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jeudi 16 octobre 2025

Film du jour: Kiss of the Spider Woman


Jennifer Lopez et Tonatiuh crèvent l'écran dans Kiss of the Spider Woman. Dommage que le drame musical de Bill Condon alterne aussi mal entre le réel et le fantasme, rendant inégale et parfois même pénible l'adaptation du roman de Manuel Puig. Afin de soutirer le maximum de cette riche manière première, mieux vaut revoir l'excellente transposition de 1985 qui mettait en vedette William Hurt et Raul Julia. **1/2

mardi 6 juin 2017

Nouveautés Blu-ray/DVD: Bambi, Land of Mine, The Sense of an Ending, The Assignment, Papa ou maman 2, A United Kingdom, Beauty and the Beast, Ça sent la coupe

Lorsque les nouvelles sorties DVD et Blu-ray ne convainquent pas totalement, il y a une «vieille nouveauté» qui apparaît pour ramener les conteurs à zéro. 

Bambi: Cette énième édition du classique de Disney comprend une image encore plus belle, un son plus puissant et des suppléments un peu différents. Tout cela au service d'un chef-d'oeuvre animé qui n'a toujours pas pris une ride. *****

Land of Mine: Ce drame de guerre de Martin Zandvliet a été nommé aux Oscars et il vaut surtout pour son immense soin esthétique et sonore, qui fait de l'ombre à son scénario schématisé. ***

The Sense of an Ending: Malgré la présence d'excellents comédiens, cette transposition d'un livre à succès peine à convaincre: les ellipses sont trop nombreuses et l'émotion inexistante. **1/2

The Assignment: Walter Hill est de retour avec une série B sympathique dans sa première moitié mais redondante et un peu assommante par la suite. **1/2

Papa ou maman 2: On prend les mêmes et on recommence. L'effet de surprise n'y est cependant plus et les gags semblent cette fois un peu plus vulgaires et mécaniques. **1/2

A United Kingdom: Croulant sous la poussière et le conformiste, ce drame de guerre sabote un sujet important et une distribution de classe. **

Beauty and the Beast: Le cinéaste Bill Condon a beaucoup de talent. Il devrait l'offrir à des productions plus compétentes que cette variation qui arrive à rendre insupportable une histoire légendaire. C'est techniquement laid, totalement inintéressant et les personnages n'ont pas de saveur. L'édition Blu-ray se rachète toutefois avec une horde de bonus et un constant soin technique. **

Ça sent la coupe: Autant on aime le hockey et Louis-José Houde, autant on ne peut qu'être déçu de cette comédie dramatique molle et sans ambition, qui tente de recréer une recette gagnante et qui s'est tout de même planté au box-office. Un peu de personnalité, s'il vous plaît! *1/2

vendredi 17 mars 2017

Sorties au cinéma: Window Horses, Les colons, Le jardinier, La mécanique de l'ombre, L'outsider, Beauty and the Beast

On a droit à une semaine relativement tranquille au niveau des sorties du film au cinéma. Tout le contraire de l'apocalypse de vendredi prochain avec pas moins de 14 nouveautés en salles!

Agréable animation se déroulant en Iran et qui rappelle le pouvoir de nos racines et de la poésie, Window Horses d'Ann Marie Fleming séduit et finit par émouvoir malgré un ton pédagogique qui souligne toutes les morales et faits historiques. ***

Révélateur documentaire sur les territoires occupés en Cisjordanie, Les colons de Shimon Dotan a le mérite de l'objectivité tout en rendant limpide son sujet parfois complexe. L'ensemble aurait toutefois pu être plus cinématographique. ***

S'intéressant à un magnifique domaine au Québec, Le jardinier de Sébastien Chabot fait planer avec ses jolies images. Sauf qu'il y a des têtes tournantes qui se succèdent au tournant au fil d'un montage peu dynamique, noyant du coup la satisfaction éprouvée. **1/2

Véritable hommage aux films paranoïaques des années 70, La mécanique de l'ombre de Thomas Kruithof fonctionne dans sa première demi-heure. Le reste s'avère cependant risible et ridicule, faisant hurler de rire plus souvent qu'autrement. **1/2

Le monde des finances français avait besoin d'un long métrage incendiaire... tout ce que n'est pas L'outsider de Christopher Barratier. C'est mou au lieu d'être mordant, l'interprétation y est inégale et la mise en scène d'un ennui mortel. **

Cette relecture humaine de la version Disney de Beauty and the Beast par Bill Condon est loin d'équivaloir celle de Cendrillon. L'imaginaire fécond est rapidement anéanti par des effets spéciaux imparfaits, des numéros musicaux platement amenés et des personnages sans intérêt. **

mardi 10 novembre 2015

Nouveautés DVD/Blu- ray : Trainwreck, Mr. Holmes, Tangerine, Amy, Kurt Cobain : Montage of Heck, Terminator: Genisys, Amy, Self/Less, Dragon Blade

C'est en plein coeur de Cinemania que débarquent plein de nouveautés américaines en format DVD et Blu-ray.

La seule à ne pas manquer est Trainwreck, un des meilleurs films de Judd Apatow et le parfait véhicule pour faire connaître l'unique Amy Schumer du grand public. Drôle à s'en décrocher la mâchoire. ***1/2

Présentant notre détective vieillissant dans une ultime enquête, Mr. Holmes de Bill Condon joue avec ingéniosité avec les souvenirs, conférant des rôles intéressants à d'excellents comédiens. ***

Tourné avec un simple cellulaire, Tangerine de Sean Baker s'avère un délire à la fois rafraîchissant et énervant sur des personnages pas comme les autres qui se mettent les pieds dans les plats. ***

Émouvant portrait d'une artiste déchue, Amy d'Asif Kapadia ne lésine pas non plus sur le voyeurisme à deux sous. Une sauce qui risque de ne pas plaire à tous. ***

C'est le cas aussi du soigné documentaire Kurt Cobain: Montage of Heck de Brett Morgen qui fait le tour de son sujet en prenant son temps, sans toutefois que le fan n’apprenne rien de nouveau. ***

Remake/reboot/antépisode qui ne convainc qu'à moitié, Terminator: Genisys d'Alan Taylor rappelle qu'il y a une limite au réchauffé. **1/2

À partir d'un sujet prometteur (un homme change d'identité et de visage comme dans Seconds), Tarsem Singh accouche avec Self/Less d'un banal thriller complètement tiré par les cheveux. **1/2

Navet navrant où des comédiens viennent saboter leur carrière en Chine, Dragon Blade de Daniel Lee est une production d'action insultante et moralisatrice, à éviter de toute urgence. *1/2

vendredi 17 juillet 2015

Sorties au cinéma : Trainwreck, Mr. Holmes, Jimmy's Hall, Ant-Man, Madame Bovary, Incompatibles, Mountain Men

Il y a beaucoup de choix cette semaine au niveau des sorties au cinéma. Et ce ne sont pas les drames classiques ou le film de super-héros qui vaut le détour.

Il s'agit plutôt de Trainwreck, la nouvelle comédie de Judd Apatow où Amy Schumer crève littéralement l'écran en femme hédoniste qui a peur de s'engager. Le ton est mordant, le rire omniprésent et si le réalisateur ne se réinvente pas complètement, il offre un de ses offrandes les plus satisfaisantes en carrière. ***1/2

Après quelques faux pas (dont les deux derniers Twilight), le cinéaste Bill Condon remet sa carrière dans la bonne voie grâce à Mr. Holmes, où notre détective vieillissant tente de résoudre sa dernière énigme. Davantage un drame qu'un suspense, ce récit manque peut-être de piquant dans sa réalisation, mais il y a suffisamment de thèmes pertinents - sur la vie et la mort, le poids des souvenirs et des légendes - pour intéresser amplement. ***

Autant Mike Leigh continue de surprendre, autant Ken Loach semble s’asseoir sur ses lauriers. Cela ne rend pas Jimmy's Hall mauvais. Non, cette histoire de courage, de résistance et de résilience où se dégage une certaine mélancolie va droit au coeur. Sauf que la structure est tellement académique et le scénario si appuyé et moralisateur qu'il en ressort rien d'autre qu'un Footloose britannique. ***

Plus proche de l'univers de Disney que celui de Marvel, Ant-Man de Peyton Reed est un nouveau long métrage héroïque mais à petite échelle, sur Paul Rudd et Michael Douglas qui tentent de cacher une formule permettant de se transformer en fourmi tout en améliorant leur relation avec leur fille. Un divertissement éculé et répétitif, pas inintéressant et bien joué mais doté d'une mise en scène impersonnelle. On aurait tellement aimé voir Edgar Wright derrière la caméra. **1/2

Madame Bovary est un classique littéraire inadaptable et Sophie Barthes se casse les dents, oubliant des morceaux importants du bouquin tout en sacrifiant les ellipses temporelles qui font toute la différence. Du coup, tout semble se passer en quelques jours à peine et les changements psychologiques chez l'héroïne sonnent faux. Visuellement, c'est splendide mais les métaphores trop apparentes, le passage constant de l'anglais au français et le jeu pas toujours habité de Mia Wasikowska  finissent par détruire l'intérêt. **

Ayant pris l'affiche en France en 2012 sous le titre De l'autre côté du périph, Incompatibles de David Charhon est une comédie policière générique et rudimentaire dont l'intrigue passe-partout est une excuse pour parler avec humour des visions différentes des flics parisiens et ceux des banlieues. Omar Sy et Laurent Lafitte s'amusent beaucoup, tellement plus que le spectateur. **

C'est également le cas de Mountain Men de Cameron Labine, une expédition en montagne qui tournent mal pour deux frères dont tout oppose. La prémisse possède un potentiel qui n'est jamais exploité. Au contraire, on sent encore une fois tous les clichés des productions du Canada anglais, où l'image est souvent laide et les interprètes talentueux laissés à eux-mêmes. **

mardi 28 janvier 2014

Nouveautés en DVD: Rush, Nuit blanche, Cloudy With a Chance of Meatballs 2, The Fifth Estate, Night Train to Lisbon, Last Vegas, Jackass Presents Bad Grandpa

Les sorties DVD et Blu-ray sont nombreuses cette semaine et même s'il n'y a aucun titre incontournable, quelques films vaut le déplacement.

C'est le cas de Rush de Ron Howard, divertissement par excellence sur la compétition entre deux pilotes de Formule 1. La recréation d'époque est parfaite, le jumelage entre l'humour et l'action fonctionne et les personnages unidimensionnels sont campés par des comédiens talentueux. ***1/2
Critique

Un des meilleurs films d'action à voir le jour depuis des lustres, Nuit blanche de Frédéric Jardin suit un policier qui tente de récupérer son fils en échange d'une large cargaison de drogues. Le scénario de base est relevé par un rythme trépidant et le jeu tendu des acteurs. ***
Critique

Suite qui ressemble beaucoup à la version originale, Cloudy With a Chance of Meatballs 2 de Cody Cameron et Kris Pearn s'intéresse à nouveau notre inventeur préféré et ses amis qui tentent de sauver la planète d'une terrible menace. C'est drôle, gentil et parfaitement inoffensif. ***

Biopic assez intéressant sur le créateur de WikiLeaks, The Fifth Estate de Bill Condon s'apparente à un suspense enlevant mais conventionnel, où brille Benedict Cumberbatch dans le rôle principal. Pourquoi pas? ***

Bille August a déjà été un grand cinéaste. Il n'est plus l'ombre de lui-même dans Night Train to Lisbon, une carte postale molle et romancée d'un professeur qui commence à s'intéresser à la vie d'un écrivain. Sans être mauvais, l'ensemble manque de surprise et de relief. **1/2

Michael Douglas, Robert DeNiro, Kevin Kline et Morgan Freeman au sein d'un même long métrage, cela ne peut pas être complètement mauvais. Sauf que Last Vegas de Jon Turteltaub est tellement sexiste et parsemé de clichés qu'il est légitime de ne pas demeurer jusqu'à la fin. **1/2

Les «efforts» présentés à la télévision faisaient sourire, sauf que les productions destinées au cinéma accumulent les navets. Jackass Presents Bad Grandpa de Jeff Tremayne ne fait pas exception, racontant avec grossièreté la relation entre un grand-père et son petit-fils. On cherche encore le moindre gag savoureux... et on ne trouve pas. Désolant. *

jeudi 17 octobre 2013

Nouveautés au cinéma: The Fifth Estate, L'autre maison

C'est le cas classique. Alors que fait rage le Festival du nouveau cinéma, le temps manque pour aller voir les nouvelles sorties en salles (quoique le remake de Carrie n'avait pas l'air fameux... tout comme Escape Plan). J'ai toutefois pu découvrir deux nouveautés juste pour vous.

À mi-chemin entre l'excellent Social Network et le décevant Jobs se trouve le potable The Fifth Estate de Bill Condon, oeuvre verbeuse mais généralement intéressante qui porte sur le fondateur de Wikileaks. Le portrait n'est pas toujours flatteur, mais l'interprétation est solide et le rythme parfaitement soutenu. ***

Premier long métrage de fiction de Mathieu Roy, L'autre maison est un projet très personnel pour le cinéaste, qui parle de l'Alzheimer de sa famille à l'aide d'un père souffrant et de deux fils qui réagissent différemment à la maladie. On sent peut-être un manque de finition au niveau du scénario et la fin verse dans la spiritualité à deux sous, ce qui n'est pas une raison pour ne pas donner une chance à cet essai doté d'images ensorcelantes et de très bons comédiens (mention spéciale à Marcel Sabourin). ***

mardi 22 novembre 2011

La peau que j'habite, Happy Feet Two, Une vie meilleure, Twilight: Breaking Dawn: Part 1


C'est le moment de rattraper le temps perdu avec les traditionnelles sorties en salles...

Bien que mineur, tiré par les cheveux et se terminant en queue de poisson, La peau que j'habite montre un Pedro Almodovar au sommet de son art dans sa façon de mettre en scène et de diriger ses acteurs. Antonio Banderas y est d'ailleurs brillant et angoissant dans le rôle d'un savant qui cherche à restaurer l'image de sa jeune fille. Un exercice de style efficace mais ultimement vide, qui ne possède pas le panache des précédentes offrandes du créateur. Sauf que voir le tout avec le public de Cinémagique, cela n'a pas de prix.

Ayant profondément détesté l'original, la surprise est grande d'aimer la suite de Happy Feet, toujours réalisée par George Miller. C'est pourtant le cas avec ce récit mieux calibré, drôle et trépidant, qui compense ses chansons inégales par un surplus de bonne humeur et de personnages savoureux.

Cédric Kahn s'essaye au long métrage à saveur sociale avec Une vie meilleure, un drame réaliste sur un homme qui s'endette en voulant réaliser son rêve. L'essai implacable et très bien défendu (Guillaume Canet trouve un de ses meilleurs rôles en carrière) finit peut-être par être invraisemblable, mais il sait comment tenir en haleine tout en divertissant.

C'est également le cas de Twilight: Breaking Dawn: Part 1, l'avant-dernière production du vampire le plus populaire du 21e siècle qui se fera passer la bague au doigt! En acceptant les conventions liées au genre (des dialogues parfois bêtes à pleurer, des acteurs très inégaux, de grosses morales appuyées), il est possible de s'amuser avec ces nombreux clins d'oeil en coin et ces spectaculaires scènes de combat. Surtout que la réalisation, gracieuseté de Bill Condon, n'aura jamais été aussi assurée.