Rodrigue Jean et Arnaud Valade reviennent sur le mouvement étudiant de 2012 avec 2012/Dans le coeur, un documentaire incendiaire qui prend la forme du chaos. Un chaos d'images et de sons qui sait rendre la réalité mieux que n'importe quel essai narratif. Dommage que la narration de Safia Nolin, didactique et appuyée, gâche un peu la sauce, pas tant dans sa façon d'éveiller les consciences (on se croirait parfois chez Gilles Groulx) que de sombrer un peu dans la provocation facile. ***
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mercredi 29 mars 2023
mardi 11 février 2020
Entrevues L'acrobate
Rodrige Jean est certainement «notre» cinéaste le plus exigeant et radical. Dans L'acrobate, il filme une histoire passionnelle hors de l'ordinaire, conférant à Sébastien Ricard un rôle d'une grande densité psychologique. Je me suis entretenu avec le réalisateur et l'acteur pour le VOIR.
vendredi 7 février 2020
Sorties au cinéma: Les chatouilles, L'acrobate, Le milieu de l'horizon, En attendant avril, Temps et marrées, Prisons sans barreaux, Steampunk Connection
Le cinéma international et le septième art québécois cohabitent plus que convenablement cette semaine dans une salle près de chez vous.
Les chatouilles: En s'attaquant de plein fouet à la pédocriminalité, Andréa Bescond fait oeuvre utile au sein de ce récit éminemment personnel qui ne manque surtout pas de souffle cinématographique. ***1/2
L'acrobate: Le cinéma de Rodrigue Jean se radicalise, lui qui présente cette fois un drame érotique homosexuel implacable sur le plan intellectuel, mais qui laisse un peu de glace malgré le brio de ses interprètes. ***
Mon entrevue avec le réalisateur sera bientôt disponible
Le milieu de l'horizon: Ce récit d'apprentissage de Delphine Lehericey campé en milieu agricole met en jachère ses nombreux clichés afin de développer de beaux personnages. ***
En attendant avril: L'inclassable Olivier Godin est de retour avec une nouvelle fable absurde qui, sans révolutionner son univers qui lui est propre, le reconduit à l'aide d'heureux mots d'esprit. ***
Temps et marrées: Derrière une réalisation un peu trop académique d'Aude Leroux-Lévesque et Sébastien Rist se cache un portrait ténébreux de la vie en région. ***
Prisons sans barreaux: À partir d'un sujet fascinant (les conséquences d'expositions aux produits chimiques et champs électromagnétiques), Nicole Giguère et Isabelle Hayeur signent malheureusement un documentaire classique et trop télévisuel. **1/2
Steampunk Connection: On a vite fait le tour de ce documentaire bien attentionné d'Annie Deniel, qui se répète longtemps avant la fin. Mais qui n'aimerait pas un jour plonger dans ce milieu unique qu'est le steampunk? **1/2
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mardi 25 août 2015
Nouveautés DVD/Blu-Ray : L’amour au temps de la guerre civile, Good Kill, Iris, Big Game, Boychoir, Aloha, Filth
Avant de plonger dans le FFM, on se pratique avec les sorties DVD et Blu-ray de la semaine, qui contiennent quelques titres qui méritent le détour.
C'est le cas de L'amour au temps de la guerre civile, le dernier essai coup de poing de Rodrigue Jean qui suit quelques marginaux dans les rues de Montréal. Fort mais pas pour tous les appétits, le long métrage se digère à petite dose. ***1/2
Le réalisateur Andrew Niccol (Gattaca) remet enfin sa carrière dans le droit chemin avec Good Kill, un drame sur un pilote de drones qui commence à questionner ses actions. Le récit n'est peut-être pas très subtil, sauf qu'il demeure très intéressant et criant d'actualité. ***1/2
Beaucoup plus léger est le charmant documentaire Iris d'Albert Maysles qui suit une vieille dame excentrique adepte de mode. Pour les amateurs de bonheurs volatils et d'anecdotes savoureuses. ***1/2
Grosse série B sur le président des États-Unis qui s'allie avec un jeune garçon pour sauver sa peau, Big Game de Jalmari Helander passe à côté de son énorme potentiel comique et jouissif. Reste un Samuel L. Jackson qui s'amuse comme un fou. **1/2
Il ne se fait rien de plus conventionnel que Boychoir de François Girard, où un adolescent turbulent se calme au contact d'un prof sévère. Les comédiens jouent bien leur partition dans un ensemble usé à la corde et sans grande fanfare. **1/2
Cameron Crowe + Bradley Cooper + Emma Stone + Alec Baldwin aurait dû donner une charmante comédie. Malheureusement, Aloha sent plutôt le navet mal exécuté et réalisé où le rire est remplacé par des malaises involontaires. *1/2
Et du côté rattrapage, on a enfin vu Filth de Jon S. Baird, une adaptation d'un roman de l'auteur de Trainspotting sur un flic qui n'a pas toute sa tête. Un plaisir coupable qui ne fonctionne pas toujours mais qui fait franchement sourire et qui permet à James McAvoy de surprendre par son talent comique. ***
samedi 7 février 2015
Sorties au cinéma : Léviathan, L’amour au temps de la guerre civile, Brasserie romantique, Bob l’éponge, Outcast, Seventh Son
Il y a de tout cette semaine au sein des sorties au cinéma: des très bons longs métrages, des navets et des productions oubliables.
Prix du scénario à Cannes et celui du meilleur film en langue étrangère, Léviathan d'Andrey Zviaguintsev est une oeuvre à la fois tragique et absurde sur la Russie contemporaine. Du vrai cinéma à voir dans la plus grande salle possible. ****
Nouvel opus coup de poing de la part de Rodrigue Jean, L'amour au temps de la guerre civile suit un jeune toxicomane qui se prostitue dans sa quête de doses, d'amour et d'amitié. Un essai brûlant et dérangeant, magnifiquement interprété. ***1/2
Un 14 février qui ne tourne pas rond? Bienvenue dans Brasserie romantique de Joël Vanhoebrouck, un effort prévisible mais malgré tout charmant, dont le jeu honnête des comédiens et la mise en scène soignée rachètent les faux pas du scénario. ***
Une 3e aventure vers le grand écran pour Bob l'éponge, gracieuseté de Paul Tibbitt? Il n'y a encore rien de très convaincant ici, si ce n'est quelques flashs très drôles qui s'intègrent mal dans un ensemble beaucoup trop long et moralisateur. **1/2
De l'action. Il n'y a pratiquement que ça dans Outcast de Nick Powell. À tel point que le niveau de saturation est rapidement atteint. De toute façon, pourquoi proposer autre chose à cette propagande chinoise où Nicolas Cage joue les héros? *1/2
Tout aussi risible est Seventh Son de Sergei Bodrov, une épopée ratée et insignifiante sur un apprenti qui doit sauver l'humanité. Visuellement c'est laid, les acteurs carburent aux mimiques et si la fin annonce une suite, ce serait une bien mauvaise nouvelle pour le commun des mortels. *1/2
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vendredi 6 février 2015
Entrevues L'amour au temps de la guerre civile
Drame douloureux mais essentiel sur quelques laissés-pour-compte de la société, L'amour au temps de la guerre civile de Rodrigue Jean offre un autre grand rôle à Alexandre Landry (Gabrielle).
J'ai rencontré le cinéaste et le comédien et mon entrevue se trouve dans les pages du Journal Métro.
dimanche 5 février 2012
Entrevues: Épopée - L'état du moment
Le nouveau projet d'Épopée - L'état du moment de Rodrigue Jean est en phase de celle de son précédent Hommes à louer, soit d'offrir la parole à des gens qui ne peuvent la prendre.
J'ai rencontré le cinéaste québécois afin de parler de cette docu-fiction unique en son genre, du système de distribution au Québec et de la façon de faire du cinéma expérimental.
Mon entrevue se trouve sur le site du MÉTRO MONTRÉAL.
vendredi 3 février 2012
Chronicle, Pink Ribbons, La fille du puisatier, La ballade de l’impossible, Épopée – L’état du moment, Albert Nobbs, The Woman in Black, Big Miracle
À peu près tous les genres sont explorés cette semaine en terme de sorties de films au cinéma. De la science-fiction au drame en passant par l'épouvante, la comédie et les documentaires, il y a de tout pour satisfaire les cinéphiles.
Croisement surprenant entre Superman et Cloverfield, Chronicle de Josh Trank tient étonnamment bien la route. Le récit classique de super-héros est bien appliqué et de bons comédiens sont au service de personnages développés.
Très intéressant documentaire sur l'industrie des rubans roses, Pink Ribbons de Léa Pool lève le voile sur tout cet argent qui est ramassé pour cette cause et qui ne sert pratiquement à rien, n'allant pas nécessairement aux bons endroits. Un documentaire dérangeant et engagé qui mérite le détour.
Daniel Auteuil s'attaque à Marcel Pagnol en réalisant La fille du puisatier, un long métrage qui réchauffe pendant les froids de février. Cette histoire d'amour entre classes sociales se veut parfois naïve, mais le charme ne tarde pas à opérer.
Adaptation consciencieuse d'un roman à succès, La ballade de l'impossible de Tran Anh Hung est un titre mélancolique qui regorge d'amour déchus et de sexe. Le récit traîne parfois en longueur et son romantisme exacerbé peut surprendre. Il est néanmoins réalisé avec une maîtrise certaine, comportant quelques beaux plans séquences.
Dans la lignée de son excellent documentaire Hommes à louer, Rodrigue Jean revient avec une succession de vignettes où il donne à nouveau la chance aux gens de la rue de s'exprimer. Épopée - L'état du moment n'est pas toujours facile à regarder, sauf qu'il s'agit de véritable cinéma expérimental, authentique dans sa forme comme dans son fond.
Albert Nobbs de Rodrigo Garcia vaut surtout le détour pour les performances de Glenn Close et de Janet McTeer qui se déguisent en hommes pour gravir les échelons sociaux. Elles amènent beaucoup de fraîcheur à ce titre lent et un peu poussiéreux qui parvient néanmoins à intéresser.
Film d'épouvante à l'ancienne, The Woman in Black de James Watkins soigne son ambiance et son atmosphère, offrant un produit léché et très agréable à regarder, qui ne comporte malheureusement aucun réel frisson. Avec Daniel Harry Potter Radcliffe qui n'est vraiment pas un bon acteur.
Histoire vraie dégoulinante de bons sentiments, Big Miracle de Ken Kwapis rappelle ce fait divers où tout le monde a mis la main à la pâte pour secourir trois baleines prisonnières des glaces. L'amalgame entre le drame et la comédie ne fonctionne guère, les personnages ne convainquant jamais de leur désarroi.
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samedi 21 janvier 2012
Film du jour: Lost Song
On peut toujours compter sur la Cinémathèque québécoise pour offrir une programmation de qualité. Dans leur rétrospective qu'elle accorde au cinéaste Rodrigue Jean, il est possible de revoir son excellent film Lost Song sur une femme qui souffre du syndrome post-partum. Cette actualisation du mythe de Médée qui évoque autant Keane que le cinéma des frères Dardenne captive par son côté brut et naturaliste. La finale qui fait battre le coeur à 200 à l'heure mérite à elle seule le prix d'entrée. Facilement un des meilleurs films québécois de la dernière décennie. ****
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