Tout est une transaction financière dans Danger Stalks Near (1957) de Keisuke Kinoshita, une comédie noire sur une famille qui tire le diable par la queue. Alors que des voleurs rôdent à l'extérieur, les membres à l'intérieur de la maison usent souvent de coups bas pour arriver à leurs fins. Le cinéaste nippon multiplie les personnages, créant des situations hilarantes qui ne sont pas dénuées de profondeur (le clash entre les générations, les conséquences de la guerre). ***1/2
lundi 9 mars 2026
dimanche 8 mars 2026
Film du jour: Fireworks Over the Sea
Un mariage pourrait sauver une entreprise familiale de la faillite dans Fireworks Over the Sea (1951) de Keisuke Kinoshita, un drame mélancolique qui expose quelques traumas de l'après-guerre. Malgré une abondance d'intrigues et de personnages, le récit sait fusionner le social et le personnel autour d'une oeuvre complexe où l'ombre de l'argent risque de corrompre les âmes les plus tenaces. La mise en scène maîtrisée aux images soignées propose une dernière demi-heure enlevante et l'interprétation d'ensemble demeure généralement naturelle. ***1/2
samedi 7 mars 2026
Critique: The Bride!
Maggie Gyllenhaal s'attaque au mythe de Frankenstein avec The Bride!, une adaptation survoltée qui manque à la fois de nuance et de subtilité. Reste la beauté de sa carcasse vide. Ma critique est à lire sur Cinoche. **1/2
Libellés :
Critiques,
Sorties Cinéma de la semaine
Film du jour: The Gorge
Immense succès d'Apple TV+, The Gorge de Scott Derrickson mélange tous les genres possibles et inimaginables: action, suspense, science-fiction, drame d'espionnage et romance. L'ensemble est si absurde, la mise en scène si chargée et la chime si palpable entre ses stars (Miles Teller et Anya Taylor-Joy) qu'on accepte plus facilement les baisses de régime, l'intrigue sans queue ni tête et l'abus d'explosions. ***
vendredi 6 mars 2026
Au cinéma: Indomptables
Polar musclé sur le Cameroun et la paternité, Indomptables est un changement de registre radical pour Thomas Ngijol qui surprend à la fois derrière et devant la caméra. Classique dans son approche, le récit est mené solidement grâce à une mise en scène assurée et bien que l'écriture manque parfois de coulant, l'interprétation demeure sentie. ***
Film du jour: Benediction
Dans son ultime long métrage Benediction (2021), Terence Davies dresse un portrait éloquent du poète britannique Siegfried Sassoon. Il le fait évidemment sans tomber dans le biopic conventionnel, s'attardant au traumatise de la guerre et aux conventions de la société en usant de surprenantes ellipses. Son film, d'une belle beauté plastique, met le dialogue à l'avant-plan, offrant un rôle riche à Jack Lowden. La dernière séquence, particulièrement bouleversante, hantera le cinéphile pendant longtemps. ****
jeudi 5 mars 2026
Au cinéma: Barbaracadabra
Barbaracadabra n'est pas tant un film qu'un essai sur Barbara Ulrich, l'inoubliable héroïne du Chat dans le sac. Le réalisateur Renaud Lessard (Mad Dog Labine) lui rend hommage en multipliant les saynètes de qualité variable. Si le geste qui s'inspire du cinéma direct est louable, le résultat s'éparpille et demeure en surface. Cela aurait fait un excellent court métrage... Présenté ce soir au Cinéma Moderne, le 7 mars à la Cinémathèque, le 21 mars au Cinéma Public et le 4 avril au Cinéma du Musée. **
Libellés :
Film du jour,
Sorties Cinéma de la semaine
S'abonner à :
Commentaires (Atom)







