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vendredi 5 août 2016

Film du jour: The Living End

Avant de considérablement s'assagir, Gregg Araki concoctait des oeuvres sexuelles trash et fauchées en jouant avec les conventions. Sur The Living End, il refait Thelma & Louise à la sauce Godard, partant dans une virée sans fin qui peut paraître verbeuse et précieuse mais qui n'est jamais ennuyante. Un film presque culte qui ravit et déstabilise à la fois. ***1/2

mardi 14 avril 2015

Film du jour: Bright Future

Spécialiste du néo-thriller, Kiyoshi Kurosawa a essayé de changer de genre avec Bright Future, où il racontait la quête parfois absurde de gens qui étaient fascinés par une méduse. Le scénario cérébral et l'interprétation détachée ne faisaient pas toujours bon ménage avec la mise en scène fauchée. S'il y avait plusieurs idées brillantes, les ruptures de tons et ce côté inabouti pesaient lourds dans la balance. Au moins le cinéaste s'est repris magnifiquement quelques années plus tard avec son puissant chef-d'oeuvre Tokyo Sonata. ***

mardi 20 janvier 2015

Nouveautés en dvd : The Green Prince, A Walk Among the Tombstones, Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire, The Boxtrolls, White Bird in a Blizzard, Lucy, Jessabelle, Annabelle, Half of a Yellow Sun, Sous les jupes des filles, Wolves, Tusk

Qui a dit que c'était la saison morte? Alors que les films à Oscars et ceux de Cannes déferlent dans les cinéma, les sorties DVD et Blu-ray sont plus nombreuses que jamais.

On retient principalement cette semaine The Green Prince, un documentaire haletant et passionnant de Nadav Schirman sur un homme qui pourrait être un espion. Mais est-ce réellement le cas? ***1/2

Liam Neeson est encore un bon acteur. Si, si. Et si A Walk Among the Tombstones de Scott Frank n'est pas révolutionnaire, ce suspense sous fond de meurtres et de disparitions fonctionne. ***

Adaptation du roman à succès, Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire de Felix Herngren est une comédie noire efficace mais épuisante, qui fait tout de même passer un bon moment. ***

Le studio derrière Coraline et ParaNorman remet ça avec The Boxtrolls, une histoire prenante mais peut-être trop sombre pour les enfants et trop moralisatrice pour les adultes. ***

Il faut parfois plus que des bons comédiens et une excellente trame sonore. Bien qu'il soit signé Gregg Araki, White Bird in a Blizzard n'offre rien de bien nouveau dans sa riche filmographie. **1/2

Luc Besson qui croise Tree of Life avec Limitless? Cela donne Lucy, une superproduction stupide mais pas désagréable pour deux sous, menée tambour battant par Scarlett Johansson. **1/2

Film d'horreur qui aurait pu être bon, Jessabelle de Kevin Greutert accumule les idées intéressantes sans toutefois les rendre opérantes. Une certaine tension ressort malgré tout du lot. **1/2

Énorme succès commercial, Annabelle de John R. Leonetti est un dérivé peu satisfaisant de Insidous. Le traitement réaliste est potable, sauf qu'aucun réel frisson ne ressort du lot. **

Biopic classique sur un moment clé mais trop peu traité de l'Histoire, Half of a Yellow Sun de Biyi Bandele ne sait jamais quoi faire de son sujet. Dommage, parce que les interprètes demeurent solides. **

Une tonne d'actrices connues ne font pas un film choral. Cela explique la déroute Sous les jupes des filles d'Audrey Dana qui dérange plus qu'il n'éclaire sur la condition féminine. **

Sorte de téléfilm bâclé et risible qui aimerait bien lancer sur une nouvelle franchise, Wolves de David Hayter est l'exemple même de la production ennuyante construite à la chaîne. *1/2

Il y a pourtant pire. Comme Tusk du déjà pertinent Kevin Smith, qui navigue entre l'horreur et la comédie absurde et qui passe à un cheveux d'être un navet. C'est tout de même indigeste. *1/2

vendredi 12 décembre 2014

Sorties au cinéma : Top Five, Les opportunistes, White Bird in a Blizzard, Honeymoon, Exodus

Les gros films de Noël débarquent déjà dans un cinéma près de chez vous. Bien entendu, il ne s'agit pas des sorties les plus intéressantes de la semaine.

Sorte de Birdman revu et corrigé par Richard Linklater ou Woody Allen, Top Five est une surprise de la part de Chris Rock (qui est à la fois réalisateur et acteur principal). Il s'agit d'une comédie très drôle et mordante sur un comédien qui veut être pris au sérieux. C'est léger et profond à la fois. ***1/2

Sélection de l'Italie pour les prochains Oscars, Les opportunistes de Paolo Virzi est un drame social sous fond de délit de fuite. Les thèmes en place, très intéressants, sont mal desservis par un scénario mécanique, de nombreux clichés et des répétitions. L'interprétation y est toutefois irréprochable. **1/2

Après un détour vers la grosse farce hilarante, Greg Araki revient avec White Bird in a Blizzard à un sujet plus près de son superbe Mysterious Skin: le flou de l'adolescence, ses secrets et ses tourments. Sauf que cette histoire de disparition s'avère superficielle. On retient malgré tout le climat de l'époque, la trame sonore et le jeu senti de Shailene Woodley . **1/2

Suspense indépendant qui emprunte un peu beaucoup au classique Shining, Honeymoon de Leigh Janiak est un effort plutôt banal sur une lune de miel qui tourne mal. L'étrangeté y est et les comédiens demeurent compétent. Sauf qu'il y a tellement de lieux communs que la tension n'arrive jamais à se matérialiser. **

Mais qu'est-ce que Ridley Scott a pensé en s'embarquant dans un projet comme Exodus? Pondre un film de superhéros sur un mythe biblique avec une tonne d'effets spéciaux qui remplacent l'émotion et l'intérêt? C'est peine perdue, car tout sonne faux dans cette relecture navrante et involontairement hilarante. *1/2

mardi 31 mai 2011

DVD: Kaboom, Biutiful, Drive Angry 3D


En attendant de pouvoir parler de Les invités de mon père et de Passion Play dans une entrée ultérieure, place aux sorties DVD et Blu-ray de la semaine, qui possèdent toutes un petit quelque chose d'intéressant.

C'est le cas du délirant Kaboom de Greg Araki qui se moque des films pour adolescents à grande dose de répliques salaces, de situations tordues, d'interprètes rafraîchissants et de surprises omniprésentes. Non, la fin du monde n'aura jamais été aussi jouissive.

Sur un mode beaucoup plus sérieux (et lourd), Biutiful d'Alejandro Gonzalez Inarritu suit le parcours d'un homme qui va bientôt mourir. Avec son scénario peuplé de métaphores et de symboles, le récit qui emprunte beaucoup au mythique Iriku ne fait pas dans la dentelle. La mise en scène est cependant superbe, tout comme la musique et le jeu incarné de Javier Bardem.

Drive Angry 3D de Patrick Lussier aurait pu être un de ces nombreux divertissements, stupides et abrutissants, sur un homme qui tue tout ce qui se trouve sur son passage pour assouvir son besoin de vengeance. Au contraire, cet hymne ultra violente décoiffe par ses scènes d'action, son humour macabre et la prestation complètement décalée de Nicolas Cage. Ce n'est peut-être pas du grand cinéma, mais c'est efficace à souhait.

samedi 7 mai 2011

Kaboom, The Bang Bang Club, Le sentiment de la chair, Thor, The Conspirator, Something Borrowed


Les films généralement intéressants prennent l'assaut des salles de cinéma. Quoi allez voir? Tout dépend des goûts.

Poursuivant sa réflexion sur l'adolescence, Greg Araki accouche de Kaboom, un long métrage fou, fou, fou qui mélange fin du monde, sexe et créatures étranges. Délirant du début à la fin pour ce grand petit opus qui a failli aboutir directement en dvd.

Film de fiction sur les photographes de guerre, The Bang Bang Club de Steven Silver s'inspire de faits réels s'étant déroulés pendant l'Apartheid. Plus pertinent sur un point de vue humain que politique, notamment grâce à la forte interprétation de Ryan Phillippe et de Taylor Kitsch.
Critique

Deux amants cherchent à se connaître à fond dans Le sentiment de la chair, une inquiétante oeuvre clinique de Roberto Garzelli qui est portée par le jeu intense d'Annabelle Hettmann et de Thibault Vinçon. Faut le voir pour le croire.

Kenneth Branagh réussit son pari d'être à la fois divertissant et pas stupide avec son Thor, une adaptation mouvementée et parfois hilarante d'une bande dessinée. Même si la trois dimensions ne sert à rien et que le récit est un peu long, les combats se veulent particulièrement décoiffant.
Critique

En s'intéressant au procès d'une femme impliquée dans le meurtre d'Abraham Lincoln, Robert Redford en soutire The Conspirator, un effort un peu poussiéreux et verbeux mais bien fait qui bénéficie grandement de la présence de Robin Wright.
Critique

La seule vraie déception de la semaine est Something Borrowed de Luke Greenfield sur les déboires d'une femme qui décide de briser le mariage de sa meilleure amie en lui soutirant son fiancé! Réalisation affligeante, morales inquiétantes, interprétation inégale, situations parsemées de clichés et romance (et humour) inopérants sont au menu de cette production qui s'oubliera rapidement.
Critique