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lundi 24 septembre 2018

Film du jour: Say Anything...


Un des films adolescents américains le plus juste et sensible des dernières décennies, Say Anything est également le premier long-métrage du populaire Cameron Crowe.

Même si elle n’a jamais été très populaire à l’école, Diane Court (Ione Skye) se dirige vers un brillant avenir. Elle poursuit ses études en Angleterre et sa relation avec son père divorcé (John Mahoney) a toujours été au beau fixe. Un jour, un camarade de classe l’invite à une soirée entre amis. Lloyd Dobler (John Cusack) ne vient peut-être pas d’un milieu aussi aisé, mais il est honnête et réellement en amour avec Diane. Leur amitié se transforme peu à peu en relation sérieuse, jusqu’au moment où elle décide d’écouter son entourage et de rompre avec le garçon…

Réalisateur des populaires Single et Jerry Maguire, Cameron Crowe a débuté par ce sympathique essai qui, sans révolutionner le genre, s’inscrit parmi les oeuvres les plus attendrissantes et romantiques des années 1980. Contrairement à tous les Pretty in Pink de la planète, son scénario est solide, s’attachant réellement aux personnages, leur faisant vivre de vraies et authentiques émotions. Ione Skye est bien plus qu’une pauvre petite fille sans défense, le père que campe John Mahoney est d’une complexité rarement développée dans ce type de long-métrage et John Cusack brille par son charisme.

Parsemé de drames et d’épreuves morales, le récit est surtout celui d’une quête amoureuse terriblement réaliste, représentant la réalité de tous les jours. Il y a de l’amitié, de l’attirance et de l’amour, mais également des pleurs, de l’incompréhension et du ressentiment. Ces thèmes sont abordés avec beaucoup d’honnêteté au sein d’une mise en scène fine et sans esbroufe, donnant la latitude aux individus pour exister réellement, qui s’avèrent nettement plus intéressants que les caricatures enjouées de Ferris Bueller.

Fidèle à ses habitudes, Crowe concocte une trame sonore irrésistible parsemée de pièces de Peter Gabriel, Soundgarden et Depeche Mode. De quoi retourner rapidement en 1989.

Say Anything… n’a aucune difficulté à rivaliser et même à surpasser les meilleures comédies romantiques du moment. Il y a trop peu d’essais aussi mignons et réalistes que cette œuvre à la fois douce, profonde et délicate. À redécouvrir dans les cinémas Cineplex participants, où il est représenté aujourd'hui. ***1/2

mardi 25 août 2015

Nouveautés DVD/Blu-Ray : L’amour au temps de la guerre civile, Good Kill, Iris, Big Game, Boychoir, Aloha, Filth

Avant de plonger dans le FFM, on se pratique avec les sorties DVD et Blu-ray de la semaine, qui contiennent quelques titres qui méritent le détour.

C'est le cas de L'amour au temps de la guerre civile, le dernier essai coup de poing de Rodrigue Jean qui suit quelques marginaux dans les rues de Montréal. Fort mais pas pour tous les appétits, le long métrage se digère à petite dose. ***1/2

Le réalisateur Andrew Niccol (Gattaca) remet enfin sa carrière dans le droit chemin avec Good Kill, un drame sur un pilote de drones qui commence à questionner ses actions. Le récit n'est peut-être pas très subtil, sauf qu'il demeure très intéressant et criant d'actualité. ***1/2
Beaucoup plus léger est le charmant documentaire Iris d'Albert Maysles qui suit une vieille dame excentrique adepte de mode. Pour les amateurs de bonheurs volatils et d'anecdotes savoureuses. ***1/2

Grosse série B sur le président des États-Unis qui s'allie avec un jeune garçon pour sauver sa peau, Big Game de Jalmari Helander passe à côté de son énorme potentiel comique et jouissif. Reste un Samuel L. Jackson qui s'amuse comme un fou. **1/2

Il ne se fait rien de plus conventionnel que Boychoir de François Girard, où un adolescent turbulent se calme au contact d'un prof sévère. Les comédiens jouent bien leur partition dans un ensemble usé à la corde et sans grande fanfare. **1/2

Cameron Crowe + Bradley Cooper + Emma Stone + Alec Baldwin aurait dû donner une charmante comédie. Malheureusement, Aloha sent plutôt le navet mal exécuté et réalisé où le rire est remplacé par des malaises involontaires. *1/2

Et du côté rattrapage, on a enfin vu Filth de Jon S. Baird, une adaptation d'un roman de l'auteur de Trainspotting sur un flic qui n'a pas toute sa tête. Un plaisir coupable qui ne fonctionne pas toujours mais qui fait franchement sourire et qui permet à James McAvoy de surprendre par son talent comique. ***

vendredi 29 mai 2015

Sorties au cinéma : Transatlantique, Iris, The Wanted 18, I’ll See You in My Dreams, Ce qu’il ne faut pas dire, Survivor, Debug, Aloha

En omettant volontairement de voir le film catastrophe San Andreas avec The Rock, je me suis concentré sur toutes les autres sorties de la semaine. Alors, qu'est-ce qui mérite l'attention?

Pourquoi pas Transatlantique de Félix Dufour-Laperrière? Il s'agit d'un essai expérimental muet et en noir ou blanc où le spectateur s'amuse à détecter ce qu'il veut, à créer sa propre histoire. C'est beau et hypnotisant tout à la fois. ***1/2

Plus conventionnel dans sa forme, Iris d'Albert Maysles demeure un documentaire extrêmement intéressant sur une vieille femme excentrique qui a un don inné pour la mode. La voir déambuler est un grand plaisir. ***1/2

Autre documentaire passionnant qui porte cette fois sur des vaches qui appartiennent à des Palestiniens mais qui se trouvent en territoire israélien, The Wanted 18 de Paul Cowan et Amer Shomali y intègre avantageusement des éléments d'animation. Cela aurait pu être encore plus mémorable, sauf que ça demeure très recommandable. ***

Film de "vieux" qui, ô miracle, ne se perd pas dans les clichés, I'll See You in My Dreams de Brett Haley tient la route grâce aux excellents comédiens et à cette façon - moralisatrice, mais pas trop - de vouloir aborder l'existence au quotidien. Et ça fonctionne! ***

Financé sans l'aide des institutions, Ce qu'il ne faut pas dire de Marquise Lepage n'a pas toujours les moyens de ses ambitions, mais il arrive malgré tout à dessiner une rigolote comédie romantique tout en faisant découvrir le grand talent d'Annick Fontaine. **1/2

Action et espionnage sentent la formule dans le Survivor de James McTeigue, le récit efficace d'une experte en sécurité qui se fait poursuivre par tout le monde. Ça ne lève pas haut, si ce n'est la présence de Pierce Brosnan en méchant renfrogné. **1/2

Sorte de 2001 cheap qui serait mélangé à un mauvais jeu vidéo, Debug de David Hewlett envoit des jeunes hackers dans l'espace pour débrancher un système qui, évidemment, n'a pas dit son dernier mot. C'est ennuyant à mourir et les décès brutaux n'ont rien de spectaculaire ou de sanguinolent. *1/2

Cameron Crowe détruit littéralement sa carrière dans Aloha, une production qui n'est ni une comédie et encore moins une romance. Il s'agit plutôt d'un ratage spectaculaire où une prestigieuse distribution paraît complètement mauvaise et dépassée par les événements. C'est triste à voir. *1/2

mardi 3 avril 2012

DVD: Les neiges du Kilimandjaro, Being Elmo, We Bought a Zoo, War Horse, Chasing Madoff, Mesnak

Le cinéma maison offre de belles sorties cette semaine avec la présentation de films généralement touchants

Robert Guédiguian se surpasse avec Les neiges du Kilimandjaro, un conte sensible sur la pauvreté, l'engagement et la nécessité d'aider les autres. Avec sa famille habituelle. ****
Entrevues avec le cinéaste et Jean-Pierre Darroussin


Émouvant documentaire sur un des personnages les plus aimés des enfants, Being Elmo de Constance Marks est un essai drôle et tristounet, à montrer aux grands comme aux petits enfants. ***1/2

Même s'il ne s'agit pas du meilleur film de Cameron Crowe, We Bought a Zoo est un feel-good movie extrêmement sympathique sur une famille qui se serre les coudes en temps de crises. ***1/2

Steven Spielberg n'y va pas avec le dos de la cuillère avec son spectaculaire et très long drame de guerre War Horse qui n'évite pas les excès moralisateurs et ceux de guimauves. ***

Document très verbeux et pas toujours cinématographique, Chasing Madoff de Jeff Posserman retrace la mise en arrestation du riche fraudeur. Même si ça se laisser regarder, cela aurait pu être beaucoup mieux. **1/2

Premier long métrage sincère mais extrêmement lourd et maladroit, Mesnak de Yves Sioui Durand est le retour au bercail d'un homme qui cherche sa mère naturelle. Bancal. **