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vendredi 15 septembre 2023

Film du jour: A Haunting in Venice (critique)


On pouvait craindre le pire devant A Haunting in Venice, la troisième aventure de Kenneth Branagh dans le rôle d'Hercule Poirot. Malgré les deux décevants précédents épisodes, celui-ci intéresse avec parcimonie, pas tant sur le plan de l'histoire (prévisible) que dans le développement de l'ambiance, la création du climat de morbidité et de mélancolie en place. Ma critique est à lire sur Cinoche. ***

mardi 1 mars 2022

Belfast (blu-ray)


Film le plus personnel de son cinéaste Kenneth Branagh, Belfast a d'excellentes chances de triompher à la prochaine cérémonie des Oscars. (Universal)

C'est quoi? Le quotidien d'un enfant de neuf ans d'un quartier divisé par un conflit violent entre catholiques et protestants.

C'est comment? Le récit drôle et émouvant est parsemé de personnages attachants, défendus par une distribution éclatante (mention spéciale à Ciaran Hinds et Judi Dench).

Et pourtant? L'ensemble demeure néanmoins très classique et il y a de biens meilleurs films nommés aux Oscars cette année.

Techniquement? Les images en noir et blanc sont à la fois soignées et élégantes. Les pistes sonores précises et dynamiques favorisent les nombreux dialogues - attention aux accents ! - sans oublier de titiller les mélodies de qualité.

Suppléments? Cette édition comprend un blu-ray et une copie numérique. Les bonus réunissent une conclusion différente (intéressante mais un peu trop poussive), quelques scènes supprimées, un documentaire sur le tournage, un segment amusant sur les souvenirs des comédiens et une piste de commentaires assez complète du réalisateur.

Au final? Difficile de ne pas tomber sous le charme de Belfast. Même s'il ne s'agit pas d'un grand film, le long métrage manipulateur à ses heures sait comment emprisonner une période précise de l'histoire et de la rendre universelle.

samedi 12 février 2022

Sorties au cinéma: Death on the Nile


Fort du succès de Murder on the Orient Express, Kenneth Branagh récidive avec Death on the Nile, une autre adaptation quelconque d'un classique d'Agatha Christie, où une distribution (principalement composée d'acteurs de séries B) passe leur temps à parler d'amour et d'argent avant qu'on crime soit commis après plus d'une heure de blabla. Au moins lorsque l'enquête se met en branle, cela devient intéressant... Ma critique complète est à lire sur le site de Cinoche. **1/2

vendredi 12 novembre 2021

Film du jour: Belfast


Après une série de films douteux, Kenneth Branagh remet sa carrière sur le droit chemin avec cette pétillante quoique classique chronique de son enfance qui mélange charme, nostalgie, distribution solide et noir et blanc harmonieux. Ça sent les Oscars pour Belfast. Ma critique. ***1/2

vendredi 2 octobre 2020

Film du jour: Much Ado About Nothing


Avant que Kenneth Branagh réalise un peu n'importe quoi, il était le digne successeur de Laurence Olivier dans la façon de transposer Shakespeare au cinéma. Entre deux projets plus ambitieux et imposants, il avait offert en 1993 le délicieux Much Ado About Nothing, un des films les plus drôles, romantiques et savoureux de la fin du dernier millénaire. Il s'agit d'une transposition ludique, jubilatoire et volontairement kitsch qui permet à une impressionnante distribution (outre Branagh, on retrouve Emma Thompson, Denzel Washington, Michael Keaton et Keanu Reeves) de briller avec des dialogues qui fondent littéralement dans la bouche. ****

samedi 8 juin 2019

Sorties au cinéma: Meeting Gorbachev, The Raft, The Secret Life of Pets 2, Mon garçon, Dark Phoenix, All is True, The Tomorrow Man, Camps papillon, Pavarotti, La femme de mon frère

Les plus récentes sorties au cinéma sont à l'image du mois de juin: une véritable douche froide!

Meeting Gorbachev: Au moins il y a le vénérable Werner Herzog qui trouve un sujet à sa hauteur dans ce documentaire pertinent mais beaucoup trop sage, qui recèle toutefois quelques moments de folie. ***

The Raft: Des participants d'une odyssée sur un radeau dans les années 70 reviennent sur leurs expériences au sein de ce documentaire globalement intéressant de Marcus Lindeen, qui a cependant tendance à faire du surplace avant la fin. ***

The Secret Life of Pets 2: Les amateurs du premier volet seront comblés par cette suite inoffensive de Chris Renaud, dont l'histoire limitée est un prétexte à multiplier les bêtes charmantes. Cela fonctionne... à condition évidemment d'avoir encore son coeur d'enfant. ***

Mon garçon: Un solide Guillaume Canet ne peut sauver de l'indifférence ce récit largement improvisé de rapt d'enfants. Malgré une réalisation appropriée de Christian Carion, les clichés prennent trop souvent le dessus. **1/2

Dark Phoenix: C'est un ultime épisode en demi-teinte des X-Men que propose Simon Kimberg. Nonobstant quelques heureux détours psychologiques et des scènes d'action bien retroussées, les conventions rappliquent en moins de deux. **1/2

All is True: Kenneth Branagh renoue avec son héros William Shakespeare pour ce drame lisse et appuyé, éclatant visuellement mais terne sur le plan scénaristique et des émotions. En voilà un qui nous avait habitué à mieux. **1/2

The Tomorrow Man: La solitude humaine se voit gratifier d'un nouveau long métrage gris et beige. Malgré deux comédiens au sommet de leur art, cet effort de Noble Jones s'avère particulièrement moralisateur. **1/2

Camp papillon: Des bonnes intentions de départ et une caméra dans le style du cinéma directe ne sont pas suffisantes pour donner du relief à ce documentaire qui manque de force dramatique. Peut-être est-ce la faute du montage, qui aurait mérité à être resserré.

Pavarotti: Ron Howard aime beaucoup son sujet. Il le prouve avec cette hagiographie qui revient sur les moments marquants du chanteur. Mais qui se dresse réellement derrière le mythe? On ne le saura jamais tant la production s'apparente à une simple infopub. **

La femme de mon frère: Reprenant là où elle avait laissée avec son (supérieur) précédent court métrage, Monia Chokri signe un long assommant et superficiel sur la condition féminine des trentenaires hystériques, à la mise en scène plaquée. Ses talents d'écriture et de direction d'acteurs ne font aucun doute, sauf qu'elle aura encore besoin de pratiquer pour ressembler à autre chose que du sous Xavier Dolan. **

mardi 27 février 2018

Nouveautés Blu-ray/dvd: Three Billboards Outisde Ebbing Missouri, Coco, Darkest Hour, Murder on the Orient Express, Junior Majeur, Hagman

Ça sent les Oscars au rayon des nouveautés Blu-ray et dvd de la semaine.

Three Billboards Outside Ebbing, Missouri: Frances McDormand domine une distribution éclatante au sein de cette tragédie souvent hilarante de la part de Martin McDonagh, qui part du social pour mieux exposer les maux de l'Amérique. On en ressort remué. Beaucoup d'Oscars à prévoir. ***1/2

Coco: Ce nouveau joyau animé signé Pixar reprend le schéma du chef-d'oeuvre Le voyage de Chihiro pour payer un hommage sincère à la culture mexicaine. Comme toujours, le grand soin apporté aux images et aux mélodies force l'admiration. Et quelle jolie édition blu-ray, avec plusieurs suppléments intéressants! ***1/2

Darkest Hour: Malgré une prestation impressionnante de Gary Oldman et des choix de mise en scène fantasques de la part de Joe Wright, ce biopic ne convainc pas totalement. Si seulement le scénario était à la hauteur et qu'on ne passait pas son temps à sourire involontairement... **1/2

Murder on the Orient Express: C'est étrange qu'avec son casting étoilé, son budget faste et son talent usuel, Kenneth Branagh n'a pas offert une adaptation plus mémorable du classique d'Agatha Christie. Mieux vaut revoir la version de 1974.

Junior Majeur: Cette suite de Pee-Wee qui est toujours réalisée par Éric Tessier souffre de faibles enjeux dramatiques et de clichés à la tonne. C'est d'autant plus dommage parce que l'interprétation est dans l'ensemble assez appréciable. **

Hangman: Ce 18 357e clone de Seven n'apporte absolument rien au genre, si ce n'est que Al Pacino devrait prendre sa retraite une bonne fois pour toute. La réalisation routinière de Johnny Martin et le script extrêmement prévisible qu'il finit par faire rire font en sorte que les bâillements ne tardent pas à arriver. *1/2

vendredi 10 novembre 2017

Sorties au cinéma: Barbara, The Killing of a Sacred Deer, Petit paysan, Wonderstruck, Novitiate, Murder on the Orient Express, Nous sommes les autres

Les excellents films se succèdent cette semaine au cinéma. Espérons que cette congestion sera bénéfique à tous...

Barbara: Loin d'être un biopic conventionnel, ce sommet dans la carrière de réalisateur de Mathieu Amalric parle de son amour pour le cinéma et de son ancienne flamme Jeanne Balibar, qui y trouve son meilleur rôle en carrière. Un des grands crûs de 2017. ****

The Killing of a Sacred Deer: Après son trop doux The Lobster, Yorgos Lanthimos renoue avec le thriller qui donne froid dans le dos avec ce projet jouissif et malsain sur un père qui doit éliminer un membre de sa famille. Un opus chirurgicale d'une immense précision, que l'on n'oubliera pas de sitôt. ****

Petit paysan: Ce suspense fermier de la part d'Hubert Charuel est une réussite sur toute la ligne, alors que son scénario riche en complexité humaine sert admirablement une mise en scène souple et une interprétation sentie de Swann Arlaud. De quoi rire et pleurer presque au même moment. ****

Wonderstruck: Todd Haynes s'aventure dans le film familial avec cet émouvant conte qui multiplie les hommages sincères envers le septième art. ***1/2

Novitiate: Classique dans son traitement de la foi, cette création de Margaret Betts est portée par quelques moments de grâce et d'autres séquences beaucoup plus conventionnelles et attendues. Les comédiennes y sont toutefois irréprochables. ***

Murder on the Orient Express: Une casting impeccable ne sauve pas cette nouvelle adaptation d'Agatha Christie de l'ennui tant Kenneth Branagh semble plus soucieux de se mettre en valeur, lui et sa moustache, que de développer son intrigue. C'est techniquement soigné... mais si vide! Mieux vaut retourner à la version de Sidney Lumet. **1/2

Nous sommes les autres: Malgré quelques idées valables (surtout dans sa seconde partie), ce premier long métrage de Jean-François Asselin peine à convaincre. Ce n'est pas la faute des comédiens talentueux, mais du scénario mécanique. **

mardi 15 septembre 2015

Nouveautés en Blu-ray/Dvd : The Overnight, Reality, Love and Mercy, Cinderella, I’ll See You in my Dreams, Papa ou maman, Furious 7, Monkey Kingdom

Pas besoin du TIFF pour s'éclater avec de bons films. Les sorties DVD et Blu-ray de la semaine le rappellent amplement.

Hilarante comédie sur deux couples qui cherchent à pimenter leurs relations, The Overnight de Patrick Brice fait rire aux larmes avec sa succulente brochette de comédiens. ***1/2

Plus absurde encore est Reality de Quentin Dupieux, un récit sur le cinéma qui abuse avec un grand plaisir des mises en abyme. ***

Les amateurs des Beach Boys seront comblés par Love and Mercy de Bill Pohland, un biopic faussement éclaté qui reprend le modèle I'm Not There (en moins bon) pour parler de création. ***
Ma critique complète

Les enfants, eux, seront au septième âge devant la nouvelle version de Cinderella de Kenneth Branagh qui revigore le conte classique sans jamais travestir le passé. Visuellement, c'est splendide, et il y a plein de choses intéressantes à se mettre sous la dent. ***

Pour un public plus adulte, il y a l'élégant drame I'll See Your in my Dreams de Brett Haley qui rappelle les beautés de l'existence et ce, peu importe son âge. ***

Des fous rires, il y en a en masse dans Papa ou maman de Martin Bouboulon où un divorce occasionne des coups en bas de la ceinture de la part des deux parents. ***

Énorme succès aux guichets, Furious 7 de James Wan applique à nouveau une formule gagnante sans toutefois atteindre l'efficacité du sixième épisode. **1/2

Documentaire rétrograde et moralisateur qui se cache derrière une narration humoristique de Tina Fey, Monkey Kingdom de Mark Linfield et Alastair Fothergill est la nouveauté à éviter cette semaine. **

mardi 10 juin 2014

Nouveautés en DVD: Les revenants, Une autre vie, Omar, Visitors, Le capital, Jack Ryan – Shadow Recruit, Non-Stop, Miraculum, Alan Patridge, Au bonheur des ogres, Whisper – Libres comme le vent

Il y a plusieurs beaux films qui prennent l'affiche cette semaine en format DVD et Blu-ray.

La sortie la plus exceptionnelle est Les revenants, série française sur des gens qui reviennent à la vie pour mieux bouleverser l'équilibre de leurs proches. L'histoire est riche, l'interprétation solide et on écoutera en boucle la trame sonore de Mogwai. ****

Nouvelle pépite d'or d'Emmanuel Mouret, Une autre vie est un mélodrame sur une pianiste qui s'amourache d'un homme qui n'est pas de la même classe sociale qu'elle. Le charme opère et les soupçons de suspense laissent deviner un cinéaste qui serait habile dans plus qu'un genre cinématographique. ***1/2

Retenu aux Oscars dans la catégorie du meilleur film en langue étrangère, Omar d'Hany Abu-Assad est un drame très réussi sur un jeune homme qui est amené à jouer la taupe auprès de ses amis activistes. Le ton est juste et la finale dérange malgré ses trop nombreuses scènes d'action. ***1/2

Le créateur du classique Koyaanisqatsi (Godfrey Reggio) est de retour avec Visitors, un nouveau pensum humaniste et philosophique où le spectateur est appelé à regarder longuement des visages humains. On en ressort transformé, en transe avec les mélodies de Philip Glass. ***1/2

Cela a pris plusieurs années avant que Le capital n'arrive au Québec. S'il ne s'agit pas du meilleur effort de Costa-Gavras (gros bémols sur la réalisation et les à-côtés amoureux et sexuels), l'intrigue sur cet homme assoiffé de pouvoir qui est prisonnier d'un univers financier est caustique et les comédiens, dédiés à leur cause. ***

À prendre avec un gros grain de sel, Jack Ryan - Shadow Recruit de Kenneth Branagh est un divertissement efficace sur un jeune analyste de la CIA qui se rend en Russie pour déjouer un complot. Il ne faut pas chercher de sens à l'intrigue, mais savourer l'action, l'humour et les personnages truculents. ***

Liam Neeson hurle, se bat et cherche à protéger plein de gens dans un avion dans Non-Stop de Jaume Collet-Serra, production ridicule mais assez désopilante qui arrive à divertir malgré une finale ratée et des rebondissements téléguidés. **1/2

Film choral ambitieux sur la vie, la mort et la foi, Miraculum touche à trop de thèmes, s'avérant malheureusement pompeux et manipulateur avant la fin. Un demi-échec de la part de Podz qui a tout le talent pour rebondir. **1/2

Sorte de téléfilm gonflé pour le cinéma, Alan Patridge de Declan Lowney n'a qu'un seul atout dans sa main et il est de taille: la présence de Steve Coogan qui en fait des tonnes en présentateur radio et qui finit par faire accepter toutes les largesses du scénario. **1/2

Adaptation d'un livre à succès, Au bonheur des ogres de Nicolas Bary est une sorte de conte sur un employé qui est suspecté d'éliminer ses collègues. La prémisse faible et moralisatrice ainsi que et la mise en scène répétitive n'arrivent toutefois pas à avoir le dessus sur l'engouement des acteurs. **1/2

Ramassis de clichés, Whisper - Libres comme le vent de Katja von Garnier est un objet sans personnalité sur l'amitié improbable entre une adolescente et un cheval. On a déjà vu le tout des centaines de fois, mais peut-être qu'un spectateur moins exigeant y trouvera son compte... **

samedi 18 janvier 2014

Nouveautés au cinéma : The Square, Jack Ryan : Shadow Recruit, Secondaire V, Sans Terre c’est la faim, The Devil’s Due

Les documentaires pertinents sont nombreux cette semaine, prenant le pas des fictions qui sont divertissantes ou carrément décevantes.

Bouillant essai sur la révolution égyptienne pendant le Printemps arabe, The Square de Jehane Noujaim est une oeuvre capitale sur la lutte pour la démocratie et l'action citoyenne à travers un effort important. Ça sent les Oscars et ça serait pleinement mérité. ****

Pastiche des vieux films d'espionnage où l'histoire d'amour volontairement kitsch était aussi importante que le récit principal, Jack Ryan: Shadow Recruit offre la chance à Kenneth Branagh de s'amuser comme un petit fou, autant derrière que devant la caméra (il campe un méchant mémorable). Du gros fun noir, où les nombreux clichés et invraisemblances sont utilisés pour faire sourire. ***

Filmer et donner la parole à des adolescents. C'est la réussite - et la limite - de Secondaire V de Guillaume Sylvestre, qui offre un intéressant portrait de société mais sans y donner une direction ou une perspective qui aurait fait toute la différence. ***

Sorte de reportage journalistique sur différentes personnes qui sont dépossédées de leurs terres, Sans Terre c'est la faim d'Amy Miller captive et fait susciter de nombreuses réflexions même si le tout aurait pu être plus cinématographique. ***

Une autre production horrifique qui prend l'affiche sans avoir été présenté à la presse? Eh oui! Reprenant le concept usés jusqu'à la corde du héros qui filme son quotidien pour le transposer à un concept qui rappelle beaucoup le classique Rosemary's Babies (la grossesse qui tourne mal), The Devil's Due de Matt Bettinelli-Olpin et Tyler Gillett est un long métrage particulièrement terne, sans frisson ni humour. *1/2

lundi 12 septembre 2011

DVD: Le Quattro Volte, Potiche, L'amour fou, The Trip, Thor, Sainte victoire, Sans arme..., Forks Over Knives, 5 doigs de la main, The Bend


Très grosse semaine de sorties de films en format DVD et Blu-ray avec quelques-uns des meilleurs titres de l'année.

C'est le cas de Le Quattro Volte de Michelangelo Frammartino, un chef-d'oeuvre contemplatif et organique sur le sens de la vie. À voir le plus rapidement possible.

Drôle à s'en décrocher la mâchoire, Potiche de François Ozon regroupe une impressionnante brochette de comédiens (Depardieu, Deneuve, Luchini, etc.) dans une comédie charmante, kitch et inoubliable.

Documentaire émouvant sur Yves Saint Laurent, L'amour fou de Pierre Thoretton est un objet exemplaire et riche de sens, à chérir seul ou à plusieurs.

Virée largement improvisée, The Trip de Michael Winterbottom est un bijoux de comédie qui doit beaucoup au duo imparable formé de Steve Coogan et Rob Brydon. Pour les cinéphiles.

Gros film de superhéros plus intelligent que la moyenne, Thor divertit grâce à la mise en scène exemplaire de Kenneth Branagh. Rien n'est à prendre au sérieux et c'est voulu ainsi.

Politique et dilemmes moraux sont les guides conducteurs de La sainte victoire de François Favrat, un drame convaincant et crédible sur deux hommes en quête de pouvoir. La finale moralisatrice laissera peut-être un mauvais souvenir en tête, mais les performances de Clovis Cornillac et de Christian Clavier sont éloquentes.

Drame prenant et bien maîtrisé de Deborah Chow malgré quelques passages plus douteux, The High Cost of Living propose la rencontre entre deux écorcés vifs qui ont plus d'une chose en commun. Une belle petite maîtrise, avec deux comédiens (Isabelle Blais, Zach Braff) au sommet de leur art.

Long métrage gentil, sympathique mais oubliable, Sans arme ni haine ni violence de et avec Jean-Paul Rouve sur les frasques d'un bandit se regarde avec plaisir et s'oublie en un clignement d'oeil. Une façon comme une autre de passer le temps.

Documentaire sur l'obésité, Forks Over Knives de Lee Fulkerson ne raconte rien que le public moyen ne sait pas déjà. Il le fait cependant avec humour et savoir-faire.

Une superbe distribution comprenant Patrick Bruel, Pascal Elbé et Vincent Elbaz n'empêche pas Comme les 5 doigts de la main d'être très moyen. Les invraisemblances sont nombreuses, l'histoire familiale mal développée et la réalisation d'Alexandre Arcady s'apparente davantage à un banal téléfilm.

Cherchant constamment à faire la morale, The Bend de Jennifer Kierans est un exercice assez rudimentaire sur un adolescent qui a peur d'être bipolaire comme son frère. Comme quoi une bonne idée de départ ne fait pas toujours un bon film et ce, même si l'interprétation et la réalisation demeurent convenables.

samedi 7 mai 2011

Kaboom, The Bang Bang Club, Le sentiment de la chair, Thor, The Conspirator, Something Borrowed


Les films généralement intéressants prennent l'assaut des salles de cinéma. Quoi allez voir? Tout dépend des goûts.

Poursuivant sa réflexion sur l'adolescence, Greg Araki accouche de Kaboom, un long métrage fou, fou, fou qui mélange fin du monde, sexe et créatures étranges. Délirant du début à la fin pour ce grand petit opus qui a failli aboutir directement en dvd.

Film de fiction sur les photographes de guerre, The Bang Bang Club de Steven Silver s'inspire de faits réels s'étant déroulés pendant l'Apartheid. Plus pertinent sur un point de vue humain que politique, notamment grâce à la forte interprétation de Ryan Phillippe et de Taylor Kitsch.
Critique

Deux amants cherchent à se connaître à fond dans Le sentiment de la chair, une inquiétante oeuvre clinique de Roberto Garzelli qui est portée par le jeu intense d'Annabelle Hettmann et de Thibault Vinçon. Faut le voir pour le croire.

Kenneth Branagh réussit son pari d'être à la fois divertissant et pas stupide avec son Thor, une adaptation mouvementée et parfois hilarante d'une bande dessinée. Même si la trois dimensions ne sert à rien et que le récit est un peu long, les combats se veulent particulièrement décoiffant.
Critique

En s'intéressant au procès d'une femme impliquée dans le meurtre d'Abraham Lincoln, Robert Redford en soutire The Conspirator, un effort un peu poussiéreux et verbeux mais bien fait qui bénéficie grandement de la présence de Robin Wright.
Critique

La seule vraie déception de la semaine est Something Borrowed de Luke Greenfield sur les déboires d'une femme qui décide de briser le mariage de sa meilleure amie en lui soutirant son fiancé! Réalisation affligeante, morales inquiétantes, interprétation inégale, situations parsemées de clichés et romance (et humour) inopérants sont au menu de cette production qui s'oubliera rapidement.
Critique