vendredi 12 mai 2017

Sorties au cinéma: Risk, Je suis le peuple, Le commun des mortels, Snatched, Citizen Jane: Battle for the City, The Wedding Plan, Primaire, Bon Cop Bad Cop 2

En faisant abstraction de King Arthur (que je me garde pour plus tard), j'ai pu voir tous les films qui prennent l'affiche au cinéma cette semaine. Qu'est-ce qui mérite le détour?

Probablement Risk, le nouvel effort de Laura Poitras (Citizenfour), où l'on voit la cinéaste dépassée par son sujet (Julian Assange). L'exercice qui expose les méandres de la manipulation et du pouvoir est probablement plus intéressant comme art de réflexion sur le documentaire que comme exposé de Wikileaks (ce qui a déjà été fait, notamment par Alex Gibney). ***1/2

Tourné en Égypte lors de la dernière révolution, Je suis le peuple d'Anna Roussillon s'intéresse à la population reculée qui a participé aux festivités par l'entremise de la télévision. Le portrait qui passe amplement du personnel au politique séduit malgré quelques répétitions. ***

Plus intime encore est Le commun des mortels de Carl Leblanc, qui porte sur son père et la disparition d'un monde. Malgré quelques passage obligés, l'ensemble ne manque pas d'émotions. ***

Parfait pour la fête des Mères, Snatched de Jonathan Levine amène Amy Schumer et Goldie Hawn dans des vacances incroyables. C'est vulgaire, excessif, débile... et souvent très drôle. ***
Ma critique

Jane Jacobs est quelqu'un de fascinant. Matt Tyrnauer reprend les éléments de ses célèbres écrits dans Citizen Jane: Battle for the City sans jamais créer quelque chose de véritable cinématographique. Le comble lorsqu'on traite d'urbanisme. **1/2

Autant on avait beaucoup aimé Fill the Voice de Rama Burshtein, autant son nouveau long métrage The Wedding Plan laisse de glace. Il s'agit seulement d'un nouveau My Big Fat Greek Wedding avec un peu moins de clichés, une héroïne en or mais tant de largesses scénaristiques. **1/2

Primaire d'Hélène Angel rappelle les vertus de l'école sans finesse ni subtilité, à coup de lourds messages moralisateurs. Au moins il y a Sara Forestier, excellente en enseignante dévouée. **1/2

11 années après son sympathique prédécesseur, Bon Cop Bad Cop 2 qui est maintenant réalisé par Alain Desrochers reprend du service. La magie n'y est malheureusement plus: l'action tombe à l'eau, l'humour est inopérant, les dialogues sont d'une rare insignifiance, les personnages deviennent risibles à force de vouloir leur insuffler de la profondeur, les nouveaux venus irritent rapidement (mention spéciale à Mariana Mazza) et le goût de sortir de la salle se fait ressentir au bout d'un quart d'heure. À fuir! *

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