Aucun message portant le libellé Fontaine. Afficher tous les messages
Aucun message portant le libellé Fontaine. Afficher tous les messages
vendredi 19 juillet 2024
Film du jour: Boléro
Après Coco avant Chanel, Anne Fontaine retourne au drame biographique avec Boléro, s'intéressant à l'oeuvre emblématique de Ravel. Froid et distant, le film qui traîne en longueur ne manque pourtant pas de scènes fabuleuses, et s'il est porté par l'étonnante composition de Raphaël Personnaz, il souffre d'un scénario anecdotique, plutôt prévisible dans sa façon de faire ressortir les éternelles «femmes importantes» derrière son génie. Ma critique complète est à lire sur Cinoche. ***
Libellés :
Critiques,
Film du jour,
Fontaine,
Sorties Cinéma de la semaine
dimanche 8 novembre 2020
Films du jour: Police, A Good Man (Cinemania)
Après des débuts plein de brio, la filmographie d'Anne Fontaine a pris une tangente en dent de scie, réunissant réussites et échecs à un nombre pratiquement équivalent. Police se trouve timidement dans la première catégorie, explorant l'intimité des forces de l'ordre en misant sur son casting de premier ordre (Virginie Efira, Omar Sy, Grégory Gadebois). La première partie à la Rashomon tarde toutefois à prendre son envol, et lorsque c'est le cas, c'est pour mieux se muter en huis clos façon The Last Detail, dont les errances scénaristiques apparaissent trop invraisemblables et appuyées pour le commun des mortels. Reste une oeuvre qui ne manque pas de style et de profondeur. ***
En 2020, est-ce qu'on peut toujours demander à une actrice cisgenre d'interpréter un homme transgenre? La question risque de faire couler beaucoup d'encre et de faire peser défavorablement la balance envers A Good Man. Ce serait dommage, parce que ce film sensible et humain de Marie-Castille Mention-Schaar traite avec beaucoup de délicatesse des questions d'identité, de maternité et de sacrifices. L'ensemble qui traîne quelque peu en longueur pourrait paraître un peu trop sage et conventionnel, mais il est mené par ses excellentes comédiennes - le couple formé de Noémie Merlant et Soko fonctionne complètement - et il y a au moins deux scènes (la discothèque, la finale) qui marqueront les esprits. Présenté aujourd'hui et le 19 novembre. ***
lundi 20 août 2018
Film du jour: La fille de Monaco
Réalisatrice des excellents Nettoyage à sec et Entre ses mains, Anne Fontaine se perd quelque peu dans La fille de
Monaco (qui fête son 10e anniversaire cette année), un amalgame de genres qui
ne convainc qu’à moitié. Il y a cependant de très bons acteurs pour faire avaler
la pilule.
Lors d’un important procès dans
la ville de Monaco, maître Bertrand Beauvois (Fabrice Luchini) reçoit la
protection du garde du corps Christophe (Roschdy Zem). Tout se déroulerait
normalement si la jeune arriviste et prosaïque Audrey (Louise Bourgoin) n’était
pas dans le portrait pour séduire l’avocat et le manipuler à sa guise.
Difficile de travailler lorsque l’esprit est occupé ailleurs.
Ce nouveau film d’Anne Fontaine aborde
à nouveau ses thèmes fétiches : luttes de classes sociales, relations
parfois houleuses entre les hommes et les femmes, des amitiés douloureuses, la
montée du désir, la séduction à tout prix, etc. Il est même question de
trahison, de sacrifice et de rapports particuliers impliquant un dominant et un
dominé. Le tout est servi dans un enrobage peu orthodoxe, à mi-chemin entre le
drame et le suspense, prenant comme témoin ce procès qui s’avère l’idéale mise
en abyme des troubles relationnelles des individus.
Devant autant de ruptures de ton,
il faut prendre l’entreprise au second degré, comme une énorme comédie décalée
dont les répliques font beaucoup rire. Cela permet de mieux accepter ces
quelques invraisemblances et ces situations qui dépassent l’entendement. Les
dialogues, incisifs, sont portés par la verve habituelle d’un Fabrice Luchini
en grande forme. Après l’inégal Paris
de Cédric Klapisch, il est toujours surprenant de constater que de jolies et
séduisantes demoiselles extrêmement jeunes s’intéressent à lui presque
immédiatement. Dans un rôle flamboyant, Louise Bourgoin finit cependant par
énerver, ce qui est tout le contraire de Roschdy Zem dont l’intensité n’en
démord pas.
Bien que La fille de Monaco soit une œuvre mineure chez cette cinéaste qui
commence à ressembler de plus en plus à un sous pendant féminin de Claude Sautet, elle
demeure nettement plus divertissante et agréable que le formaté Coco avant Chanel de la même metteure en
scène. Il faut seulement ne pas oublier de ne rien prendre au sérieux et de se
laisser porter par l’humour qui se révèle mordant et implacable. Pour une rare
fois, le deuxième visionnement est meilleur que le premier. ***
Présenté ce soir à la Cinémathèque québécoise.
samedi 31 mars 2018
Sorties au cinéma: Isle of Dogs, La villa, Ready Player One, Claire l'hiver, Journey's End, Louise Lecavalier: Sur son cheval de feu, Jalouse, Main basse sur la ville, Marvin ou la belle éducation
Les sorties sont à nouveau nombreuses cette semaine au cinéma. Une sort toutefois du lot...
Isle of Dogs: Il est impossible de résister à cette animation de Wes Anderson, aussi drôle qu'intelligente et mignonne. Entre les messages sociaux, les voix sélectionnées et les trouvailles visuelles, le bonheur du cinéphile sera immense. ****
La villa: La petite musique de Robert Guédiguian opère à nouveau. Même si l'on reconnaît ses tics (lourdeurs, démonstration, naïveté), le mélange entre gravité et espoir atteint des sommets. Sa brochette de personnages est plus attachante que jamais et il ose des détours vers le théâtre avec ce Tchekhov déguisé, où la disparition des valeurs et des idéaux prennent un sens nouveau grâce à la magie du cinéma. ***1/2
Ready Player One: Steven Spielberg s'amuse comme un fou au sein de ce divertissement réglé au quart de tour. Oui, c'est trop long, redondant, superficiel et puéril, mais les Geeks seront au septième ciel avec cet hommage à la culture pop et aux années 80, autant en musique, en films et en jeux vidéos. ***
Claire l'hiver: C'est un petit film ludique et singulier que propose ici Sophie Bédard Marcotte. Au-delà d'une histoire volontairement relâchée sur l'ennui se trouve un agréable travail de mise en scène, de la folie à revendre et une tonne de références (Marker, Akerman, etc.). Une cinéaste à suivre! ***
Journey's End: Cette adaptation d'une pièce théâtrale sous fond de la Première Guerre mondiale de la part de Saul Dibb conserve son esthétisme verbeux (les dialogues sont toutefois soignés), qui est agrémenté de bons comédiens et d'un jeu séduisant sur la lumière et les mélodies. ***
Louise Lecavalier: Sur son cheval de feu: Ce documentaire de Raymond St-Jean sur une danseuse d'exception vaut surtout pour ses longues et fabuleuses chorégraphies. Car la succession de têtes parlantes n'est pas toujours passionnante. ***
Jalouse: Karin Viard crève l'écran dans cette comédie dramatique de David et Stéphane Foenkinos, qui aurait pu pousser davantage ses thèmes au lieu de demeurer en surface. On passe tout de même un bon moment. ***
Main basse sur la ville: Le sujet de ce documentaire de Martin Frigon sur l'état de Montréal est fascinant et nécessaire. Dommage que le traitement cinématographique laisse autant à désirer. Voilà un objet qui aurait davantage eu sa place à la télévision. **1/2
Marvin ou la belle éducation: Anne Fontaine est une cinéaste imprévisible. Pour le meilleur et pour le pire. On se trouve dans la seconde catégorie avec ce récit d’initiation plein de clichés, aux personnages vides et caricaturaux. **
Libellés :
Anderson,
Critiques,
Entrevues,
Fontaine,
Guédiguian,
Sorties Cinéma de la semaine,
Spielberg
lundi 13 novembre 2017
Film du jour: Un beau soleil intérieur, Planetarium, Marvin ou la belle éducation
Cinemania s'est terminé hier. Voici un récapitulatif des derniers films vus, qui offraient la chance à trois réalisatrices émérites de se surpasser... ou pas.
Un beau soleil intérieur: Claire Denis qui s'essaye à la comédie romantique, c'est déjà intriguant. Surtout qu'elle fait appel à Juliette Binoche pour incarner une femme célibataire qui n'aspire qu'au bonheur. Cela donne un petit bijou où l'excellente actrice est en plein osmose avec une mise en scène qui accumule les longs plans et des répliques souvent mémorables. Voici un rare long métrage qui flirte avec le réel et qui est capable de faire rire et d'émouvoir en même temps. Vivement une sortie régulière en salle de ce côté de l'Atlantique! ***1/2
Planetarium: Spiritisme, cinéma, Seconde Guerre mondiale: le nouveau Rebecca Zlotowski (Grand Central) ratisse - trop - large, se perdant à mi-chemin en se voulant plus accessible que jamais. Si la jeune femme sait toujours bien filmer ses corps en ébullition (ici Natalie Portman et Lily-Rose Depp), elle se fourvoie avec ce scénario éparpillé et superficiel. **1/2
Marvin ou la belle éducation: Malgré des prestations justes de ses interprètes et une photographie soignée, le nouveau long métrage d'Anne Fontaine peine à convaincre. Il y a tellement de clichés et de personnages grossis que cette histoire de famille et d'émancipation n'arrive jamais à être très crédible. **
Planetarium: Spiritisme, cinéma, Seconde Guerre mondiale: le nouveau Rebecca Zlotowski (Grand Central) ratisse - trop - large, se perdant à mi-chemin en se voulant plus accessible que jamais. Si la jeune femme sait toujours bien filmer ses corps en ébullition (ici Natalie Portman et Lily-Rose Depp), elle se fourvoie avec ce scénario éparpillé et superficiel. **1/2
Marvin ou la belle éducation: Malgré des prestations justes de ses interprètes et une photographie soignée, le nouveau long métrage d'Anne Fontaine peine à convaincre. Il y a tellement de clichés et de personnages grossis que cette histoire de famille et d'émancipation n'arrive jamais à être très crédible. **
Libellés :
Cinémania,
Denis,
Film du jour,
Fontaine,
Zlotowski
mardi 11 octobre 2016
Nouveautés DVD/Blu-ray : Wiener-Dog, Les innocentes, Les cowboys, Ghostbusters, The Infiltrator, Genius
Si jamais vous avez besoin de faire une pause du FNC qui est encore une fois intense cette année, il y a d'intéressantes sorties en formats DVD et Blu-ray.
La plus satisfaisante est Wiener-Dog, le nouveau délire de Todd Solondz qui fait à nouveau rire aux larmes en multipliant les histoires et les personnages. Une variation jouissive sur le Au hasard Balthazar de Bresson. ***1/2
Plus dramatique est Les innocentes d'Anne Fontaine, une histoire vraie sur le sort réservé à des religieuses à la fin de la Seconde Guerre mondiale. Certainement le meilleur film de la réalisatrice depuis des lustres, même si le tout aurait pu être encore plus tempéré. ***
Étonnant récit sur une famille qui recherche leur fille disparue, Les cowboys de Thomas Bidegain touche grandement à l'actualité. La force de l'interprétation rachète les quelques errances à mi-chemin. ***
Loin du désastre annoncé, le Ghostbusters de Paul Feig est un divertissement honorable. Tout ne fonctionne pas correctement, mais l'ensemble aurait pu être bien pire. ***
Des excellentes comédiens et un scénario éprouvé ne sont pas suffisants pour élever The Infiltrator des conventions. Si seulement la mise en scène de Brad Furman était compétente. **1/2
Ce syndrome se répercute également sur Genius de Michael Grandage qui s'apparente à un banal téléfilm et qui ne traite pas toujours correctement d'un sujet qui le méritait. Reste un duo pas piqué des vers formé de Colin Firth et de Jude Law. **1/2
Libellés :
Critiques,
Fontaine,
Les DVD de la semaine,
Solondz
vendredi 19 août 2016
Sorties au cinéma: Hell or High Water, Les innocentes, Les cowboys, Le chant des étoiles, À la poursuite de la paix, The Infiltrator, Ben-Hur
Devant le rouleau compresseur du cinéma hollywoodien, les petits films indépendants tentent de se faire valoir et il y en a plusieurs de qualité cette semaine.
Brillant western qui s'intéresse aux travers de l'Amérique, Hell or High Water de David Mackenzie passionne avec son atmosphère du tonnerre et ses personnages truculents. ***1/2
Meilleur long métrage d'Anne Fontaine depuis Entre ses mains, Les innocentes raconte une révoltante histoire vraie de façon courageuse, quoiqu'un brin démonstrative. Cinématographiquement, l'oeuvre s'avère très aboutie. ***
Pertinente quête d'un père pour retrouver sa fille disparue (The Searchers revisité), Les cowboys de Thomas Bidegain traite d'enjeux d'actualité avec tact et une utilisation surprenante des ellipses. La distribution solide compense pour un scénario qui aurait pu être encore plus fort. ***
Sensible documentaire qui célèbre la vie et la transmission, Le chant des étoiles de Nadine Beaudet est un essai chaleureux et très humain, un brin anecdotique mais réconfortant tout plein. ***
À la poursuite de la paix de Garry Beitel est pour sa part un documentaire dont le propos très intéressant (la difficulté de faire régner la paix en zone de turbulences) cadre mal avec une réalisation qui manque un peu de tonus. **1/2
The Infiltrator de Brad Furman avait tout pour passionner: une histoire à la Scorsese, des interprètes solides et une mise en scène étudiée. Dommage qu'on s'ennuie autant dans ce parcours d'infiltration de l'organisation de Pablo Escobar. **1/2
Peut-être bien la version cinématographique la moins intéressante de celle de Ben-Hur, la vision de Timur Bekmambetov n'est potable que dans ses scènes d'action. Pour le reste, c'est la catastrophe totale. *1/2
Libellés :
Critiques,
Fontaine,
Sorties Cinéma de la semaine
mardi 31 mars 2015
Nouveautés en DVD : Interstellar, 20 000 Days on Earth, Gemma Bovery, Altman, Wild, Wild Card, Outcast
On célèbre la fin du mois de mars avec un grand film, quelques longs métrages sympathiques et d'autres à oublier de toute urgence.
Injustement vilipendé par la critique, Interstellar demeure une fresque de science-fiction grandiose de Christopher Nolan, qui en met plein la vue sans oublier de faire pleurer abondement. À voir plus d'une fois. ****
Le chanteur Nick Cave s'invente son cinéma dans le faux documentaire 20 000 Days on Earth, un essai éclaté et plein de surprises signé Ian Forsyth et Jane Pollard. ***1/2
Effort ludique s'il en est un, Gemma Bovery d'Anne Fontaine confronte littérature et vie réelle avec ce plaisir éphémère qui est loin d'être désagréable. ***
Documentaire intéressant mais terriblement conventionnel, Altman de Ron Finn donne seulement le goût de se replonger dans l'illustre filmographie de Robert Altman. ***
Filmer le désir d'être seule à l'aide d'un montage saccadé, de retours dans le temps tumultueux et d'une abondance de musique? Jean-Marc Vallée a un peu raté son sujet avec Wild malgré sa grande maîtrise technique. **1/2
Film d'action spectaculaire qui tente d'être verbeux et intellectuel, Wild Card de Simon West ne convainc qu'à moitié et c'est fort dommage. Et banal aussi. **
Le carrière de Nicolas Cage peut-elle tomber plus bas? Oui, s'il faut en croire à Outcast, cet indigeste production de Nick Powell où tout est consternant et lassant. *1/2
Libellés :
Critiques,
Fontaine,
Les DVD de la semaine,
Nolan,
Vallée
lundi 10 novembre 2014
Entrevue Anne Fontaine pour Gemma Bovery
Pour la sortie de Gemma Bovery, ce long métrage ensoleillé où Fabrice Luchini en pince pour la belle Gemma Arterton, j'ai pu m'entretenir avec la réalisatrice Anne Fontaine, qui était de passage à Montréal dans le cadre de Cinemania.
Mon entrevue se trouve sur le site de Cineplex.
vendredi 7 novembre 2014
Nouveautés au cinema: Big Hero 6, Geronimo, Gemma Bovery, Henri Henri
Interstellar est sans aucun doute la meilleure sortie au cinéma de la semaine, mais il y a d'autres film qui se défendent.
Comme Big Hero 6 de Don Hall et Chris Williams, la nouvelle animation de Disney qui est en fait une adaptation d'une bande dessinée de Marvel. Si cette histoire d'amitié et de revanche manque de tonus, visuellement la création est parsemée de trouvailles fabuleuses, croisant littéralement Tokyo et San Francisco. Les jeunes garçons vont adorer. ***
Après quelques efforts moins convaincants, Tony Gatlif revient en forme avec Geronimo, une sorte de West Side Story chez les gitans. Le ton naïf de l'ensemble ne vient presque jamais brimer la qualité de la musique, les affrontements dansés et la mise en scène qui est née dans l'urgence. ***
Anne Fontaine en est une autre dont les derniers essais n'ont pas convaincu grand monde. Sans arriver à la hauteur de ses premières créations, Gemma Bovery demeure tout de même une comédie assez réjouissante qui détourne le classique de Flaubert. Les acteurs sont en forme et les images font rêver. ***
Désirant être Amélie Poulain mais n'étant que Babine, Henri Henri de Martin Talbot est un premier long métrage très inégal. Il y a tellement de morales, de symboles et de jeux de mots appuyés au sein de ce conte ludique et trop gentil sur un homme qui met de la lumière dans la vie des gens qu'on retient ce flottement - et ces répétitions - dans l'intrigue, et non pas le grand soin apporté aux images et la performance juste des interprètes. **1/2
Libellés :
Fontaine,
Gatlif,
Sorties Cinéma de la semaine
mardi 10 décembre 2013
DVD : Camille Claudel 1915, Une jeune fille, Vous n'avez encore rien vu, The Conjuring, Cherchez Hortense, The Berlin File, Kick-Ass 2, Despicable Me 2, Adore, Fast & Furious 6, Lac mystère, Battle of the Year
Il y a pas mal de choix intéressants cette semaine au rayon des nouveautés en DVD et en Blu-ray. Plus qu'en salle, d'ailleurs...
Camille Claudel 1915 de Bruno Dumont qui raconte le pauvre sort de l'artiste dans un centre psychiatrique se retrouvera à coup sûr dans notre palmarès de fin d'année. Un véritable électrochoc avec une Juliette Binoche au sommet de son art. ****
Possiblement le meilleur film québécois de 2013, Une jeune fille de Catherine Martin est une oeuvre toute simple mais majestueuse sur deux solitudes qui s'apprivoisent. Le duo formé d'Ariane Legault et de Sébastien Ricard est irréprochable. ****
Alors qu'on attend encore que la version québécoise voit le jour en DVD, voici que l'édition américaine de Vous n'avez encore rien vu d'Alain Resnais arrive par la porte d'en arrière. Il ne faudrait pas manquer ce grand opus ludique où théâtre et cinéma ne font qu'un. ****
À la fois angoissant et intelligent, The Conjuring de James Wan est un film d'horreur à l'ancienne, qui paye des hommages à tous les projets mettant en scène un exorcisme tout en développant son propre style. Qui sait, peut-être que cela deviendra une référence dans quelques années. ***1/2
On rit souvent jaune en regardant Cherchez Hortense de Pascal Bonitzer, une comédie dramatique très française sur un homme en pleine crise existentielle. Jean-Pierre Bacri y est magnifique. ***1/2
Sorte de Jason Bourne à la sauce coréenne, The Berlin File de Ryoo Seung-wan captive davantage par la qualité de ses scènes d'action que de son scénario inutilement compliqué. ***
Moins rafraîchissant que son prédécesseur, Kick-Ass 2 de Jeff Wadlow s'avère tout de même une hilarante satire de société, ponctuée de grande violence graphique qui fait mal. ***
On avait beaucoup aimé le premier, mais Despicable Me 2 de Chris Renaud et Pierre Coffin sent la redite, avec ses Minions énervants, son intrigue moralisatrice et ses gags qui tombent à l'eau. **1/2
La réalisatrice Anne Fontaine adore choquer. Elle fend cependant l'air avec Adore, un drame psychologique sur un quatuor amoureux quasi incestueux. Les images et les actrices sont superbes, sauf qu'au niveau de la vraisemblance, il faudra repasser. **1/2
Il est difficile de ne pas être ému par le décès soudain et brutal de Paul Walker. Ce n'est toutefois pas en regardant Fast & Furious 6 de Justin Lin que l'on retrouve le moral tant la production est bâclée et répétitive. **
Moins consternant que Cadavres, Lac mystère d'Érik Canuel n'en demeure pas moins un effort quelconque, qui vampirise son intrigue potable (un homme s'isole pour retrouver la paix) pour en soutirer des effets chocs gratuits. **
Quoi, un autre long métrage sur la danse? Eh oui! Sans être le pire du lot, Battle of the Year de Benson Lee n'a absolument rien d'inédit ou de nouveau à dire sur le sujet. Il n'y a que les fans du genre qui seront ravis. **
Libellés :
Dumont,
Fontaine,
Les DVD de la semaine,
Martin,
Resnais
samedi 7 septembre 2013
Au cinéma: Camille Claudel 1915, Vic+Flo ont vu un ours, Adore, Jappeloup, La grande boucle
Un grand film, un très bon long métrage de chez nous et trois déceptions: c'est ce qui compose les principales sorties de la semaine.
Oeuvre la plus accessible de Bruno Dumont (et encore, on sent encore son style âpre et naturaliste), Camille Claudel, 1915 retrace trois jours d'internement dans la vie de la célèbre sculpteure. Bouleversant, d'une intelligence féroce, avec une Juliette Binoche qui y trouve un de ses meilleurs rôles en carrière, il s'agit d'un opus que l'on retrouvera certainement dans notre palmarès de fin d'année. ****
Moins posé que Curling mais beaucoup plus mordant, Vic+Flo ont vu un ours est la dernière excentricité de Denis Côté, très maîtrisé au niveau des dialogues, de la mise en scène et de la direction d'acteurs, mais avec un scénario parfois trop vaporeux, sur les amours impossibles de deux marginales. La fin rachète cependant le tout d'une brillante façon... ***1/2
Plus beau que bon, Adore d'Anne Fontaine, qui retrace les relations amoureuses parfois malsaines entre deux amis et leurs fils, est peuplé d'images soignées et d'une interprétation forte, mais également de lourds symboles, de métaphores douteuses et de situations risibles. Une déception, surtout pour une cinéaste qui est capable de tellement plus. **1/2
Conventionnel à l'extrême, plus intéressé à montrer des scènes sportives que de soigner son histoire familiale parsemée de clichés, Jappeloup de Christian Duguay, qui retrace l'histoire vraie d'un petit cheval et de son cavalier, en laissera plusieurs sur leur appétit. Déjà que le tout s'étend sur pas moins de 2h10, ce qui est beaucoup trop long. **
Qui a eu la merveilleuse idée de faire une comédie sur le Tour de France? Ah oui, Laurent Tuel, qui est incapable d'arracher le moindre sourire dans La grande boucle. Clovis Cornillac se défonce pourtant, mais en vain. On aurait aimé que le tout prenne des risques, qu'il soit moins prévisible et, surtout, moralisateur. **
Libellés :
Côté,
Dumont,
Fontaine,
Sorties Cinéma de la semaine
vendredi 6 septembre 2013
Entrevue: Anne Fontaine pour Adore
Film qui a fait scandale à Sundance plus tôt cette année, Adore raconte les tribulations affectives de deux amies et de leurs fils.
Pour en savoir plus, je vous invite à lire mon entrevue avec la cinéaste Anne Fontaine dans le Journal Métro.
mardi 15 mai 2012
DVD : Miss Bala, Présumé coupable, Rampart, No et moi, L’exercice de l’État, Chronicle, Ballade de l’impossible, Trou Story, Albert Nobbs, Mon pire cauchemar, La peur de l’eau, One for the Money, La sacré, The Devil Inside Me
C'est tout ou rien. Soit il y a peu de sorties DVD/Blu-ray, soit il y en a trop comme cette semaine.
La meilleure sélection est probablement Miss Bala de Gerardo Naranjo, un drame vigoureux sur une jeune femme qui se fait kidnapper. À mi-chemin entre le cinéma d'auteur et commercial. ***1/2
Histoire vraie qui en fera rager plus d'un, Présumé coupable de Vincent Garenq offre à Philippe Torreton un de ses plus beaux rôles en carrière. ***1/2
Après l'excellent The Messenger, le tandem Oren Moverman et Woody Harrelson remettent ça avec Rampart, un film de flic bercé par la nuit et les enfers. Fascinant. ***1/2
Zabou Breitman n'est pas seulement une très bonne actrice, elle est aussi douée à la réalisation. Elle le prouve avec No et moi sur l'amitié naissante entre une adolescente bourgeoise et une sans-abri. ***1/2
Film verbeux s'il en est un, L'exercice de l'État de Pierre Schoeller demeure un long métrage implacable sur les rouages du pouvoir. Olivier Gourmet y est, comme toujours, magistral. ***
Les essais de «cassettes oubliées» sont nombreux, mais ils sont rarement aussi jouissifs que Chronicle de Josh Trank qui y amène en plus un élément de super-héros. ***
Très bel exercice de style sur l'amour et le désir, La ballade de l'impossible de Tran Anh Hung tourne un peu à vide, ce qui ne l'empêche pas de séduire malgré ses nombreuses longueurs. ***
Dans son style habituel, Richard Desjardins parle des mines par l'entremise de Trou Story, un documentaire didactique, nécessaire mais qui tarde un peu avant d'intéresser complètement. ***
Nominées aux derniers Oscars, Glenn Close et Janet McTeer sont brillantes dans Albert Nobbs, un film beaucoup trop sage et superficiel de Rodrigo Garcia sur des femmes qui se déguisent en hommes. **1/2
C'est incroyable qu'avec Mon pire cauchemar qui comporte un casting en or (Huppert, Poelvoorde, Dussolier), Anne Fontaine n'offre pas une comédie plus cinglante et aboutie. **1/2
Suspense qui fait rire aux larmes (et ce, de façon involontaire), La peur de l'eau de Gabriel Pelletier est un divertissement plaqué et conventionnel qui contient quelques répliques savoureuses. **1/2
On aime beaucoup Katherine Heigl, mais ses choix sont très douteux. C'est le cas de One for the Money de Julie Anne Robinson, une banale histoire policière qui accumule tous les clichés. **
Les bonnes intentions ne sont pas suffisantes pour faire un bon film. C'est le cas de La sacré de Dominic Desjardins, une sorte de Grande séduction kitch qui laisse tout le monde sur sa faim. **
Le navet de la semaine porte toutefois le nom de The Devil Inside Me de William Brent Bell, un épouvantable dérivé de The Blair Witch Project qui s'apparente à une simple perte de temps. À éviter pour cause de folie. *
S'abonner à :
Messages (Atom)














