dimanche 4 octobre 2026

Au cinéma: Les héritiers


Documentaire animalier dénué de narration, Les héritiers de Serge-Olivier Rondeau privilégie l'immersion dans sa façon de s'intéresser aux goélands à bec cerclé. Cela donne un essai aux images souvent majestueuses dont l'abstraction palpable sert de métaphore aux dérives des êtres dans une nature où la balance est de plus en plus déréglée. ***1/2

samedi 3 octobre 2026

Au cinéma: 6 portraits néoréalistes


Depuis quelques années, Robert Morin a retrouvé son urgence de tourner. Dans 6 portraits néoréalistes, il superpose le destin de quelques immigrants en Italie à la trame narrative du chef-d'oeuvre Le voleur de bicyclette. Si le pari paraît osé, il est remporté haut la main, à la fois par le regard sensible de son auteur (qui n'est cependant pas dénué d'ironie) et l'utilisation de la magie du septième art. ***1/2

vendredi 2 octobre 2026

Critique: Digger (critique)


Farce grotesque qui tombe à vide, Digger ne convainc qu'à moitié malgré la présence de Tom Cruise et d'Alejandro Gonzalez Inarritu. Ma critique complète est à lire sur Cinoche. **1/2

Au cinéma: À pied d'oeuvre


Valérie Donzelli adapte l'excellent livre À pied d'oeuvre de Franck Courtès avec succès, misant sur le pouvoir des mots et des images. Le récit autobiographique tâte l'universel dans sa façon de payer du prix durement acquis de l'art et de la liberté, tandis que la mise en scène ménage surprises et fluidité. Bastien Bouillon possède la tête de l'emploi dans le difficile rôle principal: celui d'un homme qui a abandonné un lucratif métier pour se mettre à l'écriture. ****

jeudi 1 octobre 2026

Au cinéma: Love Me Tender


Vicky Krieps est éblouissante dans Love Me Tender, jouant une mère qui tente d'obtenir la garde partagée de son fils. Le récit prend la forme de la chronique douce-amère, sensible et entêtante, à l'image de la mise en scène d'Anna Cazenave Cambet, tandis que le scénario fait fi de quelques moments plus démonstrateurs pour rappeler la difficulté d'être une femme libre dans une société régit par des codes stricts. Présenté cet après-midi à la Station Vu. ***1/2

mercredi 30 septembre 2026

Les meilleurs films de... septembre 2026


Hope de Na Hong-jin

Le château d'Arioka de Kiyoshi Kurosawa

Cauchemar conseil de Renaud Desprès-Larose et Ana Tapia Rousio

Films du jour: Carmen Comes Home / Carmen's Innocent Love


Keisuke Kinoshita explore la forme cinématographique avec ces deux films sur une strip-teaseuse particulièrement attachante. Carmen Comes Homes (1951) est le premier long métrage en couleurs du cinéma japonais et si l'effort en met plein la vue avec ses teintes luxuriantes, l'histoire sommairement développé déçoit. Sa suite Carmen's Innocent Love (1952) se veut plus satisfaisante dans sa façon de confronter les idéaux entre les générations. Cette satire n'avait toutefois pas nécessairement besoin d'une mise en scène aussi éclatée où les plans obliques à la De Palma avant son temps viennent détourner l'attention.***