Dès son premier long métrage La ciénaga (2001), Lucrecia Martel affichait un goût marqué pour les ellipses, l’ambiguïté et les univers en décrépitude. Cette chronique d'une famille qui s'enlise est bien celle d'une société toute entière qui n'a que faire du danger, trop encline à profiter de ses privilèges que de se soucier des autres. En misant sur les micro-événements et les non-dits, en épousant le chaos ambiant, la cinéaste argentine signe une oeuvre immense que l'on voudra revoir plus d'une fois. ****1/2
Aucun message portant le libellé Martel. Afficher tous les messages
Aucun message portant le libellé Martel. Afficher tous les messages
lundi 16 mars 2026
lundi 14 juillet 2025
Film du jour: La femme sans tête
L'hypocrisie de la bourgeoisie argentine en prend pour son rhume dans La femme sans tête de Lucrecia Martel, qui s'intéresse au désarroi d'une femme qui a peut-être - ou pas - provoqué un accident. Un sentiment d’ambiguïté plane sur le récit qui peut être interprété à des fins psychologiques et politiques, et il est porté par une actrice admirable (la regrettée Maria Onetto). ****
dimanche 9 juillet 2023
Film du jour: Zama
Beckett rencontre Herzog dans Zama (2017) de Lucrecia Martel, une comédie aride sur le colonialisme et la folie humaine. Un long métrage d'une grande beauté plastique, qui use de détours savamment orchestrés jusqu'à une conclusion inoubliable. ****
S'abonner à :
Messages (Atom)



