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vendredi 6 février 2026

Film du jour: Dracula


Luc Besson cherche à apporter du sang neuf à Dracula en transformant la légende en conte romantique. Il fait surtout de son héros sanguinaire un obsédé sexuel qui abuse de ses victimes: le comble pour le cinéaste qui été visé pour des crimes à caractère sexuels. Sabotant le talent de ses comédiens, le long métrage est un ratage spectaculaire, autant visuellement (les effets spéciaux sont effroyables) que sur le plan narratif. Ce qu'elle peut être loin l'époque de Léon et Le cinquième élément... *1/2

samedi 22 juin 2019

Sorties au cinéma: Dogman, Nuestro Tiempo, Halston, Child's Play, L'extraordinaire voyage du fakir, Anna

L'excellence et la médiocrité doivent se côtoyer cette semaine dans les salles de cinéma.

Dogman: Primé à Cannes en 2018 (son interprète Marcello Fonte y est sublime), ce nouveau long métrage de Matteo Garrone explore la bête qui sommeille en nous, multipliant les immenses plans de cinéma qui se graveront longtemps dans la mémoire du cinéphile. ****

Nuestro Tiempo: Carlos Reygadas ne fait rien comme les autres et il le rappelle avec cette création âpre et parfois malsaine de trois heures, sublime et irritante à la fois, qui prend son temps pour décortiquer les rouages du couple. ***1/2

Halston: Ce fascinant et important designer de mode méritait sûrement un documentaire plus profond que cet essai de Frédéric Tcheng qui, amusant et divertissant soit-il, n'explore pratiquement jamais les zones sombres de son sujet. ***

Child's Play: Moins intéressé à piller son essence qu'à lui rendre hommage, ce reboot signé Lars Klevbeg amuse dans ses délires mais laisse de glace lorsqu'il tente de tout psychologiser. Mieux vaut y aller en groupe, afin de rire un bon coup. **1/2

L'extraordinaire voyage du fakir: Ken Scott s'essaye à la fable humaniste avec ce conte qui sonne terriblement faux. Peut-être est-ce la faute du livre original, mais le traitement de thèmes importants par la comédie à deux sous et le romantisme plaqué est plus une insulte qu'autre chose. *1/2

Anna: Les amateurs de navets seront aux anges avec le nouveau Luc Besson, qui ferait passer Nikita pour Citizen Kane. Tout est horriblement consternant et surligné dans cette production d'action qui pourrait très bien être la plus grande comédie involontaire des dernières années. *

mardi 14 août 2018

Film du jour: Le grand bleu

Présenté à la Place de la Paix, Le grand bleu est le classique de Luc Besson. Une oeuvre hypnotisante et engageante, qui séduit notamment par son grand soin esthétique et sonore. Bien sûr, le tout a un peu vieilli depuis 30 ans, sauf que son charme opère toujours à plein régime. ****

dimanche 11 février 2018

Film du jour: Arthur et les Minimoys

Présenté aujourd'hui à la Cinémathèque québécoise, Arthur et les Minimoys est un dessin animé divertissant mais très conventionnel de la part de Luc Besson, qui est décuplé en trois films inspirés de de populaires livres. Le premier volet, le plus supportable, ne manque pas d'humour et d'aventure pour plaire à toute la famille. Il y manque cependant la profondeur, l'émotion et les surprises qui font souvent toute la différence. **1/2

mardi 21 novembre 2017

Nouveautés Blu-ray/dvd: Funeral Parade of Roses, Good Time, Beach Rats, The Villainess, Valerian and the City of a Thousand Planets, Churchill, The Hitman's Bodyguard, Birth of the Dragon,

Plein de belles choses prennent l'affiche cette semaine en format dvd et blu-ray...

Funeral Parade of Roses: Ce trésor oublié de la nouvelle vague japonaise des années 60 est une pièce de référence pour les amateurs de Godard, Oshima et A Clockwork Orange. ****

Good Time: Robert Pattinson crève l'écran dans l'opus le plus maîtrisé des frères Safdie. Et quelle trame sonore! ***1/2

Beach Rats: Une rare sensibilité ressort de ce drame d'Eliza Hittman, qui exploite finement les décors nocturnes de Coney Island. ***1/2

The Villainess: L'histoire est sans intérêt, mais les scènes d'action de ce thriller de Jung Byung-gil sont à couper le souffle! ***

Valerian and the City of a Thousand Planets: Enfin un bon long métrage pour Luc Besson, qui se fait plaisir en adaptant un rêve de jeunesse. ***

Churchill: Ce téléfilm sur un homme important fait de la peine à voir tant il passe souvent à côté de l'essentiel. **

The Hitman's Bodyguard: Même si on aime d'amour Ryan Reynolds et Samuel L. Jackson, difficile d'être amusé ou diverti par cette «comédie» d'action routinière au possible. **

Birth of a Dragon: Comment la vie si trépidante de Bruce Lee a pu donner une oeuvre aussi fade et quelconque? C'est carrément un exploit! *1/2 

samedi 26 août 2017

Film du jour: The Fifth Element

Il faut remonter deux décennies en arrière pour retrouver le dernier grand (ou même bon) film de Luc Besson. Avec son fantastique The Fifth Element, il avait frappé le gros lot, pondant une superproduction excitante, drôle et divertissante où l'univers visuel était en parfaite osmose avec le ton de l'ensemble. C'est un électrochoc de couleurs et de textures, de mélodies et d'action qui plonge Bruce Willis dans une quête incroyable. Voilà le type d'événement que l'on aimerait voir plus souvent, en avance sur son époque tout en s'avérant un véritable feu d'artifices cinématographique. ***1/2

mardi 20 janvier 2015

Nouveautés en dvd : The Green Prince, A Walk Among the Tombstones, Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire, The Boxtrolls, White Bird in a Blizzard, Lucy, Jessabelle, Annabelle, Half of a Yellow Sun, Sous les jupes des filles, Wolves, Tusk

Qui a dit que c'était la saison morte? Alors que les films à Oscars et ceux de Cannes déferlent dans les cinéma, les sorties DVD et Blu-ray sont plus nombreuses que jamais.

On retient principalement cette semaine The Green Prince, un documentaire haletant et passionnant de Nadav Schirman sur un homme qui pourrait être un espion. Mais est-ce réellement le cas? ***1/2

Liam Neeson est encore un bon acteur. Si, si. Et si A Walk Among the Tombstones de Scott Frank n'est pas révolutionnaire, ce suspense sous fond de meurtres et de disparitions fonctionne. ***

Adaptation du roman à succès, Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire de Felix Herngren est une comédie noire efficace mais épuisante, qui fait tout de même passer un bon moment. ***

Le studio derrière Coraline et ParaNorman remet ça avec The Boxtrolls, une histoire prenante mais peut-être trop sombre pour les enfants et trop moralisatrice pour les adultes. ***

Il faut parfois plus que des bons comédiens et une excellente trame sonore. Bien qu'il soit signé Gregg Araki, White Bird in a Blizzard n'offre rien de bien nouveau dans sa riche filmographie. **1/2

Luc Besson qui croise Tree of Life avec Limitless? Cela donne Lucy, une superproduction stupide mais pas désagréable pour deux sous, menée tambour battant par Scarlett Johansson. **1/2

Film d'horreur qui aurait pu être bon, Jessabelle de Kevin Greutert accumule les idées intéressantes sans toutefois les rendre opérantes. Une certaine tension ressort malgré tout du lot. **1/2

Énorme succès commercial, Annabelle de John R. Leonetti est un dérivé peu satisfaisant de Insidous. Le traitement réaliste est potable, sauf qu'aucun réel frisson ne ressort du lot. **

Biopic classique sur un moment clé mais trop peu traité de l'Histoire, Half of a Yellow Sun de Biyi Bandele ne sait jamais quoi faire de son sujet. Dommage, parce que les interprètes demeurent solides. **

Une tonne d'actrices connues ne font pas un film choral. Cela explique la déroute Sous les jupes des filles d'Audrey Dana qui dérange plus qu'il n'éclaire sur la condition féminine. **

Sorte de téléfilm bâclé et risible qui aimerait bien lancer sur une nouvelle franchise, Wolves de David Hayter est l'exemple même de la production ennuyante construite à la chaîne. *1/2

Il y a pourtant pire. Comme Tusk du déjà pertinent Kevin Smith, qui navigue entre l'horreur et la comédie absurde et qui passe à un cheveux d'être un navet. C'est tout de même indigeste. *1/2

mardi 17 décembre 2013

Nouveautés en DVD: Prisoners, Elysium, Drinking Buddies, The Family, Jappeloup, One Direction : This is Us

Noël arrive à grand pas et si vous cherchez un cadeau de dernière minute, peut-être qu'une de ces nouveautés en DVD et en Blu-ray pourra vous plaire...

Fracassante entrée à Hollywood, Denis Villeneuve signe avec Prisoners une oeuvre haletante et stressante, trop longue mais toujours intéressante sur des pères qui sont disposés à tout pour retrouver leurs petites filles kidnappées. Les acteurs sont tous convaincants et convaincus. ***1/2

De nos jours, pratiquement personne ne possède mieux le genre de la science-fiction que le metteur en scène Neil Blomkamp. Avec Elysium, il propose une puissante métaphore sociale sur les riches et les pauvres, à l'aide d'un film d'action réglé au quart de tour, dominé par le jeu physique de Matt Damon. ***1/2

Distribué directement en DVD mais ayant le potentiel pour les salles de cinéma, Drinking Buddies de Joe Swanberg est un drame sensible sur les zones grises qui existent entre l'amour et l'amitié. Bien que le sujet ne soit pas terriblement original, le traitement s'avère assez rafraîchissant. ***

À quand le prochain bon effort réalisé par Luc Besson? Il faudra encore attendre, car malgré son humour qui touche parfois la cible, The Family n'est rien d'autre qu'une mer de clichés sur les Américains sauvages qui débarquent en Europe. **1/2

Conventionnel de A à Z, Jappeloup de Christian Duguay retrace les exploits d'un cheval et de son cavalier. À l'exception d'une ou deux scènes qui sortent du lot, on finit par s'ennuyer devant ce long métrage qui ne réserve aucune surprise. **
Mon entrevue avec le réalisateur

Mais qu'est-ce que le généralement mordant Morgan Spurlock avait à prouver en réalisant le documentaire One Direction: This is Us? Avait-il besoin à ce point d'argent? Il a beau égratigner le culte de la célébrité instantanée, son portrait manque franchement de personnalité. **

samedi 14 septembre 2013

Au cinéma: La maison du pêcheur, The Family, Insidious 2

Les nouveautés en salles sont particulièrement décevantes cette semaine, alors qu'aucun film ne mérite le détour.

S'intéressant à un sujet fascinant (la radicalisation d'hommes qui joueront un rôle important au sein du FLQ), La maison du pêcheur d'Alain Chartrand passe un peu à côté de son sujet, y intégrant des messages didactiques, une histoire d'amour inutile et des méchants caricaturés qui semblent sortir d'un film de Forcier. Il y a pourtant des choses intéressantes, telles la beauté des images et l'interprétation de quelques rôles (les gentils), mais rien pour effacer le mal qui est déjà fait. **1/2

La carrière de réalisateur de Luc Besson est en chute libre et ce n'est pas avec The Family qu'il va se reprendre. Oui, sans doute que cet exercice de style maculé d'humour noir sur une famille de mafiosos qui tente de se faire oublier en France comporte quelques moments savoureux. Sauf qu'il y a tellement de clichés et le jeu des comédiens aguerris est si caricatural que l'effet en est grandement amoindri. **1/2

Sans révolutionner le genre, le premier Insidious était une oeuvre férocement efficace, qui provoquait son lot de frissons. Sa suite, toujours réalisée par James Wan, en est à la fois une relecture et une suite, une satire grotesque qui se sent le besoin d'en offrir encore plus mais qui oublie de soigner ce qui faisait sa force. Du coup, il n'y a guère d'attache qui arrive à se créer, si ce n'est un peu de lassitude et une peur qu'un 3e tome voit le jour. **

vendredi 15 mars 2013

Film du jour: Nikita

On peut reprocher bien des choses au Luc Besson d'aujourd'hui, mais celui d'hier était un réalisateur en pleine possession de ses moyens, qui arrivait à en mettre plein la vue en recyclant des sujets connus. Nikita en est un excellent exemple. Cette histoire d'une jeune femme qui est entraînée à tuer n'innove en rien sur le plan du scénario. Sauf que le traitement est flamboyant, stylisé et extrêmement divertissant, avec des performances convaincantes et une mise en scène datée mais assez démentielle pour l'époque. Pas surprenant que le long métrage soit culte et qu'il a fait de son auteur le cinéaste le plus «rentable» et «exportable» de son pays. ***1/2

lundi 27 août 2012

DVD: La mort en direct, The Pirates ! Band of Misfits Juan et les zombies, Les tortues ne meurent pas de vieillesse, The Moth Diaries, The Lady, A Beginner’s Guide to Endings, Battleship, The Lucky-One

Il y en a des nouveautés Blu-ray  et DVD cette semaine. Presque autant que le nombre de films prévus pour le FFM!

Ironiquement, le plus intéressant du lot est La mort en direct (Death Watch), un vieux long métrage de Betrand Tavernier qui ressort en édition spéciale. Fascinante, cette étude de la téléréalité bien avant son temps (l'effort a vu le jour en 1980) est un drame psychologique intense avec Harvey Keitel et la magnifique Romy Schneider. ****

Les enfants ne voudront pas manquer The Pirates! Band of Misfits. Les parents non plus... en se rappelant que le Chicken Run du même Peter Lord était tellement meilleur. ***

C'est un peu l'histoire derrière Juan et les zombies d'Alenjandro Brugues qui emprunte tellement à Shaun of the Dead que cela en est navrant. Au moins, on rit du début à la fin. ***

Documentaire nostalgique sur un mode de vie qui est en train de disparaître, Les tortues ne meurent pas de vieillesse peine à sortir du lot. Comme s'il n'y avait qu'une seule formule pour traiter du thème de la perte. **1/2

On sent le potentiel dramaturgique derrière The Moth Diaries de Marry Harron qui fait l'impossible pour ne pas répéter les erreurs de Twilight. Il n'y arrive malheureusement pas. **1/2

Luc Besson a la main lourde avec The Lady où il brosse un portrait extrêmement classique et mélodramatique d'une inspirante chef politique. Dommage. Le sujet méritait mieux. **
Mes entrevues 1 et 2 avec le cinéaste

Petit film canadien fauché qui n'arrive pas à transcender ses influences (Tarantino, les frères Coen), A Beginner's Guide to Endings de Jonathan Sobol sent la recette à plein nez. **

Le blu-ray de Battleship de Peter Berg est superbe avec ses magnifiques images, son soin sonore de tous les instants et ses intéressants suppléments. Mais pourquoi diable le scénario est si misérable? **

La daube de la semaine demeure toutefois The Lucky-One de Scott Hicks, une autre bluette insipide inspirée d'un roman de Nicholas Sparks. Haut-le-coeur immédiat! *1/2

samedi 5 mai 2012

Entrevues Luc Besson pour The Lady

De tous les cinéastes français encore vivants, Luc Besson est probablement un des plus emblématiques.

Pour la sortie de son nouveau film The Lady qui porte sur une célèbre résistante birmane, je me suis entretenu avec le populaire réalisateur qui a offert par le passé Le grand bleu, Nikita, Léon et Le cinquième élément.

Ma première entrevue se trouve dans les pages du Métro.
Ma seconde en format questions/réponses est sur le site de Cineplex.

jeudi 3 mai 2012

The Lady: Portrait incomplet


Luc Besson change radicalement de registre avec «The Lady» où il ressasse les combats quotidiens d’une résistante birmane. Un sujet important et nécessaire qui se voit coiffer d’un film banal et sans personnalité.

Aung San Suu Kyi (qui est personnifiée à l’écran par Michelle Yeoh) est un des plus grands symboles de liberté du monde moderne. Pendant des années, elle a été confinée à sa résidence : son influence politique mettait en danger la junte militaire birmane au pouvoir. Elle a été coupée de son mari (David Thewlis) et de ses enfants pour une cause qui les dépasse tous. Encore à ce jour, si elle sort du pays, elle ne pourra plus y remettre les pieds et continuer la lutte pacifique sur le terrain…

Un film devait absolument être fait sur Aung San Suu Kyi. Pour la faire connaître au plus grand nombre de gens, pour souligner son combat de la non-violence dans une société sans démocratie et pour inspirer des générations d’êtres humains. Il n’est donc pas surprenant que ce long métrage a recueilli des ovations partout sur son passage. Le parcours de cette femme touche le coeur et embrasse l’esprit par tant de bonté.

Cela dit, le film n’est certainement pas à la hauteur de son sujet. La démonstration est inutilement lourde, appuyée et mélodramatique. Les scènes d’action sont tournées comme n’importe quelles superproductions américaines. Malgré sa trop longue durée, l’effort privilégie souvent la romance au reste. Certains faits importants sont également occultés (par exemple, qu’est-ce qui la pousse au demeurant de prendre soin de son pays elle qui habite en Grande-Bretagne) et l’essai se termine en 1999, alors qu’une nouvelle génération de résistances et de souffrances sont passées dans l’ombre.

Contrairement à ses habitudes, Luc Besson offre une mise en scène étonnamment calme et posée. Être admiratif et respectueux de cette grande dame est une chose. Sauf qu’il ne lui fait pas toujours honneur. Sa démarche est tellement classique, pompeuse et poussiéreuse qu’elle finit par se retourner contre lui. Heureusement, ce grand amateur de femmes en danger («Nikita», «Le cinquième élément», «Jeanne d’Arc») a trouvé en Michelle Yeoh (qui est principalement connue en occident pour son rôle dans l’illustre «Tigre et dragon») une très grande actrice qui offre possiblement sa plus belle performance en carrière. Elle est accompagnée du très solide David Thewlis qui lui permet d’élever encore davantage son jeu.

Tout comme le déjà oublié «The Iron Lady» qui portait sur Margaret Thatcher, «The Lady» manque l’occasion de célébrer par le pouvoir du septième art les luttes acharnées de Aung San Suu Kyi. Pourquoi offrir un quelconque téléfilm et de passer à côté de son sujet au lieu d’aller droit au but et de retransmettre à l’écran son âme et sa passion? C’est sûr et certain qu’un autre film devra se faire sur elle.

2/5

lundi 5 septembre 2011

DVD: Copie conforme, Tournée, Small Town Murder Songs, Hanna, Martial Arts of Shaolin, Aventures extraordinaires d'Adèle Blanc-Sec, L'âge de raison,


Les excellents petits films sont nombreux cette semaine en format DVD et Blu-ray.

C'est l'occasion de mettre la main sur le délicieux Copie conforme d'Abbas Kiarostami qui mélange le vrai et le faux au sein de deux personnes qui forment peut-être un couple. Un opus intelligent et fascinant sur la perception et l'interprétation. Juliette Binoche y est tout simplement dantesque.

Hommage aux femmes mis en scène par le comédien Mathieu Amalric, Tournée ressemble à un vieux film de Cassavetes père où le réalisme et l'improvisation font bon ménage. L'essayer c'est l'adopter.

Avec son rythme lent et singulier, Small Town Murder Songs d'Ed Gass-Donnelly ne plaira pas à tous. Reste que cette histoire de rédemption est diablement originale, à l'image de la musique qui l'accompagne.

Joe Wright qui s'attaque au film d'action? Cela s'appelle Hanna et c'est à moitié convaincant. Autant la mise en scène et la musique des Chemical Brothers sont splendides, autant le scénario et le jeu des comédiens s'avèrent rudimentaires.

Disponible sur dvd pour la première fois, Martial Arts of Shaolin que Liu Chia-Liang a réalisé en 1985 présente un jeune Jet Li qui cherche à venger la mort de ses parents. La beauté des chorégraphies et la bonne humeur des interprètes n'arrivent pas toujours à sauver cette comédie souvent kitch.

Luc Besson n'amuse guère sur Les aventures extraordinaires d'Adèle Blanc-Sec, une sorte d'Indiana Jones au féminin peuplé de gags répétitifs et enfantins.

C'est tout de même plus divertissant que l'ennuyant L'âge de raison de Yann Samuell qui rappelle avec ses morales et son ton appuyé qu'il ne faut jamais perdre de vue ses rêves d'enfant. Pénible, pénible.

mardi 21 juin 2011

DVD: Le temps qu'il reste, Unknown, Cedar Rapids, The Eagle, The Adjustment Bureau, Arthur 2 et 3, Funkytown, Wimpy Kid 2


Grosse semaine de films en DVD et en Blu-ray avec quelques gros succès, des productions à éviter et d'autres à chérir complètement.

C'est le cas de Le temps qu'il reste d'Elia Suleiman, une superbe satire de la guerre qui comporte un humour brillant d'une richesse inouïe. À voir de toute urgence.

Suspense enlevant sur un homme qui doit prouver qu'il existe réellement, Unknown de Jaume Collet-Serra fonctionne généralement bien grâce à la forte prestation de Liam Neeson.

On rit beaucoup dans Cedar Rapids de Miguel Arteta qui porte sur les déboires d'un agent d'assurance. Le scénario ne vole pas haut, mais les interprètes s'avèrent savoureux.

Au lieu du traditionnel drame guerrier, The Eagle de Kevin Macdonald propose une réflexion sur le père et l'amitié entre classes sociales. Pas pour toutes les sauces, mais plutôt enlevant.

Très bonne idée de départ un peu mal développée (à savoir si le libre arbitre existe), The Adjustment Bureau de George Nolfi s'avère un divertissement honorable, mené par le duo Matt Damon et Emily Blunt.

Suites numéro 2 et 3 d'Arthur et les Minimoys qui voient notre héros retrouver ses amis afin de sauver le monde, ce dessin animé de Luc Besson peine à en mettre plein la vue.

Un film bilingue sur les années disco à Montréal était une excellente idée. Sauf que Funkytown de Daniel Roby est peuplé de tellement d'histoires superficielles qu'il n'est pas rare de décrocher avant la fin.

Le premier était atroce, le second l'est presque autant. Avec ses personnages énervants et ses situations de bas étage, Diary of a Wimpy Kid - Rodrick Rules de David Bowers n'a rien de très recommandable pour la jeune clientèle.

vendredi 11 mars 2011

Bienvenue à Los Pereyra, Arthur 3, Mars Needs Moms, French Kiss, Red Riding Hood


Une semaine à oublier avec une multitude de films ordinaires ou tout simplement atroces. Pourtant il y a toujours un peu d'espoir à l'horizon...

C'est le cas du touchant documentaire Bienvenue à Los Pereyra d'Andres Livov-Macklin qui fait découvrir ce minuscule village de l'Argentine. Sobre dans son approche, privilégiant les images au détriment des mots, l'effort prend son temps mais il finit par séduire.
Critique

Après deux ratés Arthur et les minimoys, Luc Besson surprend avec un troisième épisode qui tient étonnamment bien la route. Sans être une animation réellement recommandable, Arthur 3: La guerre des deux mondes est un objet stupide mais agréable, une sorte de série B (ou Z) où des grosses bibittes et des minuscules troll se font la guerre. Psychotronique.
Critique

Belle animation pour un récit moralisateur au possible. C'est le meilleur moyen de décrire Mars Needs Moms de Simon Wells sur l'odyssée incroyable d'un garçon qui va sur la planète rouge pour secourir sa mère. Tant de pistes intéressantes qui ne sont jamais explorées, ça fait toujours mal à voir.
Critique

Banale comédie romantique québécoise qui reprend tous les clichés des productions américaines, French Kiss de Sylvain Archambault attirera les foules pour son couple d'amoureux: Claude Legault et Céline Bonnier. Pourtant presque personne ne sera touché par leur romance défaillante ou l'humour qui fait rarement mouche.
Critique

Variation sur Le petit chaperon rouge, Red Riding Hood de Catherine Hardwicke est une sorte de Twilight des pauvres, où des comédiens mal dirigés, des répliques stupides et des situations abrutissantes attendent le plus patient des spectateurs. Les images sont peut-être magnifiques, mais le reste devrait être interdit.
Critique

samedi 26 février 2011

Des hommes et des dieux, Drive Angry 3D, Hall Pass, Arthur et la vengeance de Malthazard, Angle mort


En attendant la cérémonie des Oscars, qu'est-ce qu'on peut voir de nouveau en salle? Pourquoi pas un très grand opus qui aurait amplement mérité l'oscar du meilleur film étranger?

C'est le cas de Des hommes et des dieux de Xavier Beauvois, un récit bouleversant et captivant sur l'assassinat de moines. Tourné comme un documentaire et touché par la grâce, cette véritable merveille questionne la foi dans le monde et au sein du genre humain. Un César du meilleur film pleinement mérité.
Critique

Hilarante série B en trois dimensions, Drive Angry 3D de Patrick Lussier présente un Nicolas Cage qui a soif de vengeance. Beaucoup d'action et de l'humour décoiffant regorgent de cette production plongée dans la testostérone qui se veut tout de même un peu répétitive.
Critique

Les frères Farrelly sont en chute libre et cela paraît dans Hall Pass, un récit rarement comique sur le désir d'aller voir ailleurs de deux hommes mariés. De grosses morales et un rythme incertain sont au menu de cette farce bien interprétée mais un peu fade qui contient trop peu de moments réjouissants.
Critique

Suite d'un long métrage déjà décevant, Arthur et la vengeance de Malthazard de Luc Besson sent la formule à plein nez, n'innovant pratiquement jamais par rapport à son prédécesseur. L'animation est peut-être fluide, l'histoire - Arthur retourne voir ses amis Minimoys - ne peut qu'ennuyer, tout comme les nombreux personnages stéréotypés. Et dire qu'il s'agit d'une trilogie...
Critique

Film d'horreur québécois à l'américaine qui se prend beaucoup trop au sérieux pour son propre bien, Angle mort de Dominic James accumule les clichés et les scènes ridicules en faisant lutter un couple pour sa survie. De belles images mais un scénario affligeant, que n'arrive jamais à défendre correctement Karine Vanasse et Sébastien Huberdeau.
Critique

samedi 5 février 2011

L'illusionniste, The Time That Remains, Les aventures extraordinaires d'Adèle Blanc-Sec, Sanctum, The Roomate


La loi de l'équilibre est atteinte avec la sortie d'autant de bons que de mauvais films. Dommage que dans le lot j'ai raté Ce coeur qui bat de Philippe Lesage. D'autres très belles options sont cependant disponibles...

C'est le cas de L'illusionniste, la nouvelle animation de Sylvain Chomet sur les déboires d'un magicien vieillissant. Partant d'une nouvelle de Tati, le père des Triplettes de Belleville signe une oeuvre gentille, mélancolique et nostalgique, qui rend les yeux mouillés avant la fin.
Critique

Pour son troisième film The Time That Remains le cinéaste Elia Suleiman traite encore des relations entre Israël et la Palestine, cette fois en s'inspirant de lettres et de journaux intimes de ses parents, campant son intrigue entre 1948 et aujourd'hui dans un territoire occupé. L'opus, complètement absurde et décalé, est parsemé de moments de grâce.
Critique

Il y a quelques années Luc Besson a fait une promesse qu'il n'a pas tenue: arrêter de faire du cinéma. Peut-être qu'il aurait dû écouter sa première idée, cela aurait permis au spectateur de ne pas s'ennuyer fermement devant Les aventures extraordinaires d'Adèle Blanc-Sec, une adaptation innofensive d'une bande dessinée. Peut-être que les enfants vont s'amuser, mais pas leurs parents...
Critique

James Cameron a-t-il besoin d'argent à ce point qu'il est disposé à accoler son nom à n'importe quoi? Il se retrouve dans Sanctum comme producteur exécutif d'un long métrage de type survival, où des gens cherchent à survivre dans des grottes qui se remplissent d'eau. Personnages stéréotypés, scènes gores, dialogues moralisateurs et trop longue introduction sapent rapidement le moral de ce qui aurait pu être haletant.
Critique

Un ersatz de Single White Female en 2011 donne The Roommate, une banale série B de Christian E. Christiansen sur une amitié malsaine entre deux colocataires. Se prenant terriblement au sérieux et ne comportant aucun moment de tension valable ou d'interprétation satisfaisante, l'ensemble s'apparente à la perte de temps de la semaine. De quoi vouloir se faire rembourser le plus rapidement possible.
Critique