vendredi 8 mai 2026

Au cinéma: C'était mieux demain


Un couple vivant en 1958 est transporté en 2025 où la société a évoluée... Telle est la prémisse de C'était mieux demain, une relecture paresseuse des Visiteurs où les gags usés sont nombreux. Si la chimie entre Elsa Zylberstein et Didier Bourdon opère, la mise en scène de Vinciane Millereau s'avère bien quelconque. **1/2

jeudi 7 mai 2026

Film du jour: Eight Postcards from Utopia


En recyclant de vieilles publicités roumaines avec Eight Postcards from Utopia, Radu Jude et Christian Ferencz-Flatz arrivent non seulement à faire hurler de rires, mais à poser un regard acidulé sur le médium et leur pays. L'ensemble qui s'épuise un peu dans la durée bénéficie toutefois d'un montage féroce et d'un ton faussement ludique qui en fera assurément un objet culte. ***1/2

Au cinéma: Un dernier pour la route


Des road-movies existentiels comme Un dernier pour la route, il y en a des dizaines. Ce qui permet au premier long métrage de Francesco Sossai de sortir quelque peu du lot est le soin apporté à ses personnages attachants et son mélange d'humour et de mélancolie. Le scénario balisé débute peut-être dans les clichés, mais il prend de l'expansion à mesure que les paysages italiens défilent. ***

mercredi 6 mai 2026

Au cinéma: I Swear


Le succès critique et commercial I Swear de Kirk Jones n'est pas tant un film qu'une sensibilisation au syndrome Gilles de la Tourette. Cela passe donc par le mélange attendu de rires et de larmes, de leçons moralisatrices et de bons sentiments. Il n'y a pratiquement pas de cinéma au menu, bien que Robert Aramayo s'avère épatant dans le rôle principal. ***

mardi 5 mai 2026

Au cinéma: Hokum (critique)


Damian McCarthy serait-il le prochain maître de l'horreur? Sans aucun doute après avoir vu son troisième long métrage Hokum qui recycle tous les clichés - auberge perdue dans la nature, sorcière, traumas - afin d'offrir une véritable frousse. Ma critique est à lire sur Cinoche. ***1/2 

lundi 4 mai 2026

Au cinéma: Mon fils ne revint que sept jours


En adaptant le roman de David Clerson, Yan Giroux propose avec Mon fils ne revint que sept jours un film contemplatif sur la nature et la possibilité d'une mère de pouvoir enfin dire adieu à son enfant disparu. Travaillant ses images magnifiques et sa bande-sonore soignée jusqu'à éclipser son intrigue opaque, le récit fascinera le cinéphile prêt à se laisser emporter par tant de mystères et de non-dits. La trop rare Marie-France Marcotte fait grande impression. ***1/2

dimanche 3 mai 2026

Au cinéma: Blue Heron


Sans aucun doute le meilleur film du Canada anglais de la dernière année, Blue Heron s'amuse à brouiller la ligne entre la fiction et le documentaire. Délaissant la narration classique pour se concentrer sur les micro-événements d'une famille comme les autres, le récit authentique sent la vie à plein nez. Non seulement le spectateur a l'impression d'être avec ses membres qui aspirent à un peu de quiétude, mais un retour de situation survenant dans la seconde partie jette un éclairage nouveau et émouvant sur tout ce qui arrive. Il faudra retenir le nom de sa cinéaste Sophy Romvari qui dès son premier long métrage, signe un petit bijou. ****