samedi 1 décembre 2018

Sorties au cinéma: Le poirier sauvage, New Memories, A Sister's Song, Joueurs, Journal d'une FIV, Prosecuting Evil: The Extraordinary World of Ben Ferencz, The Possession of Hannah Grace

On voyage beaucoup cette semaine parmi toutes les nouveautés au cinéma.

Le poirier sauvage: Injustement écarté du palmarès cannois, cette nouvelle fresque verbomotrice de plus de trois heures du grand cinéaste turc Nuri Bilge Ceylan traite notamment de la fin des illusions (et plein de choses encore), à travers une mise en scène virtuose et une photographie exceptionnelle. S'il faut s'accrocher pour ne pas être largué, on se retrouve aisément devant un des meilleurs films de l'année. ****
Ma critique

New Memories: Ce documentaire posthume de Michka Saäl sur la photographe de rue Anna J. Gibson s'immisce avec générosité dans la démarche de la Torontoise, qui semble renaître par son art. Le traitement intimiste va droit au coeur et le traitement lié aux images séduits malgré quelques égarements et redondances. ***

A Sister's Song: La réalisatrice Dane Elon est en train de se composer une filmographie pertinente (P.S. Jerusalem, The Patriarch's Room) et elle continue avec cette réflexion probante mais pas encore tout à fait au point sur la foi et la famille, entre intimité et politique. ***

Joueurs: Ce long métrage de Marie Monge débute plutôt bien, avec la naissance d'une passion, à la fois amoureuse (le duo formé de Starcy Martin et Tahar Rahim fait des flammèches) et du jeu. Le récit au demeurant charnel ne tarde cependant pas à exposer ses limites et à se perdre dans ses clichés. **1/2

Journal d'une FIV: En suivant le processus de fécondation in vitro de l'intérieur à l'aide d'un smartphone, ce documentaire éducatif de Raphaëlle Cattreau ne manquera pas de toucher les personnes qui sont dans cette situation. Sauf que le manque de recul et la narration assommante empêcheront quiconque d'autre d'y trouver son compte. **1/2

Prosecuting Evil: The Extraordinary World of Ben Ferencz: Cette hagiographie dans les souvenirs d'un des procureurs du procès de Nuremberg intéressera à coup sûr les amateurs d'histoire. Il ne faut toutefois pas s'attendre à découvrir quelque chose de nouveau. Et comme le traitement enchaîne les têtes-parlantes et les archives usuelles, on se sent davantage à la télévision qu'au cinéma. **1/2

The Possession of Hannah Grace: Il n'y a vraiment rien de transcendant au menu dans ce nouveau film de possession qui se déroule cette fois dans une morgue, alors que les rares éléments intéressants (le travail sur le silence et les ombres) sont laissés de côté, au profit d'un suspense inopérant. Au lieu de trembler de peur, on finit par hurler de rire... *1/2
Ma critique

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