Pour son nouveau documentaire Éloge de l'ombre, Catherine Martin traite de la beauté du clair-obscur dans la vie de tous les jours. Séparé en segments, l'essai fascine même s'il aurait pu aller encore plus en profondeur. C'est toutefois sur le niveau esthétique avec sa riche palette de couleurs et son rythme solennelle qu'il invite à la méditation. ***1/2
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samedi 6 avril 2024
mardi 24 avril 2018
Nouveautés Blu-rayd/dvd: Paddington 2, Destierros, Hostiles, Certains de mes amis, La ferme et son État, Film Stars Don't Die in Liverpool, Maze Runner: The Death Cure, Hochelaga terre des âmes, Den of Thieves, Forever My Girl
La qualité est (généralement) au rendez-vous cette semaine au rayon des sorties dvd et blu-ray.
Paddington 2: Notre ours préféré est de retour avec une suite encore plus réussie que la précédente. Drôle et émouvante, cette aventure haute en couleur fera même oublier ses messages plus moralisateurs. ***1/2
Destierros: Quel documentaire évocateur de la part d'Hubert Caron-Guay, qui parle de la crise des migrants avec un traitement cinématographique qui ne laissera personne indifférent. ***1/2
Hostiles: Scott Cooper fait littéralement revivre le genre du western avec ce long-métrage violent et éclatant, qui séduit grandement par la force de ses thèmes et celui de ses personnages. ***1/2
Ma critique
Ma critique
Certains de mes amis: Ce documentaire de Catherine Martin sur l'art et l'amitié s'apparente à de véritables toiles où le regard fait éclater la beauté du geste. ***1/2
La ferme et son État: Après une fiction oubliable, Marc Séguin est de retour avec un joli documentaire sur l'environnement, qui marque davantage des points pour sa pertinence que pour sa valeur artistique. ***
Film Stars Don't Die in Liverpool: On a beau aimer d'amour Annette Bening, elle en fait beaucoup trop dans ce biopic mou et inconsistant sur une ancienne star hollywoodienne. **1/2
Maze Runner: The Death Cure: Ce troisième tome d'une populaire série pour adolescents ne fait que recycler sa matière première sans la moindre idée ou prise de risques. Au moins c'est divertissant... **1/2
Hochelaga, terre des âmes: Autant François Girard soigne le moindre petit détail de cette oeuvre ambitieuse, autant le scénario lourd et démonstrateur fait amplement soupirer. Dommage. **
Den of Thieves: Tous les clichés des films de casse sont à l'honneur dans cet ersatz de Heat. Surtout que c'est beaucoup trop long et convenu. Et dire qu'une suite est en chantier... **
Ma critique
Forever My Girl: Quelle romance imbuvable que ce désastre amoureux sur les secondes chances qui vire dans l'allégorie religieuse! Même la musique y est indigeste. *
dimanche 25 février 2018
Les films préférés de... Catherine Martin
Depuis son premier long métrage de fiction Mariages en 2001, Catherine Martin s'est forgée une carrière plus qu'enviable au sein du sein du cinéma d'auteur québécois, peignant des oeuvres de fiction (Dans les villes, Trois temps après la mort d'Anna, Une jeune fille) et de documentaire (L'esprit des lieux) essentielles. Je l'ai rencontré pour la sortie de Certains de mes amis (entrevue) et je lui ai demandé quels étaient ses films préférés. Voici sa réponse...
« C'est dur de répondre à ça. Il
y a des films qui ont été des tournants, où tout à coup j'ai compris. Vers
14-15 ans, j'allais au cinéma et il y avait beaucoup de cinéma de répertoire.
Il y avait aussi à Radio Canada un ciné club. Ça, c'était incroyable. J'avais vu
à la télévision La passion de Jeanne
d'Arc de Dreyer et j'étais restée figée là. Je sais qu'à l'âge de 15 ans,
j'étais allée voir le film À travers le
miroir d'Ingmar Bergman. J'étais sorti de la salle, je n'avais rien
compris, mais je me disais qu'il s'était passé quelque chose de très, très
fort. Je n'arrivais pas à mettre le doigt dessus. C'était autre chose. Je suis
restée jusqu'à la fin parce que j'étais fascinée.
Ce sont des films qui m'ont
appris que le cinéma était un art et que ça pouvait nous amener ailleurs, nous sortir
de nous, nous amener à réfléchir, à voir le monde différemment. Je n'ai jamais
cessé de voir des films. J'allais beaucoup au cinéma. J'ai vu Kamouraska lorsque c'est sorti. Je
n'allais pas voir de blockbusters, j'ai toujours détesté ça. (rires)
Après j'ai découvert d'autres
cinéastes. Dreyer a été très important, Bergman bien sûr, Tarkovski un peu plus
tard. Quand j'ai fait mes études en cinéma, j'ai découvert Bresson et ça, ça
été fort. La première fois que j'ai vu Mouchette,
je trouvais qu'on touchait là à quelque chose de grand, de sublime. Quand on a
20 ans, c'est super important. C'est merveilleux. Comme je suivais des cours,
en même temps on pouvait parler de ça. Quand j'étais étudiante, on voyait 15
films par semaine, en plus de mes études. J'en voyais, j'en voyais. J'ai vu
beaucoup de films japonais. J'adore Ozu, Kurosawa, Mizoguchi. Ce sont des
maîtres incroyables. C'est là que j'ai compris que le cinéma est un art.
Et quand tu apprends à voir,
c'est là que tu découvres que chaque plan peut avoir un sens par rapport à
l'ensemble. Je crois beaucoup à ça. Il faut donner un sens à ce qu'on fait. Il
y en a encore quelques-uns qui travaillent comme ça. Apichatpong Weerasethakul par exemple, je trouve ça
extraordinaire. C'est comme une redéfinition de ce qu'est le cinéma, tout en
étant profondément cinématographique. Et profondément ancré dans une certaine
forme de classicisme. Mais il est dans un univers vraiment étonnant. Sinon,
dans les contemporains, je diras également Chantal Akerman, Lav Diaz, Tsai Ming-liang
et Béla Tarr. »
samedi 10 février 2018
Sorties au cinéma: Certains de mes amis, La confession, Lola Pater, Prendre le large, Ouvrir la voix, Film Stars Don't Die in Liverpool, The 15: 10 to Paris, Fake Blood
Dans l'ombre de Fifty Shades Freed (que l'on va rattraper en blu-ray) se dressent plusieurs petits films qui méritent le détour.
Certains de mes amis: Catherine Martin revient au documentaire avec cet essai fécond et chaleureux sur l'art, qui se veut un véritable autoportrait de sa propre démarche créatrice. On ne voudra pas manquer ça sur grand écran. ***1/2
La confession: Cette adaptation du roman qui a donné l'excellent film Léon Morin, prêtre confronte à nouveau religion et érotisme. S'il n'y a rien pour écrire à sa mère, la construction de Nicolas Boukhrief est sobre et l'interprétation appropriée. ***
Lola Pater: Fanny Ardant crève l'écran dans ce nouveau long métrage de Nadir Moknèche (Délice Paloma), éclipsant même le script un peu brouillon qui aurait mérité d'être plus affûté. ***
Prendre le large: Ce drame social sur la mondialisation et les nouveaux départs permet à la lumineuse Sandre Bonnaire de briller. Dommage que la démarche de Gaël Morel manque un peu de finition (ce n'est pas les Dardenne) et que sa finale soit ratée. ***
Ouvrir la voix: Enfin un documentaire qui donne toute la place aux femmes noires afin de mieux connaître leur réalité! Malgré ses bonnes intentions, l'effort d'Amandine Gay s'avère verbeux, répétitif et beaucoup trop long. **1/2
Film Stars Don't Die: Un film sur l'actrice Gloria Grahame se devait d'être fait. Mais pas nécessairement celui de Paul McGuigan qui se perd dans l'anecdote. Au moins, il y a Annette Bening, plutôt convaincante dans le rôle principal. **1/2
The 15: 10 to Paris: En invitant le réel dans le cinéma, Clint Eastwood en oublie son sujet passionnant (un attentat avorté dans un train) pour se concentrer sur ses thèmes fétiches que sont l'héroïsme, le patriotisme et l'amitié. Il signe du coup sa pire création depuis belle lurette. **
Fake Blood: Cette démonstration de Rob Grant qui brouille la frontière entre documentaire et fiction suit un réalisateur de longs métrages horrifiques qui constate que la violence au cinéma affecte sérieusement des gens. Un constat appréciable au sein d'une production bien quelconque. **
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vendredi 9 février 2018
Entrevue Certains de mes amis
Avec le très beau Certains de mes amis, la cinéaste Catherine Martin retourne au documentaire en gardant son style bien à elle. Je l'ai rencontrée dans les derniers jours et mon entrevue se trouve dans les pages du journal Métro.
mardi 10 décembre 2013
DVD : Camille Claudel 1915, Une jeune fille, Vous n'avez encore rien vu, The Conjuring, Cherchez Hortense, The Berlin File, Kick-Ass 2, Despicable Me 2, Adore, Fast & Furious 6, Lac mystère, Battle of the Year
Il y a pas mal de choix intéressants cette semaine au rayon des nouveautés en DVD et en Blu-ray. Plus qu'en salle, d'ailleurs...
Camille Claudel 1915 de Bruno Dumont qui raconte le pauvre sort de l'artiste dans un centre psychiatrique se retrouvera à coup sûr dans notre palmarès de fin d'année. Un véritable électrochoc avec une Juliette Binoche au sommet de son art. ****
Possiblement le meilleur film québécois de 2013, Une jeune fille de Catherine Martin est une oeuvre toute simple mais majestueuse sur deux solitudes qui s'apprivoisent. Le duo formé d'Ariane Legault et de Sébastien Ricard est irréprochable. ****
Alors qu'on attend encore que la version québécoise voit le jour en DVD, voici que l'édition américaine de Vous n'avez encore rien vu d'Alain Resnais arrive par la porte d'en arrière. Il ne faudrait pas manquer ce grand opus ludique où théâtre et cinéma ne font qu'un. ****
À la fois angoissant et intelligent, The Conjuring de James Wan est un film d'horreur à l'ancienne, qui paye des hommages à tous les projets mettant en scène un exorcisme tout en développant son propre style. Qui sait, peut-être que cela deviendra une référence dans quelques années. ***1/2
On rit souvent jaune en regardant Cherchez Hortense de Pascal Bonitzer, une comédie dramatique très française sur un homme en pleine crise existentielle. Jean-Pierre Bacri y est magnifique. ***1/2
Sorte de Jason Bourne à la sauce coréenne, The Berlin File de Ryoo Seung-wan captive davantage par la qualité de ses scènes d'action que de son scénario inutilement compliqué. ***
Moins rafraîchissant que son prédécesseur, Kick-Ass 2 de Jeff Wadlow s'avère tout de même une hilarante satire de société, ponctuée de grande violence graphique qui fait mal. ***
On avait beaucoup aimé le premier, mais Despicable Me 2 de Chris Renaud et Pierre Coffin sent la redite, avec ses Minions énervants, son intrigue moralisatrice et ses gags qui tombent à l'eau. **1/2
La réalisatrice Anne Fontaine adore choquer. Elle fend cependant l'air avec Adore, un drame psychologique sur un quatuor amoureux quasi incestueux. Les images et les actrices sont superbes, sauf qu'au niveau de la vraisemblance, il faudra repasser. **1/2
Il est difficile de ne pas être ému par le décès soudain et brutal de Paul Walker. Ce n'est toutefois pas en regardant Fast & Furious 6 de Justin Lin que l'on retrouve le moral tant la production est bâclée et répétitive. **
Moins consternant que Cadavres, Lac mystère d'Érik Canuel n'en demeure pas moins un effort quelconque, qui vampirise son intrigue potable (un homme s'isole pour retrouver la paix) pour en soutirer des effets chocs gratuits. **
Quoi, un autre long métrage sur la danse? Eh oui! Sans être le pire du lot, Battle of the Year de Benson Lee n'a absolument rien d'inédit ou de nouveau à dire sur le sujet. Il n'y a que les fans du genre qui seront ravis. **
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mardi 24 avril 2012
DVD: L'esprit des lieux, Cinema Verite, Une vie meilleure, In the Land of Blood and Honey, Contraband, Wicker Tree
Les semaines se suivent sans se ressembler, alors que les sorties DVD et Blu-ray offrent encore un concentré de bonheur qui est loin d'être négligeable.
Ce matin, on peut enfin accueillir à la maison L'esprit des lieux, ce très beau documentaire de Catherine Martin qui porte sur la région de Charlevoix et la disparition d'un mode de vie. Un témoignage important de ce qui fut et ce qui n'est plus. ***1/2
Téléfilm portant sur la célèbre émission des années 1970, Cinema Verite de Shari Springer Berman et Robert Pulcini retrace l'avènement de la téléréalité aux États-Unis. Un produit de marque signé HBO avec les excellents Diane Lane, Tim Robbins et James Gandolfini. ***1/2
Nouvelle fiction de Cédric Kahn sur les sans-papier, Une vie meilleure est une oeuvre un brin appuyée et manipulatrice qui est sauvée par la composition de ses interprètes, Guillaume Canet en tête. ***
Premier long métrage d'Angelina Jolie, In the Land of Blood and Honey ressasse la guerre en Bosnie-Herzégovine durant les années 1990. Un essai courageux mais parfois lourd, qui annonce de belles choses pour la suite des choses. ***
Remake d'un effort islandais, Contraband de Baltasar Kormakur s'intéresse à la quête de rédemption d'un Mark Walhberg essoufflé par la vie. Inégal et invraisemblable, ce projet se laisse pourtant regarder avec un certain plaisir. Surtout que l'édition Blu-ray comporte un soin constant apporté au son, à l'image et aux suppléments. **1/2
Variation sur l'opus culte The Wicker Man, The Wicker Tree du même Robin Hardy sabote tout son potentiel dramatique pour offrir une misérable production, ni très effrayante ou intéressante. Une perte de temps, quoi!
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lundi 6 décembre 2010
DVD: Inception, Trois jours après la mort d'Anna, Soul Kitchen, Shrek 4, Hugh Hefner, Twilight-Eclipse

Noël approche à grand pas et cela se fait sentir dans les sorties DVD.
Plusieurs personnes voudront offrir le grandiose Inception de Christopher Nolan, un des meilleurs films américains de 2010. Seulement pour le revoir encore et encore afin de mieux le saisir, ou se procurer l'édition Blu-ray qui possède une piste de commentaires du compositeur Hans Zimmer. Un délire fascinant au royaume des rêves, où action et réflexion font bon ménage.
Même s'il est sorti la semaine dernière, il est difficile de passer à côté du touchant et vibrant Trois temps après la mort d'Anna de Catherine Martin, un des plus beaux trésors québécois de l'année. Voilà une méditation nécessaire sur la mort et la vie, qui met en vedette l'excellente Guylaine Tremblay.
Bien que mineur dans sa filmographie, Soul Kitchen de Fatih Akin traite de ses thèmes fétiches: mondialisation, importance des traditions et la difficulté de communiquer. Le tout à travers une histoire simple, sympathique et il faut l'avouer un peu longuette sur les déboires d'un propriétaire de restaurant. Dans le vent.
Meilleure que le 3e mais inférieur aux deux premiers, Shrek 4 de Mike Mitchell est une autre production qui est là pour faire de l'argent sur le dos d'une populaire franchise. Malgré son charme, ses délicieux clins d'oeil et ses personnages pittoresques, l'exercice tourne rapidement à vide.
Documentaire prévisible mais tout de même intéressant, Hugh Hefner: Playboy, Activist and Rebel de Brigitte Berman ressasse 40 ans d'histoire de la société américaine à travers le célèbre chaud lapin polémique. Raccourcir le tout aurait toutefois été une bonne idée.
Peu importe le réalisateur (cette fois c'est David Slade aux commandes), la franchise Twilight souffre des mêmes problèmes de rythme, de crédibilité, de dialogues mous et d'interprétations quelconques. Eclipse ne fait pas exception et ce, même s'il s'avère beaucoup plus satisfaisant que New Moon.
D'ici les prochaines semaines, je me promets de faire une entrée pour Henri IV qui était également disponible ce mardi.
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