Après son magnifique Drive My Car, Ryüsuke Hamaguchi quitte la ville pour la nature dans Le mal n'existe pas, un drame écologique aussi fascinant que déconcertant. Ma critique complète est à lire dans le présent numéro de Ciné-Bulles. ****
Aucun message portant le libellé Hamaguchi. Afficher tous les messages
Aucun message portant le libellé Hamaguchi. Afficher tous les messages
vendredi 17 mai 2024
lundi 23 octobre 2023
Film du jour: Passion
Bien avant Drive My Car, Ryüsuke Hamaguchi avait réalisé Passion (2008), un film étudiant qui annonçait déjà le grand cinéaste à venir et qui vient de sortir en blu-ray en Amérique du Nord. (Film Movement)
C'est quoi? Des infidélités mettent à l'épreuve des couples et des amis.
C'est comment? Le scénario riche et les acteurs convaincants élèvent ce drame de chambre. Il y a quelques passages particulièrement puissants, comme celui se déroulant à l'école.
Et pourtant? La mise en scène manque parfois de lustre et la première demi-heure, qui met la table à tout ce qui va suivre, tarde à intéresser.
Techniquement? La piste sonore privilégie les nombreux dialogues, qui sont toujours claires et compréhensibles. Les images s'avèrent précises, bien que la luminosité soit parfois exacerbée.
Suppléments? Cette édition blu-ray contient une introduction du réalisateur, un court commentaire du scénariste Kenji Fijishima qui analyse l'évolution du metteur en scène, ainsi que quelques bandes-annonces.
Au final? Ryüsuke Hamaguchi est un des plus grands cinéastes en activité et les cinéphiles ne voudront pas manquer sa première création, étonnamment mature et maîtrisée.
dimanche 6 février 2022
Sorties au cinéma: Drive My Car (critique)
Les salles de cinémas ouvrent finalement leurs portes demain. S'il y a une oeuvre à ne pas manquer, c'est bien Drive My Car de Ryûsuke Hamaguchi. Ma critique de ce très grand film se trouve ici...
Libellés :
Critiques,
Hamaguchi,
Sorties Cinéma de la semaine
dimanche 10 octobre 2021
Film du jour: Wheel of Fortune and Fantasy (FNC)
Porté par une délicate sonate de Schumann, Wheel of Fortune and Fantasy présente trois délicieuses histoires où le hasard, l'amour mélancolique et le fait de jouer un jeu un rôle finissent par avoir des conséquences sur le quotidien. Grand prix du jury à Berlin, le nouvel opus de Ryusuke Hamaguchi s'active autour de la parole: celle qui séduit, s'active sans fin et finit même par contraster avec les événements. En résulte alors une création irrésistible dans la lignée de ceux de Rohmer, sublimée par des interprètes épatants et de longs plans qui laissent la vie triompher. Présenté en ligne et aujourd'hui au Cinéma du Musée. ****
samedi 11 mai 2019
Sorties au cinéma: Shadow, Sofia, Asako 1 & 2, Rêveuses de villes, Les invisibles, Red Joan, Tolkien, The Hustle
Trois oeuvres inestimables prennent l'affiche cette semaine au cinéma.
Shadow: Le grand cinéaste Zhang Yimou retrouve la forme avec ce magnifique film de wuxia, bercé dans des teintes grisâtres et une pluie éternelle. Malgré une histoire touffue, les scènes d'action décoiffent. Facilement sa plus grande fresque depuis Héros. ****
Sofia: C'est un premier long métrage riche et passionnant que propose Meryem Benm'Barek, qui analyse les rouages sociaux du Maroc. On pense au cinéma de Farhadi, Ceylan et Mungiu. ****
Asako 1 & 2: Découvert l'année dernière sur la scène mondiale avec son grandiose Happy Hour, Ryüsuke Hamaguchi est de retour avec une nouvelle création baignée dans l'émotion et les sentiments, qui reprend le thème cher de Vertigo pour le détourner façon Proust. Brillant! ***1/2
Rêveuses de villes: Voilà un documentaire louable de Joseph Hillel, qui rappelle le brio de quatre femmes d'exception. Dommage que le traitement cinématographique n'épouse pas davantage la passion de ses sujets. ***
Les invisibles: Louis-Julien Petit redonne une présence aux êtres en situation d'itinérance dans cet effort plus que valable, qui a cependant tendance à se dégonfler lors de la seconde partie, plus près du conte de fées. ***
Red Joan: Cette histoire vraie sur une espionne britannique souffre d'une réalisation banale de Trevor Nunn, qui rappelle les téléfilms de la BBC. De quoi faire de l'ombre aux prestations correctes des interprètes. **1/2
Tolkien: Le grand écrivain méritait mieux que ce biopic extrêmement classique de Dome Karukoski, techniquement satisfaisant mais au scénario un peu pompeux, qui ne prend vie que trop tardivement. **1/2
The Hustle: Ce remake du rigolo Dirty Rotten Scoundrels de la part de Chris Addison ne tient pas la route deux secondes. L'humour y est inopérant, alors que la chimie entre Anne Hathaway et Rebel Wilson s'avère inexistante. **
Libellés :
Critiques,
Entrevues,
Hamaguchi,
Sorties Cinéma de la semaine,
Yimou
Film du jour: Passion
La rétrospective sur Ryusuke Hamaguchi bat son plein au Cinéma Moderne. On peut découvrir aujourd'hui son excellent Passion (2008) qui annonce déjà les couleurs de son chef-d'oeuvre Happy Hour: cette nécessité de parler des émotions, l'importance des sens (surtout le touché), l'exploration de la psyché masculine et féminine, etc. Tout cela par l'entremise d'un récit en apparence banal qui se complexifie rapidement, offrant quelques moments inoubliables (notamment l'exposé sur la violence). Beau et triste à la fois. ****
Plus tard est présenté Touching the Skin of Eeriness (2013), un moyen métrage expérimental qui se rapproche de l'univers inquiétant Kiyoshi Kurosawa. L'amalgame n'est pas toujours au point, ce qui n'empêche pas quelques instants plus fulgurants d'émaner.
On lui préférera Heaven Is Still Far Away (2016), un court métrage exceptionnel sous fond d'amour, de regrets, de nature humaine et de fantôme, qui bouleverse encore et encore.
jeudi 9 mai 2019
Entrevue Ryüsuke Hamaguchi
Du 9 au 13 mai, le Cinéma Moderne organise une rétrospective de l'oeuvre nécessaire du cinéaste japonais Ryüsuke Hamaguchi, qui sera à Montréal pour présenter ses films et donner une leçon de cinéma. On pourra notamment revoir son immense opus Happy Hour et découvrir son nouveau long métrage Asako 1 & 2. Je me suis entretenu avec le réalisateur nippon et mon entrevue se trouve dans les pages du journal Métro.
samedi 11 août 2018
Film du jour: Happy Hour
Sorti en 2015 au Japon mais seulement en 2018 en France et au Québec (le film est présenté à la Cinémathèque), Happy Hour (Senses) de Ryusuke Hamaguchi est une fresque monumentale de plus de cinq heures sur l'amitié féminine, l'amour, le rejet et la solitude. Une oeuvre incroyable qui aborde différents sujets avec une souplesse étonnante, grâce à des acteurs extraordinaires, un scénario fort en bouche et une mise en scène impeccable, dont quelques longs plans fondamentaux sont pratiquement filmés en temps réel. À voir absolument. ****1/2
S'abonner à :
Messages (Atom)







