Des prisonniers doivent transporter de l'or en zones périlleuses dans The Weight de Padraic McKinley. S'inspirant des classiques du genre - notamment ceux de Huston et de Clouzot - sans les singer, ce film efficace au possible interroge les notions de survie et de masculinité en temps de crise. La réalisation assurée comporte quelques étonnants moments et Ethan Hawke domine une distribution sans faille. ***1/2
mardi 22 septembre 2026
lundi 21 septembre 2026
Au cinéma: Nitassinan
Très joli documentaire sur le territoire, Nitassinan de Joséphine Bacon et Kim O'Bomsawin retrace de façon historique, poétique et spirituelle la présence innue. Le récit éclairant se veut parfois didactique, mais ses images à couper le souffle convainquent de modifier son regard afin de se consacrer à l'essentiel. ***1/2
dimanche 20 septembre 2026
Au cinéma: La meilleure façon, c'est par accident
Ovni éminemment personnel, La meilleure façon, c'est par accident de Noémie D. Leclerc mêle fiction et -pseudo- documentaire, utilisant les moyens de son médium pour soigner les plaies et réaliser les rêves de ses intervenants. La construction du récit n'est pas sans rappeler le film culte À l'ouest de Pluton et l'effort compense son côté brouillon par sa forte empathie et son émotion à fleur de peau. ***1/2
samedi 19 septembre 2026
Au cinéma: Juste une illusion
Sorte de CRAZY français, Juste une illusion joue la carte de la nostalgie dans sa façon de faire transpirer les années 1980 dans chaque plan. Si le récit d'apprentissage centré autour de la famille n'est pas révolutionnaire, il s'avère très agréable à regarder tant les enjeux sont justes et les acteurs parfaits (Louis Garrel crève l'écran en père dépassé par les événements). Comme toujours chez le tandem Éric Toledano et et Olivier Nakache, le politique est prétexte à la comédie et les hommages à Lelouch permettent de mieux situer leur cinéma à vocation populaire. ***1/2
vendredi 18 septembre 2026
Au cinéma: Resident Evil (critique)
Il fallait Zach Cregger (Weapons, Barbarian) pour relancer la franchise Resident Evil. Avec son mélange d'horreur et de comédie à la Evil Dead II, personne ne pourra résister à ce divertissement particulièrement bien huilé. Ma critique est à lire sur Cinoche. ***1/2
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jeudi 17 septembre 2026
Au cinéma: Buddy
Et si les émissions pour enfants comme Barney se transformaient en cauchemars horrifiques? C'est ce que propose de Buddy de Casper Kelly, une satire délicieuse (surtout sa première partie) qui s'essouffle à mi-chemin, avant de reprendre du poil de la bête à la toute fin. Les hommages au Wizard of Oz et autres Night of the Hunter fonctionnent et si le tout aurait pu être plus mémorable, le malaise ne cesse d'opérer. ***
mercredi 16 septembre 2026
Film du jour: Ah Girl (TIFF)
Très joli récit d'apprentissage sur une fillette qui est tiraillée entre sa mère et son père, Ah Girl d'Ang Geck Geck Priscilla touche une corde sensible, à la fois dans cette façon d'aborder cet âge ingrat que de repositionner Singapour dans les années 90 sans trop verser dans la nostalgie. Malgré quelques moments plus mélodramatiques, l'ensemble n'a pas de difficulté à émouvoir et il sera impossible de résister à la fouge de la jeune héroïne. Présenté au TIFF aujourd'hui, demain et le 20 septembre. ***1/2
mardi 15 septembre 2026
Film du jour: The Practice
Cela fait plus de trois décennies que le cinéaste argentin Martin Rejtman fait toujours le même film. On y retrouve des personnages perdus mais attachants, confrontés à un monde absurde où l'humour finit par faire mouche. The Practice ne fait pas exception, suivant le quotidien d'un prof de yoga qui n'a pas le choix de se remettre en question. Même en mode mineure, la partition opère et met de bonne humeur tant son charme demeure inusable. ***
lundi 14 septembre 2026
Au cinéma: Hope
Cinéma de la démesure, Hope de Na Hong-jin déconstruit les longs métrages catastrophiques américains, utilisant ses clichés afin de créer l'ultime film de monstres. Celui qui traîne volontairement en longueur afin d'en mettre plein la vue avec ses scènes d'action exceptionnelles (la première heure qui mise sur le hors champ est un morceau d'anthologie), son humour corrosif et son discours environnemental. Et dire que le film est revenu bredouille de Cannes alors qu'il ne ressemble à rien d'autre, brillant par son audace et sa générosité. Comme divertissement, il ne se fait rien de mieux. ****
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dimanche 13 septembre 2026
Au cinéma: Un renversement
Documentaire se déroulant dans les coulisses de la politique québécoise féminine, Un renversement d'Amélie Hardy ne manque pas d'anecdotes incroyables et d'intervenantes inspirantes. Dommage que pour échapper au cliché des têtes parlantes, l'essai en noir et blanc charge son style jusqu'à détourner l'attention, notamment dans sa façon de jouer des répétitions. Mais le propos est tellement important qu'on finit par se consacrer sur l'essentiel. ***
samedi 12 septembre 2026
Film du jour: Woman of the Year
Katharine Hepburn et Spencer Tracy forment l'un des plus beaux couples du cinéma américain dans Woman of the Year (1942) de George Stevens, une comédie irrésistible - et féministe - qui fait rire encore et encore avec ses dialogues pétillants et ses situations savoureuses. Un des grands modèles du genre. ****1/2
vendredi 11 septembre 2026
Au cinéma: La bataille de Gaulle: Liberté (Partie 2)
Beaucoup plus convaincant que son prédécesseur, La bataille de Gaulle: Liberté d'Antonin Baudry mélange adroitement joutes politiques et aventure picaresque au sein d'un récit rondement mené, certes trop long et grandiloquent, mais qui ne manque ni d'humour ni d'émotions. Ma critique est à lire sur Cinoche. ***1/2
jeudi 10 septembre 2026
Film du jour: A Better Tomorrow
Le film d'action moderne n'est pas né avec Die Hard, mais avec A Better Tomorrow (1986). C'est le chef-d'oeuvre de John Woo qui a lancé une vague explosive à Hong Kong qui a rapidement déferlé sur le cinéma américain. Dans ce classique intemporel, le cinéaste chinois explore la figure du tueur à la Melville pour en faire des héros charismatiques. Le ton est à la violence mais également à la romance (et l'amitié, la famille...) tant le long métrage, généreux, amuse et divertit dans une apothéose de scènes trépidantes. ****1/2
mercredi 9 septembre 2026
Minions & Monsters (blu-ray)
Meilleur film de la série Minions ou Despicable Me, Minions & Monsters de Pierre Coffin est une irrésistible lettre d'amour au septième art. La première partie, pleine d'humour et de fraîcheur, multiplie les hommages et les clins d'oeil, tandis que la tension - et l'intérêt - se relâche par la suite. Au moins, on a gardé le meilleur pour la fin. Et cette pétillante édition blu-ray aux images précises et aux pistes sonores immersives est peuplée de documentaires - sur le casting, le son, etc. - et de jeux amusants. ***
Film du jour: This Closeness
This Closeness (2024) de Kit Zauhar montre l'éloignement d'un couple dans la plus pure tradition du cinéma indépendant américain. Prévisible à ses heures, le récit minimaliste peut néanmoins compter sur des acteurs talentueux et, surtout, une écriture fine, qui atteint des sommets lors des moments de confrontations qui sont souvent filmés en longs plans. ***
mardi 8 septembre 2026
Au cinéma: Dear You
Grand succès en sol chinois, Dear You de Lan Hongchun est un film populaire qui allie humour, émotions et leçons d'histoire. La première partie qui ne casse rien semble circonscrire le récit dans les secrets de famille. Mais le scénario, plus complexe qu'attendu, évoque également les sacrifices de l'immigration et la solidarité féminine. Le long métrage de belle tenue, autant sur le plan de la mise en scène que de l'interprétation, compense son manque de subtilité et sa manipulation à obtenir des pleurs, par une grande efficacité. ***
lundi 7 septembre 2026
Au cinéma: Une photo à Saigon
Meilleur film de Kim Nguyen depuis Rebelle, Une photo à Saigon se penche sur l'une des photographie les plus célèbres: L'exécution de Saigon, captée pendant la guerre du Vietnam. Le documentaire à la narration éclatée se permet un retour vers le passé en demeurant les deux pieds dans le présent, interrogeant les notions de mémoire, de guérison et surtout de famille entre ces anciens frères ennemis. Les enjeux nombreux bénéficient grandement d'intervenants généreux et d'une photographie soignée. ***1/2
dimanche 6 septembre 2026
Au cinéma: Onslaught (critique)
Après plusieurs films bêtes à pleurer, Adam Wingard renoue avec l'esprit de The Guest par l'entremise de Onslaught, une délicieuse série B qui n'épargne rien ni personne. Si le cinéphile s'attendait sans doute à prendre davantage son pied, ce n'est pas une raison de bouder son plaisir. Ma critique est à lire sur Cinoche. ***
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Au cinéma: Histoires parallèles
La fiction contamine le réel. Voilà une des conclusions d'Histoires parallèles, le nouveau film d'Asghar Farhadi (Une séparation) qui retourne en France 15 ans après Le passé. Le résultat n'est toutefois pas aussi concluant malgré sa réalisation racée et sa distribution cinq étoiles. En cause, une histoire inégale et rocambolesque qui s'inspire un peu n'importe comment de Kieslowski ainsi que des personnages sans réelle consistance. L'effort pique néanmoins la curiosité malgré sa trop longue durée. Il s'avère seulement mineur et oubliable dans la filmographie de son auteur. ***
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samedi 5 septembre 2026
Au cinéma: Cauchemar conseil
Quatre années après leur délicieux premier long métrage Le rêve et la radio, le couple Renaud Desprès-Larose et Ana Tapia Rousiouk remettent cela avec un nouvel ovni cinématographique. Cauchemar conseil ne ressemble à rien dans le cinéma québécois, se regardant comme un rêve ludique, vagabondant avec une liberté salutaire, faisant fi des conventions et de la narration. L'ensemble d'une grande beauté plastique traîne parfois en longueur, mais la démarche qui n'est pas sans rappeler Céline et Julie vont en bateau de Rivette force l'admiration. ****
vendredi 4 septembre 2026
Au cinéma: It Ends
Si Sartre avait réalisé Backrooms, cela ressemblerait sans doute à It Ends, un cauchemar existentialiste sur quatre amis qui conduisent sur une route sans fin. Le scénario limpide et verbeux du cinéaste d'Alexander Ullon parle de l'absurdité de la vie en agrémentant le tout de touches d'humour et d'horreur, tandis que les excellents interprètes s'agencent harmonieusement à la mise en scène minimaliste. ***1/2
jeudi 3 septembre 2026
Au cinéma: Le choix du pianiste
La musique apaise les âmes en temps de crise. C'est ce qui ressort du film Le choix du pianiste de Jacques Otmezguine, une oeuvre sensible à défaut d'être transcendante qui mélange romance et Seconde Guerre mondiale. Le récit prévisible est élevé par ses principaux interprètes et la mise en scène ponctuée d'ellipses rachète la conclusion qui pêche par excès. Il y a surtout à l'honneur les mélodies inoubliables de Chopin qui font un bien fou. Présenté ce soir au Cinéma Beaubien et en salle à partir de demain. ***
mercredi 2 septembre 2026
Au cinéma: Chers parents
Un immense montant gagné au loto sème la discordance dans une famille au sein de Chers parents d'Emmanuel Patron, une adaptation de sa pièce à succès qui traite d'hypocrisie et du clash des générations. Noir et plongé dans le vitriol, le texte se veut souvent drôle même s'il n'évite pas certains clichés et facilités. Miou-Miou et André Dussolier éclipsent leurs jeunes partenaires de jeu qui en font des tonnes, tandis que la mise en scène rudimentaire rappelle l'essence théâtrale du projet. **1/2
mardi 1 septembre 2026
Au cinéma: Colony
Die Hard chez les zombies. C'est un peu ce que propose Colony de Yeon Sang-ho, sorte de prequel à son film culte Train to Busan. Si l'action prend le dessus sur l'horreur, le long métrage arrive à renouveler le genre avec son scénario qui aurait pu être encore plus complexe. Les interprètes arrivent à donner vie à des personnages schématisés et la mise en scène musclée éclabousse tout. ***1/2
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