David O. Russell ne s'était jamais réellement trompé. Jusqu'à Amsterdam, une oeuvre aussi ambitieuse que vide qui réunit une tonne de vedettes et un scénario famélique. Ma critique est à lire sur le site de Cinoche. **
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samedi 8 octobre 2022
lundi 18 mars 2019
Film du jour: Women in Love
Ken Russell qui transpose Women in Love de D.H. Lawrence, c'est le match parfait pour de la sensualité, de la provocation et des tabous. Outre l'excellent quatuor qui comprend Alan Bates, Oliver Reed et Glenda Jackson qui s'est méritée un Oscar, c'est le grand travail cinématographique qui mérite l'attention, surtout cette façon de pervertir ce qui aurait pu être si classique et basique. ***1/2
mardi 3 mai 2016
Nouveautés DVD/Blu-ray : Arabian Nights Trilogy, El Club, Meadowland, Glassland, The Spoils of Babylon, Endorphine, Joy, The 5th Wave, The Mirror
Il y a encore cette semaine de très solides films qui sortent en DVD et en Blu-ray.
Superbe trilogie tour à tour tragique et absurde, Arabian Nights est un projet fou de la part de Miguel Gomes (Tabou), qui bouleverse constamment son médium et sa narration. Une des grandes fresques de 2015 dont la richesse s'affirme à chaque nouveau visionnement. ****
El Club de Pablo Larrain (No) est un peu l'envers de Spotlight: l'endroit où des prêtes malveillants viennent se cacher et leurs rapports avec les autres. Cela donne un long métrage mystique qui est assez envoûtant et qui surprend allègrement. ***1/2
Sorte de Chorus américain, en couleur et sans son symbolisme éprouvé, Meadowland de Reed Morano est un premier film assez réussi, qui emprunte des chemins éprouvés pour mieux s'en détourner. Olivia Wilde y trouve probablement son plus beau rôle en carrière. ***
Le réalisme est encore plus crû dans Glassland de Gerard Barrett, un lourd mélo sur le poids familial qui est campé par d'excellents comédiens comme Jack Reynor et Tony Collette. ***
Hilarante satire des sagas télévisées tirées par les cheveux, The Spoils of Babylon de Matt Piedmont s'essouffle bien avant la fin de ses six épisodes. On se plaît toutefois à voir de nombreuses vedettes casser leur image et jouer si bien des personnages typés et sans talent. ***
Le retour à la réalisation d'André Turpin (Un crabe dans la tête) laisse sur sa faim. Autant il est brillant techniquement, autant Endorphine déçoit par la paresse et la prétention de son scénario, qui ne fait que piller ce que David Lynch a fait en mieux. **1/2
Oeuvre la plus ordinaire de la filmographie de David O. Russell, Joy voit s'activer d'excellents acteurs dans le vide, privés d'une histoire qui sort des sentiers battus et de situations vraiment cocasses. **1/2
Il y a des productions ratées qui font sourire du début à la fin. C'est le cas de The 5th Wave de J Blakeson, énième variation adolescente sur un futur dystopique. C'est tellement ridicule que cela en devient presque jouissif. **
On s'amuse beaucoup moins devant The Mirror de Ed Boase, effort britannique fauché qui utilise comme toujours la technique The Blair Witch Project (les héros qui filment tout). Sauf qu'il n'y a aucun frisson qui fonctionne, ni la moindre scène de tension valable. *1/2
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vendredi 25 décembre 2015
Sorties au cinéma : The Hateful Eight, Arabian Nights : Volume 2, Comme un avion, Le prophète, Concussion, Joy, Daddy’s Home
On se fait plaisir cette année à Noël avec la sortie de trois excellents films de genres très différents.
Tarantino en met plein la vue et les oreilles avec son amour infini du cinéma, ses dialogues truculents et sa violence qui fait mouche avec The Hatefule Eight, un western en forme de huis-clos qui se rapproche de Reservoir Dogs. À voir dans les salles spéciales en version 70 mm, l'entracte et tout le tralala. ****
Coeur du triptyque de Miguel Gomes sur les déboires sociaux au Portugal, Arabian Nights: Volume 2 est la pièce de résistance. L'épisode le plus cinématographique et le plus profond dont le procès à mi-chemin donne tout son sens, avec ces gens qui ne sont jamais responsables de rien. Du grand art! ****
Possiblement la comédie la plus réussie de 2015, Comme un avion de Bruno Podalydès mélange les styles et les humeurs avec finesse, délicatesse, doigtée et un savoir-faire qui laisse béat. Un désir de vacances spirituel et même magique qui fait rire encore et encore. ****
Adaptée du célèbre livre de Kahlil Gibran, la version animée du Prophète conserve son savoureux discours didactique sur la liberté en l'intégrant à une multitude de dessins somptueux concoctés par la crème de la crème des animateurs (Bill Plympton, Joann Sfar, Tomm Moore). Cela donne quelque chose de merveilleux, un peu lourd et pas toujours subtil, mais qui fait amplement rêver. ***1/2
Adaptée du célèbre livre de Kahlil Gibran, la version animée du Prophète conserve son savoureux discours didactique sur la liberté en l'intégrant à une multitude de dessins somptueux concoctés par la crème de la crème des animateurs (Bill Plympton, Joann Sfar, Tomm Moore). Cela donne quelque chose de merveilleux, un peu lourd et pas toujours subtil, mais qui fait amplement rêver. ***1/2
Lorsque Will Smith s'investit à fond, il peut être un excellent acteur. Il le prouve dans Concussion de Peter Landesman qui ressasse l'histoire vraie des luttes d'un médecin pour faire reconnaître l'impact des commotions cérébrales au football. Le long métrage a beau être un peu pompeux et très américanisé, il s'avère plus souvent qu'autrement inspirant. ***
Même si on aime à la folie le cinéaste David O. Russell pour l'ensemble de son oeuvre, il est difficile d'adhérer à Joy, un conte éparpillé qui respecte le format du biopic conventionnel pour raconter le destin d'une femme hors de l'ordinaire. La distribution fait sourire, plus que le film qui ne fait jamais oublier son absence d'histoire. **1/2
La comédie des Fêtes à éviter est certainement Daddy's Home de Sean Anders, une farce familiale stupide et moralisatrice sur la compétition entre un père et un beau-père. Malgré tout le talent de Will Ferrell et de Mark Wahlberg, la production tombe rapidement à plat. *1/2
vendredi 5 juin 2015
Film du jour: Nailed!
Monté sans l'apport de David O. Russell qui a renié le film par la suite, Nailed! est une lourde satire sur les combats d'une femme pour que l'État lui paye les frais d'hôpitaux afin d'enlever le clou qu'elle a dans la tête. Malgré une distribution impressionnante (Jessica Biel, Jake Gyllenhaal, James Marsden, Catherine Keener, James Brolin, Tracy Morgan...) et une bonne humeur communicative, le long métrage qui débute sur des chapeaux de roue finit par ennuyer et même irriter au bout d'une demi-heure. **
mercredi 2 juillet 2014
Film du jour: The Devils
Interdit et largement censuré à l'époque, The Devils qui relate l'histoire vraie de la condamnation d'un prêtre "particulier" est du Ken Russell à l'état pur. On retrouve son désir de choquer et de créer des polémiques, d'utiliser la violence et des scènes à caractère sexuel pour traumatiser le spectateur et en plus, il offre un discours religieux et politique qui n'épargne personne. On omettant quelques effets chocs plus tendancieux, le cinéaste touche la cible. Ce film culte et maudit marque les esprits, Oliver Reed offre une performance démentielle et la réalisation ne manque pas de virtuosité. Certainement pas pour tout le monde, mais à voir au moins une fois dans sa vie. Dommage qu'encore à ce jour, le long métrage n'a pas été édité pour le territoire de l'Amérique du Nord... ****
mardi 18 mars 2014
Nouveautés en DVD: Frozen, American Hustle, Vic+Flo ont vu un ours,Elle s’en va, Saving Mr. Banks, Il était une fois les Boys
L'hiver semble sans fin cette année et pour mieux accepter notre sort, il y aura toujours quelques nouveautés en Blu-ray et en DVD.
Petits et grands passeront un très bon moment devant Frozen de Chris Buck et Jennifer Lee, la meilleure animation à provenir des studios de Disney depuis The Lion King. Les chansons peuvent saouler, mais cette histoire de soeurs rivales demeure très intéressante et la beauté des dessins est incroyable. En plus, il y a plein de suppléments qui méritent le détour. ***1/2
Divertissement haut de la gamme doublé d'une fascinante étude de personnages, American Hustle de David O. Russell séduit amplement dans sa façon de décrire le quotidien mélancolique de quelques individus qui tentent de s'élever socialement. La reconstitution d'époque (les années 70) est parfaite et la distribution s'avère irréprochable, excusant ces quelques faiblesses au niveau du rythme. ***1/2
Nouveau conte maculé d'humour noir signé Denis Côté, Vic+Flo ont vu un ours suit la difficile remise en liberté d'une ancienne détenue et sa peur de voir son destin la rattraper à chaque moment. Pierrette Robitaille est saisissante dans cette oeuvre un brin trop écrite qui réserve son lot de surprises... dont un des plus grands méchants du cinéma québécois. ***1/2
Catherine Deneuve crève l'écran dans Elle s'en va d'Emmanuelle Bercot, un long métrage frais et vivant sur les remises en question d'une femme qui passe son temps à fumer. Un sentiment de liberté plane sur ce projet inspiré de la Nouvelle Vague, dont la conclusion semble cependant arrangé avec le gars des vus... ***1/2
L'histoire derrière la création de Marry Poppins est le sujet de Saving Mr. Banks de John Lee Hancock, un mélodrame appuyé et moralisateur qui comporte quelques moments touchants. Emma Thompson exaspère dans son cabotinage, mais Tom Hanks est toujours aussi juste. **1/2
Plus dramatique que les épisodes précédents, Il était une fois les Boys de Richard Goudreau revient sur la genèse de cette amitié masculine. Ce n'est pas toujours bien joué et filmé, mais un certain charme se dégage des situations. **1/2
samedi 21 décembre 2013
Nouveautés au cinéma: American Hustle, Fanny, Anchorman 2, Liv & Ingmar, Jean de la lune, Saving Mr. Banks, Un château en Italie
Noël approche à grand pas, apportant avec lui les bons films au cinéma, dont l'image ci-dessous...
Cela commence en force avec American Hustle de David O. Russell. Moins immédiat que son précédent Silver Linings Playbook, ce nouveau délire se veut un hommage à The Sting et Casino mais avec une bonne dose de cynisme en plus. Les personnages, pathétiques, sont incapables de s'élever de leur conditions et si l'intrigue faussement complexe révèle sont lot de surprises, on est là principalement pour la performance des comédiens qui sont tous excellents. ***1/2
Second volet de la trilogie marseillaise, Fanny de Daniel Auteuil suit l'histoire d'amour impossible entre un jeune homme embarqué en mer et son amoureuse enceinte. Toujours aussi vieillot et théâtral que le tome précédent, ce film ensoleillé s'adresse d'abord et avant tout aux fans de Pagnol et de cette langue si vive. ***
Moins surprenant que son prédécesseur mais toujours aussi drôle, Anchorman 2 d'Adam McKay est une satire complètement cinglée du journalisme et de l'information en continu. Malgré la redite et la qualité variable des blagues, il y a quelques moments cultes, dont un affrontement musclé à la toute fin qui est tout simplement hilarant. ***
Sensible documentaire sur une des plus mythiques histoires d'amour du septième art, Liv & Ingmar de Dheeraj Akolkar permet à la délicieuse Liv Ullman de parler du grand Bergman dans l'intimité. La réalisation ne casse rien, mais c'est toujours un plaisir de revivre cette belle époque où les chefs-d'oeuvre se succédaient au tournant. ***
Animation psychédélique sur un habitant de la lune tombé sur Terre qui cherche à revenir chez lui, Jean de la lune de Stephan Schesch pique la curiosité avec son côté rétro très années 60. De quoi faire oublier le propos, original mais souvent moralisateur. ***
Ne lésinant pas sur les violons dans sa façon de raconter la relation entre Walt Disney et l'auteure de Mary Poppins, Saving Mr. Banks de John Lee Hancock sent la formule à plein nez, ne surprenant ni par sa réalisation conventionnelle ni par sa jolie musique qui sature l'écran. Au moins il y a de bons acteurs, ce qui n'est pas toujours suffisant pour faire avaler la pilule. **1/2
Reprenant quelques éléments de sa vie en les romançant, Un château en Italie de et avec Valéria Bruni Tedeschi est un projet narcissique, prometteur mais assez lourd, où la soeur de Carla règle ses comptes en se moquant de sa riche famille bourgeoise. C'est sympathique pendant 30 minutes et plutôt assommant par la suite. **1/2
Libellés :
Russell,
Sorties Cinéma de la semaine
vendredi 20 décembre 2013
Film du jour: Flirting with Disaster
Avant d'aller voir American Hustle de David O. Russell, pourquoi ne pas se replonger dans sa filmographie jusqu'à Flirting with Disaster, cet hilarant long métrage de 1996 qui ressemble à un film des frères Coen? Dans cette aventure d'un père de famille qui décide de retrouver ses véritables parents, l'humour coule à flot et le récit toujours imprévisible offre de beaux personnages aux comédiens, dont la qualité de la distribution demeure, encore de nos jours, assez étonnante et franchement disparate. Du gros plaisir en boîte. ***1/2
vendredi 20 septembre 2013
Film du jour: I Heart Huckabees
Avec le recul, c'est incroyable comment la critique a été sévère envers I Heart Huckabees de David O. Russell. Malgré son scénario flottant, il s'agit d'un film extrêmement original, qui ne ressemble à rien d'autre. Le récit ludique et satirique qui parle de coïncidences en suivant plusieurs personnages disparates met instantanément de bonne humeur, la réalisation surprend constamment avec ses flashs ingénieux et la distribution (Schwartzman, Hoffman, Law, Wahlberg, Huppert, Watts) est parfaitement agencée à l'ensemble. Du bonbon qui mérite une seconde chance. ****
mardi 30 avril 2013
DVD : Silver Linings Playbook, The Details, Not Fade Away, The Guilt Trip
Ça sent l'été et les grosses productions américaines qui vont bientôt prendre l'assaut des salles de cinéma. Cela peut expliquer pourquoi il y a peu de sorties DVD et Blu-ray.
Pourtant, il y a un titre à voir absolument. Il s'agit de Silver Linings Playbook de David O. Russell, une superbe comédie qui jongle avec des sujets très dramatiques. Avec son ton doux-amer et ses excelelnts interprètes, il s'agit d'un film qui fait beaucoup de bien. ****
Trop d'années après son fameux Meen Creek, le réalisateur Jacob Aaron Estes redonne des nouvelles avec The Details, une satire sur l'effritement du couple qui peut rappeler American Beauty. Moins mémorable, ce récit bizarre demeure tout de même intéressant à défaut d'être réellement satisfaisante. ***
Ce n'est pas parce qu'on revit sous le prisme de la fiction une époque importante du rock (les Stones et le milieu des années 60) que cela donne une oeuvre intéressante. La preuve est Not Fade Away de David Chase, une bluette compétente mais ennuyante, qui laisse totalement indifférent. **1/2
Il y a quelque chose de pathétique dans The Guilt Trip d'Anne Fletcher, une production qui cherche tellement à nous faire rire qu'elle en devient embarrassante. Surtout qu'elle gaspille les talents de Barbra Streisand et de Seth Rogens. **
mercredi 21 novembre 2012
Silver Linings Playbook (Critique)
Prenant l'affiche aujourd'hui, Silver Linings Playbook est une comédie dramatique de qualité supérieure, mis en scène avec efficacité par David O. Russell et bénéficiant du grand talent de Bradley Cooper, Jennifer Lawrence et Robert De Niro.
Pour en savoir plus sur le sujet, ma critique se trouve ICI.
Pour en savoir plus sur le sujet, ma critique se trouve ICI.
lundi 3 septembre 2012
Film du jour: Tommy
Basé sur l'opéra rock de The Who, Tommy est un autre délire hallucinant de Ken Russell. Une tragédie musicale sur un petit gars qui ne peut ni voir, ni entendre ni parler! Une oeuvre culte que l'on se doit de sortir pour en mettre plein la vue et les oreilles tant la mise en scène syncopée est en parfaite osmose avec le jeu des comédiens et la trame sonore grandiloquente qui donne seulement le goût de danser et de chanter. Un doute peut subsister dans les premières minutes, mais il est rapidement balayé par le grand bonheur qui ressort de cet opus iconoclaste, un des meilleurs de son auteur. ****
jeudi 9 août 2012
Film du jour: The Music Lovers
Présenté ce soir au Cinéma du Parc, The Music Lovers est un des films les plus fous et éclatés de Ken Russell. Dans d'autres mains, cela n'aurait été qu'une biographie consensuelle sur Tchaikovsky. Mais ici, il façonne une mise en scène extrêmement éclatée et tordue qui ressemble à un véritable opéra rock. C'est délirant et malsain mais pas superficiel ou tape-à-l'oeil pour autant. À l'époque (les années 1970), les critiques avaient été désastreuses. Mais c'est le moment de réhabiliter cet objet culte que les cinéphiles doivent voir au moins une fois dans leur vie. ****
mercredi 8 août 2012
Film du jour: Mahler
Ce que le cinéma de Ken Russell peut nous manquer! Surtout ses biographies musicales qui ressemblent à presque rien. En racontant le destin du musicien Mahler, le grand cinéaste anglais arrive à choquer avec des séquences de rêves et de fantasmes tout simplement brillantes et hallucinantes. Plus conventionnel que sur d'autres longs métrages, ce récit passionne de bout en bout tant la passion amoureuse et l'individualisme grotesque semblent constamment se mener une guerre de tranchées. ***1/2
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