samedi 16 mai 2015

Sorties au cinéma : Respire, Mad Max : Fury Road, Dancing Arabs, Good Kill, La rançon de la gloire, L’œuvre des jours, Les gazelles

Pendant que le Festival de Cannes bat son plein, les sorties intéressantes se succèdent dans un cinéma près de chez vous.

Mélanie Laurent n'est pas seulement une excellente actrice. C'est également une très bonne réalisatrice. Elle le prouve avec son superbe Respire, qui débute comme La vie d'Adèle pour aller ailleurs. Sa direction de comédiennes est étonnante, tout comme le soin apporté à sa mise en scène. ***1/2

Révolutionner le film d'action est possible. George Miller l'a fait avec son très attendu Mad Max: Fury Road. Si tout n'est pas encore parfait (c'est un peu long, trop bourrant par endroit et Tom Hardy n'a pas le charisme de Mel Gibson), plusieurs poursuites et séquences explosives sont seulement hallucinantes. ***1/2

Après La fiancée syrienne et Les citronniers, Eran Riklis est de retour avec Dancing Arabs, un drame sur la vie difficile des Arabes en Israël. Très accessible, posant d'intelligentes questions et s'amusant à jouer avec les genres et la gravité, l'ensemble séduit malgré sa naïveté qui peut ressortir des situations. ***1/2

Suite à une série de mauvais films, Andrew Niccol se reprend d'une belle façon avec Good Kill, un drame intense sur un pilote de drones qui remet en question son engagement. Passant de la satire à la tragédie, cette oeuvre bien de son temps représente ce qu'aurait dû être American Sniper.

La comédie n'est pas un genre que maîtrise totalement Xavier Beauvois, ce qui ne l'empêche pas de captiver à parcimonie à travers La rançon de la gloire qui relate le rapt incroyable de deux amis sans le sous. C'est tendre, gentil, pas toujours au point mais bien interprété. *** 

Documentaire inspirant sur la création et le temps qui passe, L'oeuvre des jours de Bruno Baillargeon pose sa caméra dans un atelier de peintures et de gravures. Le sujet peut paraître mince, sauf que les sujets embrassent la vie à belles dents. ***

Production plutôt ennuyante et révolue sur l'amitié féminine et le désir de ne pas passer à côté de son existence, Les gazelles de Mona Achache ne lésine pas sur les stéréotypes et les clichés. À tel point que l'intérêt finit par s'estomper au bout d'une demi-heure. **

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