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mardi 12 octobre 2021

Inglourious Basterds (4K)


Inglourious Basterds de Quentin Tarantino qui sort en 4K, c'est forcément un événement. (eOne)

C'est quoi? Le désir de vengeance coule à flot pendant la Seconde Guerre mondiale.

C'est comment? Scénario riche en rebondissements, réalisation d'une rare maîtrise, interprétation délectable (dominée par Christoph Waltz): le film a marqué son époque et ce n'est pas un hasard.

Et pourtant? Tarantino ne peut s'empêcher de faire du Tarantino (dialogues interminables, violence, révision historique), au grand dam de ses détracteurs.

Techniquement? Cette copie 4K est tout simplement magnifique à regarder. Le niveau de détails et de nuances laisse béat. Même constat sur le plan sonore, dont l'exploitation des enceintes se veut sans faille.

Suppléments? Cette édition comprend un disque 4K Ultra HD, un blu-ray et une copie numérique. Les suppléments d'une durée de plus de deux heures - similaires à la version précédente - comprennent notamment un documentaire sur le tournage, un tour de table avec ses vedettes et des scènes allongées et supprimées.

Au final? Quiconque s'intéresse de près ou de loin au cinéma a déjà vu ce «classique» américain et le possède même dans sa collection. L'idée est de déterminer si les avancées technologiques méritent l'investissement et de l'actualiser. Dans tous les cas, le long métrage n'a pas pris une ride et il demeure même encore plus riche et divertissant qu'à sa sortie en 2009.

samedi 27 juillet 2019

Sorties au cinéma: Once Upon a Time in... Hollywood, C'est ça l'amour, The Farewell, L'autre histoire, Le vent de la liberté

De la qualité s'installe dans les salles de cinéma cette semaine.

Once Upon a Time in... Hollywood: En apparence, Quentin Tarantino se répète sur son nouveau film, offrant le mélange attendu de dialogues cultes, d’icônes incroyables, d'hommages attendus et de violence qui peut exploser n'importe quand. Ce serait pourtant bien mal évaluer cet immense opus. Une mélancolie latente le berce allègrement, offrant une réflexion pénétrante sur Hollywood et sa façon de traiter le réel, faisant triompher ses loosers sympathiques (le duo DiCaprio et Pitt fonctionne à plein régime). Le septième art est plus fort que tout dans ce qui est certainement son effort le plus émouvant depuis Jackie Brown. ****

C'est ça l'amour: Bouli Lanners est parfait en père aimant dépassé par les événements dans ce beau et sensible drame intimiste de Claire Burger, qui passe allègrement de l'humain au social. ***1/2

The Farewell: Rires et pleurs se retrouvent en grande quantité au sein de cet agréable choc des cultures qui, sans payer de mine sur le plan du scénario ou de la réalisation, présente une jolie palette de personnages attachants. ***1/2

L'autre histoire: Des familles doivent sans cesse se remettre en question dans ce drame psychologique potable quoique tendancieux à ses heures du cinéaste Avi Nesher, qui traite de thèmes importants sans éviter de faire la morale. ***

Le vent de la liberté: Une incroyable histoire vraie devient le sujet d'un banal téléfilm de la part de Michael Herbig, qui accentue le côté suspense (avec cette musique à la Hans Zimmer) sans nécessairement trouver ses points de repères. Au moins l'interprétation demeure correcte. **1/2

mardi 29 mars 2016

Nouveautés en DVD et Blu-ray: The Hateful Eight, Concussion, Adult Beginners, Madame Bovary

Encore une fois cette semaine, les sorties en DVD et Blu-ray sont rares et dans l'ensemble peu recommandables.

L'exception est The Hateful Eight, un nouveau délire verbeux et ensanglanté de Quentin Tarantino. Le cinéaste culte n'innove peut-être plus, sauf qu'il offre un long métrage jouissif et décoiffant. ****

Will Smith crève l'écran dans Concussion de Peter Landesman, un film lourd, manipulateur mais pas dénué d'intérêt sur les fléaux des commotions cérébrales au football américain. ***

Il n'y a rien de plus classique que Adult Beginners de Ross Katz, une production attendue sur un être narcissique qui s'humanise au contact du bébé de sa soeur. L'interprétation sincère excuse cependant de nombreuses largesses. **1/2

Transposer Madame Bovary au cinéma n'est pas à la portée de tous et Sophie Barthes se casse les dents avec cette adaptation souvent ridicule, qui n'a de potable que le soin apporté aux costumes et aux paysages. **

vendredi 25 décembre 2015

Sorties au cinéma : The Hateful Eight, Arabian Nights : Volume 2, Comme un avion, Le prophète, Concussion, Joy, Daddy’s Home

On se fait plaisir cette année à Noël avec la sortie de trois excellents films de genres très différents.

Tarantino en met plein la vue et les oreilles avec son amour infini du cinéma, ses dialogues truculents et sa violence qui fait mouche avec The Hatefule Eight, un western en forme de huis-clos qui se rapproche de Reservoir Dogs. À voir dans les salles spéciales en version 70 mm, l'entracte et tout le tralala. ****

Coeur du triptyque de Miguel Gomes sur les déboires sociaux au Portugal, Arabian Nights: Volume 2 est la pièce de résistance. L'épisode le plus cinématographique et le plus profond dont le procès à mi-chemin donne tout son sens, avec ces gens qui ne sont jamais responsables de rien. Du grand art! ****

Possiblement la comédie la plus réussie de 2015, Comme un avion de Bruno Podalydès mélange les styles et les humeurs avec finesse, délicatesse, doigtée et un savoir-faire qui laisse béat. Un désir de vacances spirituel et même magique qui fait rire encore et encore. ****

Adaptée du célèbre livre de Kahlil Gibran, la version animée du Prophète conserve son savoureux discours didactique sur la liberté en l'intégrant à une multitude de dessins somptueux concoctés par la crème de la crème des animateurs (Bill Plympton, Joann Sfar, Tomm Moore). Cela donne quelque chose de merveilleux, un peu lourd et pas toujours subtil, mais qui fait amplement rêver. ***1/2

Lorsque Will Smith s'investit à fond, il peut être un excellent acteur. Il le prouve dans Concussion de Peter Landesman qui ressasse l'histoire vraie des luttes d'un médecin pour faire reconnaître l'impact des commotions cérébrales au football. Le long métrage a beau être un peu pompeux et très américanisé, il s'avère plus souvent qu'autrement inspirant. ***

Même si on aime à la folie le cinéaste David O. Russell pour l'ensemble de son oeuvre, il est difficile d'adhérer à Joy, un conte éparpillé qui respecte le format du biopic conventionnel pour raconter le destin d'une femme hors de l'ordinaire. La distribution fait sourire, plus que le film qui ne fait jamais oublier son absence d'histoire. **1/2

La comédie des Fêtes à éviter est certainement Daddy's Home de Sean Anders, une farce familiale stupide et moralisatrice sur la compétition entre un père et un beau-père. Malgré tout le talent de Will Ferrell et de Mark Wahlberg, la production tombe rapidement à plat. *1/2

mardi 16 avril 2013

DVD : Django Unchained, Thérèse Desqueyroux, La pirogue, Dragon, Antiviral, Plan de table, A Dark Truth

Des bons et des moins bons films sortent cette semaine en format DVD et Blu-ray. On conseille les trois premiers et on tente d'oublier les quatre autres.

Culte de la première à la dernière image, Django Unchained de Quentin Tarantino est un plaisir jouissif, moins verbeux que d'habitude mais tout aussi démonstratif. Peut-être pas un sommet chez l'illustre cinéaste américain, mais un délire extrêmement divertissant. ****

Ultime effort cinématographique du regretté Claude Miller, Thérèse Desqueyroux est une oeuvre où rien ne dépasse du cadre, qui suit le quotidien d'une épouse malheureuse qui tente d'empoissonner son mari. Classique, académique, sauf que la performance d'Audrey Tautou sauve la mise. ***

À quoi servent les mots si une image veut tout dire? C'est le pari généralement réussi de La pirogue de Moussa Touré qui filme la traversée extrêmement dangereuse de quelques hommes sans-papiers qui tentent d'atteindre leur Eldorado. Un peu sèche dans son traitement, mais pas dénué d'intérêt. ***

Sorte de remake chinois de A History of Violence (un homme sans histoire attire l'attention sur lui après avoir éliminé deux dangereux criminels), Dragon de Peter Ho-Sun Chan vaut surtout pour ses spectaculaires affrontements et non pour son scénario brouillon, peuplé d'ellipses inutiles. **1/2

Brandon Cronenberg copie grandement son célèbre père avec son premier long métrage Antiviral, une farce très noire sur le culte lié de la beauté et du vedettariat. Quelques situations font mouche, sauf que dans l'ensemble, ce récit se veut beaucoup trop grotesque et poussif. **

Oeuvre chorale qui revient sur le rôle du hasard dans la vie de tous les jours et surtout lors des rencontres amoureuses, Plan de table de Christelle Raynald nage dans la superficialité et les répétitions. Lorsque 84 minutes, c'est 45 minutes de trop, il y a franchement un problème. **

Sorte de téléfilm doublé d'une morale environnementaliste, A Dark Truth de Damian Lee n'a pas les moyens de ses ambitions, ensevelissant ses bonnes idées sous des séquences musclées assez insipides. Une grande déception, parce qu'Andy Garcia est loin d'être vilain. **

lundi 24 décembre 2012

Django Unchained (Critique)

Pourquoi y aller par quatre chemins? Django Unchained de Quentin Tarantino est un des meilleurs films de 2012.

Pour savoir pourquoi, vous pouvez lire ma critique ici.

lundi 19 mars 2012

Film du jour: Kill Bill

Probablement le film le plus jouissif de Quentin Tarantino, le premier Kill Bill est un hommage à toutes les oeuvres qui ont influencé le jeune prodige de la caméra. Ce sont les opus des Shaw Brothers, le western, les essais de Brian de Palma, les fresques de samouraïs, etc., qui sont ici offerts dans un mélange attendrissant et vitaminé de désinvolture et de sensibilité. Oui, c'est violent et le sang coule à flot, mais quel divertissement incroyable, qui est sans cesse élevé par les choix musicaux et la beauté de la mise en scène. Si cela peut paraître vide pour endroit, il faut continuer à gratter et enlever ce verni pour découvrir ce qui se cache en-dessous. ****