Pérou 1982 superpose la perte d'innocence d'un garçon de 12 ans à celle de son pays. Si le récit d'apprentissage demeure classique, il est agrémenté d'une réalisation soignée de Garcia JC (la photographie est splendide et la musique bien enveloppante) et d'une interprétation sensible de tous les interprètes. À la fois personnel et universel, le film happe par sa nécessité à se tenir droit dans un monde corrompu, à faire face à la musique au lieu de se dérober. Une leçon inspirante à bien des égards. ***
samedi 2 mai 2026
Film du jour: Lost in America
Cinglante satire du rêve américain, Lost in America (1985) est probablement le meilleur film d'Albert Brooks. Un long métrage hilarant et d'une rare intelligence qui peut compter sur un scénario riche, des dialogues qui fondent dans la bouche et deux interprètes qui se donnent sans compter. On pense au cinéma de Woody Allen en plus caustique et mélancolique. ****
vendredi 1 mai 2026
Au cinéma: L'incroyable femme des neiges
Blanche Gardin trouve un de ses meilleurs rôles au cinéma dans L'incroyable femme des neiges de Sébastien Betbeder, qui débute comme une comédie absurde sur la famille avant de prendre un tournant plus environnemental et existentiel. Ludique et profond à la fois, le film donne le goût de s'envoler vers le Groenland et de faire du sens avec sa vie. ***1/2
Film du jour: Azrael
Si A Quiet Place prenait la forme d'un récit de survie, cela ressemblerait probablement à Azrael de E.L Katz. Vigoureux, violent et superficiel, le récit répétitif permet à Samara Weaving de livrer une nouvelle performance intense au sein d'un film dénué de parole qui s'il ne brille pas par son originalité, se révèle implacable. ***
jeudi 30 avril 2026
Les meilleurs films de... avril 2026
Kontinental '25 de Radu Jude
Pompei, Sotto le Nuvole de Gianfranco Rosi
J'ai perdu de vu le paysage de Sophie Bédard Marcotte
Au cinéma: Rapaces
Inspiré par le cinéma paranoïaque des années 70, Rapaces de Peter Dourountzis est à la fois un hommage au journalisme et un sombre portrait de la violence faite aux femmes. Souffrant des comparaisons avec La nuit du 12, la chronique tend à s'éparpiller dans ses sous-intrigues. Mais la puissance du casting (qui comprend Sami Bouajila, Mallory Wanecque, Jean-Pierre Darroussin et Valérie Donzelli) et l'haletante scène de suspense dans le restaurant dynamisent les enjeux. En salle ce vendredi. ***
mercredi 29 avril 2026
Au cinéma: Mother Mary
Après son décevant film de commande Peter Pan & Wendy, David Lowery se reprend avec Mother Mary, un délire qui ne fera pas l'unanimité. À la fois psychodrame, musical et long métrage de sorcières, le récit fascine allègrement, débutant dans le huis clos verbeux pour mieux épouser le fantastique symbolique. S'il est question des affres de la création et de liens brisés entre deux âmes errantes, la production énigmatique à souhait compense ses faiblesses scénaristiques pour en mettre plein la vue et les oreilles. Anne Hathaway et Michaela Coel offrent des performances dantesques dans ce qui se révèle un mélange entre Sonate d'automne et Suspiria. ***1/2
Libellés :
Lowery,
Sorties Cinéma de la semaine
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