dimanche 13 novembre 2011

Melancholia, Like Crazy, Le vendeur, Ma part du gâteau, J. Edgar, Immortals, Un baiser papillon, Jack and Jill


Noël arrive à grand pas et avec lui, les très bons films qui tenteront de se tailler une place dans les palmarès de fin d'année. Cela tombe bien, il y a trois nouveautés qui devraient y figurer.

Le tout débute en force avec Melancholia, le fascinant nouveau cauchemar de Lars von Trier qui traite de la fin du monde à travers la dépression d'une femme. Sans être un chef-d'oeuvre, l'opus est suffisant majestueux, techniquement au point et interprété par des comédiens au sommet de leur art qu'à peu près tous les cinéphiles voudront se laisser bercer par ces grands moments de cinéma.
Critique

Sur papier, Like Crazy de Drake Doremus ressemble à une romance quelconque, une amourette classique où l'amour à distance risque de séparer un couple. Mais le résultat est tout autre. La mise en scène maîtrisée qui évoque Un homme et une femme de Lelouch séduit les sens comme un premier béguin, alors que les chansons retenues et l'émotion qui s'y dégage font allègrement frissonner de plaisir. Rajoutons à cela une chimie irrésistible entre Anton Yelchin et Felicity Jones et nous obtenons un délice extrêmement mignon, à voir seul ou en couple.

Très bon film québécois sur l'aliénation de l'être humain face à son travail, Le vendeur de Sébastien Pilote superpose habilement le drame humain et les enjeux économiques actuels, offrant à Gilbert Sicotte le rôle de sa vie. Une chronique comme il s'en fait peu.
Critique

Cédric Klapisch s'attaque à la comédie engagée avec Ma part du gâteau, un long métrage qui relate une improbable rencontre entre deux individus qui se retrouvent aux antipodes des classes sociales. Malgré quelques gags efficaces et une belle chimie entre Karin Viard et Gilles Lellouche, l'effort s'éparpille rapidement, se terminant abruptement sans que le réalisateur ne prenne position.

Clint Eastwood semble avoir perdu la main depuis quelques années et ce n'est pas J. Edgar qui porte sur le fondateur du FBI qui redorera son blason. S'il peut compter sur une habile recréation d'époque et un excellent Leonardo DiCaprio, le résultat est lourd et interminable, plombé par un rythme inégal, une construction sans suspense et des enjeux mal développés.
Critique

Superficiel film choral qui traite de sujets importants (la vie, la mort, l'amour) en rappelant que le mensonge est souvent à la base de tout, Un baiser papillon de Karine Silla a peut-être une belle distribution à son actif (Valeria Golino, Vincent Perez, Elsa Zylberstein, Jalil Lespert), sauf les personnages ne sont jamais réellement très intéressants et leurs drames nous touchent peu.

Production aussi spectaculaire que vide de sens, Immortals de Tarsem Singh s'adresse d'abord et avant tout aux amateurs d'effets spéciaux. De gros combats qui séduisent la rétine les 15 premières minutes pour ennuyer par la suite.
Critique

Une belle semaine est toujours gâchée par un navet. Un des plus éclatants de 2011 est Jack and Jill de Dennis Dugan où Adam Sandler tient un double rôle et Al Pacino fait tout pour saboter sa carrière. Une comédie grasse qui n'est jamais drôle et qui fait pleurer tellement elle est mauvaise et insipide.
Critique

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