Les sommets du cinéma d'animation débutent ce soir avec la présentation de The Square de Kim Bo-Sol, qui relate l'histoire d'amour impossible entre le premier secrétaire de l'ambassade de Suède à Pyongyang et une argente de circulation locale. Plus que pour le prétexte en place, le long métrage traite sans fard des répercussions d'une telle romance en mêlant le sentimental au politique, le banal au plus essentiel. Tout cela à travers un récit mélancolique à souhait, dont les traits des visages évoquent la solitude qui ronge chacun des êtres en place. À découvrir ce soir et demain soir. ***1/2
lundi 11 mai 2026
dimanche 10 mai 2026
Au cinéma: Rue Malaga
Après avoir séduit avec Le bleu du caftan, Maryam Touzani propose par l'entremise de Rue Malga une nouvelle histoire d'amour qui sort de l'ordinaire et, surtout, un épatant portrait de personnage: Maria, 79 ans, qui est interprétée par la toujours parfaite Carmen Maura, égérie d'Almodovar. Le film coloré, sensuel et amusant ne fait qu'un avec elle, délaissant cependant sa fille malheureuse qui tente de lui ravir sa maison. Ce combat clairement inégal empêche le récit d'atteindre sa complexité souhaité. Mais il rappelle cependant la possibilité de reprendre son existence en main et ce, peu importe son âge. ***1/2
samedi 9 mai 2026
Au cinéma: The Sheep Detectives (critique)
Des moutons tentent d'éclaircir la mort de leur maître (Hugh Jackman) dans The Sheep Detectives, une comédie familiale signée Kyle Balda (Minions: The Rise of Gru). Plus que l'intrigue policière à la Agatha Christie qui se veut particulièrement simpliste, ce conte vaut surtout pour ses bêtes hilarantes en CGI et à ce mélange de légèreté et de douce profondeur. Ce n'est évidemment pas Babe, mais les enfants n'y verront que du feu. Ma critique est à lire sur Cinoche. ***
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Film du jour: Pebbles
Désert aride, père irascible, futur ténu: on ne voudrait pas se retrouver dans Pebbles. Le premier long métrage de P.S. Vinothraj marque pourtant les esprits dans sa façon d'utiliser des images fortes pour faire avancer l'histoire. Malgré sa courte durée, le récit laisse le temps bouleverser ses personnages - et le spectateur - tout en offrant une des finales les plus marquantes des dernières années. ***1/2
vendredi 8 mai 2026
Film du jour: Immortal Love
Maître du mélo romanesque, Keisuke Kinoshita se surpasse avec Immortal Love (1961), une fresque crève-cœur sur un amour avorté et ses conséquences pendant trois décennies. Cette réflexion proustienne sur les désirs empoisonnés vaut autant que sur ce Japon en pleine mutation qui doit faire des concessions pour survivre. La mise en scène de grande beauté et l'interprétation sans faille en font une oeuvre magistrale. ****1/2
Au cinéma: C'était mieux demain
Un couple vivant en 1958 est transporté en 2025 où la société a évoluée... Telle est la prémisse de C'était mieux demain, une relecture paresseuse des Visiteurs où les gags usés sont nombreux. Si la chimie entre Elsa Zylberstein et Didier Bourdon opère, la mise en scène de Vinciane Millereau s'avère bien quelconque. **1/2
jeudi 7 mai 2026
Film du jour: Eight Postcards from Utopia
En recyclant de vieilles publicités roumaines avec Eight Postcards from Utopia, Radu Jude et Christian Ferencz-Flatz arrivent non seulement à faire hurler de rires, mais à poser un regard acidulé sur le médium et leur pays. L'ensemble qui s'épuise un peu dans la durée bénéficie toutefois d'un montage féroce et d'un ton faussement ludique qui en fera assurément un objet culte. ***1/2
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