lundi 12 juillet 2010

DVD: Greenberg, Chloe, Vertige, L'homme de chevet, Oscar et la dame rose, The Bounty Hunter, Saint John of Las Vegas


Lorsqu'il y a plus de mauvais que de bons films qui sortent en DVD, c'est que l'industrie va mal. C'est le cas cette semaine. Mais comme il faut être positif dans la vie, commençons par les rares bonnes nouvelles.

Après son décevant Margot at the Wedding, Noah Baumbach retrouve son aplomb avec Greenberg, une comédie douce-amère sur un gars qui cherche à ne rien faire. À la fois songé, divertissant, spirituel et comportant d'une des meilleures prestations en carrière de Ben Stiller, voilà un plaisir assuré pour se questionner sur ses choix de vie.

Remake d'un projet d'Anne Fontaine, Chloe est loin d'être à la hauteur de son réalisateur Atom Egoyan. Bien qu'on y reconnaisse immédiatement ses thèmes fétiches et son style, ce triangle amoureux entre adultes personnifé par de très bons comédiens (Julianne Moore, Amanda Seyfried et Liam Neeson) manque un peu de saveur. Surtout que la finale y est consternante.

En cette période de Fantasia, les adeptes de cinéma maison (et, surtout, de sensations fortes) ne voudront pas manquer le Vertige d'Abel Ferry qui relate les déboires de cinq alpinistes. Efficace à défaut d'être terriblement original, le tout se laisse regarder avec passion. Surtout qu'il y a la toujours radieuse Fanny Valette.

L'homme de chevet d'Alain Monne est la preuve que le ridicule ne tue pas. Pourtant il est bien difficile de croire à la relation entre ce boxeur presque muet qui s'occupe d'une malade antipathique. Surtout que la chimie entre Christophe Lambert et Sophie Marceau s'avère totalement inopérante. Un téléfilm présenté dans les salles de cinéma demeure tout de même un téléfilm.

Comme gros mélo collant qui cherche à tout prix à soutirer des larmes, il ne se fait pas mieux que Oscar et la dame rose d'Éric-Emmanuel Schmitt. L'histoire extrêmement triste (les derniers jours d'un garçon) verse dans le gros sirop et les discours moralisateurs. Trop, c'est comme pas assez.

The Bounty Hunter d'Andy Tennant s'est planté au box office et ce n'est guère surprenant. Cette prémisse d'un ancien couple qui passe son temps à s'engueuler avant de se tomber dans les bras a été vue des milliers de fois. Et devant un Gerard Butler qui cabotine avec aisance se trouve la terriblement fade Jennifer Aniston. En voilà une qu'on a hâte de voir à la retraite.

Il y a quelques années, Steve Buscemi était une marque de qualité, jouant uniquement dans des productions qui méritent le coup d'oeil. Cette période est révolue. N'importe qui aurait été tenter d'avoir le premier rôle, mais certainement pas dans un long métrage comme Saint John of Las Vegas d'Hue Rhodes où un homme ère dans le désert pour remplir un contrat. Le spectateur attend que le récit lève et hop, c'est le générique de fin qui apparaît! Triste constat.

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