lundi 5 décembre 2011

Film du jour : Meek’s Cutoff


Faisant suite à son très bon Wendy and Lucy, la réalisatrice Kelly Reichardt a enchaîné tout de suite après avec Meek's Cutoff, toujours avec Michelle Williams. Cette superbe épopée, lente et très particulière, se déroule en Oregon en 1845 et elle s'intéresse au sort de trois familles qui sont perdues dans le désert. À la fois regard quasi historique sur cette obsession de l'Ouest américain et exposé anthropologique sur la façon de traiter les amérindiens, cet essai contemplatif aux paysages digne d'un Terrence Malick se veut une révélation. C'est à la fois aride mais tellement beau, austère et poétique. Un western qui sort du lot et qui sera difficile à oublier. ****

dimanche 4 décembre 2011

Film du jour: Suspiria


Un des films d'horreur les plus efficaces du 7e art, Dario Argento est parvenu à recréer, avec son mythique Suspiria en 1977, un véritable cauchemar vivant. Celui qui donne la frousse et qui terrifie profondément. Comme dans tous les rêves, bons ou mauvais, l'histoire ne fait pas toujours de sens. Ce qui est important ici ce sont les aventures maculées d'hémoglobine qui attendent plusieurs jeunes filles d'une maison de danse. Les pièges glacent le sang, au même titre que l'inoubliable trame sonore des Goblins. ****

samedi 3 décembre 2011

Film du jour: The Good German


Baignant dans la nostalgie bien avant Martin Scorsese et compagnie, Steven Soderbergh proposait déjà à la fin de 2006 un hommage à Casablanca avec The Good German, un film noir en noir et blanc esthétiquement parfait mais au scénario plutôt laborieux, sur la mort mystérieuse d'un homme lors de la conférence de Postdam. Un exercice de style intéressant mais qui tourne parfois à vide, surtout que les George Clooney, Cate Blanchett et Tobey Maguire font l'impossible pour soutirer leur maximum de de personnages superficiels. Reste une excellente idée de départ. ***

vendredi 2 décembre 2011

Le havre, L'exercice de l'État


C'est la pause avant Noël avec la sortie d'une poignée de films cette semaine, mais aucune superproduction hollywoodienne. Cela n'empêche pas qu'il y a quelques titres intéressants à se mettre sous la dent...

Fable décalée et irrésistible sur l'immigration, Le havre est un autre bijou signé Aki Kaurismäki, qui est capable d'émouvoir et de faire rire comme personne d'autre. Le maître de la nostalgie a encore sonné.

Film politisé complexe qui se veut parfois trop brouillon et inutilement verbeux, L'exercice de l'état de Pierre Schoeller arrive à s'affranchir de ses tics grâce à quelques scènes fortes (l'introduction, l'accident) et le jeu exceptionnel de tous ses comédiens, particulièrement celui du vibrant Olivier Gourmet.

Film du jour: Without a Home


Documentaire sensible et émouvant sur quelques personnes pauvres de Los Angeles, Without a Home de Rachel Fleischer éclaire une situation inquiétante trop souvent balayée sous le tapis sans trop faire la morale ni chercher à soutirer les larmes inutilement. Au contraire, la jeune cinéaste va droit au but, utilisant ses quatre années de recherche pour un essai concis mais nécessaire, qui porte à réflexion. Dommage que sa réalisation ne soit pas à la hauteur, sauf que dans ce type d'exercice, le fond a beaucoup plus d'importante que la forme. ***1/2

jeudi 1 décembre 2011

Entrevue: Le havre


L'excellent nouveau film d'Aki Kaurismäki, Le havre, prend bientôt l'affiche au Québec. Pour connaître tous les détails de cette histoire pince-sans-rire sur un homme qui décide d'aider un sans-papiers, laissons le comédien Jean-Pierre Darroussin en parler, lui qui y incarne un inspecteur énigmatique.

Mon entrevue se trouve ICI.

Film du jour: Bellflower


De la plus belle histoire d'amour possible à l'apocalypse complètement imprévisible. C'est le tour de piste que propose l'ingénieux Bellflower d'Evan Glodell, un formidable petit film indépendant américain aux ellipses prodigieuses qui s'avère particulièrement malsain. Secondé par une caméra esthétisante unique en son genre, d'excellents choix musicaux et de bons interprètes peu connus, cette virée en enfer drôle et effroyable qui pourrait très bien être un Mad Max moderne ne s'oubliera pas de sitôt. Une autre perle de Fantasia qui n'a jamais pris l'affiche en salles ici. ****