samedi 12 septembre 2015

Sorties au cinéma : Court : Un procès indien, Anton Tchekhov 1890, Je suis à toi, Wolf Totem, The Visit, The Perfect Guy

Pour ceux et celles qui ne sont pas à Toronto pour suivre cet énorme festival, il y a les traditionnelles sorties au cinéma qui réservent bien des surprises.

Très intéressante fiction sur un système judiciaire complètement déconnecté de la réalité (comme dans l'étonnant Gett qui a pris l'affiche plus tôt cette année), Court: Un procès indien de Chaitanya Tamhane est un fascinant exposé doux-amer qui séduit par ses plans volontairement statiques et la patience de son rythme. Il y a du Kafka là-dedans! ***1/2

Élégant biopic qui fait beaucoup avec peu, Anton Tchekhov 1890 de René Féret s'intéresse à quelques moments fondamentales dans l'existence de l'écrivain. Sans être inoubliable, le résultat est plus intéressant que les récents Gurov et Anna et Journal d'un vieil homme qui parlaient également de cette figure d'exception. ***

Après la déception de Hors les murs, le cinéaste David Lambert se reprend d'une belle façon avec Je suis à toi où il s'intéresse encore au mal de vivre de ses personnages. Avec ses individus soignés et ses quelques ruptures au niveau des genres, il y a de quoi piquer la curiosité et ce, même si tout n'est pas toujours au point. ***

Magnifique mais vide et naïve. C'est la meilleure façon de résumer cette fable humaine et écologique sur un jeune homme qui devient ami avec les loups. On reconnaît évidemment la touche magique de Jean-Jacques Annaud dans Wolf Totem, sauf qu'il n'y a rien d'unique ou d'essentiel, contrairement à son toujours superbe L'ours. **1/2

Pour sauver ce qui lui reste de carrière, M. Night Shyamalan retourne au suspense avec The Visit, une oeuvre bancale qui a plus à voir avec la série B qu'avec le thriller de qualité. Entre horreur, comédie et drame, le long métrage ne sait pas toujours sur quel pied danser et s'il offre une conclusion assez satisfaisante, c'est une fois passée cette "révélation" qui se devine au bout de cinq minutes. **1/2

Impossible de prendre au sérieux The Perfect Guy de David M. Rosenthal qui rappelle que notre ancien amoureux peut être un dangereux psychopathe. Tous les clichés y passent et c'est hilarant involontairement. Là où cela devient moins drôle, c'est dans cette conclusion qui vante l'auto-justice et les armes qui font toute la différence lorsque les forces de l'ordre ne peuvent rien faire. C'est Trump qui doit être content. *1/2

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