L'intérêt relatif de The Housemaid est d'avoir pris la matière d'un livre extrêmement populaire (qui mêle suspense érotique et drame domestique) et d'en avoir fait un divertissement satirique. Le second degré du scénario est palpable et les comédiens s'amusent beaucoup (surtout Amanda Seyfried dans un rôle hystérique). Sauf que le récit kitsch et prévisible tourne rapidement en rond et l'ennui fait craquer le verni, surtout lors de la seconde partie explicative. Avec une mise en scène plus éclatée de Paul Feig (dans la lignée de suspenses sud-coréens à la Parasite ou Mademoiselle), cela aurait été complètement différent. Mais ce n'est pas le cas. Et dire qu'une suite est déjà en chantier... **1/2
lundi 13 juillet 2026
dimanche 12 juillet 2026
Film du jour: Sisu: Road to Revenge
Encore plus cinglé que son prédécesseur, Sisu: Road to Revenge (2025) de Jalmari Helander élève les enjeux à la façon Mad Max, créant des scènes d'action spectaculaires mais ultimement redondantes, qui peinent malgré tout à renouveler le genre du film de vengeance. ***
samedi 11 juillet 2026
Au cinéma: Evil Dead Burn
Plus diabolique que jamais, Evil Dead Burn de Sébastien Vanicek multiplie le gore mais oublie le plaisir, ce qui en fait l'épisode le plus oubliable du lot. Ma critique est à lire sur Cinoche. **1/2
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vendredi 10 juillet 2026
Au cinéma: Sourde
Bouleversant drame familial sous fond de surdité, Sourde d'Eva Libertad évite les écueils du film à thèses pour se concentrer sur ses beaux personnages. Non seulement le récit sensible quoique prévisible ne verse jamais dans le mélo, mais il use sans cesse de finesse afin de se rapprocher de ses êtres imparfaits, gracieuseté d'une réalisation immersive qui travaille le son avec une rare acuité. ***1/2
jeudi 9 juillet 2026
Au cinéma: Vivaldi et moi
Pour son premier film, le metteur en scène Damiano Michieletto propose Vivaldi et moi, croisant le parcours de création du célèbre compositeur italien au désir d'émancipation d'une orpheline. Un scénario quelque peu didactique qui est transcendé par la mise en scène vivante, la soif de liberté de Tecla Insolia qui irradie l'écran et, évidemment, la magnifique musique qui agit comme un baume sur les plaies. ***
mercredi 8 juillet 2026
Film du jour: Cairo Station
Youssef Chahine frappe fort avec Cairo Station (1958) en croisant le film noir et le néoréalisme italien. Non seulement il traite des laissés-pour-compte de la société égyptienne à la croisée des chemins, mais il le fait avec une assurance technique peu commune. Le cinéaste prouve même qu'il peut être un excellent acteur, campant avec verve l'antihéros face à la truculente Hind Rostom (la «Marilyn Monroe d'Arabie»). ****
mardi 7 juillet 2026
Film du jour: Broken Drum
Les enfants d'un riche chef d'entreprise cherchent à s'émanciper de leur père tyrannique dans Broken Drum (1949), une comédie dramatique de Keisuke Kinoshita. Libre et rebelle malgré sa prévisibilité et sa finale traditionnelle, le long métrage est capable de sauter de la prise de tête au burlesque en quelques secondes à peine. Tsumasaburo Bando est tout simplement parfait dans le rôle du vieil acariâtre. ***1/2
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