Des road-movies existentiels comme Un dernier pour la route, il y en a des dizaines. Ce qui permet au premier long métrage de Francesco Sossai de sortir quelque peu du lot est le soin apporté à ses personnages attachants et son mélange d'humour et de mélancolie. Le scénario balisé débute peut-être dans les clichés, mais il prend de l'expansion à mesure que les paysages italiens défilent. ***
jeudi 7 mai 2026
mercredi 6 mai 2026
Au cinéma: I Swear
Le succès critique et commercial I Swear de Kirk Jones n'est pas tant un film qu'une sensibilisation au syndrome Gilles de la Tourette. Cela passe donc par le mélange attendu de rires et de larmes, de leçons moralisatrices et de bons sentiments. Il n'y a pratiquement pas de cinéma au menu, bien que Robert Aramayo s'avère épatant dans le rôle principal. ***
mardi 5 mai 2026
Au cinéma: Hokum (critique)
Damian McCarthy serait-il le prochain maître de l'horreur? Sans aucun doute après avoir vu son troisième long métrage Hokum qui recycle tous les clichés - auberge perdue dans la nature, sorcière, traumas - afin d'offrir une véritable frousse. Ma critique est à lire sur Cinoche. ***1/2
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lundi 4 mai 2026
Au cinéma: Mon fils ne revint que sept jours
En adaptant le roman de David Clerson, Yan Giroux propose avec Mon fils ne revint que sept jours un film contemplatif sur la nature et la possibilité d'une mère de pouvoir enfin dire adieu à son enfant disparu. Travaillant ses images magnifiques et sa bande-sonore soignée jusqu'à éclipser son intrigue opaque, le récit fascinera le cinéphile prêt à se laisser emporter par tant de mystères et de non-dits. La trop rare Marie-France Marcotte fait grande impression. ***1/2
dimanche 3 mai 2026
Au cinéma: Blue Heron
Sans aucun doute le meilleur film du Canada anglais de la dernière année, Blue Heron s'amuse à brouiller la ligne entre la fiction et le documentaire. Délaissant la narration classique pour se concentrer sur les micro-événements d'une famille comme les autres, le récit authentique sent la vie à plein nez. Non seulement le spectateur a l'impression d'être avec ses membres qui aspirent à un peu de quiétude, mais un retour de situation survenant dans la seconde partie jette un éclairage nouveau et émouvant sur tout ce qui arrive. Il faudra retenir le nom de sa cinéaste Sophy Romvari qui dès son premier long métrage, signe un petit bijou. ****
Film du jour: Ballad of a Workman
Une famille pauvre tente de trouver de l'argent afin de payer les longues études de leur fils dans Ballad of a Workman (1962) de Keisuke Kinoshita. Classique malgré l'inclusion de chansons et de haïkus, cette chronique sentimentale fait monter l'émotion lentement, rendant les yeux tristes aux moments opportuns. Tout cela est possible grâce à ses valeureux interprètes qui symbolisent le sacrifice d'une génération entière. ***1/2
samedi 2 mai 2026
Au cinéma: Pérou 1982
Pérou 1982 superpose la perte d'innocence d'un garçon de 12 ans à celle de son pays. Si le récit d'apprentissage demeure classique, il est agrémenté d'une réalisation soignée de Garcia JC (la photographie est splendide et la musique bien enveloppante) et d'une interprétation sensible de tous les interprètes. À la fois personnel et universel, le film happe par sa nécessité à se tenir droit dans un monde corrompu, à faire face à la musique au lieu de se dérober. Une leçon inspirante à bien des égards. ***1/2
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