mardi 5 juillet 2016

Nouveautés DVD/Blu-ray : Le garçon et le monde, Only Yesterday, By the Sea, Les mauvaises herbes, The Mermaid, Seconde Chance, Mobile étoile

Plusieurs grands cinéastes se donnent rendez-vous cette semaine au rayon des nouveautés en DVD et Blu-ray.


Une des plus belles animations des dernières années, Le garçon et le monde d'Alê Abreu est une fresque immense sur la famille, la mondialisation et l'imagination qui est constamment au pouvoir. ****

Rarement diffusé en Amérique du Nord, Only Yesterday du grand Isao Takahata est un dessin animé nostalgique sur les souvenirs et les rêves inachevés. ***1/2
Critique

Réalisation la plus convaincante d'Angelina Jolie jusqu'à ce jour, By the Sea est une histoire parfois trop précieuse où la romance damnée rappelle celles d'Antonioni. ***

Récit humoristique mais un peu pépère sur une famille de reconstitution, Les mauvaises herbes de Louis Bélanger livre la marchandise sans trop se prendre au sérieux. ***

Le rire est contagieux mais très inégal devant The Mermaid de Stephen Chow, une farce écologique qui détonne complètement. Pour le meilleur et pour le pire. **1/2
Critique

Jamais un drame de Susanne Bier aura été aussi mélodramatique, invraisemblable et exténuant que Seconde chance, qui compte malgré tour sur des comédiens dévoués et une superbe photographie. **

Film qui sonne souvent faux (autant au niveau du scénario que de la mise en scène et de l'interprétation), Mobile étoile de Raphaël Nadjari compense ses défauts en livrant une trame sonore de qualité. **

Film du jour: The Peanuts Movie

Il y a de ces animations que l'on manque en salle mais qu'on arrive à rattraper avec les enfants dans le confort de la maison. Avec le film sur Peanuts, Charlie Brown et Snoopy de Steve Martino, on s'attendait au pire. Pourquoi toucher à un tel classique? Le résultat n'est pourtant pas catastrophique. Sûrement qu'il faut s'habituer à ce mélange entre 2D et 3D, ce manque chronique d'histoire et ces répétitions (surtout dans les rêves du chien). Mais le charme opère rapidement et les jeunes frimousses ne pourront pas résister à ces couleurs vives. Même les adultes risquent de s'y amuser. ***

lundi 4 juillet 2016

Film du jour: Secrets of a Soul

Véritable film sur la psychanalyse, Secrets of a Soul de G.W. Pabst souffre d'une approche un peu trop didactique et explicative qui l'empêche de rivaliser avec les classiques de son cinéaste. Il y a pourtant matière à saliver dans cette histoire symbolique d'un scientifique qui a soudainement peur des couteaux et qui ne pense qu'à assassiner son épouse. Le suspense en place est effectif grâce à une interprétation appropriée et il y a une formidable scène de rêve qui laisse complètement béat. ***1/2

dimanche 3 juillet 2016

Film du jour: One Wonderful Sunday

Entre l'optimiste d'un Capra et la douloureuse réalité d'un De Sica de l'époque du néoréalisme italien, One Wonderful Sunday d'Akira Kurosawa suit un rendez-vous amoureux chez un couple fauché. Le climat lourd de la crise économique et de l'après-guerre japonais contrastent avec un certain espoir et si le mélo n'est pas évité, cette belle histoire simple ravit par la force de ses thèmes, sa réalisation élaborée et son interprétation dévouée. Il y a même le quatrième mur qui est brisé vers la fin lors d'une scène douloureuse qui n'a toutefois pas l'effet escompté. ***1/2

samedi 2 juillet 2016

Film du jour: The Wayward Cloud

On s'éclate beaucoup devant le savoureux The Wayward Cloud. En plus de reprendre ses obsessions fétiches (les longs plans fixes, le manque de communication entre les gens), le cinéaste Tsai Ming-liang se laisse aller à des dérives digne de comédies musicales, ensevelissant le tout sous une réflexion assez saugrenue sur le corps et les melons à travers différentes scènes sexuelles qui passent progressivement de la fantaisie humoristique aux malaises de plus en plus profonds. Et comme souvent chez lui, c'est la solitude qui a le dernier mot. Une oeuvre vraiment particulière, à déguster avec parcimonie. ****

vendredi 1 juillet 2016

Sorties au cinéma : The BFG, Swiss Army Man, The Purge : Election Year, Our Kind of Traitor, Les 3 p’tits cochons 2, India Space Opera, Angry Indian Goddesses

Il y a des longs métrages de tous les registres qui prennent l'affiche aujourd'hui dans les cinémas québécois, mais rien de vraiment mémorable.

Steven Spielberg retourne au film pour enfants avec The BFG, une histoire naïve et mignonne sur l'amitié entre un géant et une orpheline. Un gentil feel-good movie en demi-ton où l'on cherche malgré tout le coeur du projet. ***

Très original, Swiss Army Man de Daniel Scheinert et Daniel Kwan relate également une amitié, cette fois entre un homme perdu et un cadavre qui revient à la vie. Une oeuvre éclatée et rafraîchissante qui s'épuise cependant à mi-chemin et qui aurait fait un excellent court métrage. **1/2

The Purge: Election Year de James DeMonarco est aisément le tome le moins réussi de la populaire trilogie. Un épisode trop gentil, linéaire et pas assez politisé qui sent la routine et qui ne se permet jamais de s'éclater comme il se doit. **

Adaptation extrêmement ennuyante d'un roman de John le Carré, Our Kind of Traitor de Susanna White se perd au sein d'une intrigue simpliste pleine de clichés, d'une mise en scène accessoire et de très bons comédiens (Ewan McGregor, Damian Lewis) qui aimeraient être ailleurs. **

Suite encore plus consternante que son prédécesseur, Les 3 p'tits cochons 2 de Jean-François Pouliot est une autre comédie québécoise estivale indigeste où le rire est gras, l'humour homophobe et l'interprétation complètement caricaturale. Même visuellement, la photographie en papier glacée est laide à regarder. *

La cinémathèque québécoise propose un voyage en Orient avec deux créations complémentaires. La plus intéressante est India Space Opera (***), un documentaire plutôt intéressant de Korbett Matthews qui fait le point sur ce pays en pleine mutation en faisant appel à une vision cinématographique de tous les instants. Beaucoup plus quelconque est Angry Indian Goddesses (**) de Pan Nalin qui débute comme une lourde satire féministe et qui se transporte vers quelque chose de plus sérieux. Sauf qu'avant d'être arrivé là, l'intérêt s'est complètement volatilisé.

Film du jour: Eastern Promises

Pour la Fête du Canada, on se replonge dans l'extrêmement efficace Eastern Promises de David Cronenberg, qui a élevé à jamais les scènes de sauna. Un suspense bien noir et violent, pas nécessairement original mais réalisé avec maestria par le grand cinéaste canadien, qui confie à Viggo Mortensen un de ses plus grands rôles en carrière. On ne s'en sort évidemment pas indemne et ce, peu importe le nombre de fois qu'on le regarde. ***1/2