Steven Spielberg renoue avec la science-fiction par l'entremise de Disclosure Day, un récit en forme de best of qui utilise le suspense afin de parler de la foi en l'humanité. Si le propos - tout comme le dernier acte - peut paraître naïf, la machine est particulièrement bien huilée et sa vision réchauffe le coeur, lui qui n'a toujours pas perdu son désir d'émerveillement en reconstituant un divertissement à l'ancienne. ***1/2
dimanche 5 juillet 2026
samedi 4 juillet 2026
Au cinéma: The Invite
Remake d'un film espagnol, The Invite relate un souper entre voisins qui tourne au vinaigre. Hilarant lorsque les personnages sont en roue libre, plus lassant lorsque les conventions dramatiques apparaissent (les 20 dernières minutes), le long métrage à la réalisation vitaminée d'Olivia Wilde (l'idéal pour faire oublier les racines théâtrales du sujet) permet à son délicieux casting de délirer. Que l'on adhère ou pas à la proposition, le résultat est nettement plus satisfaisant que son remake français Et plus si affinités. ***
vendredi 3 juillet 2026
Au cinéma: Connemara
Nouvelle adaptation d'un roman de Nicolas Mathieu, Connemara ravive la flamme entre deux amis d'enfance. De la chimie palpable entre Mélanie Thierry et Bastien Bouillon à la mise en scène sensorielle d'Alex Lutz (le travail sur le montage est loin d'être banal), le long métrage fait tout pour faire oublier son scénario banal où le passage du temps et les classes sociales peuvent terrasser n'importe quel destin. De la poudre aux yeux? Tout à fait! **1/2
jeudi 2 juillet 2026
Au cinéma: Bouchra
Bouchra d'Orian Barki et Meriem Bennani est une animation qui sort du lot. Naviguant entre fiction et documentaire, entre confessions et recréations, le récit queer entraîne notre héroïne sur le parcours de son passé, tentant d'apaiser sa conscience envers sa mère. Mâtiné d'humour et de romance, bénéficiant d'images étonnantes, de mélodies entêtantes et d'un climat mélancolique à la Wong Kar-wai, l'effort séduit amplement malgré la confusion de son intrigue. ****
mercredi 1 juillet 2026
Au cinéma: François.e
Un scénariste cisgenre (interprété par Louis Morissette) se fait passer pour une femme trans afin de toucher des subventions. Telle est la prémisse de cette comédie québécoise superficielle et moralisatrice qui ne manque pas de clichés. Rarement drôle malgré ses clins d'oeil à Madame Doubtfire et Pretty Women, le récit simpliste est peuplé de personnages mal définis (à l'exception de l'excellente Pascale Drevillon) et d'une réalisation télévisuelle de la part de Jean-François Asselin. L'art de passer à côté de son sujet. **
mardi 30 juin 2026
Film du jour: Mon père, mon ombre
Le récit d'apprentissage vu par un enfant où la figure paternelle forme la métaphore d'un pays instable est un genre à soi. Ce qui permet à Mon père, mon ombre d'Akinola Davies de sortir du lot est de faire le portrait de la ville Lagos au Nigeria avec un surplus de poésie et de sensibilité, ne lésinant ni sur l'émotions ni sur des images à couper le souffle qui évoquent à la fois Moonlight et Cité de Dieu. ****
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