jeudi 21 mai 2026

Au cinéma: Deleau: le cinéma en liberté


Documentaire de Michel La Veaux sur l'«âme» de la Quinzaine des réalisateurs à Cannes, Deleau: le cinéma en liberté s'avère un essai intéressant et riche en anecdotes savoureuses. Si la forme classique n'a rien à voir avec la liberté de son sujet, son fond passionnera les cinéphiles les plus irréductibles. ***

Film du jour: Forty Shades of Blue


En attendant de découvrir le nouveau film d'Ira Sachs qui est présenté à Cannes ces jours-ci, replongeons dans Forty Shades of Blue (2005) où sexe et famille ne font pas toujours bon ménage. Les obsessions du cinéaste sont présentes même si l'ensemble manque parfois de maturité. Notons cependant une interprétation généralement relevée et un ton qui s'éloigne des conventions hollywoodiennes afin d'explorer des territoires plus personnels. ***

mercredi 20 mai 2026

Au cinéma: The Wizard of the Kremlin


Avec Olivier Assayas à la réalisation et Emmanuel Carrère à la réalisation, on était en droit de s'attendre à mieux de l'adaptation cinématographique du brillant livre The Wizard of the Kremlin de Giuliano da Empoli qui s’avérait à la fois une méditation sur le pouvoir et l'essor de la Russie moderne. Si la transposition s'avère fidèle, elle demeure superficielle et molle, autant dans son propos (trop peu acidulé) que dans sa mise en scène. Jude Law fait toutefois grande impression en Vladimir Poutine. **1/2

mardi 19 mai 2026

Film du jour: The Tattered Wings


Une veuve renoue avec son amour de jeunesse dans The Tattered Wings (1955) de Keisuke Kinoshita. Spirituel et philosophique tout en demeurant prenant, romantique et mélancolique, le récit enchante allègrement même s'il s'échappe difficilement des conventions et thèmes fétiches de son auteur. ***1/2

lundi 18 mai 2026

Au cinéma: Les enfants de la résistance


Il fallait Christophe Barratier (Les choristes, Faubourg 36) pour édulcorer les bandes dessinées Les enfants de la résistance, privilégiant l'humour bon enfant, les personnages caricaturaux et la musique plaquée au lieu d'explorer son sujet sensible qui a tôt fait de corrompre le monde de l'enfance. **1/2

dimanche 17 mai 2026

Au cinéma: Kaïros


Jennifer Alleyn signe son plus beau film avec Kaïros, un drame mélancolique sur un acteur qui tient une ligne ouverte nocturne. L'art de la parole et surtout de l'écoute sont à l'honneur dans cette oeuvre claire-obscure qui permet de faire des ponts entre soi et les autres. Ma critique complète sera à ligne dans le prochain numéro de Ciné-Bulles. ****

samedi 16 mai 2026

Au cinéma: The Taste of Tea (critique)


On pourra revoir ce soir The Taste of Tea au Cinéma Moderne, le formidable film culte de Katsuhito Ishii dans une très belle copie 4K. Retour sur cette oeuvre d'exception qui a notamment séduit Cannes et Fantasia...

Les Haruno sont une famille qui vit tranquillement au Japon. Leurs membres, gentils et inoffensifs, sont occupés par des mini-obsessions quotidiennes. Dans le lot, il y a notamment la petite Sachiko (Maya Banno) qui voit son ombre géante partout, son frère Hajime (Takahiro Sato) plus habile sur sa bicyclette qu’à nouer des liens d’amitié, la mère (Satomi Tezuka) qui a déjà travaillé dans le domaine de l’animation, le père (Tomokazu Miura) qui agit toujours en tant qu’hypnotiseur, deux oncles (Ikki Todoroki et Tadanobu Asano) aux comportements insolites et le très excentrique grand-père (Tatsuya Gasuyin). Ensemble, ils vont apprendre à vaincre leurs peurs tout en découvrant le monde qui les entoure.

Il ne faut pas réellement se fier à ce synopsis qui sent le déjà vu tant "The Taste of Tea" est un ovni insolite qui transporte le spectateur sur une autre planète. L’exubérance et la folie sont presque de tous les plans. En apparence, le long métrage est verbeux, répétitif, trop long (143 minutes) et décousu. Pourtant, il est d’une inventivité à toute épreuve. Les dialogues, largement improvisés, font hurler de rire, navigant souvent à des endroits insoupçonnés. Les situations partent du réel pour extrapoler vers les possibilités de l’imaginaire. Ainsi, tout au long de l’aventure, les protagonistes seront transportés dans des combats de robots, dans une animation primaire et dans des histoires rocambolesques qui frôlent le mauvais goût. La parole cédera le pas à la danse, au chant (un moment d’anthologie) et à la course. Le soleil troquera sa place à des doubles géants poétiques et à des trains qui sortent des esprits pour aller ailleurs.

Résumer une telle œuvre est impossible et c’est tant mieux. Contrairement à son excellent "Funky Forest : The First Contact", le cinéaste Katsuhito Ishii n’a pas transformé "The Taste of Tea" en une succession de sketchs. Les liens sont toujours tangibles et tout passe par cette famille, à la fois uniquement et irrémédiablement sympathique. Même si l’acteur le plus connu s’avère être Tadanobu Asano, le comédien notamment vu dans "Ichi the Killer" ne vole pas la vedette. Au contraire, chacun des personnages est important et ils forment un tout nécessaire dans cet équilibre entre la campagne et la ville, entre le quotidien et l’évasion vers les rêves.

Ravissement complètement imprévisible, "The Taste of Tea" est une œuvre lente qui mérite réellement d’être découverte. Les situations font sourire, il y a plusieurs gags totalement réussis et la famille n’aura plus le même sens après que les Haruno aient fait partager leurs péripéties. Une tasse de thé avec ça ?

vendredi 15 mai 2026

Au cinéma: Une amie silencieuse


Le lien entre les humains et la nature n'aura jamais été aussi bien filmé que dans Une amie silencieuse, une oeuvre ambitieuse d'Ildiko Enyedi qui se déroule à trois périodes différentes. Fascinant, le récit offre une place prépondérante aux images et aux sons afin de faire vibrer toutes les possibilités mystérieuses de la planète. Et si l'ensemble traîne quelque peu en longueur (et que le segment se déroulant dans les années 1970 est moins fort que les deux autres), la mise en scène ravit par son montage organique et l'interprétation d'ensemble demeure uniforme. ****

jeudi 14 mai 2026

Au cinéma: District! (critique)


L'animation hongroise District! d'Aron Gauder est présentée ce soir dans le cadre des Sommets du cinéma d'animation. Retour sur ce film culte de 2004...

Les quartiers de Budapest ne sont pas toujours très recommandables. Plusieurs bandes s’affrontent pour contrôler les rues. Même les autorités en place multiplient les caméras afin d’espionner la population. Pourtant, un adolescent et une adolescente s’aiment. Sauf que cet amour à la Roméo et Juliette semble impossible chez des gangs qui sont constamment en rivalité. Pendant que les parents s’insultent, les enfants se réunissent. Ils aimeraient être riches et puissants. Pour y arriver, pourquoi ne pas construire une machine à remonter le temps ? Ainsi, il serait aisé d’enfouir des animaux morts afin de récolter du pétrole des millions d’années plus tard. Un rêve qui se transforme en réalité, puis en cauchemar, lorsque les instances politiques mondiales cherchent à s’accaparer de cet or noir qui fait l’envie du monde entier.

La quête du combustible fossile fait rêver. There Will Be Blood ne confrontait-il pas le capitalisme à la religion en utilisant ce prétexte qui fait rouler l’économie ? Sans jamais rivaliser avec le chef d’œuvre de Paul Thomas Anderson, le long-métrage d’Aron Gauder fait néanmoins bande à part au rayon des animations. Il n’y a pas ici de rigolades insouciantes et stéréotypées comme dans Ratatouille et Surf’s Up. The District ! serait plutôt la réplique hongroise au South Park des Américains. L’humour y est vulgaire, particulier, souvent irrésistible et parfois même lassant. Le sexe, la drogue, le crime, les femmes à la maison et le pouvoir de l’argent sont les monarques de cette critique irrévérencieuse d’une société perdue et sans valeur. Outre ces connotations sociales, les sphères politiques et économiques arrivent rapidement dans le paysage, comme ces représentations sardoniques de George W. Bush et de Ben Laden.

Le style graphique utilisé est particulièrement original. Les visages d’individus ont été filmés et reproduits par ordinateurs, ce qui donne des effets à la fois réalistes et déformés, entre deux et trois dimensions. Une technique communément appelée la rotoscopie. L’animation peut être rudimentaire, mais soudainement, une richesse au niveau de la souplesse ou de la précision des décors surprend. Le plus formidable se retrouve au niveau des couleurs, riches et intenses, qui donnent presque une réelle personnalité aux multiples personnages.

La musique est également un élément primordial de l’entreprise. Le hip-hop hongrois règne en roi et même les gens qui y sont allergiques pourraient trouver leur compte tant les airs restent gravés en tête. Si plusieurs confrontations chantées s’avèrent mémorables, il y en a peut-être trop sur les 85 minutes que dure le film.

The District ! est loin du parcours sans faute. C’est parfois un peu long, répétitif et les numéros musicaux et l’humour peuvent lasser, mais c’est une expérience assez unique dans le large univers des animations. Entre le style américain, français et japonais, il est toujours rafraîchissant d’apprendre que d’autres pays peuvent créer des entités originales, à mi-chemin entre les délires du duo Trey Parker et Matt Stone et le style unique que Richard Linklater a utilisé pour A Scanner Darkly. Politiquement incorrect et presque unique en son genre.

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mercredi 13 mai 2026

Film du jour: Harvest


C'est un ambitieux premier long métrage en anglais que propose Athina Rachel Tsangari avec Harvest, confrontant le nouveau et l'ancien monde par l'entremise d'un petit village isolé. D'une grande beauté picturale, le récit fascine dans ses thèmes même s'il ne les explore qu'en surface. Caleb Landry Jones livre, comme d'habitude, une intense performance physique. ***1/2

Au cinéma: Diamants


Immense succès populaire en Italie, Diamanti de Ferzam Özpetek est un hommage aux femmes et à la création. Aussi soigné visuellement que superficiel narrativement, ce film choral verbeux qui traîne royalement en longueur souffre d'une mise en scène télévisuelle et d'une distribution sous-utilisée d'actrices aguerries. Qui n'est pas Almodovar qui veut. Au cinéma ce vendredi. **

mardi 12 mai 2026

Film du jour: There's Still Tomorrow


Immense succès en Italie, There's Still Tomorrow de Paola Cortellesi détourne le néoréalisme afin de le transformer en fable féministe. Vivant et souvent hilarant, le récit fait oublier son scénario approximatif grâce à ses personnages attachants et l'immense soin apporté à sa photographie en noir blanc. ***1/2

lundi 11 mai 2026

Au cinéma: The Square


Les sommets du cinéma d'animation débutent ce soir avec la présentation de The Square de Kim Bo-Sol, qui relate l'histoire d'amour impossible entre le premier secrétaire de l'ambassade de Suède à Pyongyang et une agente de circulation locale. Plus que pour le prétexte en place, le long métrage traite sans fard des répercussions d'une telle romance en mêlant le sentimental au politique, le banal au plus essentiel. Tout cela à travers un récit mélancolique à souhait, dont les traits des visages évoquent la solitude qui ronge chacun des êtres en place. À découvrir ce soir et demain soir. ***1/2

dimanche 10 mai 2026

Au cinéma: Rue Malaga


Après avoir séduit avec Le bleu du caftan, Maryam Touzani propose par l'entremise de Rue Malga une nouvelle histoire d'amour qui sort de l'ordinaire et, surtout, un épatant portrait de personnage: Maria, 79 ans, qui est interprétée par la toujours parfaite Carmen Maura, égérie d'Almodovar. Le film coloré, sensuel et amusant ne fait qu'un avec elle, délaissant cependant sa fille malheureuse qui tente de lui ravir sa maison. Ce combat clairement inégal empêche le récit d'atteindre sa complexité souhaité. Mais il rappelle cependant la possibilité de reprendre son existence en main et ce, peu importe son âge. ***1/2

samedi 9 mai 2026

Au cinéma: The Sheep Detectives (critique)


Des moutons tentent d'éclaircir la mort de leur maître (Hugh Jackman) dans The Sheep Detectives, une comédie familiale signée Kyle Balda (Minions: The Rise of Gru). Plus que l'intrigue policière à la Agatha Christie qui se veut particulièrement simpliste, ce conte vaut surtout pour ses bêtes hilarantes en CGI et à ce mélange de légèreté et de douce profondeur. Ce n'est évidemment pas Babe, mais les enfants n'y verront que du feu. Ma critique est à lire sur Cinoche. ***

Film du jour: Pebbles


Désert aride, père irascible, futur ténu: on ne voudrait pas se retrouver dans Pebbles. Le premier long métrage de P.S. Vinothraj marque pourtant les esprits dans sa façon d'utiliser des images fortes pour faire avancer l'histoire. Malgré sa courte durée, le récit laisse le temps bouleverser ses personnages - et le spectateur - tout en offrant une des finales les plus marquantes des dernières années. ***1/2

vendredi 8 mai 2026

Film du jour: Immortal Love


Maître du mélo romanesque, Keisuke Kinoshita se surpasse avec Immortal Love (1961), une fresque crève-cœur sur un amour avorté et ses conséquences pendant trois décennies. Cette réflexion proustienne sur les désirs empoisonnés vaut autant que sur ce Japon en pleine mutation qui doit faire des concessions pour survivre. La mise en scène de grande beauté et l'interprétation sans faille en font une oeuvre magistrale. ****1/2

Au cinéma: C'était mieux demain


Un couple vivant en 1958 est transporté en 2025 où la société a évoluée... Telle est la prémisse de C'était mieux demain, une relecture paresseuse des Visiteurs où les gags usés sont nombreux. Si la chimie entre Elsa Zylberstein et Didier Bourdon opère, la mise en scène de Vinciane Millereau s'avère bien quelconque. **1/2

jeudi 7 mai 2026

Film du jour: Eight Postcards from Utopia


En recyclant de vieilles publicités roumaines avec Eight Postcards from Utopia, Radu Jude et Christian Ferencz-Flatz arrivent non seulement à faire hurler de rires, mais à poser un regard acidulé sur le médium et leur pays. L'ensemble qui s'épuise un peu dans la durée bénéficie toutefois d'un montage féroce et d'un ton faussement ludique qui en fera assurément un objet culte. ***1/2

Au cinéma: Un dernier pour la route


Des road-movies existentiels comme Un dernier pour la route, il y en a des dizaines. Ce qui permet au premier long métrage de Francesco Sossai de sortir quelque peu du lot est le soin apporté à ses personnages attachants et son mélange d'humour et de mélancolie. Le scénario balisé débute peut-être dans les clichés, mais il prend de l'expansion à mesure que les paysages italiens défilent. ***

mercredi 6 mai 2026

Au cinéma: I Swear


Le succès critique et commercial I Swear de Kirk Jones n'est pas tant un film qu'une sensibilisation au syndrome Gilles de la Tourette. Cela passe donc par le mélange attendu de rires et de larmes, de leçons moralisatrices et de bons sentiments. Il n'y a pratiquement pas de cinéma au menu, bien que Robert Aramayo s'avère épatant dans le rôle principal. ***

mardi 5 mai 2026

Au cinéma: Hokum (critique)


Damian McCarthy serait-il le prochain maître de l'horreur? Sans aucun doute après avoir vu son troisième long métrage Hokum qui recycle tous les clichés - auberge perdue dans la nature, sorcière, traumas - afin d'offrir une véritable frousse. Ma critique est à lire sur Cinoche. ***1/2 

lundi 4 mai 2026

Au cinéma: Mon fils ne revint que sept jours


En adaptant le roman de David Clerson, Yan Giroux propose avec Mon fils ne revint que sept jours un film contemplatif sur la nature et la possibilité d'une mère de pouvoir enfin dire adieu à son enfant disparu. Travaillant ses images magnifiques et sa bande-sonore soignée jusqu'à éclipser son intrigue opaque, le récit fascinera le cinéphile prêt à se laisser emporter par tant de mystères et de non-dits. La trop rare Marie-France Marcotte fait grande impression. ***1/2

dimanche 3 mai 2026

Au cinéma: Blue Heron


Sans aucun doute le meilleur film du Canada anglais de la dernière année, Blue Heron s'amuse à brouiller la ligne entre la fiction et le documentaire. Délaissant la narration classique pour se concentrer sur les micro-événements d'une famille comme les autres, le récit authentique sent la vie à plein nez. Non seulement le spectateur a l'impression d'être avec ses membres qui aspirent à un peu de quiétude, mais un retour de situation survenant dans la seconde partie jette un éclairage nouveau et émouvant sur tout ce qui arrive. Il faudra retenir le nom de sa cinéaste Sophy Romvari qui dès son premier long métrage, signe un petit bijou. ****

Film du jour: Ballad of a Workman


Une famille pauvre tente de trouver de l'argent afin de payer les longues études de leur fils dans Ballad of a Workman (1962) de Keisuke Kinoshita. Classique malgré l'inclusion de chansons et de haïkus, cette chronique sentimentale fait monter l'émotion lentement, rendant les yeux tristes aux moments opportuns. Tout cela est possible grâce à ses valeureux interprètes qui symbolisent le sacrifice d'une génération entière. ***1/2

samedi 2 mai 2026

Au cinéma: Pérou 1982


Pérou 1982 superpose la perte d'innocence d'un garçon de 12 ans à celle de son pays. Si le récit d'apprentissage demeure classique, il est agrémenté d'une réalisation soignée de Garcia JC (la photographie est splendide et la musique bien enveloppante) et d'une interprétation sensible de tous les interprètes. À la fois personnel et universel, le film happe par sa nécessité à se tenir droit dans un monde corrompu, à faire face à la musique au lieu de se dérober. Une leçon inspirante à bien des égards. ***1/2

Film du jour: Lost in America


Cinglante satire du rêve américain, Lost in America (1985) est probablement le meilleur film d'Albert Brooks. Un long métrage hilarant et d'une rare intelligence qui peut compter sur un scénario riche, des dialogues qui fondent dans la bouche et deux interprètes qui se donnent sans compter. On pense au cinéma de Woody Allen en plus caustique et mélancolique. ****

vendredi 1 mai 2026

Au cinéma: L'incroyable femme des neiges


Blanche Gardin trouve un de ses meilleurs rôles au cinéma dans L'incroyable femme des neiges de Sébastien Betbeder, qui débute comme une comédie absurde sur la famille avant de prendre un tournant plus environnemental et existentiel. Ludique et profond à la fois, le film donne le goût de s'envoler vers le Groenland et de faire du sens avec sa vie. ***1/2

Film du jour: Azrael


Si A Quiet Place prenait la forme d'un récit de survie, cela ressemblerait probablement à Azrael de E.L Katz. Vigoureux, violent et superficiel, le récit répétitif permet à Samara Weaving de livrer une nouvelle performance intense au sein d'un film dénué de parole qui s'il ne brille pas par son originalité, se révèle implacable. ***