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vendredi 1 novembre 2024

Film du jour: Here


Robert Zemeckis aime voyager dans le temps. Avec Here, il propose une méditation sur les gens qui habitent un même lieu sur plusieurs décennies. Un exercice de style qui tombe à plat tant l'émotion est secondaire à côté d'une utilisation étonnante de la technologie. Ma critique complète est à lire sur Cinoche. **

jeudi 2 avril 2020

Film du jour: Who Framed Roger Rabbit

À une époque où n'importe quel personnage animé (Pikachu, Sonic) peut accompagner un être humain réel, revenir à la base est une nécessité. Surtout s'il s'agit de Who Framed Roger Rabbit (1988), le magnifique film de Robert Zemeckis qui n'a pas pris une ride, amusant les enfants avec ses péripéties tout en distrayant les plus grands grâce à son humour noir. Le mélange d'univers impressionne toujours autant et si l'intrigue n'est pas toujours relevée, ses personnages attachants le sont amplement. ****

lundi 22 avril 2019

Film du jour: Back to the Future

On retourne dans le temps aujourd'hui avec Back to the Future, ce film emblématique des années 80 qui a lancé la carrière cinématographique de Michael J. Fox et Robert Zemeckis. Voilà un pur produit pop de son époque, divertissant et ultra efficace avec son humour et ses références. Souvent imité rarement égalé (sauf par sa suite directe), cette célébration de l'Amérique amuse royalement à condition de ne pas la prendre au sérieux. ****

lundi 8 avril 2019

Film du jour: Welcome to Marwen

Robert Zemeckis tente de secouer sa carrière en chute libre avec Welcome to Marwen. (Universal)

C'est quoi? Un homme encore traumatisé par son passé se réfugie dans son univers imaginaire, peuplé de poupées.

C'est comment? Il y a différents niveaux de lecture et Steve Carell livre une autre brillante performance.

Et pourtant? La superposition de multiplies couches de réalité manque de finition, détruisant l'intérêt lentement mais sûrement.

Techniquement? Les images lustrées bénéficient de couleurs vives et attrayantes.

Suppléments? Cette édition comprend un blu-ray, un dvd et une copie numérique. En plus de huit satisfaisantes scènes supprimées, les bonus comportent quatre documentaires superficiels sur les comédiens, le réalisateur, la fabrication de ce monde unique et la création des poupées à l'aide de la technologie.

Au final? Inspiré d'une histoire vraie, le récit semble constamment chercher son ton et son rythme, essayant bien des choses avec des résultats à moitié convaincants. C'est dommage, parce que le potentiel y était. 

lundi 24 décembre 2018

Film du jour: Polar Express

Au coup de 165 millions de dollars, Polar Express de Robert Zemeckis s'avère une des animations les plus luxueuses de tous les temps. Et si l'effort de 2004 en met toujours plein la vue, son scénario assez quelconque l'empêche d'avoir marqué son époque. En effet, tout est prétexte à des scènes d'action, alors que les morales sur la nécessité de croire saoule avant la fin. Mais bon, c'est la veille de Noël, alors soyons clément... ***

mardi 5 janvier 2016

Nouveautés DVD/Blu-ray : The End of the Tour, Love, Sicario, Infinitely Polar Bear, The Walk, Caricaturistes: Fantassins de la démocratie, The Visit, The Green Inferno

Les vacances sont terminées et cela paraît avec la quantité de nouveautés films qui sont disponibles à partir d'aujourd'hui en format DVD et Blu-ray.

Malgré sa sortie bâclée en salles au Québec, il ne faudrait pas manquer The End of the Tour de James Ponsold, cette très intéressante comédie dramatique inspirée d'une histoire vraie, seulement pour le duo formé de Jason Segel en artiste solitaire et de Jesse Eisenberg en journaliste passionné. ***1/2

Une édition 3D du Love de Gaspar Noé est disponible à partir d'aujourd'hui et elle ravira les fans de cette romance qui n'est pas pour tous les goûts mais qui contient plein de choses de magistrales (le brio de la mise en scène, ce désir de provoquer, la 3D justement, etc.). ***1/2

Sur un plan technique, Denis Villeneuve est rendu au sommet de son art et cela paraît dans son bouillant Sicario qui est marqué d'images et de mélodies hallucinantes. Si seulement les scénarios qui ponctuent ses films n'étaient pas aussi banaux et élémentaires... ***

Mark Ruffalo crève l'écran dans Infinitely Polar Bear de Maya Forbes, le récit autobiographique d'un père bipolaire qui tente d'être responsable envers ses filles. Le long métrage souffre d'un rythme inégal et d'un symbolisme appuyé, mais il se regarde avec un plaisir certain. ***

Autre histoire vraie reprise par Hollywood, celle du funambule qui a marché sur un fil de fer entre les deux tours du World Trade Center devient de The Walk de Robert Zemeckis, qui s'est plus intéressé à la 3D et à la formidable séquence finale qu'à rendre réellement agréable cette odyssée. ***

Sortant près d'une année après les événements de Charlie Hebo (quelle opportunisme crasse!), le documentaire Caricaturistes: Fantassins de la démocratie de Stéphanie Valloatto suit plusieurs dessinateurs partout dans le monde en demeurant malheureusement trop en surface. Il y avait pourtant matière à grandes choses. **1/2

Après une série d'échecs retentissants, M. Night Shyamalan revient à un drame horrifique à petit budget avec The Visit. Armé d'une caméra qui bouge sans cesse et d'une bonne dose d'humour, l'effort finit cependant par s'écraser à la fin avec sa "surprise prévisible" qui enlève toute crédibilité à l'entreprise. **1/2

Après avoir pourri sur les étagères pendant des années, The Green Inferno d'Eli Roth est sorti brièvement au cinéma et le voilà arriver dans le confort de notre foyer. Mieux vaut le mettre aux oubliettes parce que cette horreur cannibale détruit le genre au lieu de la ressusciter. *1/2

mardi 27 octobre 2015

Film du jour: The Walk

Sorti sur les écrans de cinéma depuis quelques semaines, The Walk est le film le plus supportable de Robert Zemeckis depuis des lustres. C'est l'ascension de ce jeune Français qui a marché sur un fil de fer entre les deux tours du World Trade Center. Sans être aussi intéressante que le documentaire Man on Wire, cette fiction extrêmement hollywoodienne n'est pas mal foutue et elle prend tout son sens dans sa dernière demi-heure, avec cette 3D qui se met complètement au service de ce périple entre terre et air et cet hommage à l'Amérique pré 11 septembre. ***

vendredi 5 septembre 2014

Sorties au cinéma : Aimer boire et chanter, The Captive, Zulu, Supercondriaque

Devant l'absence totale de superproductions américaines (tout le monde doit être à Toronto pour profiter du TIFF), un film française s'impose cette semaine au sein des nouveautés au cinéma.

Il s'agit d'Aimer, boire et chanter, l'ultime long métrage d'Alain Resnais. Même en mode mineur, cet effort ludique et spirituel sur un groupe de gens qui tentent d'aider un ami condamné par la maladie fait beaucoup sourire avec ses répliques vives, sa mise en scène soignée et ses délicieux interprètes. ***1/2

Vilipendé par la majorité des critiques, The Captive n'en demeure pas moins le meilleur film d'Atom Egoyan depuis Adoration en 2008. Même si le sujet n'est pas neuf (un rapt d'enfant) et que la finale est ratée, on sent le cinéaste canadien s'amuser à détourner les clichés, jouant allègrement avec sa réalisation peuplée d'ellipses et avec les attentes du spectateur. ***

Film de clôture de l'édition 2013 du Festival de Cannes, Zulu de Jérôme Salle est un suspense musclée où l'épée de Damoclès de l'Apartheid n'est jamais bien loin. Dommage que le sujet politisé est rapidement évacué, car les scènes d'action sont solides, tout comme le casting (Forest Whitaker, Orlando Bloom). **1/2

Il est toujours dommage de voir un acteur talentueux s'enfoncer de plus en plus dans les farces et les niaiseries insipides. C'est pourtant ce qui arrive à Dany Boon qui réalise et interprète le rôle principal de Supercondriaque, une comédie insipide sur un médecin qui tente de caser son patient hypocondriaque. C'est lourd, moche et terriblement convenu. **

Il y a également du côté IMAX la possibilité de revoir l'illustre Forrest Gump, le dernier très bon film de Robert Zemeckis, où Tom Hanks y trouve son rôle le plus emblématique en carrière. L'apologie de la stupidité peut faire sourciller dans cette chronique d'un simple d'esprit qui vit quelques-uns des éléments les plus importants des États-Unis, mais comme seul objet de cinéma, le résultat est très convaincant. ****

mardi 5 février 2013

DVD: Un chinois tombé du ciel, Flight, Deadfall, La vie d’une autre, Les infidèles, Here Comes the Boom

Rien de majeur à signaler cette semaine au rayon des sorties DVD et Blu-ray.

On sourit tout de même beaucoup devant Un chinois tombé du ciel de Sebastian Borensztein, où un célibataire endurci apprendra à s'ouvrir aux autres au contact d'un étranger qui ignore tout de sa langue et de ses coutumes. C'est parfaitement prévisible, mais assez agréable aussi. ***

Beaucoup plus que Flight de Robert Zemeckis, où Denzel Washington est encore nominé aux Oscars pour sa performance. Une fois passée la spectaculaire entrée en matière, on navigue au sein d'un scénario convenu, avec un héros ambigu que l'on aime et déteste à la fois. Ni bon ni mauvais. **1/2

À prendre avec un grain de sel, le très violent et complètement invraisemblable Deadfall de Stefan Ruzowitzky est un film très noir sur un frère et sa soeur. Jouissant et repoussant à la fois, ce thriller tourné au Québec aurait pu être culte s'il ne tentait pas d'en faire trop. **1/2

Reprenant les fondements de base du classique «et si je pouvais revenir à l'arrière pour réparer le passé», La vie d'une autre de la comédienne Sylvie Testud manque un peu de finition au niveau du rire et du drame, utilisant un peu n'importe comment le duo formé de Juliette Binoche et de Mathieu Kassovitz. **1/2

Les sketchs de mauvais goût nombreux dans Les infidèles, où plusieurs réalisateurs obligent Jean Dujardin et Gilles Lellouche à parler encore et toujours de cul. Une production misogyne qui ne lève pas. **

S'il y en a un qui devrait arrêter de jouer dans des vues, c'est bien Kevin James. Il transporte encore son éternel personnage de nigaud sympathique dans Here Comes the Boom de Frank Coraci, une énième «comédie» qui tombe, encore et toujours, à plat. *1/2