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samedi 8 mars 2025

Film du jour: Seven Veils


Atom Egoyan fait-il toujours le même film? Même s'il se déroule dans l'univers de l'opéra Salome (qui est superbement filmé), Seven Veils traite à nouveau des secrets du passé et des désirs inavoués, le tout à grand coups d'ellipses, de jeux de miroirs et de mises en abyme. Sur papier, le récit est complexe est passionnant. Mais à l'écran, l'intrigue tarabiscotée s'éparpille (avec un détour peu convaincant vers le #metoo) et Amanda Seyfried ne sait plus où donner de la tête. **1/2

vendredi 10 juillet 2020

Sorties de la semaine: First Cow, Le jeune Ahmed, In My Blood It Runs, Sol souverain, Vivarium, Catch and Release, Guest of Honour

La vie reprend normalement son cours, avec la sortie notamment de nouveaux films d'Atom Egoyan et des frères Dardenne. Un titre se révèle toutefois essentiel cette semaine...

First Cow: Auteure d'une feuille de route sans fausse note, Kelly Reichardt se surpasse avec cette magnifique histoire d'amitié masculine, questionnant la notion de capitalisme dans l'ADN même des États-Unis. Une oeuvre d'art contemplative et réconfortante, qui séduit amplement par son script nuancé et ses immenses prouesses techniques. ****
Mon entrevue avec la réalisatrice

Le jeune Ahmed: Les frères Dardenne s'intéressent au radicalisme religieux avec cette nouvelle proposition implacable sur la jeunesse perdue, qui s'est mérité le prix de la mise en scène à Cannes en 2019. Sans être aussi nécessaire que leurs précédents opus, il s'agit d'un long métrage maîtrisé et généralement captivant, jusqu'à sa finale qui fera amplement discutée. ***1/2
Mon entrevue avec les cinéastes
Ma critique

Le Cinéma Moderne propose deux nouveautés en location en ligne. Puissant documentaire sur le colonialisme et le désir de résistance des peuples aborigènes en Australie, In My Blood It Runs (***1/2) de Maya Newell fait le tour de la question sans jamais négliger son aspect cinématographique, dont plusieurs passages épiques rappellent Beasts of the Southern Wild. Beaucoup plus conventionnel, Sol souverain (***) de David Curtis présente le quotidien de cultivateurs qui cherchent l'autosuffisance dans le Yukon sauvage. Inspirant et visuellement soigné, l'essai peine toutefois à sortir des sentiers battus.

Vivarium: Cette création de Lorcan Finnegan avait tout pour séduire: une intrigante prémisse sur une vie de banlieue qui avale littéralement ses pauvres héros, un grand soin visuel et sonore, des acteurs crédibles dépassés par les événements (mention spéciale à Imogen Poots). Sauf que l'ensemble traîne en longueur, étant incapable de se renouveler après quelques surprises bien amenées. Cela finit alors par ressembler à un épisode de Twilight Zone. **1/2

Catch and Release: Cette adaptation de la célèbre pièce de Jane Martin sur un groupe religieux qui kidnappe une jeune femme afin de la convaincre de ne pas se faire avorter bénéficie du talent de Laurence Leboeuf, dont l'isolement en nature (Mont Foster) lui va décidément bien. Parce que si le texte peut paraître didactique et la réalisation de Dominique Cardona et Laurie Colbert trop sage et académique, les comédiens sauvent la mise. Offert virtuellement dans quelques cinémas et dès le 14 juillet sur itunes. **1/2

Guest of Honour: Mais que se passe-t-il avec Atom Egoyan? Même si ses plus récents efforts contiennent tous ses thèmes fétiches, les résultats laissent à désirer. C'est le cas de cette exploration des secrets du passé qui n'est ni crédible ni vraiment engageante malgré la performance sentie de David Thewlis. **
Mon entrevue avec le réalisateur

dimanche 1 juillet 2018

Film du jour: Where the Truth Lies

Pour la fête du Canada, on célèbre le cinéma d'Atom Egoyan, qui a offert un de ses derniers films potables avec Where the Truth Lies. Ce suspense glaçant où le passé revient hanter s'élève quelque peu du lot par son scénario fignolé qui ne se prend pas totalement au sérieux, sa mise en scène précise et ses interprètes dévoués. Un certain manque de profondeur fait toutefois en sorte qu'on n'y revienne pas davantage, contrairement à quelques précédents classiques de son auteur. ***

mardi 16 février 2016

Nouveautés en DVD/Blu-ray : Steve Jobs, Spectre, Le labyrinthe du silence, Black Mass, Trumbo, Remember, The 33, La guerre des tuques

De grands metteurs en scène se succèdent au tournant cette semaine au rayon des nouveautés en DVD et en Blu-ray.

Danny Boyle électrise Steve Jobs, un biopic parfois trop verbeux et sirupeux qui est défendu par d'excellents comédiens. ***

De son côté Sam Mendes reprend du service avec Spectre, un nouvel épisode moins satisfaisant que Skyfall qui possède tout de même son lot de moments forts. ***

Sélection de l'Allemagne aux Oscars, Le labyrinthe du silence de Giulio Ricciarelli traite des conséquences de la Seconde Guerre mondiale d'une manière classique mais néanmoins intéressante. ***

Johnny Depp rappelle qu'il sait jouer dans Black Mass de Scott Cooper, une fresque violente et dérangeante qui aimerait beaucoup appartenir à la filmographie de Scorsese. ***

Divertissant portrait de la censure hollywoodienne qui prévalait dans les années 50, Trumbo de Jay Roach vaut surtout le détour pour la qualité de ses interprètes. **1/2

Christopher Plummer a beau livrer une de ses plus intenses performances en carrière, Remember d'Atom Egoyan étonne dans ses détours plus douteux et contestables. **1/2

The 33 de Patricia Riggen a beau insuffler une certaine noblesse à une tragédie humaine, son ton beaucoup trop hollywoodien ne peut que lever le coeur. **

Immense succès au box-office québécois, La guerre des tuques 3D de Jean-François Pouliot n'est pourtant qu'un infâme dessin animé sans âme qui usurpe un classique du passé. Une simple production qui utilise la nostalgie à des fins mercantiles. **

samedi 24 octobre 2015

Sorties au cinéma : Anna, The Forbidden Room, Remember

Lorsqu'on peut se permettre d'éviter les films douteux (The Last Witch Hunter, Jem and the Holograms, le nouveau Paranormal Activity), on garde les longs métrages qui semblent les plus intéressants. Cela donne cette semaine..

Anna de Charles-Olivier Michaud, une oeuvre choc sur une photographe qui tente de mettre à jour un réseau de trafic humain. Très cinématographique et hanté par la présence d'Anna Mouglalis, l'effort captive malgré ses invraisemblances et baisses de régime à mi-chemin. ***1/2

Plus fou, éclaté et dépravé est The Forbidden Room de Guy Maddin et Evan Jonson, un récit labyrinthique où les histoires se superposent et qui rend hommage aux classiques des années 20. Un beau trip - parfois trop intense - qui mérite plus d'un visionnements. ***1/2

Après son mal aimé The Captive, Atom Egoyan demeure dans le suspense avec Remember, une production parfois chancelante sur un homme dément qui tente de venger sa famille. Christopher Plummer y est superbe, mais il se fait presque éclipser par une finale complètement tirée par les cheveux. **1/2

jeudi 22 octobre 2015

Entrevue avec Atom Egoyan pour Remember

C'est toujours un plaisir de discuter cinéma avec Atom Egoyan. J'ai justement pu le faire dans le cadre du dernier FNC avec son nouveau film Remember. Mon entrevue se trouve ici et elle sera publiée demain dans les pages du Journal Métro.

mardi 3 mars 2015

Nouveautés en DVD : Foxcatcher, Les combattants, The Captive, Grace of Monaco, The Hunger Games: Mockinjay - Part 1, DragonHeart 3, Barbie : Princess Power

On reprend enfin notre souffle cette semaine alors que les sorties DVD et Blu-ray sont peu nombreuses. Cela ne veut toutefois pas dire qu'il n'y a rien d'intéressant.

Prenez par exemple Foxcatcher de Bennett Miller, cet immense film sur l'Amérique qui aurait facilement pu obtenir l'Oscar du meilleur film (s'il avait été nominé, bien entendu). Cette histoire vraie est fascinante et les comédiens y livrent des prestations sidérantes. ****

Avec ses trois César, Les combattants de Thomas Cailley demeure une des oeuvre les plus surprenantes de 2014. Cette ode à la liberté et à la survie est peut-être un peu surestimée, sauf qu'il s'agit d'un premier long métrage bien maîtrisé, défendu par des acteurs impeccables. ***1/2

Vilipendé par les critiques, The Captive d'Atom Egoyan n'en demeure pas un long métrage satisfaisant où l'on ressent toute la souffrance liée à un rapt d'enfant. La finale n'est pas à la hauteur, mais d'ici là, la tension tient en haleine. ***

Nicole Kidman sabote son talent dans Grace of Monaco d'Olivier Dahan, ce biopic romanesque et conventionnel qui ressemble parfois trop à un téléfilm. Et dire que cela aurait pu être très intéressant... **1/2

Pire épisode du lot, The Hunger Games: Mockinjay - Part 1 de Francis Lawrence met la table péniblement à la conclusion. Sauf que c'est mal foutu, ennuyant, terriblement mal fait (les effets spéciaux laissent grandement à désirer) et les interprètes ressemblent à de vulgaires robots. (sortie 6 mars) **

Déjà que le premier de la série était pénible, avions-nous besoin de Dragon Heart 3? C'est ce qu'on appelle un film de commande, qui sort directement en DVD et en Blu-ray pour voir s'il y a encore un public qui mord à l'hameçon. *1/2

Son équivalent pour enfants se nomme Barbie: Princess Power et seule les fillettes de 2 à 4 ans y trouveront leur compte.

samedi 6 septembre 2014

Film du jour: Adoration

Pour se réconcilier avec Atom Egoyan, il faut absolument revoir son mésestimé Adoration, où un adolescent décide de régler le cas de sa famille à l'aide d'un exposé scolaire. Intelligent, minutieux et d'une précision chirurgicale, ce récit bien verbeux à la réalisation étudiée et à l'interprétation solide demeure peut-être ce que le cinéaste canadien a fait de mieux ces neufs dernières années. ***1/2

vendredi 5 septembre 2014

Sorties au cinéma : Aimer boire et chanter, The Captive, Zulu, Supercondriaque

Devant l'absence totale de superproductions américaines (tout le monde doit être à Toronto pour profiter du TIFF), un film française s'impose cette semaine au sein des nouveautés au cinéma.

Il s'agit d'Aimer, boire et chanter, l'ultime long métrage d'Alain Resnais. Même en mode mineur, cet effort ludique et spirituel sur un groupe de gens qui tentent d'aider un ami condamné par la maladie fait beaucoup sourire avec ses répliques vives, sa mise en scène soignée et ses délicieux interprètes. ***1/2

Vilipendé par la majorité des critiques, The Captive n'en demeure pas moins le meilleur film d'Atom Egoyan depuis Adoration en 2008. Même si le sujet n'est pas neuf (un rapt d'enfant) et que la finale est ratée, on sent le cinéaste canadien s'amuser à détourner les clichés, jouant allègrement avec sa réalisation peuplée d'ellipses et avec les attentes du spectateur. ***

Film de clôture de l'édition 2013 du Festival de Cannes, Zulu de Jérôme Salle est un suspense musclée où l'épée de Damoclès de l'Apartheid n'est jamais bien loin. Dommage que le sujet politisé est rapidement évacué, car les scènes d'action sont solides, tout comme le casting (Forest Whitaker, Orlando Bloom). **1/2

Il est toujours dommage de voir un acteur talentueux s'enfoncer de plus en plus dans les farces et les niaiseries insipides. C'est pourtant ce qui arrive à Dany Boon qui réalise et interprète le rôle principal de Supercondriaque, une comédie insipide sur un médecin qui tente de caser son patient hypocondriaque. C'est lourd, moche et terriblement convenu. **

Il y a également du côté IMAX la possibilité de revoir l'illustre Forrest Gump, le dernier très bon film de Robert Zemeckis, où Tom Hanks y trouve son rôle le plus emblématique en carrière. L'apologie de la stupidité peut faire sourciller dans cette chronique d'un simple d'esprit qui vit quelques-uns des éléments les plus importants des États-Unis, mais comme seul objet de cinéma, le résultat est très convaincant. ****

mardi 17 juin 2014

Nouveautés en DVD : The Grand Budapest Hotel, Quai d’Orsay, 2 automnes 3 hivers, Jimmy P, Bunker, The Lego Movie, Marina, Devil’s Knot, Hypnotisören

Il y a des choses vraiment superbes qui prennent l'affiche cette semaine en DVD et en Blu-ray.

Pensons seulement à The Grand Budapest Hotel, le dernier joyau de Wes Anderson. Comme toujours chez lui, le cinéma se fait à l'horizontal, à l'aide d'une distribution du tonnerre, du rire à profusion et de la mélancolie. Le voici qu'il se surpasse dans cette histoire touchante qui se déroule entre les deux grandes guerres. ****

Il y a aussi Quai d'Orsay de Bertrand Tavernier, le film le plus drôle à voir le jour depuis plusieurs années. On rit du début à la fin devant cette satirique politique où la France s'est tenue devant les États-Unis en ne voulant pas envahir l'Irak. Thierry Lhermitte y est d'ailleurs prodigieux. ****

Très charmante romance à la Truffaut, 2 automnes 3 hivers de Sébastien Betbeder est une jolie histoire d'amour qui se déroule sur plusieurs saisons. C'est beau, gentil et mignon tout à la fois. ***1/2

Sans avoir le même pouvoir que ses précédents classiques, Jimmy P d'Arnaud Desplechin qui porte sur la thérapie d'un amérindien par un docteur français est un récit très agréable, émouvant et humaniste, qui ne manque surtout pas de métaphores, de symboles et de musique. Les acteurs y sont épatants.

Huis clos satisfaisant sur deux hommes qui sont isolés, Bunker de Patrick Boivin et Olivier Roberge permet à Martin Dubreuil et à Patrice Robitaille de démontrer leur talent. ***

Symbole du capitalisme américain, The Lego Movie de Phil Lord et Chris Miller devient littéralement une animation communiste dans cette oeuvre folle et souvent très drôle, mais également essoufflante. ***

Biopic conventionnel sur l'enfance d'un chanteur à succès, Marina de Stijn Coninx s'avère tout de même très supportable. Les interprètes affichent une bonne humeur communicative et la recréation d'époque est généralement juste. ***

S'inspirant d'un fait divers véridique portant sur le meurtre inexpliqué de trois garçons, The Devil's Knot demeure malgré la présence d'Atom Egoyan une production brouillonne et molle, à la mise en scène beaucoup trop télévisuelle. **1/2

Sorte de Millenium cheap (déjà que la série originale l'était déjà pas mal), Hypnotisören de Lasse Hallstrom est une intrigue policière invraisemblable et souvent risible, qui rappelle qu'un bon livre ne fait pas toujours un bon film. **

samedi 25 janvier 2014

Nouveautés au cinéma: La grande beauté, Big Bad Wolves, Québékoisie, Whitewash, Devil’s Knot

Lorsque 80% des sorties cinéma de la semaine sont intéressantes (bon, on n'a pas vu I, Frankenstein... par choix), on peut dire qu'il s'agit d'un bon crû. Surtout qu'il y a un opus à voir absolument.

Il s'agit de La grande beauté de Paolo Sorrentino, cette superbe fresque sur un homme qui cherche un moyen de se sortir du vide qui l'entoure. Influencée autant par Fellini que par Bunuel et misant sur des acteurs épatants, cette très belle oeuvre en met plein la vue et les oreilles. Un must. ****

Satire féroce des films d'auto-justice où l'humour noir fait rire jaune, Big Bad Wolves de Aharon Keshales et Navot Papushado reprend le canevas usuel - des hommes torturent un potentiel kidnappeur d'enfants - pour rapidement se départir des clichés. Sardonique à souhait. ***1/2

Joli documentaire sur les amérindiens et l'identité, Québékoisie de Mélanie Carrier et Olivier Higgins soulève des questions importantes sans trop faire la morale. La réalisation manque parfois de nerfs, mais les paysages sont souvent magnifiques. ***

En s'inspirant beaucoup de Fargo, Emanuel Hoss-Desmarais offre avec Whitewash un premier long métrage efficace mais imparfait, où le jeu viscéral des interprètes, la mise en scène étudiée et les multiples changements de tons font pardonner le propos extrêmement mince. ***

Devant le deuil d'une communauté affligée par le meurtre d'enfants, ses membres prennent les grands moyens pour retrouver les coupables. Atom Egoyan avait tout pour être l'homme de l'emploi pour retransmettre à l'écran cette histoire vraie, surtout si on repense à son grandiose The Sweet Hereafter. Malheureusement, Devil's Knot n'est pas à la hauteur, se voulant beaucoup trop conventionnel et mou. **1/2

vendredi 24 janvier 2014

Entrevues avec Atom Egoyan pour Devil's Knot


Il faut remonter au très ordinaire Chloe pour retrouver le dernier film d'Atom Egoyan. Le cinéaste canadien est finalement de retour avec Devil's Knot, où il retrace l'histoire vraie d'une petite communauté traumatisée par le meurtre violent d'enfants.

J'ai pu m'entretenir avec le sympathique réalisateur lors de son passage à Montréal en octobre dernier dans le cadre du Festival du nouveau cinéma. Ma première entrevue se trouve dans les pages du Métro et ma seconde en format questions/réponses est sur le site de Cineplex.

vendredi 25 octobre 2013

Film du jour: Calendar

À l'image de sa Citadelle qui a été présentée au Festival du nouveau cinéma, Calendar est un film un peu à part dans la filmographie d'Atom Egoyan. Sorte de docu-fiction improvisée qui traite à la fois de l'Arménie, d'une rupture amoureuse, de mensonges et des points de vue, ce long métrage qui semble parfois tourner en rond avant d'arriver à bon port utilise son budget limite pour en faire sa principale force. Sans être flamboyant, l'exercice n'est pas dénué d'intérêt. ***

mercredi 23 octobre 2013

Film du jour: Speaking Parts

Film trop peu connu d'Atom Egoyan, Speaking Parts s'intéresse aux aléas de quelques personnes, dont un homme qui aimerait être acteur et une femme qui décide de suivre un commis de club vidéo dans ses expérimentations filmiques. Développant déjà ses obsessions (le long métrage est son troisième en carrière) que sont le voyeurisme, le mensonge et la fascination pour la technologie, ce projet qui n'aurait pu être fait que par son auteur séduit malgré quelques moments d'égarement. Le style est fort et il n'a fait que s’affiner au fil des années. ***1/2

samedi 22 septembre 2012

Film du jour: Family Viewing

Les détracteurs d'Atom Egoyan - qui sont plus nombreux après un film extrêmement classique et commercial comme Chloe - se rappelleront la grâce et le génie de leur protégé. Avec Family Viewing qu'il a réalisé en 1987, le cinéaste canadien dynamitait la cellule familiale à grand coup d'humour noir et de réflexions tordues et sexuelles. La réalisation pouvait laisser à désirer, mais certainement pas le propos où des gens s'ignorent et ne se parlent pas, rompant presque à jamais le schéma de communication. C'est ce qu'on appelle une oeuvre actuelle. ***1/2

dimanche 1 juillet 2012

Film du jour: The Sweet Hereafter

Pour la Fête nationale du pays (pas le Québec, l'autre à côté), pourquoi ne pas revoir un des meilleurs films canadiens des dernières décennies? Et oui, l'on parle ici de l'éblouissant The Sweet Hereafter, l'effort le plus maîtrisé d'Atom Egoyan qui parle de deuil et de mensonges en faisant pleurer à chaudes larmes pratiquement du début à la fin. Il y a la neige pour refroidir en ces temps de canicule, la mise en scène somptueuse qui alterne entre les périodes de temps, la musique lyrique qui va droit au coeur, les sujets qui font réfléchir et, bien entendu, le jeu parfait de tous les comédiens. Un véritable classique qui n'a toujours pas pris une ride. ****1/2

jeudi 28 juin 2012

Film du jour: Exotica

Dans la longue et très intéressante carrière d'Atom Egoyan, Exotica a joué un rôle prépondérant. C'est grâce à ce film que le cinéaste est devenu un des plus acclamés de la planète. Déjà à l'époque, ce long métrage sur l’ambiguïté entre les êtres et le mensonge qui empêche de souffrir possédait tout ce qui faisait la marque de commerce de son auteur, ellipses temporelles et grande froideur clinique en prime. On y voit une faune de personnages déambuler autour d'un bar de danseuses, cherchant à remettre leur existence dans le droit chemin. Sans être son oeuvre maîtresse, ce travail s'avère extrêmement maîtrisé, déroutant longtemps avant la fin. ***1/2

jeudi 29 mars 2012

Film du jour: Next of Kin

Dès son premier film, Atom Egoyan annonce les grands thèmes qu'il allait traiter toute sa carrière: le mensonge et les secrets qui divisent les famille à travers une mise en scène souvent voyeuse qui pénètre l'âme de ses personnages pour offrir un condensé de leurs peurs et de leurs aspirations. Même si Next of Kin qui raconte le choix volontaire d'un homme de changer de famille n'est pas son meilleur long métrage, le récit est amené avec style, sensibilité et beaucoup de fraîcheur. *** 

lundi 3 octobre 2011

Film du jour: The Adjuster


Comme plusieurs de ses homologues, le cinéaste Atom Egoyan explore de film en film ses mêmes thèmes, ses mêmes obsessions, qui vont de la fascination de l'image au désir de transcender sa condition. Elles sont déjà toutes au rendez-vous dans The Adjuster (1991) qui traite de relations troublantes entre différentes personnes. Le climat envoûtant rappelle autant l'univers de David Lynch que celui de David Cronenberg, avec une bonne dose d'humour noir et d'étrangeté. Probablement son effort le plus déroutant en carrière. ****