Cinéma de la démesure, Hope de Na Hong-jin déconstruit les longs métrages catastrophiques américains, utilisant ses clichés afin de créer l'ultime film de monstres. Celui qui traîne volontairement en longueur afin d'en mettre plein la vue avec ses scènes d'action exceptionnelles (la première heure qui mise sur le hors champ est un morceau d'anthologie), son humour corrosif et son discours environnemental. Et dire que le film est revenu bredouille de Cannes alors qu'il ne ressemble à rien d'autre, brillant par son audace et sa générosité. Comme divertissement, il ne se fait rien de mieux. ****
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