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dimanche 2 juin 2024

Film du jour: Bonnard, Pierre et Marthe


Après une Bonne épouse moins convaincante, Martin Provost revient à la peinture qui a fait sa renommée avec son sublime Séraphine. Sauf que Bonnard, Pierre et Marthe est davantage un drame sentimental, d'une grande beauté plastique, mais trop superficiel et anecdotique pour convaincre réellement. Vincent Macaigne et Cécile de France se révèlent excellents, mais étrangement, quelque part, la chimie n'opère que difficilement entre eux. ***

jeudi 30 mai 2024

Entrevue Martin Provost (Bonnard, Pierre et Marthe)


Martin Provost renoue avec la peinture par l'entremise de Bonnard, Pierre et Marthe, qui s'intéresse aux amours tumultueux des peintres impressionnistes. Je me suis entretenu avec le cinéaste français et mon entrevue est à lire sur Cinoche

vendredi 21 août 2020

Sorties au cinéma: Lumière!, La virgen de agosto, L'angle mort, La bonne épouse, Les Rose, The Prey, Rustic Oracle

Le cinéma français et québécois se partagent les salles cette semaine au Québec...

Lumière!: C'est une impressionnante oeuvre d'art que propose Thierry Frémaux avec ce documentaire assemblé de vieux films des frères Lumière. Entre l'hommage aux créateurs qui étaient également des cinéastes et objet de mémoire sur l'époque, l'essai informe et amuse tout à la fois. Seul bémol: la voix off omniprésente qui empêche parfois de bien profiter de la richesse des images. ***1/2

La virgen de agosto: Impossible de ne pas vouloir s'envoler vers Madrid en regardant cette douce chronique de Jonas Trueba. Le temps s'arrête littéralement au sein de ce récit à la Rohmer, obligeant une femme (magnifique Itsano Arana) à repenser son existence. De quoi y adhérer totalement malgré quelques longueurs. Disponible virtuellement dans quelques cinémas. ***1/2

L'angle mort: Les films sur la figure de l'homme invisible se suivent sans se ressembler. Celui-ci concocté par Patrick-Mario Bernard et Pierre Trividic s'apparente à une lente réflexion mélancolique sur la solitude et la marginalité. Un traitement profond et original, d'une forte densité cinématographique.  

La bonne épouse: Martin Provost (Séraphine, Violette) est de retour avec une nouvelle oeuvre féministe, cette fois plus légère, ludique et comique. Un plaisir éphémère qui se savoure grâce à la performance truculente de ses actrices, Juliette Binoche en tête. *** 

Les Rose: En racontant l'histoire de sa célèbre famille, Félix Rose parle surtout du Québec à une époque cruciale. Celle de son entrée à l'âge adulte (les années 60), la crise d'Octobre et ses répercussions dans l'imaginaire collectif. Bien qu'un peu long et tardant à trouver son rythme, le documentaire ne peut qu'intéresser avec ses archives et ses témoignages probants. ***

The Prey: Remarqué grâce à Jailbreak, Jimmy Henderson renoue avec le genre sanglant avec ce long métrage cambodgien qui embrasse tous les clichés du genre (on pense à Hard Target qui serait croisé avec The Raid). On y retrouve pourtant un savoir-faire technique évident, des scènes d'action à couper le souffle et une bonne dose d'humour qui permet à cette sympathique série B de s'élever quelque peu du lot. Offert virtuellement dans quelques cinémas et en vidéo sur demande dès le 25 août. ***

Rustic Oracle: La disparition et le meurtre des femmes autochtones au Canada a donné de très bons documentaires, dont Ce silence qui tue de de Kim O'Bomsawin. Sonia Bonspille Boileau (Le dep) traite ce sujet important par le filtre de la fiction, avec un mélange de bonheurs (actrices touchantes, réalisation sobre) et de maladresses (musique abondante, abus de ralentis, onirisme appuyé), donnant surtout le goût de (re)voir ce qui a été fait auparavant. **1/2

mardi 18 août 2020

Entrevue La bonne épouse

Juliette Binoche s'amuse beaucoup dans La bonne épouse, le nouveau récit féministe de Martin Provost (Séraphine). J'ai pu rencontrer l'actrice et le réalisateur lors d'un séjour à Paris et mon entrevue est à lire dans le journal Métro.

jeudi 8 mars 2018

Film du jour: Séraphine

Au rayon des plus beaux films français du 21e siècle, Séraphine de Martin Provost fait sensation. Il s'agit d'une oeuvre éblouissante sur une peintre d'exception, dont la mise en scène calme et volontairement lovée dans la nature reproduit l'état d'esprit de son sujet. Puis il y a Yolande Moreau, exceptionnelle, qui n'a jamais été aussi parfaite. Pour décrocher complètement du quotidien, il n'y a rien de mieux. À la Cinémathèque québécoise. ****

vendredi 11 août 2017

Sorties au cinéma: Le parc, Sage femme, Landline, Menashe, The Little Hours, Jamais contente, The Glass Castle, Galère au Brésil

Il y en a pour tous les goûts cette semaine au niveau des sorties en salles au Québec.

Le parc: Rohmer rencontre Lynch dans cette oeuvre intimiste et magnifiquement mise en scène. Retenez le nom du réalisateur: Damien Manivel. Car il risque de vraiment de faire de grandes choses. ***1/2

Sage femme: Martin Provost (Séraphine) s'offre un cinéma plus accessible en convivant les deux grandes Catherine (Deneuve et Frot) à une jolie histoire sur la transmission et la transformation. ***1/2

Annabelle: Creation: Largement supérieur à son prédécesseur, ce suspense horrifique permet une nouvelle fois à son cinéaste David F. Sandberg (Lights Out) de briller... dans le noir. Drôlement efficace. ***
Ma critique

Landline: Sympathique comme tout, cette comédie signée Gillian Robespierre met de bonne humeur malgré son histoire terriblement prévisible. Quel casting! ***

Menashe: Sorte de Kramer vs Kramer chez les Juifs hassidiques, ce drame de Joshua Weinstein en dit long sur son milieu clos. On se demande même si un documentaire n'aurait pas été préférable. ***

The Little Hours: Une distribution de choc n'est pas suffisante pour égayer cette satire de Jeff Baena qui aurait mérité à être beaucoup plus cocasse et osée. Comme Decameron, on préfère encore plus la version de Pasolini. **1/2

Jamais contente: La jeune Léna Magnien crève l'écran dans ce récit un brin formaté d'Émilie Deleuze qui ressemble à de nombreuses productions pour adolescents. **1/2

The Glass Castle: Après son formidable Short Term 12, Destin Daniel Cretton s'est commis avec ce Captain Fantastic des pauvres, trop stéréotypé pour convaincre réellement malgré des moments touchants. **1/2

Galère au Brésil: Présenté à Fantasia, cet effort de Patrick Mille présente un univers pétri de clichés que n'arrive pas à sauver une cinématographie enviable et des interprètes enjouées. C'est aussi bancal que le déjà oublié Rough Night. **

mardi 6 mai 2014

Nouveautés en DVD : Violette, Le corps, Whitewash, Veronica Mars, 100% Cachemire, La fille du Martin

Une semaine relativement tranquille au niveau des sorties DVD et Blu-ray, avec au moins un titre à ne pas manquer.

Il s'agit de Violette, le nouvel opus de Martin Provost. Comme dans son précédent et excellent Séraphine, ce long métrage sur une romancière trop peu connue évite la poussière tout en conférant à la très bonne Emmanuelle Devos un rôle en or. On en redemande! ****

Suspense parsemé d'invraisemblances dont la finale, surprenante, vient presque tout compenser, Le corps d'Oriol Paulo est un divertissement honorable sur une femme morte qui serait peut-être encore en vie. On s'y amuse beaucoup. ***

Film noir où les magnifiques images prennent parfois le dessus sur le récit (un homme cherche à remettre en ordre le fil de son existence), Whitewash d'Emanuel Hoss-Desmarais est un premier film prometteur, un peu mince mais toujours intéressant. ***

Reprise sans originalité d'une série à succès, Veronica Mars de Rob Thomas s'adresse d'abord et avant tout aux gens qui connaissent cette licence par coeur. Mais même ceux-là auront peu de plaisir avec ce traitement léger qui fait à peine rire et cette mise en scène télévisuelle. **

Valérie Lemercier peut être très drôle. L'actrice et la réalisatrice manque cependant de gaz dans 100% Cachemire, une «comédie» grotesque sur un couple bourgeois qui décide d'adopter un enfant. Les situations sont déplorables et les morales, trop collantes. *1/2

Premier long métrage assez raté malgré la qualité de sa photographie, La fille du Martin de et avec Samuel Thivierge est une sorte de drame rédempteur avec des éléments de suspense, où une fille cherche à faire le deuil de son père. L'interprétation est inégale, l'histoire d'une simplicité déconcertante, la réalisation est fade et la musique beaucoup trop insistante. *1/2

vendredi 29 novembre 2013

Entrevues et critique de Violette

Pour la sortie de l'excellent film Violette de Martin ProvostEmmanuelle Devos se glisse dans la peau d'une écrivaine trop peu connue, je vous offre la totale.

Il y a tout d'abord une entrevue et un entretien réalisés avec le cinéaste et l'actrice lors de leur passage au festival Cinemania.

Puis une critique sur ce qui demeure un de mes films français préférés de 2013.

samedi 16 novembre 2013

Films du jours: Violette et Le temps d'une aventure (Cinemania)

C'est un doublé Emmanuelle Devos qu'offre Cinemania aujourd'hui. Il y a tout d'abord Violette, le superbe nouveau film de Martin Provost (Séraphine), qui fait connaître une écrivaine un peu oubliée qui a tout de même parlé dans ses livres d'avortement et d'amour homosexuel à une époque où il ne fallait pas. Le portrait est superbe, à l'image de ses comédiennes (Sandrine Kiberlain est parfaite dans le rôle de Simone de Beauvoir). ****

Il y a ensuite Le temps de l'aventure de Jérôme Bonnell, un long métrage un peu plus mineur qui n'en demeure pas moins de haut calibre. Centré sur la magnifique Devos qui, à travers une journée, apprendra à mieux se connaître, le cinéaste offre un bel hommage à son héroïne et au métier d'actrice, tout en pondant une romance irrésistible. ***1/2

dimanche 21 août 2011

FFM: The Artist, Coteau rouge, Playoff, Où va la nuit?


Odeurs étranges dans la salle, gens bizarres qui répondent aux films, petit délai comme dans tous les bons festivals: le Festival des films du monde est en scelle jusqu'au 28 août prochain. Ce dimanche, il est possible de voir au moins 4 très bons longs métrages...

The Artist de Michel Hazanavicius: Un hommage au cinéma muet qui mettra de bonne humeur le restant de la journée, de la semaine, du mois et peut-être même de l'année. On s'en reparle lors de sa sortie en salles.

Coteau rouge d'André Forcier: Un autre projet délirant du plus original cinéaste de la Belle Province. Rires, drames, fantaisie et poésie sont à l'honneur. En espérant que la version officielle soit finalement diffusée...

Playoff d'Eran Riklis: Après La fiancée syrienne et Les citronniers, Eran Riklis revient avec une autre oeuvre phare sur le passé et la nécessité de trouver le moyen afin de vivre avec ses voisins. Un film simple aux nombreux thèmes complexes, porté par la forte prestation de Danny Huston.

Où va la nuit? de Martin Provost: Le réalisateur du magnifique Séraphine refait équipe avec Yolande Moreau pour un projet beaucoup plus sombre où une femme décide d'éliminer son mari violent. Un portrait de femme troublant et révélateur d'un metteur en scène qui sera bientôt un des plus grands de la francophonie.

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