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dimanche 8 juin 2025

Film du jour: Fountain of Youth


Croisement générique entre Indiana Jones et Da Vinci Code, Fountain of Youth recycle l'ADN des films d'aventure en oubliant l'ingrédient principal: le plaisir. La mise en scène de Guy Ritchie a beau être réglé au quart de tour, les scènes d'action souvent époustouflantes et le charisme de John Krasinski indéniable, le temps finit par être long au sein de cette production répétitive où ni l'humour ni les enjeux, encore moins les personnages sans intérêt, s'avèrent digne de mention. Sur Apple TV+. **

jeudi 3 octobre 2024

Film du jour: Operation Fortune


Avec Operation Fortune (2023), une satire divertissante de Mission: Impossible, Guy Ritchie rappelle qu'il fera toujours le même film, qui combine action, humour et dialogues à double sens. Ce qui évite le récit d'être sur le pilote-automatique est la bonne humeur de sa distribution, qui est dominée par le duo irrésistible formé de Josh Harnett et d'Hugh Grant. ***

samedi 8 mai 2021

Film du jour: The Gentleman

                                                                       image tirée du New Yorker


Après s'être commis sur Aladdin, Guy Ritchie avait besoin de renouer avec l'essence de son art: celui entamé il y a plus de deux décennies avec Lock, Stock and Two Smoking Barrels et Snatch. Cela tombe bien, The Gentleman (2019) s'inscrit dans cette mouvance, multipliant les personnages colorés, les dialogues dépravés, les situations incroyables et les ellipses temporelles. Autant le récit tourne parfois à vide et que le rendu visuel demeure indigeste (peut-être que c'est voulu), autant l'ensemble s'avère hilarant avec ses nombreux moments cultes. Même si c'est Matthew McConaughey qui se trouve au coeur de l'intrigue, il se fait allègrement voler la vedette par Charlie Hunnam, Colin Farrell et Hugh Grant. ***1/2

vendredi 7 mai 2021

Sorties cinéma: Nulle trace, The Human Factor, Escape From Auschwitz, Street Gang, Wrath of Man, En tête de ligne, The Corruption of Divine Providence


Il y a une belle variété de films qui prennent l'affiche cette semaine au cinéma, de l'oeuvre d'art au ratage spectaculaire...

Nulle trace: Adepte d'un cinéma radical, Simon Lavoie se surpasse avec cette méditation sur la foi et la nécessité de créer des liens avec l'Autre, mettant sa réalisation inventive au service d'une intrigue ambiguë et minimaliste qui hypnose allègrement. **** Ma critique

The Human Factor: Fort de son excellent The Gatekeepers, Dror Moreh est de retour avec un fascinant nouveau documentaire politique, alors qu'il s'intéresse aux difficiles processus de paix entre Israël, la Palestine et la Syrie selon les points de vue américains. Porté par la parole tout en privilégiant le côté humain de ses riches intervenants (l'ombre d'Errol Morris n'est jamais loin), l'effort captive amplement, vulgarisant des notions complexes en faisant presque oublier que l'aspect visuel aurait pu être encore plus cinématographique. ***1/2

Escape From Auschwitz: Aussi connu sous le titre The Auschwitz Report, ce drame de guerre de Peter Bebjak qui représentait la Slovaquie aux Oscars suit deux prisonniers qui tentent de dévoiler la réalité des camps de concentration au monde. Le sujet important fait place à une démonstration quelque peu appuyée, puissante lorsqu'elle se veut physique et plus académique dans la dernière ligne droite. Les comédiens jouent avec l'intensité requise. ***

Street Gang - How We Got to Sesame Street: Les amateurs de Big Bird, Cookie Monster et Elmo seront au septième ciel avec ce documentaire qui ressasse la création de leur émission préférée. La technique ne casse rien et les informations inédites sont rares, ce qui n'empêche l'ensemble de divertir tout en apprenant au passage. ***

Wrath of Man: Guy Ritchie semble avoir de la difficulté à créer des projets originaux. Après Sherlock Holmes, The Man from U.N.C.L.E., King Arthur et Aladdin (en omettant volontairement l'affreux Swept Away), le voilà qui s'affaire à ce remake du film français Le convoyeur, l'allongeant pour rien d'une longue demi-heure. Musclée, sa réalisation demeure impersonnelle, et si la musique de Christopher Benstead s'avère agréable, elle ne sauve en rien les enjeux prévisibles et la violence gratuite. Jason Statham domine une distribution presque exclusivement masculine, étant aussi inexpressif que d'habitude. **1/2

En tête de ligne: Ce documentaire de Joëlle Arseneau et Garance Chagnon-Grégoire sur André Chagnon, le fondateur de Vidéotron, sent l'hagiographie à plein nez tant tout (intervenants, commentaires, images) et il ne semble exister que pour rappeler comment ce blason a joué un rôle fondamental dans notre société. Il n'y a aucune nuance, aucune demi-mesure. La forme télévisuelle n'est pas là pour aider. **

The Corruption of Divine Providence: Mieux vaut en rire qu'en pleurer. C'est un peu l'impression devant ce Conjuring des pauvres, qui s'essaye au drame horrifique sous fond de spiritualité et de capitalisme. La mise en scène de Jeremy Torrie est tellement poussive, le scénario si misérable et l'interprétation si outrancière (David La Haye incarne un père métisse douteux) que le spectateur ressort médusé du résultat qui en découle. *1/2

mardi 10 septembre 2019

Aladdin (2019) (blu-ray)

Les adaptations réelles de classiques animés de Disney vont bon train. Le dernier en liste est Aladdin.

C'est quoi? Un jeune homme et son singe doivent combattre un être diabolique afin de venir en aide à une princesse. Il est aidé dans sa quête par un génie.

C'est comment? Les inspirations indiennes sont les bienvenues et la réalisation vive de Guy Ritchie fait sourire.

Et pourtant? Les nombreux ajouts - dont de chansons - alourdissent considérablement le récit. L'interprétation y est inégale (Will Smith s'en sort bien en génie), tout comme la qualité des effets spéciaux.

Techniquement? Les images colorées sont attrayantes à souhait.

Suppléments? Cette édition comprend un blu-ray, un dvd et une copie numérique. Les bonus enjoués sont notamment composés de scènes supprimées, d'un bêtisier, d'aperçu sur les coulisses et le doublage, d'une pièce musicale inédite, etc.

Au final? Les fans de l'original risquent de crier au blasphème devant cette nouvelle version qui s'échelonne sur plus de deux heures. Les autres pourront peut-être passer un bon moment.

samedi 25 mai 2019

Sorties au cinéma: Booksmart, Tout ce qu'il me reste de la révolution, The Biggest Little Farm, Ask Dr. Ruth, BrightBurn, Aladdin, Les estivants

Le Festival de Cannes se termine en fin de semaine et vivement que ses films prennent l'affiche afin d'égayer les salles de cinéma...

Booksmart: Olivia Wilde se tourne vers la réalisation avec ce récit adolescent vivant et truculent, ultimement trop conventionnel mais terriblement amusant. On suivrait au bout du monde ces deux éclatantes héroïnes! ***1/2

Tout ce qu'il me reste de la révolution: Judith Davis ne manque pas de bonnes idées avec ce  pétillant premier long métrage sur l'engagement, qui a toutefois tendance à se ramollir dans sa dernière partie. ***

The Biggest Little Farm: La vie à la ferme et en nature est possible si l'on en croît cet inspirant et moralisateur documentaire de John Cester, visuellement séduisant mais aux mélodies assommantes. ***

Ask Dr. Ruth: C'est une hagiographie appliquée que Ryan White offre à la sexologue Ruth Westheimer avec ce documentaire intéressant, quoique beaucoup trop sage et redondant. ***

BrightBurn: Le film de super-héros est détourné trop timidement vers l'horreur au sein de cette création de David Yarovesky, qui peut néanmoins compter sur des éléments gores afin de faire réagir. **1/2

Aladdin: Après Dumbo, un autre classique de Disney boit la tasse. Guy Ritchie se perd dans cette relecture trop proche de l'original et sans audace formelle, qui déçoit constamment (personnages peu développés, effets spéciaux inégaux, nouvelle chanson ratée, élans féministes posés, etc.). **

Les estivants: Valéria Bruni Tedeschi n'aura jamais été aussi narcissique et hystérique que dans sa nouvelle création, une sorte de Règle du jeu extrêmement superficiel qui sabote un casting cinq étoiles et d'élégants choix de mise en scène. **

mardi 8 août 2017

Nouveautés Blu-ray/dvd A Quiet Passion, The Dinner, King Arthur, Snatched, Dalida, Insperables

Une belle variété de longs métrages généralement intéressants sortent cette semaine en format DVD et Blu-ray.

A Quiet Passion: On retient surtout ce tour de force sur la poétesse Emily Dickinson, qui laisse béat avec ses dialogues ravageurs et sa mise en scène étudiée. ***1/2

The Dinner: Nouvelle adaptation d'un livre à succès, cette création un peu tendancieuse d'Oren Moverman permet à de très bons interprètes de se faire valoir. ***

King Arthur: Vilipendée par la critique, cette superproduction de Guy Ritchie demeure pourtant très divertissante, avec sa trame sonore d'enfer et ses moments complètement cinglés. ***

Snatched : Une fille et sa mère s'éclatent dans ce délire inégal mais souvent cocasse de Jonathan Levine, qui est parsemé de gags d'un mauvais goût assumé. ***

Dalida: Cette chanteuse mythique méritait un meilleur film que ce biopic poussiéreux et répétitif de Lisa Azuelos. Reste la musique, toujours aussi essentielle. **1/2

Inseparables: Ce remake argentin des Intouchables de la part de Marcos Carnevale peine à trouver sa personnalité. Reste une réinterprétation satisfaisante mais sans âme. **1/2

mercredi 24 mai 2017

Film du jour: King Arthur: Legend of the Sword

Vilipendée par la critique et boudée par le public, la version de King Arthur: Legend of the Sword de Guy Ritchie est pourtant la superproduction la plus originale et hilarante à voir le jour depuis des lustres. Il n'y a rien à prendre au sérieux dans cet immense WTF de 2 heures parsemé de monstres immenses et de combats titanesques. L'action à tout casser fait généralement oublier les nombreux dialogues insipides et le cinéaste insuffle son style unique pour créer une nouvelle version de ce classique. Tout sonne faux (les effets spéciaux, le jeu de Charlie Hunnam) et c'est justement cet état d'abstraction totalement absurde que cherche à atteindre le mésestimé réalisateur. ***

mardi 17 novembre 2015

Nouveautés en DVD/Blu-ray : Meru, The Wanted 18, Jimmy’s Hall, The Man From U.N.C.L.E., We Are Your Friends, Ego Trip, Jeff Dunham: Unhinged in Hollywood

Pendant que les RIDM se déroulent présentement à Montréal, ce sont les documentaires qui composent les nouveautés les plus intéressantes en format DVD et Blu-ray.

Spectaculaire ascension d'une montagne jugée imprenable, Meru de Jimmy Chin et Elizabeth Chai Vasarhelyi en met plein la vue. À méditer avant d'aller faire de l'escalade. ***1/2

Recréation animée d'une histoire vraie sur des vaches poursuives par l'armée israélienne, The Wanted 18 de Paul Cowan et Amer Shomali s'inscrit dans l'air du temps en faisait rire, pleurer et rager tout à la fois. ***

C'est le cas aussi de Jimmy's Hall de Ken Loach, une sorte de Footloose irlandais qui met de bonne humeur mais qui s'avère très oubliable dans la filmographie de son illustre cinéaste. ***

Divertissant à souhait, The Man From U.N.C.L.E. revisite une série culte des années 60 par l'entremise du style indélébile de Guy Ritchie qui s'amuse comme un enfant de huit ans. ***

Sorte de pendant américain et soporifique au très solide Eden, We Are Your Friends de Max Joseph est une poutine électro qui dégouline de messages et de bonnes intentions. On rit encore de la fin... **
Ma critique

Pire long métrage québécois des dernières années, Ego Trip de Benoît Pelletier sabote un sujet en or en arrivant à être beaucoup plus raciste que comique. Un ratage sur toute la ligne. *

Jeff Dunham: Unhinged in Hollywood n'est guère mieux, mais au moins, lui, il n'a pas coûté un sous de nos taxes.

vendredi 15 juin 2012

Les adieux à la reine, Moonrise Kingdom, Hors les murs, The Rock of Ages, The Beat Hotel, 388 Arletta Avenue

C'est l'invasion de films, autant au cinéma qu'en dvd. Pour ne rien manquer, suivez le guide!

Sur le blog de MSN, je parle des nouveautés de la semaine. Dans les titres à voir, il y a Les adieux à la reine et Moonrise Kingdom. Peut-être The Rock of Ages et Hors les murs, mais ce n'est pas essentiel non plus. Et on évite 388 Arletta Avenue et The Beat Hotel.

Je traite également ici des dernières sorties en format dvd et blu-ray. Pour les amateurs d'étoiles...

In Darkness: ***1/2 (critique)
Sherlock Holmes: A Game of Shadows: ***
Ghost Rider - Spirit of Vengeance: *
Mon père est femme de ménage: ***
Un jour mon père viendra: **1/2 (critique)

samedi 17 décembre 2011

Shame, Pina, Mardi après Noël, Nuit 1, Tinker Tailor Soldier Spy, Elite Squad, Marilyn, Sherlock Holmes 2, Eye of the Storm, Young Adult, Chipmunks 3


Quelle fin de semaine incroyable avec la sortie de plusieurs excellents films, dont cinq titres qui sont à voir impérativement.

Dans les mains de Steve McQueen (Hunger), l'histoire d'addiction de Shame devient un des opus les plus fascinants et hypnotisant de 2011. La mise en scène est parfaite, tout comme le jeu de Michael Fassbender et de Carey Mulligan.

Rare essai à voir impérativement en 3D, Pina est un hommage élégant et mémorable à la chorégraphe Pina Bausch qui est réalisé par son bon ami Wim Wenders. Un documentaire puissant et envoûtant, à ne pas manquer.

Le triangle amoureux n'aura jamais été aussi juste et précis que dans Mardi, après Noël, un superbe film roumain de Radu Muntean. Un effort exigeant mais éblouissant de vérité, d'honnêteté.

À prendre ou à laisser, la proposition d'Anne Émond dans Nuit #1 est un magnifique huis clos théâtrale et littéraire sur le mal de vivre de deux jeunes trentenaires. Un premier long métrage qui n'a pas peur de remuer les convictions du spectateur.

Récit d'espionnage complexe se déroulant pendant la Guerre Froide, Tinker Taylor Soldier Spy est un délicieux exercice intellectuel doté d'une distribution impeccable et d'une mise en scène maîtrisée de Tomas Alfredson.

Effort politisé sur la corruption policière au Brésil, Elite Squad: The Enemy Within de José Padilha adopte une approche à la Cité de Dieu et Casino dans sa façon de décrire son milieu. L'exercice est un peu long, mais il captive allègrement.

Chronique un peu banale qui est sauvée par l'apport de sa distribution, My Week With Marilyn de Simon Curtis doit beaucoup aux prestations de Michelle Williams dans le rôle titre et de Kenneth Branagh dans la peau de Laurence Olivier.

Suite qui sent un peu la redite, Sherlock Holmes: A Game of Shadow de Guy Ritchie est un autre divertissement exubérant dominé par l'humour incisif de Robert Downey Jr. et de Jude Law. Très beau mais un peu vide.

La famille n'est vraiment pas à son avantage dans The Eye of the Storm, le nouveau drame de Fred Schepisi qui peut compter sur un casting en or (Charlotte Rampling, Geoffrey Rush, Judy Davis). Malgré tout, l'ensemble s'enlise et tarde à captiver.

Jason Reitman serait-il un cinéaste surévalué? À en juger par Young Adult, une fable sur une trentenaire qui cherche à ressortir avec son petit copain du collègue, oui. Cameron Diaz y apparaît en grande forme, mais ni l'humour ni l'émotion ne fonctionnent correctement.

Troisième tome aussi désolant que les deux premiers, Alvin and the Chipmunks - Chip-Wrecked voit nos petites bêtes tenter de survivre sur une île déserte. Une blague qui n'est même pas drôle, avec une tonne de chansons particulièrement irritantes.