mercredi 29 juillet 2026

Fantasia: Sour Minnows


Deux colocs plongent dans une réalité incroyable après avoir assisté à un événement inusité. Pour son second long métrage Sour Minnows, Harrison Atkins convie l'esprit du film noir, du stoner se déroulant à Los Angeles et des oeuvres paranoïaques en l'arrosant d'une bonne dose d'humour satirique. Dommage que le récit labyrinthique s'éparpille et ne se veuille jamais satisfaisant, singeant trop l'univers de David Lynch au lieu de développer quelque chose de personnel. L'interprétation d'ensemble se veut toutefois satisfaisante, amenant un peu d'humanité à ce cauchemar ennuyant. **

mardi 28 juillet 2026

Ciné-Bulles été 2026


L'été est loin d'être terminé. Afin de continuer son plaisir, pourquoi ne pas découvrir le numéro estival de Ciné-Bulles? J'y signe d'ailleurs des critiques de deux films québécois: Kaïros de Jennifer Alleyn et Rédemptions de Luc Picard. Bonne lecture!

Au cinéma: The Odyssey


Meilleure superproduction hollywoodienne de 2026 jusqu'à maintenant, The Odyssey permet à Christopher Nolan de ressasser ses obsessions en adaptant le texte le plus mythique de la littérature occidentale. Il en résulte un poème de grande beauté sur la nature humaine qui prise dans la guerre et la violence, aspire à la quiétude et la rédemption. La mise en scène éblouissante en met plein les yeux et les oreilles (les scènes chez Hadès et Circé ne s'oublieront pas de sitôt), tandis que Matt Damon domine une distribution imposante où presque chaque acteur et actrice ont leur heure de gloire. ****

lundi 27 juillet 2026

Au cinéma: La danse des renards


Le récit d'apprentissage adolescent a offert de beaux films cette année. Quelque part entre Météors et The Plague se tient La danse des renards de Valéry Carnoy qui traite de masculinité toxique et d'identité au détour d'un agréable récit sur l'amitié qui, s'il n'évite pas les lieux communs, ne cesse de convaincre grâce à la dévotion de ses interprètes. ***1/2

dimanche 26 juillet 2026

Vu à Fantasia: When You Open the Door


Film de lycanthropie minimaliste, When You Open the Door d'Eriko Katagiri fait lentement monter l'attention et l'intérêt dans la première partie avant de (trop) dévoiler dans la seconde. Si les brillantes idées ne se matérialisent pas toutes à l'écran, plusieurs surprennent et enchantent, apportant poésie et sensibilité. Motola Serena porte le long métrage sur ses épaules et son jeu s'avère d'une grande finesse. ***

samedi 25 juillet 2026

Fantasia: We're Nothing at All


Inspiré d'une histoire vraie, We're Nothing At All du vétéran Herman Yau relate l'enquête autour de l'explosion d'un autobus qui a provoqué plusieurs décès. Prenant l'allure du film choral qui navigue entre le présent et le passé, le récit social sous fond d'homophobie manque de finesse. Les dialogues sont tellement appuyés et les thèmes parfois si misérabilistes que l'ensemble finit par faire rire au lieu de susciter l'émotion et la réflexion. **1/2

vendredi 24 juillet 2026

Vu à Fantasia: Idols


Une jeune femme qui rêve de gloire se pointe chez une actrice célèbre dans Idols, un court métrage d'une redoutable efficacité de Matt Halsall. Maîtrisé, le récit tient en haleine même s'il ne brille pas par son originalité (on dirait une relecture du classique Perfect Blue) et Hojo Shin fait grande impression dans un double-rôle. ***