Pondre une suite à Beetlejuice est évidemment un sacrilège. Pourtant, Tim Burton ne s'en sort pas trop mal avec Beetlejuice Beetlejuice (2024). L'ensemble forcément inégal n'est pas tant là pour surprendre que pour rappeler le pouvoir de la nostalgie. Celle où les personnages sont plus importants que les effets spéciaux et que l'humour peut naître d'endroits insoupçonnés, dont un délirant mariage final. ***
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lundi 21 avril 2025
vendredi 23 juillet 2021
Film du jour: Sweeney Todd
En adaptant la comédie musicale Sweeney Todd: The Demon Barber of Fleet Street (2007), Tim Burton y a insufflé son esthétisme unique. Une décadence qui va comme un gant à Johnny Depp et Helena Bonham Carter qui embrassent avec volupté quelques-uns des personnages les plus morbides de leur carrière. Et si les numéros chantés sont plutôt attrayants, il y en a beaucoup trop, conférant un certain ennui. Surtout que la structure dramatique est relâchée, se perdant dans des intrigues secondaires pas toujours intéressantes. Présenté à la Cinémathèque québécoise. ***
lundi 24 juin 2019
Dumbo (blu-ray)
Dumbo revit avec des humains et beaucoup d'effets spéciaux. (Disney)
C'est quoi? Deux enfants tentent de venir en aide à la nouvelle attraction d'un cirque.
C'est comment? Tim Burton est un spécialise pour parler de la marginalité et son film soigné plaira à un très jeune public.
Et pourtant? Il s'agit parfois d'une insulte au modèle original tant son scénario est laborieux, ses personnages peu consistants et ses morales appuyées.
Techniquement? Alors là, c'est la totale. Les images soignées en mettent plein la vue, alors que les pistes sonores élaborées ravissent allègrement.
Suppléments? Cette édition comprend un blu-ray, un dvd et une copie numérique. Les bonus nombreux et généralement intéressants comprennent trois documentaires (sur les thèmes abordés, l'impact du Dumbo original et la création de ce nouvel univers), plusieurs scènes supprimées, un bêtisier, des oeufs de Pâques et un vidéoclip d'Arcade Fire.
Au final? À quoi bon constamment ressasser le passé? Cela risque seulement de dénaturer un classique indémodable. C'est le cas de cette paresseuse nouvelle aventure de Dumbo, qui traîne royalement en longueur. Les enfants le trouveront divertissant, mais les autres, rien n'est moins sûr.
Ma critique complète
Ma critique complète
samedi 30 mars 2019
Sorties au cinéma: The Beach Bum, Une femme en guerre, The Mustang, Nous sommes Gold, Sauver ou périr, Dumbo, Hotel Mumbai, The Aftermath
Mars se termine sur une belle note, avec la sortie de longs métrages singuliers.
The Beach Bum: Après Spring Breakers, Harmony Korine demeure dans le film complètement cinglé avec une nouvelle satire de la vie américaine. À prendre ou à laisser. ***1/2
Mon entrevue avec le cinéaste sera bientôt publiée
Une femme en guerre: Malgré sa superficialité, cette fable écologique islandaise de Benedikt Erlingsson s'avère assez savoureuse. ***
The Mustang: Ce proche cousin de Lean on Pete de Laure de Clermont-Tonerre confronte classiquement mais avec un certain souffle épique l'homme-bête en quête de rédemption. ***
Nous sommes Gold: Éric Morin continue à traiter de la notion du territoire en s'empreignant de musique rock. L'énergie est contagieuse, bien que tout ne soit pas d'égale valeur. ***
Sauver ou périr: De très bons comédiens n'empêchent pas totalement ce drame de pompiers de Frédéric Tellier de se vautrer dans un sentimentalisme dégoulinant. **1/2
Dumbo: Tim Burton continue à s'enfoncer avec cette relecture sans âme d'un héros d'enfance, lui préférant ses humains insignifiants. Pourtant, c'est l'éléphant qui vaut son pesant d'or. **
Hotel Mumbai: Une effroyable histoire vraie sous fond d'attentats meurtriers devient l'objet d'un inexcusable récit d'exploitation de la part d'Anthony Maras, qui ne s'intéresse qu'à sa violence. **
The Aftermath: Difficile d'être passionné par cette indigeste bluette de James Kent qui mélange histoire et politique tant tout ce qu'elle avance est pétrie de clichés. **
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Entrevues,
Korine,
Sorties Cinéma de la semaine
jeudi 25 octobre 2018
Film du jour: Mars Attacks!
Série B de science-fiction dans la veine de celles d'Ed Wood, Mars Attacks! de Tim Burton s'avère un peu trop calculé. Si l'on rit amplement au sein ce délire de scènes d'action risibles, d'effets spéciaux kitsch, de martiens hallucinants et de stars, il n'y a rien pour élever le film dans la catégorie culte tant le filon n'est jamais complètement exploité. ***
mardi 19 septembre 2017
Film du jour: Batman Returns
En compagnie de The Dark Knight, Batman Returns est aisément le meilleur épisode du justicier masqué. On retrouve toute la virtuosité de Tim Burton qui est poussé dans ses retranchements, autant techniquement qu'au niveau de la satire et de son fétichisme. Résister à la femme chat de Michelle Pfeiffer est impossible et l'effort regorge de trouvailles qui apparaît à chaque nouveau visionnement. ****
mardi 12 septembre 2017
Film du jour: Batman
Autant on peut apprécier le travail de Christopher Nolan sur le célèbre justicier masqué, autant il faut remonter à la vision de Tim Burton pour mieux saisir l'essence de Batman. Renier l'apport bédéiste était peut-être une erreur et ce retour aux sources le prouve avec son esthétisme à couper le souffle. Il n'y a rien à prendre au sérieux et Jack Nicholson s'éclate en Joker, aux côtés de Michael Keaton qui campe la meilleure incarnation de ce héros un peu fade et cinglé. Un peu de simplicité a parfois meilleur goût et c'est fou comment l'original rivalise avec toutes les versions subséquentes. ***1/2
mardi 13 décembre 2016
Nouveautés DVD/Blu-ray : Little Men, Florence Foster Jenkins, Miss Peregrine's Home For Peculiar Children, La reine-garçon, Bridget’s Jones Baby, Suicide Squad, Ben-Hur, 9 - Le film, Nitro Rush
Ça sent la période des Fêtes avec toutes ces belles nouveautés qui sortent aujourd'hui en format DVD et Blu-ray.
Oeuvre délicate et éclairante sur l'embourgeoisement, Little Men d'Ira Sachs est porté par des interprètes épatants, un scénario intelligent et une mise en scène à l'avenant. Comme toujours chez le cinéaste, les conséquences extérieures ne peuvent que nuire au bonheur de nos amis protagonistes. Une belle découverte à faire. ***1/2
Meryl Streep et Hugh Grant forment un duo d'enfer dans Florence Foster Jenkins de Stephen Frears, une histoire vraie qui compense son manque de profondeur par un humour ludique assez irrésistible. ***
Dans Miss Peregrine's Home For Peculiar Children, Tim Burton continue d'en mettre plein la vue tout en oubliant son scénario, ce qui donne un X-Men vide mais plutôt divertissant, où brille Samuel L. Jackson en méchant de service. ***
Honnête drame historique qui ressemble parfois un peu trop à un banal téléfilm, La reine-garçon de Mika Kaurismäki est secouru par sa solide distribution et son script moderne de Michel Marc Bouchard. ***
Suite oubliable d'une série à succès, Bridget's Jones Baby marque le retour de Renée Zellweger au grand écran. Beaucoup de bruit pour rien pour une comédie romantique faite à la va-vite qui comporte bien peu de gags efficaces. **1/2
DC Comics semble incapable de rivaliser avec Marvel au cinéma et Suicide Squad de David Ayer en est le dernier exemple. Une foule de personnages qui aimeraient être méchants et qui sont seulement inoffensifs se retrouvent dans un vrai foutoir d'histoires mal développées et de batailles sans fin. **
Ben-Hur de Timur Bekmambetov s'est cassé la gueule au box-office et ce n'est pas un hasard. Il s'agit d'une version New Age abjecte et sans intérêt, où les effets spéciaux possèdent plus de charisme que les héros. À quoi bon piller le passé en vain? *1/2
Succession de courts métrages à sketchs qui dépassent à peine le bon flash de départ, 9 - Le film sabote le talent de cinéastes québécois compétents et d'excellents acteurs dans des petites histoires souvent stupides et rudimentaires qui ne font pratiquement jamais rire. *1/2
Suite d'un populaire long métrage d'action qui était déjà douteux, Nitro Rush d'Alain Desrochers se digère mieux en tant que comédie involontaire. Sinon l'ennui incommensurable risque d'apparaître une fois la jolie scène d'introduction passée. *1/2
Mes entrevues et ici
mardi 14 avril 2015
Nouveautés en DVD : The Babadook, Adieu au langage, Big Eyes, God Help the Girl, Escobar – Paradise Lost, Woman in Black : Angel of Death, Kidnapping Mr. Heineken, The Man With the Iron Fists 2, Son of a Gun
Pendant que la chaleur montre enfin le bout de son nez, c'est un vent glacial qui souffle sur les sorties en DVD et en Blu-ray.
On peut toutefois apprécier le travail de Jennifer Kent sur The Babadook qui élève le film d'horreur, mélangeant tension dramatique et folie psychologique. Intense! ***1/2
Répétant sans cesse les mêmes discours depuis plus de 30 ans, Jean-Luc Godard demeure pertinent. Surtout qu'avec Adieu au langage, il offre une des 3D les plus intéressantes et nécessaires. ***
Tim Burton retrouve la forme avec Big Eyes, un biopic ludique sur un couple de peintres de San Francisco. C'est gentil, sympathique, oubliable mais campé par de très bons comédiens. ***
Un long métrage sous le sceau du groupe de musique Belle et Sebastian, cela donne God Help the Girl de Stuart Murdoch, une fantaisie légère et très sucrée qui énerve et met de bonne humeur. **1/2
Petit détour vers la série B grâce à Escobar - Paradise Lost d'Andrea Di Stefano, où les faits sont mélangés à une intrigue rocambolesque et poussive. Pas très recommandable. **1/2
Ça l'est toutefois plus que Woman in Black: Angel of Death de Tom Harper, une suite quelconque qui ne soutire aucun réel frissons. **
En recréant un réel enlèvement avec Kidnapping Mr. Heineken, Daniel Alfredson a oublié d'y insuffler une tension et un rendu pleinement cinématographique. **
Alors que le premier tome faisait sourire, The Man With the Iron Fists 2 de Roel Reiné explore les mêmes thèmes et univers sans rien proposer de nouveau. Ce n'est même pas un plaisir coupable. **
Il n'y a rien à prendre au sérieux dans Son of a Gun de Julius Avery, qui reprend tous les clichés liés aux films de prison. C'est rigoureux par endroits, mais finalement assez quelconque. **
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Les DVD de la semaine
jeudi 25 décembre 2014
Sorties au cinéma : Mr. Turner, Big Eyes, D’où je viens, The Gambler, Into the Woods
Plusieurs films très différents prennent l'affiche en cette journée de Noël. Drame biographique, comédie musical, documentaire et chronique existentielle: il y a vraiment de tout pour tous!
Gagnant du prix d'interprétation masculine à Cannes pour Timothy Spall, Mr. Turner est une chronique anecdotique mais révélatrice de la part de Mike Leigh, qui revient sur les dernières années de vie d'un des peintres anglais les plus importants des derniers siècles. C'est visuellement magnifique et toujours très intéressant. ***1/2
Après une série d'échecs cuisants, Tim Burton revient à un cinéma plus personnel avec Big Eyes, ce biopic sur une peintre qui a laissé son mari signer ses peintures, climat de l'époque (les années 1950) oblige. Tour à tour drôle, gentil et inquiétant, ce petit film superficiel mais très agréable bénéficie de performances inspirées d'Amy Adams et de Christoph Waltz. ***
Essai à la fois biographique et universel sur l'identité et l'existence, D'où je viens de Claude Demers fait visiter le quartier de Verdun avec une bonne dose de chaleur humaine pour prendre le pouls de sa population, faire le point sur son passé et exposer des paradigmes qui nous touchent tous. L'exposé un brin didactique et trop écrit ne manque surtout pas de poésie, de souffle et de lyrisme. ***
Remake d'un très bon film des années 1970 qui mettait en vedette James Caan, The Gambler de Rupert Wyatt sent l'hommage à plein nez, plongeant cette fois Mark Wahlberg dans cette quête existentielle où il doit faire le choix entre son avenir de professeur et d'écrivain et son présent de joueur compulsif. Ce personnage et ses thèmes, riches de sens, sont peu ou mal traités, le cinéaste y préférant une approche tape-l'oeil qui n'est pas à l'avantage du résultat final, assez quelconque. **1/2
Est-ce que Rob Marshall peut faire autre chose que des comédies musicales? Après son surestimé Chicago et son sous-estimé Nine, il est de retour avec Into the Woods, où il dénature plusieurs mythes de notre enfance. Brouillon, filmé de façon trop académique et s'éparpillant au sein de nombreux récits qui ne forment pas une symbiose harmonieuse, ce long métrage à la distribution étincelante aurait dû comporter davantage d'humour noir pour mériter pleinement notre investissement. **1/2
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Sorties Cinéma de la semaine
dimanche 26 janvier 2014
Film du jour: Frankenweenie
Tim Burton devrait-il lâcher la fiction pour se concentrer sur l'animation? Oui, s'il faut se fier à ses derniers longs métrages. Après un long passage à vide, le cinéaste est parvenu à remettre sa carrière dans le droit chemin grâce à Frankenweenie, une adaptation d'un de ses propres courts métrages. Dans cette fable gothique sur un garçon qui fait revivre son chien, le réalisateur multiplie les clins d'oeil à ses précédents efforts, tout en payant des hommages à Frankenstein (bien sûr), les Gremlins, King Kong et Jurassic Park. Le résultat est attendrissant comme tout. ***1/2
mardi 2 octobre 2012
DVD: Sound of My Voice, Laurentie, People Like Us, Iron Sky, Dark Shadows, Touch the Sky
Pour faire patienter les cinéphiles qui viennent tout juste d'apprendre les premiers détails de la nouvelle programmation de Cinémania (c'est De rouille et d'os de Jacques Audiard qui assurera de l'ouverture et L'homme qui rit de Jean-Pierre Améris qui s'occupera de la clôture), voici les nouveautés de la semaine en format Blu-ray et DVD.
Petit film indépendant qui est malheureusement passé inaperçu à sa sortie en salles, Sound of My Voice de Zal Batmanglij est une oeuvre très intrigante sur les sectes et l'avenir de l'humanité. ***1/2
Finalement disponible en DVD après un long délai, Laurentie de Simon Lavoie et Mathieu L. Denis est un des longs métrages québécois les plus incisifs des dernières semaines. ***1/2
La famille éclatée cherche à soigner ses plaies dans People Like Us d'Alex Kurtzman, un drame touchant qui n'évite pas les clichés et les facilités scénaristiques. ***
On s'amuse les 30 premières minutes dans Iron Sky de Timo Vuorensola, cette satire où les nazis ont mainmise sur la lune. Dommage que la redite arrive tout juste après et qu'elle dure jusqu'à la fin. **1/2
Autant les nouveaux films de Tim Burton sont visuellement éblouissants, auteur leurs intrigues tombent à plat. C'est un peu ce qui arrive dans Dark Shadows où il s’approprie une vieille série télé. **1/2
Documentaire édifiant sur le fondateur du Cirque du Soleil, Touch the Sky d'Adrian Wills séduit par la beauté de ses images. On n'y apprend cependant pas grand-chose de nouveau sur le sujet. **1/2
vendredi 11 mai 2012
Dark Shadows : Burton se cherche encore
Tim Burton n’est plus l’ombre de lui-même. Après une série de films
consensuels qui ne le font nullement évoluer en tant que cinéaste, il continue
à perdre son temps avec «Dark Shadows», l’adaptation cinématographique d’une
série à succès. Si l’on retrouve tout ce qui fait sa marque de commerce, sa
verve fait cruellement défaut.
Depuis «Twilight» (et même avant), on sait que les vampires aiment à la
vie, à la mort. Même ceux qui ont disparu depuis deux siècles et qui
réapparaissent en 1972 pour aider leurs descendants. C’est ce qui arrive à
Barnabas Collins (Johnny Depp) qui est accueilli dans son ancien manoir par les
membres de sa famille lointaine. Mais lorsque son chemin recroise celui de son
ennemie jurée (une sorcière maléfique campée par Eva Green), c’est la reprise
des hostilités qui risque de mettre le petit village à feu et à sang…
Tim Burton a déjà été un grand cinéaste. Il a agencé gothisme et
Hollywood, réalisant son lot de films cultes tels «Edward Scissorhands» et «Ed
Wood» tout en créant un style qui lui est propre et en lançant la carrière de
ses illustres collaborateurs (Johnny Depp, le compositeur Danny Elfman). Mais
depuis plusieurs années, ses longs métrages manquent d’envergure. Même si
quelques titres demeurent de qualité («Corpse Bride» et «Big Fish» par
exemple), on le sent trop souvent sur le pilote automatique, fabricant des gros
joujoux d’une fadeur abyssale tels «Charlie and the Chocolate Factory»,
«Sweeney Tood» et «Alice in Wonderland». Pourtant, la plupart des critiques de
cinéma vivent dans le passé, le mettant encore sur un piédestal.
L’histoire se répète avec «Dark Shadows» qui n’est pas catastrophique,
mais qui est loin d’être extraordinaire. À la base, il s’agit d’une vieille
émission de télévision qui a remporté un vif succès entre 1966 et 1971. Malgré
ses moyens réduits et une qualité technique très discutable, la série se
prenait au sérieux. Tout le contraire de cette transposition qui n’a
certainement pas manqué d’argent. On sent – comme toujours chez son auteur – un
grand soin apporté à la photographie, à la direction artistique, aux costumes,
aux maquillages et aux effets spéciaux, qui n’ont pas besoin de 3D pour impressionner.
C’est magnifique à regarder et le résultat ne se prend nullement au sérieux. À
quoi bon respecter le passé si on peut le passer au rouleau compresseur pour
faire rire au passage? S’en échappe un effet «Mars Attacks !» qui est encore
moins élaboré que ce gentil hommage pas toujours au point à Ed Wood.
Sauf qu’ici, les éléments comiques prennent difficilement. Il y a bien
quelques gags qui font sourire, des situations joyeusement grotesques (la scène
de copulation entre Depp et Green) et une dernière demi-heure complètement
disjonctée. Mais il y a surtout une histoire qui s’étire, une introduction
péniblement ennuyante et un manque flagrant d’audace. Au lieu de se retrouver
devant une variation de «Beetlejuice» ou «The Addams Family», ce sont les éternels
clichés des «Visiteurs» qui s’affichent avec une multitude de gags sur l’homme
d’une autre époque qui est incapable de bien s’acclimater à la modernité. C’est
dommage parce que le potentiel dramatique y était. Une intrigue bien secondaire
sur la jeune femme maudite du héros (elle est interprétée par la ravissante
Bella Heathcote) vient tirer une corde sensible. Elle est cependant bien mal
développée et incorporée à l’ensemble.
«Dark Shadows» est donc tout au plus un divertissement de base à prendre au premier
degré, qui se plaît à se moquer des éléments mélodramatiques que l’on retrouve
dans tous les «Twilight» de ce monde. Il n’est donc pas surprenant de voir
autant de bons comédiens (comme Michelle Pfeiffer, Helena Bonham Carter, Jackie
Earle Haley, Jonny Lee Miller et Chloë Grace Moretz) s'éclater dans des rôles
tordus et libératoires. C’est seulement dommage que le résultat final ne leur
rend pas davantage justice.
2,5/5
jeudi 10 mai 2012
Top 5 Tim Burton
En attendant la sortie de Dark Shadows (la critique sera publiée demain), voici mon top 5 des meilleurs films de Tim Burton.
Le palmarès se retrouve sur le site de Cineplex.
samedi 29 octobre 2011
Film du jour: Pee-Wee's Big Adventure

Premier long métrage de Tim Burton, Pee-Wee's Big Adventure est probablement son film le plus fou et libre à ce jour. Une fantaisie drôle et ironique qui suit l'escapade extraordinaire d'un homme simple mais attachant qui cherche son vélo. Dans cet univers imprévisible, tout est prétexte à un gag étonnant ou à un clin d'oeil hollywoodien. On reviendra peut-être pour la profondeur des thèmes ou des personnages, mais quelle virée inclassable! ***1/2
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