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samedi 13 avril 2024

Film du jour: The Old Oak


Pour ce qui est vraisemblablement de son dernier film, Ken Loach propose avec The Old Oak une leçon de tolérance et d'amitié. Manichéen et manipulateur, le long métrage va tout de même droit au coeur, même s'il se trouve parmi les oeuvres les plus oubliables de son créateur. Ma critique est à lire sur Cinéfilic

dimanche 15 octobre 2023

Film du jour: The Old Oak (FNC)


Le Festival du nouveau cinéma se termine avec la présentation de The Old Oak, le plus récent film de Ken Loach. À partir d'un sujet important (la façon dont un petit village anglais accueille des réfugiés syriens), le vénérable cinéaste britannique développe un long métrage sensible, sincère, mais malheureusement manichéen, surtout lorsque vient le temps de manipuler le spectateur avec un chien. Au moins il n'a rien perdu dans sa façon de diriger avec doigté ses excellents interprètes. ***

vendredi 6 mars 2020

Sorties au cinéma: Roubaix une lumière, Mektoub My Love: Canto Uno, Greener Grass, Sorry We Missed You, Onward, 14 jours 12 nuits, Greed

Qu'est-ce qu'il faut voir cette semaine au cinéma? Qu'est-ce qu'il faut éviter? Toutes les réponses sont sur le site du VOIR.

Et pour les amateurs d'étoiles...

14 jours 12 nuits: ***

Greed: **1/2

Greener Grass: ***1/2

Mektoub My Love: Canto Uno: ****

Onward: ***

Roubaix, une lumière: ****
Mon entrevue avec Arnaud Desplechin sera bientôt en ligne

Sorry We Missed You: ***1/2

jeudi 5 mars 2020

Entrevue Ken Loach (Sorry We Missed You)

Pour la sortie québécoise du film Sorry We Missed You, j'ai pu m'entretenir avec son mythique cinéaste Ken Loach, double Palme d'Or et réalisateur engagé par excellence. Mon entrevue se trouve dans le journal Métro du jour.

mercredi 11 avril 2018

Film du jour: Bread and Roses

Au rayon des films contestataires de Ken Loach, Bread and Roses est loin d'être un grand crû avec son script sans réelle nuance. Le long métrage possède toutefois une fougue bienveillante, un désir de brasser les choses au niveau de la mise en scène et des interprètes convaincants, dont une multitude de caméos savoureux. À la Cinémathèque québécoise. ***

samedi 7 avril 2018

Film du jour: It's a Free World

Présenté à la Cinémathèque québécoise, It's a Free World est un Ken Loach de très bonne qualité, qui reprend sa formule miracle - révolte des opprimés contre le système, excellents comédiens peu connus, scénario manipulateur mais d'une grande force émotive - pour creuser un sillon important, dont l'écho résonne autant aujourd'hui qu'à l'époque de sa sortie, il y a déjà une décennie. ***1/2

mardi 19 septembre 2017

Nouveautés DVD et Blu-ray: I Daniel Blake, The Big Sick, The Bad Batch, Glory, Wonder Woman, The Hero, La chasse au collet

L'offre est vraiment très intéressante cette semaine au niveau des sorties dvd et blu-ray...

I, Daniel Blake: C'est une Palme d'Or classique mais très humaine qu'offre le vieux routier Ken Loach avec ce drame lourd où pointe un peu d'espoir. ***1/2

The Big Sick: Voici pour l'instant la plus belle comédie américaine de l'année. Un film sensible et romantique, gracieuseté de Michael Showalter. ***1/2

The Bad Batch: Ce qu'on aime les expériences cinématographiques rugueuses et gratifiantes. C'est le cas du nouveau long métrage d'Ana Lily Amirpour qui ne ressemble à rien d'autre. ***1/2

Glory: Cette jolie fable sociale de Kristina Grozeva et Petar Valchanov possède un féroce humour noir et également une propension à faire un peu trop la morale. ***
Ma critique

Wonder Woman: Cet immense succès de Patty Jenkins ramène DC Comics dans la bonne direction en offrant une production de superhéros efficace et conventionnelle, dans la lignée des Marvel. ***

The Hero: Prévisible et parsemé de clichés, cette création de Brett Haley se laisse toutefois regarder, en grande partie grâce au charisme de Sam Elliot dans le rôle titre. **1/2

La chasse au collet: Comme série B distrayante mais un peu quelconque, il  s'est fait bien pire que cet effort de Steve Kerr. **1/2
Ma critique
Pour en savoir plus sur le sujet

Pour les amateurs de la ville des vents et de télévision, il y a Chicago Fire: Season Five, Chicago P.D.: Season Four, Chicago Med: Season Two et Chicago Justice: Season One qui sont présentement disponibles. Des heures et des heures à parcourir ce lieu unique des États-Unis...

vendredi 5 mai 2017

Sorties au cinéma: Après la tempête, A Quiet Passion, I Daniel Blake, The Dinner

C'est Noël au mois de mai avec la sortie au cinéma de trois oeuvres fortes de cinéastes accomplis.

Suite indirecte de son chef-d'oeuvre Still Waking, Hirokazu Kore-ede propose avec Après la tempête une nouvelle exploration nécessaire de ce qui rapproche et éloigne les gens qui s'aiment. Rires et larmes sont au rendez-vous de ce grand petit film à ne manquer sous aucun prétexte. ****

Possiblement le plus important réalisateur britannique vivant, Terence Davies propose un biopic hors du commun avec A Quiet Passion alors qu'il s'intéresse à l'existence de la poétesse Emily Dickinson. L'opus bouleversant et magnifiquement interprété enchante avec sa faste mise en scène où l'ombre gruge peu à peu la lumière. ***1/2

Lauréat de la dernière Palme d'Or, I, Daniel Blake de Ken Loach est un récit enragé, peu subtil mais d'une efficacité légendaire, sur le désir de résistance d'une population trop souvent évacuée du discours social, politique et économique. Un cri du coeur qui ne laisse pas indifférent. ***1/2
Ma critique

Après le solide long métrage italien d'Ivano De Matteo, c'est au tour d'Oren Moverman d'adapter le livre à succès The Dinner. Lorsqu'il se concentre sur le huis-clos et sur sa distribution parfaite (Steve Coogan, Laura Linney, Richard Gere, Rebecca Hall), l'effort donne froid dans le dos. Dommage qu'il se perd un peu en route avec toutes ses ellipses. ***

mardi 17 novembre 2015

Nouveautés en DVD/Blu-ray : Meru, The Wanted 18, Jimmy’s Hall, The Man From U.N.C.L.E., We Are Your Friends, Ego Trip, Jeff Dunham: Unhinged in Hollywood

Pendant que les RIDM se déroulent présentement à Montréal, ce sont les documentaires qui composent les nouveautés les plus intéressantes en format DVD et Blu-ray.

Spectaculaire ascension d'une montagne jugée imprenable, Meru de Jimmy Chin et Elizabeth Chai Vasarhelyi en met plein la vue. À méditer avant d'aller faire de l'escalade. ***1/2

Recréation animée d'une histoire vraie sur des vaches poursuives par l'armée israélienne, The Wanted 18 de Paul Cowan et Amer Shomali s'inscrit dans l'air du temps en faisait rire, pleurer et rager tout à la fois. ***

C'est le cas aussi de Jimmy's Hall de Ken Loach, une sorte de Footloose irlandais qui met de bonne humeur mais qui s'avère très oubliable dans la filmographie de son illustre cinéaste. ***

Divertissant à souhait, The Man From U.N.C.L.E. revisite une série culte des années 60 par l'entremise du style indélébile de Guy Ritchie qui s'amuse comme un enfant de huit ans. ***

Sorte de pendant américain et soporifique au très solide Eden, We Are Your Friends de Max Joseph est une poutine électro qui dégouline de messages et de bonnes intentions. On rit encore de la fin... **
Ma critique

Pire long métrage québécois des dernières années, Ego Trip de Benoît Pelletier sabote un sujet en or en arrivant à être beaucoup plus raciste que comique. Un ratage sur toute la ligne. *

Jeff Dunham: Unhinged in Hollywood n'est guère mieux, mais au moins, lui, il n'a pas coûté un sous de nos taxes.

vendredi 17 juillet 2015

Sorties au cinéma : Trainwreck, Mr. Holmes, Jimmy's Hall, Ant-Man, Madame Bovary, Incompatibles, Mountain Men

Il y a beaucoup de choix cette semaine au niveau des sorties au cinéma. Et ce ne sont pas les drames classiques ou le film de super-héros qui vaut le détour.

Il s'agit plutôt de Trainwreck, la nouvelle comédie de Judd Apatow où Amy Schumer crève littéralement l'écran en femme hédoniste qui a peur de s'engager. Le ton est mordant, le rire omniprésent et si le réalisateur ne se réinvente pas complètement, il offre un de ses offrandes les plus satisfaisantes en carrière. ***1/2

Après quelques faux pas (dont les deux derniers Twilight), le cinéaste Bill Condon remet sa carrière dans la bonne voie grâce à Mr. Holmes, où notre détective vieillissant tente de résoudre sa dernière énigme. Davantage un drame qu'un suspense, ce récit manque peut-être de piquant dans sa réalisation, mais il y a suffisamment de thèmes pertinents - sur la vie et la mort, le poids des souvenirs et des légendes - pour intéresser amplement. ***

Autant Mike Leigh continue de surprendre, autant Ken Loach semble s’asseoir sur ses lauriers. Cela ne rend pas Jimmy's Hall mauvais. Non, cette histoire de courage, de résistance et de résilience où se dégage une certaine mélancolie va droit au coeur. Sauf que la structure est tellement académique et le scénario si appuyé et moralisateur qu'il en ressort rien d'autre qu'un Footloose britannique. ***

Plus proche de l'univers de Disney que celui de Marvel, Ant-Man de Peyton Reed est un nouveau long métrage héroïque mais à petite échelle, sur Paul Rudd et Michael Douglas qui tentent de cacher une formule permettant de se transformer en fourmi tout en améliorant leur relation avec leur fille. Un divertissement éculé et répétitif, pas inintéressant et bien joué mais doté d'une mise en scène impersonnelle. On aurait tellement aimé voir Edgar Wright derrière la caméra. **1/2

Madame Bovary est un classique littéraire inadaptable et Sophie Barthes se casse les dents, oubliant des morceaux importants du bouquin tout en sacrifiant les ellipses temporelles qui font toute la différence. Du coup, tout semble se passer en quelques jours à peine et les changements psychologiques chez l'héroïne sonnent faux. Visuellement, c'est splendide mais les métaphores trop apparentes, le passage constant de l'anglais au français et le jeu pas toujours habité de Mia Wasikowska  finissent par détruire l'intérêt. **

Ayant pris l'affiche en France en 2012 sous le titre De l'autre côté du périph, Incompatibles de David Charhon est une comédie policière générique et rudimentaire dont l'intrigue passe-partout est une excuse pour parler avec humour des visions différentes des flics parisiens et ceux des banlieues. Omar Sy et Laurent Lafitte s'amusent beaucoup, tellement plus que le spectateur. **

C'est également le cas de Mountain Men de Cameron Labine, une expédition en montagne qui tournent mal pour deux frères dont tout oppose. La prémisse possède un potentiel qui n'est jamais exploité. Au contraire, on sent encore une fois tous les clichés des productions du Canada anglais, où l'image est souvent laide et les interprètes talentueux laissés à eux-mêmes. **

mardi 13 août 2013

DVD: 4:44 Last Day on Earth, Reality, Possessions, Angel’s Share, The Company You Keep, Olympus Has Fallen

Il y a du choix en masse cette semaine au niveau des nouveautés DVD et Blu-ray, dont plusieurs titres de grande qualité.

Le tout commence pourtant avec du rattrapage avec le très intéressant 4:44 Last Days on Earth d'Abel Ferrara, un récit apocalyptique fauché mais parsemé d'idées brillantes, où le ton verbeux est accompagné d'un flux considérable de sons et d'images fascinantes, et où la chimie entre Willem Dafoe et Shanyn Leigh fait des merveilles. Profondément humain. ***1/2

Parler du culte du vedettariat n'est pas nouveau, mais Matteo Garrone le fait avec intelligence avec Reality, où sa superbe mise en scène est complètement au service de ses comédiens épatants et de son sujet, abordé de façon humoristique et avec une certaine mélancolie. ***1/2

On tremble beaucoup devant Possessions d'Éric Guirado, un drame viscéral inspiré d'une histoire vraie où un couple de la classe moyenne se sent humilier par des propriétaires qui les baladent d'endroits en endroits en attendant que leur chalet soit rénové. La tension est palpable et le jeu de Jérémie Renier, hallucinant. ***1/2

Ken Loach s'offre avec Angel's Share une comédie drôle et touchante sur le chômage. Ce qui débute comme une chronique douloureuse se mute peu à peu en conte, plus quelconque mais tout de même assez divertissant. ***

Suspense politique racé sur l'engagement, The Company You Keep de Robert Redford tient généralement bien la route, jusqu'à un dernier acte invraisemblable et décevant, qui porte ombrage à ce titre de qualité à la distribution irréprochable. ***

Olympus Has Fallen d'Antoine Fuqua, c'est un peu un Died Hard cheap à la Maison-Blanche. Le scénario raciste n'est prétexte qu'à des scènes d'action, efficaces mais déjà-vu. Les amateurs du genre y trouveront peut-être leur compte, les autres se détourneront de cette production qui aurait pu voir le jour il y un quart de siècle. **

mardi 4 septembre 2012

DVD: Route Irish, The Five-Year Engagement, Une bouteille dans la mer de Gaza, Safe, Quick, Dérapages

Quelle coïncidence! La journée d'élections au Québec qui tombe exactement au même moment que les sorties de nouveautés dvd et blu-ray. Ce n'est pas un hasard. Ainsi, en allant voter, il est possible de ramasser quelques films. Ou vice-versa. Mais tant que vous votez. Et du bon bord en plus de ça!

Sinon Ken Loach ne sera pas fier de vous. Vous savez, ce cinéaste engagé à gauche qui réalise plus rapidement que son ombre? Il est de retour avec Route Irish où il enquête sur la dérive de certaines personnes en Irak. Sans être un grand crû, ce long métrage de fiction pose d'excellentes questions sur l'engagement en temps de guerre. Et compter le nombre de «fuck» révèle même de l'exploit! ***

Mieux vaut peut-être en rire qu'en pleurer? De ce côté, il y a le mésestimé The Five-Year Engagement de Nicholas Stoller, cette irrésistible histoire d'amour sur un mariage en devenir entre un homme et une femme. Oui, il y a des clichés, mais surtout beaucoup de scènes drôles et mignonnes. ***

Plus dramatique est Une bouteille dans la mer de Gaza de Thiery Binisti, une sorte Roméo & Juliette qui se déroule au Moyen-Orient. Une fresque ambitieuse, un brin trop moralisatrice, qui sort de notre train-train quotidien. ***  

Moins pire qu'il en a l'air, Safe de Boaz Yakin permet à Jason Statham de jouer dans un long métrage supérieur à la moyenne (enfin, pour lui) qui est doté de bonnes scènes explosives. Dommage que le scénario ne soit vraiment pas à la hauteur. **1/2

C'est toutefois mieux que Quick de Beom-gu Cho, cet autre film d'action qui reprend l'essence de Speed. Même si l'effort ne se prend pas au sérieux, l'accumulation de séquences interchangeables finit par lever le coeur au bout de 30 minutes. **

Sensibiliser les gens qui conduisent avec des facultés affaiblies est une nécessité. Pourtant, Paul Arcand le fait avec Dérapages avec tellement de sensationnaliste et de mauvais goût qu'il en devient offensant. Son documentaire est laid, ses interventions assez peu recherchées, et ce qui en ressort n'est qu'un brouillon d'un sujet important. **

dimanche 15 juillet 2012

Film du jour: Kes

Dès son premier long métrage de fiction, le superbe Kes, Ken Loach frappait fort dans sa façon de capter à l'écran la réalité d'un garçon issu d'une classe sociale défavorisée qui s'accroche à l'existence grâce à son amitié avec un oiseau. Le milieu est décrit sans concession et le jeu du jeune David Bradley (un acteur non professionnel), qui va droit au coeur, est éblouissant de perfection. Une oeuvre naturaliste comme il s'en fait peu, qui allait donner naissance à un immense cinéaste. ****1/2

mardi 27 mars 2012

Film du jour: Family Life

Ken Loach frappe un grand coup avec son superbe Family Life, une analyse prenante et inquiétante des méfaits du système anglais qui n'hésite pas à interner à la moindre occasion sa jeunesse légèrement différente. Le film est à la limite du documentaire, plongeant le spectateur dans un état de stupéfaction et de rage devant tant de calamités qui déferlent sur les frêles épaules de son héroïne. Une oeuvre tout simplement bouleversante et révoltante, parfaitement écrite et interprétée, qui représente la quintessence du travail du cinéaste. ****1/2