Irrésistible premier long métrage de Bruno Podalydès, Dieu seul me voit s'apparente à un Antoine Doinel revu et corrigé. C'est l'aventure d'un homme incapable de faire un choix qui doit choisir entre trois femmes qui s’intéressent à lui. Drôle et mignon, le récit est parsemé de sketchs hilarants, et malgré quelques baisses de régime, le film fait mouche. Mention spéciale à une distribution particulièrement relevée, dont sort du lot Denis Podalydès et Jeanne Balibar. ***1/2
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jeudi 8 juin 2017
vendredi 25 décembre 2015
Sorties au cinéma : The Hateful Eight, Arabian Nights : Volume 2, Comme un avion, Le prophète, Concussion, Joy, Daddy’s Home
On se fait plaisir cette année à Noël avec la sortie de trois excellents films de genres très différents.
Tarantino en met plein la vue et les oreilles avec son amour infini du cinéma, ses dialogues truculents et sa violence qui fait mouche avec The Hatefule Eight, un western en forme de huis-clos qui se rapproche de Reservoir Dogs. À voir dans les salles spéciales en version 70 mm, l'entracte et tout le tralala. ****
Coeur du triptyque de Miguel Gomes sur les déboires sociaux au Portugal, Arabian Nights: Volume 2 est la pièce de résistance. L'épisode le plus cinématographique et le plus profond dont le procès à mi-chemin donne tout son sens, avec ces gens qui ne sont jamais responsables de rien. Du grand art! ****
Possiblement la comédie la plus réussie de 2015, Comme un avion de Bruno Podalydès mélange les styles et les humeurs avec finesse, délicatesse, doigtée et un savoir-faire qui laisse béat. Un désir de vacances spirituel et même magique qui fait rire encore et encore. ****
Adaptée du célèbre livre de Kahlil Gibran, la version animée du Prophète conserve son savoureux discours didactique sur la liberté en l'intégrant à une multitude de dessins somptueux concoctés par la crème de la crème des animateurs (Bill Plympton, Joann Sfar, Tomm Moore). Cela donne quelque chose de merveilleux, un peu lourd et pas toujours subtil, mais qui fait amplement rêver. ***1/2
Adaptée du célèbre livre de Kahlil Gibran, la version animée du Prophète conserve son savoureux discours didactique sur la liberté en l'intégrant à une multitude de dessins somptueux concoctés par la crème de la crème des animateurs (Bill Plympton, Joann Sfar, Tomm Moore). Cela donne quelque chose de merveilleux, un peu lourd et pas toujours subtil, mais qui fait amplement rêver. ***1/2
Lorsque Will Smith s'investit à fond, il peut être un excellent acteur. Il le prouve dans Concussion de Peter Landesman qui ressasse l'histoire vraie des luttes d'un médecin pour faire reconnaître l'impact des commotions cérébrales au football. Le long métrage a beau être un peu pompeux et très américanisé, il s'avère plus souvent qu'autrement inspirant. ***
Même si on aime à la folie le cinéaste David O. Russell pour l'ensemble de son oeuvre, il est difficile d'adhérer à Joy, un conte éparpillé qui respecte le format du biopic conventionnel pour raconter le destin d'une femme hors de l'ordinaire. La distribution fait sourire, plus que le film qui ne fait jamais oublier son absence d'histoire. **1/2
La comédie des Fêtes à éviter est certainement Daddy's Home de Sean Anders, une farce familiale stupide et moralisatrice sur la compétition entre un père et un beau-père. Malgré tout le talent de Will Ferrell et de Mark Wahlberg, la production tombe rapidement à plat. *1/2
vendredi 13 novembre 2015
Films du jour: Comme un avion, Une histoire de fou, Les héritiers (Cinemania)
On s'amuse toujours beaucoup dans le cinéma de Bruno Podalydès et encore plus devant Comme un avion, qui possède à nouveau cet humour fin et absurde et qui est accompagné ici d'une tendresse supplémentaire et d'une réflexion sur l'existence. Le tout commence peut-être dans les clichés (un homme qui s'enlise dans la routine décide de faire un périple en kayak) et c'est pour mieux les revisiter au passage à l'aide de rencontres et de situations complètement décalées. On ne verra plus jamais Pierre Arditi de la même façon. Vivement qu'un distributeur québécois prenne la relève pour faire découvrir ce joyau! ****
Robert Guédiguian est un cinéaste passionnant à suivre. Même s'il ne fait pas toujours dans la subtilité, il a toujours des choses nécessaires à dire. C'est encore le cas d'Une histoire de fou, une saga familiale sur les répercussions du génocide arménien. Un peu long et maniéré, cette leçon de politique n'en demeure pas moins passionnante, et si la mise en scène manque un peu de nerfs, l'interprétation d'ensemble fait passer le colis comme une lettre à la poste. ***
Les héritiers de Marie-Castille Mention-Schaar traite d'une histoire vraie importante: l'initiation d'élèves en difficulté à une tranche fondamentale de l'Histoire: l'épisode de la Shoah. Il n'y a cependant pas beaucoup de cinéma dans ce pensum lourd, didactique et manipulateur, où seule Ariane Ascaride s'en sort indemne. **
Robert Guédiguian est un cinéaste passionnant à suivre. Même s'il ne fait pas toujours dans la subtilité, il a toujours des choses nécessaires à dire. C'est encore le cas d'Une histoire de fou, une saga familiale sur les répercussions du génocide arménien. Un peu long et maniéré, cette leçon de politique n'en demeure pas moins passionnante, et si la mise en scène manque un peu de nerfs, l'interprétation d'ensemble fait passer le colis comme une lettre à la poste. ***
Les héritiers de Marie-Castille Mention-Schaar traite d'une histoire vraie importante: l'initiation d'élèves en difficulté à une tranche fondamentale de l'Histoire: l'épisode de la Shoah. Il n'y a cependant pas beaucoup de cinéma dans ce pensum lourd, didactique et manipulateur, où seule Ariane Ascaride s'en sort indemne. **
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