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vendredi 6 mars 2020

Sorties au cinéma: Roubaix une lumière, Mektoub My Love: Canto Uno, Greener Grass, Sorry We Missed You, Onward, 14 jours 12 nuits, Greed

Qu'est-ce qu'il faut voir cette semaine au cinéma? Qu'est-ce qu'il faut éviter? Toutes les réponses sont sur le site du VOIR.

Et pour les amateurs d'étoiles...

14 jours 12 nuits: ***

Greed: **1/2

Greener Grass: ***1/2

Mektoub My Love: Canto Uno: ****

Onward: ***

Roubaix, une lumière: ****
Mon entrevue avec Arnaud Desplechin sera bientôt en ligne

Sorry We Missed You: ***1/2

mardi 25 février 2014

Nouveautés en DVD: La vie d’Adèle, Gravity, Watermark, Nebraska

Pour une rare fois cette semaine, on se concentre sur les sorties DVD et Blu-ray qui valent véritablement le détour, pas toutes les productions interchangeables qui donnent l'impression d'avoir perdu son temps.

Ce matin, on rentrer travailler en retard pour aller se procurer La vie d'Adèle d'Abdellatif Kechiche, cette superbe Palme d'Or sur l'amour et le désir de transmettre de deux jeunes femmes. Un chef-d'oeuvre en puissance, autant au niveau de la mise en scène que des thèmes abordés, des choix musicaux que de l'interprétation. Facilement ce que 2013 a offert de plus beau. ****1/2

Puis il y a le fabuleux Gravity d'Alfonso Cuaron qui, sans être aussi exceptionnel dans le confort de notre cinéma maison que devant une immense scène IMAX 3D, demeure un must. L'ambiance est incroyable, la musique donne froid dans le dos, Sandra Bullock est enfin potable et cette histoire qui porte sur la renaissance d'une femme devient de plus en plus riche et complexe au fil des visionnements. ****

Très intéressant documentaire sur l'eau dans la vie de tous les jours, Watermark de Jennifer Baichwal et Edward Burtynsky en met rapidement plein la vue et les oreilles avec ses superbes paysages qui ressemblent à des peintures et son utilisation subtile des effets sonores. ****

Drôle, dramatique et mélancolique tout à la fois, Nebraska est ce très joli road movie en noir et blanc d'Alexander Payne sur un vieil homme malcommode qui arrivera à se rapprocher de ses proches. Le niveau d'émotions atteint rapidement des sommets et Bruce Dern mérite vraiment l'Oscar du meilleur acteur. ***1/2

jeudi 10 octobre 2013

Entrevues et critique de La vie d'Adèle

Pour la sortie de l'extraordinaire La vie d'Adèle, j'ai rencontré le cinéaste Abdellatif Kechiche ainsi que les comédiennes Adèle Exarchopoulos et Léa Seydoux.

Mon texte pour le Journal Métro porte principalement sur le film et je me permets, via mon article pour Cineplex, de revenir sur les nombreux scandales qui ont touché la dernière Palme d'Or à Cannes.

J'ai également rédigé une critique de ce chef-d'oeuvre qui demeure, pour l'instant, mon long métrage préféré de l'année.

samedi 27 août 2011

Film du jour: La graine et le mulet


En revoyant Vénus noire l'autre jour, on comprend beaucoup mieux pourquoi le cinéaste Abdellatif Kechiche attire presque autant d'admirateurs que de détracteurs. Le style aux nombreuses ellipses mérite une attention constante. Le réalisateur est autant intéressé par la nature politique de ses personnages que par leurs troubles intimes et sociaux. Il cherche à exprimer leur véritable langage à travers une mise en scène souvent lente et frontale, en allant droit au but et en y restant. À ce sujet, La graine et le mulet est possiblement son meilleur ouvrage. Il est éclairant sans être trop voyeur, engagé en demeurant subtil, nourrissant ses interprètes de morceaux de bravoure en demeurant constamment au niveau de l'humanité. Un (autre) grand film comme il s'en fait trop peu. ****

lundi 22 août 2011

DVD: Cold Fish, Vénus noire, Troll Hunter, The Beaver, Bambi II


Joie! Célébration!! Enfin!!! Deux des meilleurs films de l'année sont disponibles en format dvd et blu-ray! De quoi en profiter et se laisser aller dans les achats.

Présenté lors de la dernière édition du festival Fantasia, Cold Fish de Sion Sono est une comédie bien noire, cinglante et hilarante sur le désir de pouvoir d'un homme comme les autres. Une histoire vraie passée au tordeur qui donne un récit iconoclaste et inoubliable, à sortir pour épater les amis.

Le cinéaste Abdellatif Kechiche aime bien rendre mal à l'aise et il réussit mieux que jamais sur son déstabilisant Vénus noire qui raconte les péripéties d'une femme qui est exhibée comme un animal de foire. Supplice pour les uns, chef-d'oeuvre pour les autres, il s'agit d'une production à voir absolument.

Sorte de Blair Witch Project qui met en vedette des méchants trolls, Troll Hunter de Andre Ovredal est un faux documentaire qui fait amplement sourire malgré ses scènes répétitives. Il faut le voir pour le croire.

Mel Gibson et Jodie Foster n'arrivent pas à sauver leur carrière dans The Beaver, une inégale comédie dramatique sur un homme qui se cache derrière sa marionnette. Bien que les comédiens se sortent indemnes de cet ouvrage, le ridicule des situations et la pauvreté des dialogues s'avèrent plutôt affligeants.

Mais qui diable a eu l'idée de pondre une suite à Bambi? Autant l'original est un joyau de l'animation, autant sa suite concoctée par Brian Pimental et simplement intitulé Bambi II est un dessin animé extrêmement moralisateur et énervant sur la nécessité d'obéir à ses parents? L'art de gâcher une référence adulée de tous et de toutes.

vendredi 1 avril 2011

Vénus noire, Insidious, Le divan du monde, BumRush, Essential Killing, Hop!, Le colis


Stop! On arrête tout. Il y a un film d'Abdellatif Kechiche qui vient de prendre l'affiche et il ne faut surtout pas le manquer. S'inscrivant dans la continuité de L'esquive et La graine et le mulet, Vénus noire relate les dernières années d'une femme exhibée dans une foire. Cette histoire vraie, cruelle et dérangeante, porte la marque de son auteur (relations de pouvoir entre les gens, répétitions salvatrices, jeu sur la longueur, etc.), et elle est transcendée par le jeu déchirant de Yahima Torres.
Critique

L'équipe de Saw abandonne le suspense (quoique...) pour l'épouvante avec Insidious en reprenant les thèmes de la traditionnelle maison hantée. Malgré sa dernière partie un peu plus risible, l'effort donne périodiquement des frissons dans le dos. Ce qui est de plus en plus rare au cinéma.
Critique

Premier essai de Dominic Desjardins qui a décidé que ses personnages allaient traverser le Canada sur le pouce afin de mieux se connaître, Le divan du monde souffre de nombreuses imperfections liées au rythme et aux situations naïves. Le tandem amoureux formé par Mélanie LeBlanc et Antoine Gratton est cependant mignon comme tout, et la musique de ce dernier fait son effet. Sympa.
Critique

Après Hochelaga et Histoire de Pen, le réalisateur Michel Jetté remet ça avec BumRush qui explore à nouveau le monde interlope. L'intrigue à la Sept samouraïs ne fait pas toujours de sens et les dialogues ampoulés sont de trop, mais la description du milieu étonne et déconcerte, alors que l'interprétation parfois inégale se révèle généralement rafraîchissante.
Critique

À la fois gros film d'action à la Rambo et oeuvre d'art et d'essai, Essential Killing de Jerzy Skolimowski se plaît à ne rien expliquer, montrant seulement un héros qui court et qui tue tout sur son passage. La réalisation soignée permet de bien ressentir ce que le protagoniste (troublant Vincent Gallo) éprouve, sauf que le récit croule sous ses symboles et ses métaphores.
Critique

Après avoir massacré Alvin and the Chipmunks, Tim Hill remet ça avec Hop!, un mélange indigeste de prises de vues réelles et d'animation sur le lapin de Pâques. Tout le potentiel de ce monde imaginaire qui apparaît au début et à la fin de la production est fourvoyé au sein d'une intrigue moralisatrice sur la nécessité de trouver sa place dans l'univers. À déconseiller fortement.
Critique

La comédie se porte mal au Québec. Difficile de ne pas perdre la foi en voyant Le colis, le premier long métrage de Gaël D'Ynglemare qui ressemble à une mauvaise copie d'un film de Francis Veber sur un enlèvement qui tourne mal. Malgré sa distribution cinq étoiles (dont les rôles principaux sont défendus par Emmanuel Bilodeau et Gildor Roy), l'effort est tellement raté et appuyé qu'il en devient humiliant.
Critique