Tourné avec plusieurs acteurs de son précédent et premier long métrage Pusher, Bleeder (1999) permet à Nicolas Winding Refn de parler de septième art par l'entremise d'un homme (superbe Mads Mikkelsen) qui travaille dans un club vidéo et qui tombe amoureux d'une cliente. Cette romance à la Wong Kar-wai est toutefois plombée par une seconde intrigue plus violente et clichée qui alourdit le récit au lieu de l'élever. ***
mardi 6 octobre 2026
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Merci pour cet article passionnant ! La citation de Godard en ouverture résume à merveille l'essence de Bleeder : un film où le cinéma sert de miroir à la vie.
RépondreEffacerCependant, qualifier la seconde intrigue de « violente et clichée » me paraît complètement passer à côté du génie de Nicolas Winding Refn. Ce contraste brutal entre la poésie cinématographique de Lenny et la spirale autodestructrice de Leo n'est pas une lourdeur, c'est le cœur même du film ! Refn ne cherche pas à faire une simple romance pastel à la Wong Kar-wai ; il montre la collision brutale entre l'évasion par la fiction et la réalité crue et viciée du quotidien. Sans cette violence viscérale, le film perdrait toute sa tension et sa vérité psychologique. C'est précisément ce choc esthétique qui fait de Bleeder une œuvre majeure et sous-estimée.
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