Pour comprendre l'âme russe, il faut absolument voir Deux procureurs de Sergueï Loznitsa qui se déroule pendant les Grandes Purges staliniennes. D'un côté, il y a tous les mécanismes de terreur et le climat d'oppression imposé par les lieux clos (le format carré de l'image n'est pas étranger à tout cela), la caméra fixe et les couleurs ternes qui enferment le cinéphile dans une véritable prison. De l'autre, il y a ce sentiment d'un système kafkaïen où l'absurdité chronique rappelle le cinéma de Tati. Le tout mélangé, cela donne une oeuvre puissante et d'une saisissante beauté esthétique, portée par la performance sans faille d'Alexandre Kouznetsov, qui parle autant d'hier que d'aujourd'hui. À découvrir au Cinéma Moderne et au Cinéma Public. ****1/2
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