vendredi 18 décembre 2015

Sorties au cinéma : Arabian Nights : Volume 1 – The Restless One, Hitchcock Truffaut, Sisters, Brooklyn, Drunk Stoned Brilliant Dead: The Story of the National Lampoon, Extraction

La tempête Star Wars étant maintenant chose du passé, concentrons-nous sur les autres sorties en salles. Et elles sont nombreuses cette semaine au Québec.

Après son remarquable Tabou, Miguel Gomes revient en force avec son magistral triptyque Arabian Nights. Le premier volet intitulé The Resless One est le plus politisé du lot, superposant des sketchs très drôles sur le travail et les élites. Comme si l'esprit de Pasolini ne faisait qu'un avec celui de Moretti. Il faut être en forme pour capter cet art supérieur qui ne ressemble à rien d'autre. ****

Faisant revivre la célèbre entrevue entre deux maîtres du cinéma, Hitchcock Truffaut captivera les cinéphiles à coup sûr avec ses archives incroyables. Dommage que le propos s'intéresse plus à Hitch et que les formidables invités - comme Kiyoshi Kurosawa et James Gray - n'ont pas plus de place pour interagir. ***

Dans la verve du mythique Animal House, Sisters de Jason Moore est une comédie sans queue ni tête ni histoire qui fait pourtant beaucoup rire. Le duo Amy Poehler et Tina Fey fonctionne à plein régime, alors qu'une scène de party dilate aisément la rate. ***

Adaptation d'un livre à succès, Brooklyn de John Crowley s'applique à raconter le destin d'une immigrante irlandaise aux États-Unis. Bien interprété, le récit ne lésine pas sur les clichés et si la mise en scène un brin poussiéreuse captive lors de la romance à mi-chemin, le dernier épisode superficiel sabote un peu le propos, empêchant du coup l'émotion de filtrer. ***

Documentaire télévisuel qui intéresse par moment mais saoule par ses répétitions, Drunk Stoned Brilliant Dead: The Story of the National Lampoon de Douglas Tirola explore au final que très peu son sujet. Et ça, c'est regrettable. **1/2

Série B stupide qui détourne le schéma des douteux Taken (là c'est un fils qui tente de sauver son père kidnappé), Extraction de Steven C. Miller sabote sa belle musique au profit d'une mise en scène horripilante et et une trame narrative insignifiante. Mais que vient faire Bruce Willis dans toute cette galère? *1/2

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