Aucun message portant le libellé Bahrani. Afficher tous les messages
Aucun message portant le libellé Bahrani. Afficher tous les messages

mardi 9 février 2016

Nouveautés en DVD et Blu-ray : 99 Homes, Second Coming, Truth, Grandma, Man Up, Freeheld, Crimson Peak, Ville-Marie, Love the Coopers

Une multitude de films intéressants (et d'autres qui le sont sur papier) sortent cette semaine en formation DVD et Blu-ray.

Le seul à ne pas manquer est 99 Homes de Ramin Baahrani, une charge féroce et pas toujours subtile contre le capitalisme sauvage et le rêve américain. Seulement pour Michael Shannon qui y est hallucinant et l'incroyable séquence d'introduction. ***1/2

Avec ses lenteurs, son ton opaque et sa façon de jouer avec les attentes des spectateurs, Second Coming de Debbie Tucker Green n'est pas pour tout le monde. Mais si on y donne sa chance, on se retrouve avec un récit sensible qui oscille entre drame hyper réaliste et conte, et où d'excellents comédiens ont la chance de se faire valoir. ***
Ma critique

Sorti dans l'ombre du supérieur Spotlight, Truth de James Vanderbilt est un drame journalistique inspiré d'un fait réel qui ressemble parfois à quelques épisodes de la série Newsroom. La distribution est parfois plus convaincante que l'enjeu qui est traité un peu trop mollement. ***

Lily Tomlin crève l'écran dans Grandma de Paul Weitz, une farce multigénérationnelle extrêmement prévisible mais toujours drôle et coquine qui provoque son lot de fous rires. ***

Les histoires d'amour comme celle de Man Up de Ben Palmer ne sont pas très originales. Le duo formé de Lake Bell et de Simon Pegg fonctionne pourtant tellement bien qu'on oublie toutes ses largesses et sa conclusion qui goûte le sirop. ***

Freeheld de Peter Solett a beau être socialement engagé avec une cause importante, son traitement plat rappelle celui du plus banal des téléfilms. Une légère déception, surtout qu'on y retrouve la toujours flamboyante Julianne Moore en pleine possession de ses moyens. **1/2

Romance gothique qui aurait pu être fascinante mais qui demeure seulement esthétisante et ennuyante, Crimson Peak est un simple délire visuel et sonore de la part de Guillermo del Toro, qui a pourtant habitué le spectateur a beaucoup plus. **1/2

Autant Marécages était un opus de grande qualité, autant Ville-Marie du même Guy Édoin n'a pas du tout le même impact, se perdant au sein d'un scénario superficiel qui multiplie les personnages sommaires. Rien n'est à la hauteur de la première scène qui pique instantanément la curiosité. **

Pour voir dans quelle médiocrité patauge parfois la comédie américaine, il y a Love the Coopers de Jessie Nelson, une insignifiance rare où une multitude de vedettes sabotent temps et talent au sein d'une production qui lève le rapidement le coeur. *

vendredi 9 octobre 2015

Nouveautés au cinéma : 99 Homes, Ville-Marie

Cela paraît que le Festival du nouveau cinéma est commencé, parce que je n'ai pratiquement vu aucune des nouveautés en salles régulières cette semaine. Bon, tout n'avait pas l'air bon (Hyena Road, Le pays qui dit non) et entre les curiosités (Pan, He Named Me Malala), il y a des titres que je me promets de rattraper en DVD (Knock Knock, A Brillant Young Mind). Et comme j'ai déjà parlé du Tout nouveau testament (***) ici... Des deux production que j'ai pu admirer, il y en a une qui est à ne pas manquer.

Il s'agit du trépidant 99 Homes de Ramin Bahrani, un drame fort en gueule sur un agent immobilier véreux qui enseigne son art à une recrue idéaliste. Superbement réalisé avec des interprétations formidables (Michael Shannon est hallucinant), l'ensemble se suit comme un suspense captivant à défaut d'être très subtil. ***1/2 

Guy Édoin en avait surpris plusieurs avec son excellent premier long métrage Marécages. Il en sera autrement avec Ville-Marie, un ambitieux film choral qui tourne cependant à vide tant les personnages sont inintéressants et les dialogues, beaucoup trop appuyés. Une déception, car on croit toujours au talent de ce cinéaste qui sait comment créer de si belles images. **

mardi 6 octobre 2015

Film du jour: Chop Shop

Ramin Bahrani est un des plus grands cinéastes étasuniens inconnus. Alors que son cinquième long métrage 99 Homes prend l'affiche ce vendredi, revenons sur ce qui est probablement son meilleur film. De nature néoréalisme avec d’époustouflants jeunes comédiens non professionnels, Chop Shop suit un frère et une soeur qui se battent pour survivre dans les rues difficiles de New York. C'est le rêve américain revu et corrigé à une sauce unique et authentique qui évite tous les pièges possibles et inimaginables. Du cinéma indépendant libre de toute attache. ****

mardi 27 août 2013

DVD: At Any Price, Kon-Tiki, Shadow Dancer, The Great Gatsby, Still Mine, The Good Lie, Scatter My Ashes at Bergdorf’s, Pain & Gain, Super Tobby, Barbie Mariposa & the Fairy Princess

Il y en a des choses qui sortent en DVD et en Blu-ray cette semaine! Au sein de tous ces titres, qu'est-ce qu'il faut voir absolument?

Certainement At Any Price de Ramin Bahrami, une véritable tragédie grecque sur un père qui s'occupe de l'entreprise agricole de la famille. Le rêve américain en prend pour son rhume dans cet opus éloquent et d'une belle gravité, dominée par la prestation de Dennis Quaid. ***1/2

Représentant de la Norvège aux Oscars, Kon-Tiki de Joachim Roenning et Espen Sandberg est un film d'aventure efficace et divertissant se déroulant au beau milieu de l'océan Pacifique. Un long métrage somptueux à regarder, un brin conventionnel mais exotique à souhait. ***1/2

Suspense tendu sous fond d'IRA, Shadow Dancer de James Marsh est une oeuvre intelligente sur une femme qui décide d'espionner sa famille pour sauver son fils. Malgré un rythme pas toujours au point, l'interprétation d'ensemble est admirable, au même titre que la réalisation. ***

Sorte de Moulin Rouge cheap et superficiel, la version de The Great Gatsby de Baz Luhrmann n'est qu'un plaisir pour les yeux. L'histoire soporifique - l'éternel triangle amoureux - est tellement usée, prévisible et longue que rien n'y personne n'arrive à la sauver. **1/2

Parler de l'Alzheimer chez l'être aimé est une mission noble. Dommage que le Still Mine de Michael McGowan est si moralisateur et lourd, parce que les performances de James Cromwell et de Geneviève Bujold méritaient le détour. **1/2

À partir d'un sujet extrêmement dramatique (un jeune homme part à la recherche de son père biologique qui a violé sa mère), The Good Lie de Shawn Linden finit par voguer vers de l'humour noir et des histoires de peur. Un mélange de genre qui se retourne allègrement contre lui. **

Pub ou documentaire déguisé pour un magasin de luxe? La question se pose devant Scatter My Ashes at Bergdorf's de Matthew Miele, une production qui fait l'apologie de l'entreprise new-yorkaise. Un peu plus de réserve n'aurait pas fait de mal. **

Doit-on multiplier les clichés et les absurdités pour pourfendre la stupidité du rêve américain (encore lui)? C'est ce que fait Michael Bay dans son pompeux Pain & Gain. Le résultat demeure cependant superficiel, tout le contraire du brillant Spring Breakers qui s'y rapproche dans l'esprit. **

Les jeunes enfants voudront absolument voir Super Buddies du studio Disney, qui fait revivre la franchise des Tobby qui deviennent, cette fois, des superhéros! L'idée a du chien et les bêtes sont drôles à voir dans leurs costumes ridicules. Reste qu'il y a beaucoup trop d'humains... et que le concept s'épuise très, très rapidement. Au moins, l'ensemble technique est sans faute. -

C'est également le cas de Barbie Mariposa & The Fairy Princess, une animation pour très jeunes filles qui rappellent les vertus de l'amitié et de l'entraide. Encore là, les parents risquent de décrocher au bout de quelques minutes. Mais qu'est-ce qu'il ne faut pas faire pour rendre nos progénitures heureux? -