ***

lundi 28 juillet 2014

Film du jour: Hana-Dama: The Origins

Proche cousin du démentiel Puzzle (l'humiliation scolaire et la vengeance qui s'en résulte), Hana-Dama: The Origins d'Isayasu Sato est un objet bizarre à la fois très dramatique et très absurde, où la première partie plutôt inégale (la réalisation semble chancelante et l'interprétation, pas toujours bien dirigée) laisse apparaître une seconde section assez hallucinante qui repousse avec délectation les limites du genre. Jusqu'à cette finale tout simplement dantesque qui sera impossible à oublier. Du coup, on en ressort un brin exaspéré mais complètement transformé. ***

dimanche 27 juillet 2014

Film du jour: Hal (Fantasia)

Mignonne animation qui est présentée aujourd'hui à Fantasia, Hal de Ryotaro Makihara est l'histoire simple et touchante d'un robot qui prend la forme de l'ami de coeur récemment décédé d'une jeune femme inconsolable. Malgré une durée très courte (à peine 60 minutes), cette oeuvre aborde des questions humaines nécessaires, se finissant même avec une surprise qui remet complètement en question ce qui s'est passé précédemment. Et la qualité de l'animation est, bien entendu, à la hauteur. ***1/2