samedi 31 juillet 2010

Le crabe sur le dos, Soul Kitchen, Le concert, Dinner for Schmucks, Cats & Dogs, Charlie St. Cloud


Plusieurs nouveautés intéressantes au cinéma, avec bien entendu l'exception d'usage.

Premier film d'une belle maîtrise formelle, Le crabe sur le dos (critique) d'Oscar Ruiz Navia présente un étranger qui débarque sur une plage, n'arrivant pas à se mélanger à la population locale. À la fois engagé et poétique malgré ses quelques lenteurs, ce film d'auteur fait voyager en grand. Une découverte rafraîchissante.

Le renommé Fatih Akin embrasse la comédie formelle avec Soul Kitchen, l'histoire simple d'un propriétaire de restaurant qui voit sa vie prendre le bord. Sans arriver à rivaliser avec la force dramatique de Head-On et de son chef-d'oeuvre The Edge of Heaven, l'ensemble fait amplement sourire, surtout que les hommages envers le septième art et à la ville d'Hambourg sont nombreux.

Radu Mihaileanu a toujours fait des récits intéressants (Train de vie, Va vis et deviens), mais rien de transcendant. La logique est respectée avec Le concert (critique) qui offre une deuxième chance à des musiciens russes de trouver la reconnaissance. Bien joué et rythmé, l'objet croule toutefois sous les stéréotypes et les facilités, et la finale à la réalisation assurée ne lésine pas sur les morales.

N'importe qui ayant aimé le moindrement Le dîner de cons craignait comme la peste son remake américain. Hors, sans dépasser le petit classique comique de Veber, Dinner for Schumucks (critique) de Jay Roach fait beaucoup rire. Malgré un ton plus gentil et consensuel, les changements sont nombreux, et le duo Steve Carell et Paul Rudd s'avère irrésistible.

Une autre surprise de taille au menu: Cats & Dogs: The Revenge of Kitty Galore (critique) de Brad Peyton. Sans parler d'un bon long métrage, cette prémisse de chiens et de chats qui s'entraident contre un méchant félin divertissera à coup sûr les très jeunes enfants. Leurs parents pourront également y prendre un certain plaisir devant les nombreux clins d'oeil cinématographiques.

Et le pot maintenant? C'est Charlie St. Cloud (critique) de Burr Steers qui l'obtient pour avoir saboter un sujet en or (un jeune homme est incapable de vivre normalement après la mort de son jeune frère). Versant dans les symboles spirituels appuyés, les dialogues risibles et les situations éculées, l'objet fait mal aux oreilles. La musique défonce les tympans et Zac Efron joue extrêmement faux. Dans le même genre, mieux vaut attendre quelque semaine et découvrir l'excellent Trois temps avant la mort d'Anna de Catherine Martin.

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