Cela fait des années que Guillermo del Toro voulait adapter Frankenstein. Sa transposition est esthétiquement bluffante (hormis les animaux en CGI qui lèvent le coeur), conférant romantisme et humanité au classique de Mary Shelley. Si le casting s'avère irréprochable, le résultat manque de folie et de magie, étant beaucoup trop lisse et ennuyant, finissant par crouler sous sa vacuité et ses messages appuyés. On voudra toutefois l'attraper au cinéma seulement pour être happé par sa folie visuelle et sonore. ***
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lundi 3 novembre 2025
mercredi 30 novembre 2022
Film du jour: Pinocchio (2022)
Troisième film de Pinocchio à prendre l'affiche en moins d'un an et demi, la version de Guillermo del Toro est un dessin animé qui fait la part belle au drame familial, à l'horreur et même au musical, détournant parfois brillamment le conte original. Malgré des personnages attachants et un surplus de poésie, l'animation est loin d'être toujours satisfaisante, le récit traîne en longueur et il se veut souvent moralisateur. Surtout que l'émerveillement ne dure qu'un temps et qu'on ne voudra pas nécessairement s'y replonger. Présentement en salle et sur Netflix dès le 9 décembre. ***
jeudi 16 décembre 2021
À voir au cinéma... Nightmare Alley
Pour son premier long métrage depuis l'oscarisé Shape of Water, Guillermo del Toro s’attelle à un remake du film noir Nightmare Alley, cherchant la part d'humanité et de bête chez son héros qui passe son temps à manipuler les gens. Cette fois, la démonstration tourne court: le récit traîne en longueur, le suspense ne fonctionne jamais et la superbe distribution se perd dans des rôles unidimensionnels. Reste le grand soin esthétique, ce qui est tout de même peu. Ma critique. **1/2
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vendredi 12 avril 2019
Film du jour: Hellboy 2: The Golden Army
Extension plus comique et plus explosive du premier volet, Hellboy 2 : The Golden Army
mélange les préoccupations poétiques de son auteur à une sauce spectaculaire purement
estivale. Rien pour révolutionner les films de super-héros comme The Dark Knight, mais beaucoup plus de
plaisir que chez Hancock ou The
Incredible Hulk.
Hellboy (Ron Perlman), sa flamme Liz (Selma Blair) et leur comparse
aquatique Abe (Doug Jones) reprennent du service. Ils doivent cette fois se
frotter à des jumeaux vieux comme le monde dont le Prince Nuada (Luke Goss)
aimerait bien mettre la main sur une couronne afin de faire revivre une armée
dorée invincible. Une nouvelle confrontation épique se tiendra et le gagnant
pourra choisir de sauvegarder ou de détruire la planète.
Entre deux projets plus personnels, le cinéaste Guillermo del Toro aime bien réaliser une
superproduction qui se différencie nettement des autres projets hollywoodiens.
Sorte de suite qui n’a presque rien à voir avec l’original, Hellboy 2 : The Golden Army arrive à
une époque où les affrontements entre les bons et les méchants font rages. Sans
rien bouleverser, le créateur du très bon L’échine
du diable offre un scénario
reprenant des concepts éprouvés : la sauvegarde de l’humanité et des
gentils démons qui ne se sentent pas toujours appréciés de l’espèce humaine.
Contrairement à Spider-Man ou
à X-Men, l’humour est une des
dirigeantes du récit. Sans ces touches comiques, l’effort ne serait pas aussi
réussit. Hellboy mitraille ses jeux
de mots et ses répliques sarcastiques à un rythme d’enfer. Habitué de la
dérision, Ron Perlman s’en sort sans broncher. Son duo avec Abe atteint des
sommets lors d’une improbable séance de beuverie et d’un chant à l’unisson!
Face à eux, la jolie Selma Blair ne fait pas toujours le poids et son
personnage s’éclipse graduellement. C’est l’inquiétant Luke Goss qui prend
beaucoup de place grâce à son flamboyant jeu physique.
L’action est bien entendu au rendez-vous. Elle est présente par les
attaques d’insectes malins et les séances de destructions, mais également par
des duels à l’épée. Un peu à la façon d’un Hero,
les corps se frôlent en mettant la gravité à l’épreuve. Des scènes
spectaculaires qui se veulent cependant répétitives. À mi-chemin, l’alternance
entre le rire et les séquences musclées finissent par être mécaniques, et la
prémisse plus ou moins inspirée n’arrive pas à insuffler de la nouvelle eau au
moulin.
Le style particulier de del Toro amène cependant de la personnalité et
de l’authenticité à l’effort final. Son obsession pour les bibittes de tout
genre est connue et il laisse son imagination le guider. Quelques fois, le
résultat ressemble à une variation de son sublime Le labyrinthe de Pan et
ce n’est pas plus mal. Très souvent, il surprend en offrant des surprises
poétiques et philosophiques. De ce côté, difficile ne pas se rappeler cette
formidable fleur qui explose un peu de la façon que l’âme suprême dans le
grandiose Princesse Mononoke d’Hayao Miyazaki.
Surtout que les décors gothiques sont toujours à la hauteur. Le monde
des hommes est froid, alors que celui des bêtes se veut doré. Ce mélange entre
le bleu et l’or met la jolie photographie à l’épreuve, tout comme les milliers
de détails au sein des images généralement fastes. Les contrastes sont
également primordiaux avec ce règne de la pénombre qui se veut habituellement
homogène. Ce n’est pas sans tache comme dans l’attrayant et mésestimé Speed Racer, mais l’atmosphère déployée s’avère tout à fait adaptée au genre. La
musique est propre à l’univers fantaisiste de Danny Elfman qui, contrairement à
ses efforts réalisés sur l’incroyable Standard
Operating Procedure, n’arrive pas ici à créer plusieurs tours de magie.
Tout cela fait donc de ce deuxième Hellboy
un long-métrage de super-héros un peu supérieur à la moyenne. Sans doute pas
aussi tonitruant qu’Iron Man, mais
nettement plus stylisé que l’affreux monstre vert. Lorsque le cinéma populaire
rime avec qualité. ***1/2
mercredi 10 avril 2019
Film du jour: Hellboy
En attendant de découvrir son reboot, on se replonge dans le Hellboy de Guillermo del Toro avec un certain plaisir. Bien qu'il s'agisse d'un film de super-héros classique et mineur, l'univers graphique ne cesse de surprendre, tout comme le jeu vigoureux de Ron Perlman. Une agréable entrée en matière, en attendait la suite, largement supérieure... ***
mardi 13 mars 2018
Nouveautés Blu-ray/dvd: Call Me By Your Name, Tadoussac, The Shape of Water, Ta peau si lisse, Bird Boy: The Forgotten Children, I Tonya, The Disaster Artist, Justice League, Le goût d'un pays, Nous sommes les autres
Plusieurs gros titres qui ont triomphé à la dernière cérémonie des Oscars se trouvent déjà en format Blu-ray et DVD...
Call Me By Your Name: Bienvenue au paradis avec cette histoire sulfureuse de Luca Guadagnino qui, portée par un scénario impeccable de James Ivory, des interprètes épatants et une trame sonore déchirante de Sufjan Stevens, ne peut que remplir de bonheur. ****
Tadoussac: Le talentueux Martin Laroche (Les manèges humains) offre des nouvelles avec cette création de grande qualité qui offre des magnifiques rôles féminins à Camille Mongeau et Isabelle Blais. On en ressort secoué, terriblement ému. ***1/2
The Shape of Water: On aime d'amour Guillermo del Toro et impossible de ne pas être content devant son succès récent. Dommage toutefois que ça soit pour cette oeuvre, la plus politiquement correcte et calibrée pour remporter des prix. Car autant son esthétisme captive, autant ses nombreux emprunts - vols - font sourciller. Au même titre que l'instrumentalisation de tous ses personnages issus de minorités. ***1/2
Ta peau si lisse: Denis Côté est de retour avec un nouvel essai, cette fois sur les culturistes. Comme d'habitude chez lui, la fiction vient empoisonner le réel, et son effort, plus doux que d'habitude, ne manque pas d'hypnotiser. Disponible en vidéo sur demande. ***
Bird Boy: The Forgotten Children: Présentée à Fantasia l'été dernier, cette animation morbide séduit amplement même si elle a tendance à s'éparpiller allègrement. ***
I, Tonya: Margot Robbie et Allison Janney offrent des performances robustes dans ce biopic faussement trash de Craig Gillespie, sur les déboires d'une patineuse professionnelle. ***
The Disaster Artist: James Franco n'est pas Tim Burton et au lieu d'offrir sa version de Ed Wood sur un des réalisateurs les moins talentueux de son époque, il se contente de se mettre en vedette dans une comédie cocasse qui s'oublie rapidement. **1/2
Justice League: Meilleur que son prédécesseur, cette superproduction de Zack Snyder n'en demeure pas moins redondante avec toutes ses scènes d'action interchangeables. Au moins on ne se prend plus autant au sérieux... **1/2
Le goût d'un pays: Disponible à partir de demain, ce documentaire de Francis Legault parle de sujets importants (indépendance, nature) mais de façon lourde et didactique. Un plus grand traitement cinématographique n'aurait pas été de trop. **1/2
Nous sommes les autres: Trop coincé dans ses influences, ce premier long métrage de Jean-François Asselin n'en démontre pas moins un certain talent pour un cinéma différent. Avec un scénario mieux développé et une réalisation qui fait moins dans l’esbroufe, le prochain pourrait même être très intéressant. VOD. **
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samedi 16 décembre 2017
Sorties au cinéma: The Shape of Water, Star Wars: The Last Jedi, Le sens de la fête, Darkest Hour, Wonder Wheel
Le cinéma fantaisiste est à l'honneur cette semaine dans les salles avec deux poids lourds.
The Shape of Water: Après quelques échecs, Guillermo del Toro refait une nouvelle version de son mythique Labyrinthe de Pan avec cette oeuvre poétique et visuellement splendide, mais consensuelle et qui cherche peut-être trop à remporter des prix. ***1/2
Star Wars: The Last Jedi: Oubliez l'épisode VII et Rogue One. Voici enfin un Star Wars satisfaisant. Même si elle est trop longue, l'oeuvre de Rian Johnson regorge de surprises, de scènes d'action spectaculaires et de moments délirants. ***1/2
Le sens de la fête: Les réalisateurs d'Intouchables reviennent au film 100% comique avec cette farce au casting hallucinant qui aurait toutefois pu être plus drôle et profonde. Les gags amusants côtoient constamment ceux moyennement au point. **1/2
Darkest Hour: Énième long métrage sur Churchill, celui de Joe Wright privilégie l'humour en temps de guerre, démolissant du coup son suspense. La progression classique est au moins relevée d'une mise en scène assurée, et Gary Oldman s'amuse sous son maquillage et ses facéties grotesques. **1/2
Wonder Wheel: À la fois un des plus beaux efforts de Woody Allen sur le plan visuel et un de ses moins intéressants, ce Tennessee Williams des pauvres provoque l'ennui. On a déjà vu tout ça des dizaines de fois. Et si en plus le charme habituel de son auteur n'y est plus, à quoi ça sert? **
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mardi 9 février 2016
Nouveautés en DVD et Blu-ray : 99 Homes, Second Coming, Truth, Grandma, Man Up, Freeheld, Crimson Peak, Ville-Marie, Love the Coopers
Une multitude de films intéressants (et d'autres qui le sont sur papier) sortent cette semaine en formation DVD et Blu-ray.
Le seul à ne pas manquer est 99 Homes de Ramin Baahrani, une charge féroce et pas toujours subtile contre le capitalisme sauvage et le rêve américain. Seulement pour Michael Shannon qui y est hallucinant et l'incroyable séquence d'introduction. ***1/2
Avec ses lenteurs, son ton opaque et sa façon de jouer avec les attentes des spectateurs, Second Coming de Debbie Tucker Green n'est pas pour tout le monde. Mais si on y donne sa chance, on se retrouve avec un récit sensible qui oscille entre drame hyper réaliste et conte, et où d'excellents comédiens ont la chance de se faire valoir. ***
Ma critique
Sorti dans l'ombre du supérieur Spotlight, Truth de James Vanderbilt est un drame journalistique inspiré d'un fait réel qui ressemble parfois à quelques épisodes de la série Newsroom. La distribution est parfois plus convaincante que l'enjeu qui est traité un peu trop mollement. ***
Lily Tomlin crève l'écran dans Grandma de Paul Weitz, une farce multigénérationnelle extrêmement prévisible mais toujours drôle et coquine qui provoque son lot de fous rires. ***
Les histoires d'amour comme celle de Man Up de Ben Palmer ne sont pas très originales. Le duo formé de Lake Bell et de Simon Pegg fonctionne pourtant tellement bien qu'on oublie toutes ses largesses et sa conclusion qui goûte le sirop. ***
Freeheld de Peter Solett a beau être socialement engagé avec une cause importante, son traitement plat rappelle celui du plus banal des téléfilms. Une légère déception, surtout qu'on y retrouve la toujours flamboyante Julianne Moore en pleine possession de ses moyens. **1/2
Romance gothique qui aurait pu être fascinante mais qui demeure seulement esthétisante et ennuyante, Crimson Peak est un simple délire visuel et sonore de la part de Guillermo del Toro, qui a pourtant habitué le spectateur a beaucoup plus. **1/2
Autant Marécages était un opus de grande qualité, autant Ville-Marie du même Guy Édoin n'a pas du tout le même impact, se perdant au sein d'un scénario superficiel qui multiplie les personnages sommaires. Rien n'est à la hauteur de la première scène qui pique instantanément la curiosité. **
Pour voir dans quelle médiocrité patauge parfois la comédie américaine, il y a Love the Coopers de Jessie Nelson, une insignifiance rare où une multitude de vedettes sabotent temps et talent au sein d'une production qui lève le rapidement le coeur. *
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samedi 17 octobre 2015
Nouveautés au cinéma : Trois souvenirs de ma jeunesse, Jafar Panahi’s Taxi, Steve Jobs, Bridge of Spies, Le labyrinthe du silence, Crimson Peak, Beeba Boys
Plein de grands cinéastes sortent leur nouveau film cette semaine et comme c'est impossible de tout voir, il faut faire des choix déchirants.
Il ne faudra toutefois pas manquer Trois souvenirs de ma jeunesse d'Arnaud Desplechin, un opus vibrant sur l'amour et la façon dont les souvenirs revivent à l'écran. ***1/2
Tout aussi essentiel est Jafar Panahi's Taxi, un long métrage tourné dans la clandestinité qui en dit long sur la société iranienne. ***1/2
Ce biopic sur Steve Jobs en forme d'opéra qui reprend la structure du Mishima de Paul Schrader aurait été immense si le scénario ne portait pas autant sur les dimensions familiales du sujet, si Danny Boyle ne faisait pas tout pour distraire le spectateur avec sa mise en scène tape à l'oeil et si la finale n'était pas aussi ratée. Reste une oeuvre très intéressantes, dominée par des dialogues forts et d'excellents comédiens. ***
Ma critique
Ma critique
Autant le Bridge of Spies de Steven Spielberg fascine dans sa première partie complexe et haletante, autant elle déçoit par la suite en épousant pratiquement toutes les conventions hollywoodiennes. ***
Sélection de l'Allemagne pour la prochaine cérémonie des Oscars, Le labyrinthe du silence du nouveau venu Giulio Ricciarelli ressasse de façon classique mais élégante un événement oublié des conséquences de la Seconde Guerre mondiale. ***
Il y a des années que Guillermo del Toro n'avait pas pondu un effort aussi oubliable que Crimson Peak, un conte gothique très peu effrayant qui se termine dans la série B grotesque. **1/2
Deepa Metha s'essaye au film de gangsters avec Beeba Boys et le résultat déçoit tant le scénario ne s'éloigne jamais des sentiers battus. **
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jeudi 5 février 2015
Film du jour: Le labyrinthe de Pan
Avoir la possibilité de revoir Le labyrinthe de Pan sur grand écran (du moins, dans les cinémas qui participent au festival numérique), c'est se rappeler comment Benicio del Toro était au sommet de son art avec ce conte terrifiant sur une jeunesse bafouée par les atrocités de la guerre. Malgré quelques excès plus grotesques, la parabole fonctionne parfaitement. Les éléments fantastiques enchantent par leur mélancolie et Sergi Lopez campe un des méchants les plus diaboliques du septième art contemporain. Un des grands films d'horreur du présent siècle. ****
mardi 15 octobre 2013
DVD: Drug War, A Hijacking, Pacific Rim, Love Marilyn, The Heat, Slap Shot, High Plains Drifter, Notting Hill, Love Actually, Defiance : Season 1
Même si le FNC bat son plein, pourquoi ne pas prendre une pause et rattraper ce qui sort en format DVD et Blu-ray?
Il ne faudra pas passer à côté Drug War, nouvelle excursion de Johnnie To dans le monde interlope. La mise en scène est brillante et le mélange de genres s'avère tout simplement savoureux. ***1/2
Vous avez aimé Captain Phillips? Vous allez adorer A Hijacking de Tobias Lindholm qui reprend la même histoire (des pirates somaliens qui s'attaquent à un navire), mais en beaucoup mieux. ***1/2
Guillermo del Toro s'amuse beaucoup dans Pacific Rim, une superproduction divertissante et décoiffante sur des robots qui font la guerre à des monstres marins. Stupide mais délirant. ***
Vous pensez tout connaître sur Miss Monroe? Peut-être pas, si l'on se fie au pertinent documentaire Love Marilyn de Liz Garbus qui porte sur sa correspondance privée. ***
Le réalisateur de Bridesmaids (Paul Feig) est incapable de trouver le ton juste dans The Heat, une comédie qui tombe à plat qui reprend tous les clichés du buddy movie. Les amateurs de Sandra Bullock sont mieux d'opter pour l'excellent Gravity, qui est toujours à l'affiche. ***
Au niveau des rééditions, on ne voudra pas passer à côté de l'hilarant Slap Shot et de ses répliques cultes et du western High Plains Drifter de et avec Clint Eastwood qui présente un héros qui est loin d'être un enfant de choeur (dès l'introduction, il viole une femme!). Les plus romantiques reverront pour une énième les sirupeux Notting Hill et Love Actually. Au moins, il y a de nouveaux suppléments pour mieux faire passer la pilule.
Et si vous avez le temps, la satisfaisante série de science-fiction Defiance: Season 1 est également disponible. S'il n'y a rien de terriblement original au menu, l'ensemble est assez efficace merci.
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vendredi 12 juillet 2013
Sorties en salles: Neighboring Sounds, Pacific Rim, Louis Cyr
Quelques solides nouveautés prennent l'affiche cette semaine au cinéma, dont un très attendu film québécois qui, tout le monde espère, sauvera le septième art de la Belle Province en apportant des recettes significatives aux guichets. Ce qui explique peut-être toutes ces critiques dithyrambiques pas toujours justifiées...
Surprenant premier long métrage provenant tout droit du Brésil, Neighboring Sounds de Kleber Mendonça Fiho est un récit inquiétant et obsédant sur des résidents de condos qui décident d'engager des gardes de sécurité pour surveiller leur rue. La mise en scène fine est au service de l'histoire qui tient en haleine et qui est suffisamment opaque et complexe pour mériter plus d'un visionnements. ***1/2
On sent que Warner n'a pas trop confiance en Pacific Rim tant sa campagne publicitaire a été bâclée. Pourtant, cette production qui multiplie à outrance les combats entre des monstres assoiffés de destruction et des robots gigantesques a tout à fait sa place en cette période estivale. Si l'on fait exception de l'intrigue décousue inutilement compliquée, des dialogues débiles et des bons acteurs laissés à eux-même, on obtient un résultat très divertissant, visuellement splendide et spectaculaire, qui en met plein les yeux et les oreilles. Oui, Guillermo del Toro a fait bien mieux par le passé, sauf que ses hommages à Godzilla, Ultraman, Escaflowne, Evangelion (on pense également à The Host et Starship Troopers) et compagnie sont réussis et, ô miracle, il a réussi à insuffler son style unique à cette immense machine qui a dû être extrêmement dispendieuse. C'est tout ce qu'aurait dû être les Transformers. ***
Plus grosse sortie québécoise de 2013, Louis Cyr de Daniel Roby qui retrace la vie du célèbre homme fort québécois célèbre le désir d'indépendance et de résilience de la population francophone sous la joug de l'exploiteur anglais. Traditionnel biopic qui se perd dans un sentimentalisme à deux sous et dont la réalisation de luxe se veut incroyablement conventionnelle, cet essai trop long arrive tout de même à maintenir l'intérêt. Il faut avouer que le rythme est réglé au quart de tour et que tous les interprètes offrent de très bonnes prestations. On se serait toutefois attendu à plus de ce sujet qui aurait pu être traité de façon beaucoup plus subtile et convaincante. **1/2
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