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mardi 20 juin 2017

Nouveautés Blu-ray/DVD: Tag, Mr. Gaga, Iqaluit, L'odyssée, Wilson

Devant le désert des nouveautés en Blu-ray et DVD, un titre se dresse et il est un des plus divertissants des dernières années.

Tag: Sion Sono s'amuse comme un petit fou dans ce délire violent et hilarant parsemé de scènes cultes. À voir impérativement le plus rapidement possible. ****

Mr. Gaga: Malgré son traitement trop sage, ce documentaire de Tomer Heymann sur un chorégraphe d'exception se révèle touchant et généralement intéressant. ***

Iqaluit: Disponible uniquement en vidéo sur demande (quelle honte!), le nouveau long métrage de Benoit Pilon tente un peu maladroitement de créer un dialogue entre les gens d'un même pays. Visuellement c'est vraiment très travaillé. **1/2

L'odyssée: Ce biopic conventionnel, longuet et hagiographique sur Jacques Cousteau pique malgré tout la curiosité pour le jeu de Lambert Wilson et le grand soin apporté aux images et aux sons. **1/2
Ma critique

Wilson: On aime beaucoup Woody Harrelson, sauf qu'il en fait trop dans cette comédie assez terne de Craig Johnson, qui est incapable de rendre justice aux idées valables de son scénario. **

mercredi 26 avril 2017

Film du jour: Des nouvelles du Nord

Avant de débarquer dans la fiction par la grande porte avec son excellent Ce qu'il reste de nous, Benoit Pilon a offert un dernier documentaire, le très beau Des nouvelles du Nord, qui revient sur le concept de la Baie-James, en demeurant constamment sur les êtres humains. Cela donne un effort doux, sensible et délicat, qui prend son temps pour sonder l'âme de ses personnages et de son territoire. À la Cinémathèque québécoise. ***1/2

lundi 24 avril 2017

Film du jour: Roger Toupin, épicier variété

D'abord reconnu pour ses documentaires humains, Benoit Pilon a frappé fort avec Roger Toupin, épicier variété, qui s'intéresse à un monde en pleine mutation et surtout aux êtres dans cette tourmente. Le portrait coloré n'est pas sans émouvoir et les personnages attachants donnent le goût de les connaître davantage. À voir ou à revoir à la Cinémathèque québécoise. ***1/2

dimanche 26 mars 2017

Les films préférés de... Benoit Pilon

Cinéaste de l'humain, Benoit Pilon a débuté avec de très bons documentaires (Roger Toupin, Nestor et les oubliés, Des nouvelles du Nord) avant de plonger dans la fiction avec l'essentiel Ce qu'il faut pour vivre. Six années après Décharge, il est de retour avec son nouveau film Iqaluit. Je l'ai rencontré pour l'occasion (mon entrevue) et je lui ai demandé quels étaient ses films préférés. Voici sa réponse...

« J'aime toute sorte de cinéma. Je ne suis pas quelqu'un qui est dogmatique dans un type de films. J'aime des choses qui me rejoignent, qui me touchent, que je trouve qui sont honnêtes et inspirées. Par exemple cette année, j'ai été extrêmement touché par Manchester by the Sea et je n'ai pas pantoute aimé La La Land. Il y a une profondeur dans Manchester by the Sea, il y a des scènes là-dedans que j'aurais tant aimé avoir écrit. Le scénario, c'est juste hallucinant. Comment il arrive à nous faire saisir le non-dit entre les personnages. C'est absolument magnifique. Pour moi, c'est l'exemple de films dont j'aimerais faire.

Au cours des dernières années, il y a eu plusieurs films comme ça. Du cinéma ancré dans une certaine réalité, une vérité des personnages, une grande écriture. J'ai aussi beaucoup aimé Moonlight que je trouve qui est une belle histoire, qui nous surprend. La fin de ce film-là est extraordinaire. Il y a des choses qui sont réussies de façon grandioses là-dedans.

J'aime bien les choses qui font preuve d'une grande sensibilité, d'inventivité, à la fois scénaristique et de mise en scène. Quelque chose qui n'est pas dans l'esbroufe ou dans quelque chose de grandiloquent, mais qui atteint un niveau de vérité et qui te va droit au coeur. Ça c'est quelque chose qui me touche beaucoup.

J'aime beaucoup par exemple le cinéma d'Andrea Arnold. Dans Fish Tank, il y a une espèce de vérité, qui est toujours ancrée dans un réalisme. Je pourrais te nommer plusieurs films. Et en même temps, je vais être très touché et surpris d'être touché par Toy Story 3 que j'ai vu avec mon fils. J'avais les larmes aux yeux. Comment ça, ça me fait brailler? J'aime quand les choses sont bien faites et bien écrite. Ça me touche. Je ne suis pas dogmatique, je n'ai pas peur de dire que j'ai pleuré devant Toy Story. » (rires)

samedi 11 mars 2017

Entrevue Iqaluit

Renouant avec l'esprit de son immense Ce qu'il faut pour vivre, Benoit Pilon propose avec Iqualuit une nouvelle aventure nordique, alors que le personnage campé par François Papineau sera la clé d'une rencontre entre deux mondes improbables. Je me suis entretenu avec le cinéaste et le comédien et mon entrevue se trouve dans les pages du Journal Métro.

vendredi 10 mars 2017

Sorties au cinéma: Kong: Skull Island, Réparer les vivants, En cavale, Yes, Iqaluit, Combat au bout de la nuit, Le coeur en braille

Une belle variété de films en français prennent l'affiche cette semaine au cinéma. La seule exception étant...

... Kong: Skull Island de Jordan Vogt-Roberts (The Kings of Summer), un nouveau volet mettant en vedette notre singe préféré. Cette série B survitaminée s'avère un divertissement extrêmement efficace, stupide mais techniquement impressionnant, qui fait rigoler encore et encore avec ses scènes d'action à tout casser. ***

Très apprécié dans les festivals, Réparer les vivants de Katell Quillévéré parle du dons d'organes au sein d'une histoire lumineuse mais un peu lourde, qui fait l'impossible pour soutirer des larmes. La première partie très sensorielle est toutefois plus intéressante que la seconde, beaucoup plus convenue. ***

Documentaire  qui suit le destin de trois jeunes qui viennent de sortir d'un centre jeunesse, En cavale de Mathieu Arsenault va droit au coeur. C'est peut-être un peu brouillon mais si authentique et touchant à ses heures. ***

Le combat de l'indépendance est le nerf même de l'essai Yes de Félix Rose et Éric Piccolli qui suit deux militants québécois en Écosse pendant leur référendum. Malgré quelques redites et longueurs, la réflexion est plus que pertinente et on sent un réel désir de jouer avec le médium. ***

Si l'on a toujours adoré le cinéma de Benoit Pilon, Iqaluit laisse de glace avec son récit en demi-teinte. Quelques thèmes importants et un grand soin apporté à la photographie ne sont pas toujours suffisants pour excuser une errance dans le scénario et une performance peu convaincante de Marie-Josée Croze. **1/2

Combat au bout de la nuit de Sylvain L'Espérance ne manque pas d'ambition dans sa façon de poser son regard sur la Grèce endettée et de prendre le pouls de sa population. Sauf qu'un énorme travail au niveau du montage aurait dû être fait. Car peu importe ses qualités et sa nécessité d'exister, tenir le cinéphile en otage pendant 4h45 relève parfois plus de la prétention artistique que du bon sens. Il y a pourtant du très bon matériel caché là-dedans... **1/2

Il y a tellement de bons sentiments dans Le coeur en braille de Michel Boujenah que le spectateur rend rapidement les armes. Cette naïveté chronique et cette mise en scène ringarde ne servent jamais cette leçon d'amitié particulièrement appuyée et ces personnages artificiels. **

lundi 13 février 2012

DVD: Take Shelter, Décharge, Elite Squad 2, Paranormal Activity 3, L’homme qui voulait vivre sa vie, Rum Diary

C'est déjà la Saint-Valentin et les options sont nombreuse pour les cinéphiles qui optent pour une soirée à la maison. Mais pourquoi ne pas choisir de regarder un film qui vient à peine de sortir en DVD ou en Blu-ray?

La nouveauté la plus intéressante de la semaine est certainement Take Shelter, cet incroyable drame psychologique de Jeff Nichols sous fond de fin du monde où Michael Shannon livre une autre prestation saisissante. Une oeuvre riche qui mérite plus d'un visionnements. ****

Il y a également Décharge de Benoit Pilon sur cet ancien homme de la rue qui cherche à sauver une femme en difficulté. Des excellents interprètes compensent pour un scénario parfois trop chargé et didactique. ***1/2

Passé largement inaperçu, Elite Squad 2: The Enemy Within de José Padiha mérite le détour, tout simplement pour sa façon de montrer de quelle façon le crime organisé peut s’incruster partout. ***1/2

Après un second tome décevant, Paranormal Activity 3 de Henry Joost et Ariel Schulman sauve une licence moribonde grâce à l'intelligence de sa mise en scène et de son propos. ***

Malgré ses nombreuses invraisemblances et son rythme un peu inconsistant, L'homme qui voulait vivre sa vie d'Éric Latigau finit tout de même par captiver. Il faut dire que Romain Duris y livre une autre belle prestation. ***

Plusieurs années après l'exubérant Fear and Loathing in Las Vegas, Johnny Depp recroise l'univers disjoncté de Hunter S. Thompson dans The Rum Diary de Bruce Robinson. Cette fois, le film ne convainc qu'à moitié, ne levant que difficilement. **1/2

samedi 22 octobre 2011

Take Shelter, Décharge, Paranormal Activity 3, L'assaut, The Three Musketeers, Johnny English Reborn


Même si le FNC se poursuit encore pendant une fin de semaine, les sorties régulières sont nombreuses et il y a toujours quelques films intéressants.

Fascinante allégorie sur l'Amérique, la fin du monde et la santé mentale, Take Shelter de Jeff Nichols est un opus horrifique au suspense infernal, porté par les jeux exceptionnels de Michael Shannon et de Jessica Chastain. Un autre très bon long métrage qu'il a été possible de voir pendant le FNC ou à Cinémagique.

Essai le plus sombre de Benoit Pilon, Décharge est un conte urbain sur la rechute d'un ancien homme de la rue. Sans être touché par la grâce comme son précédent Ce qu'il faut pour vivre, cet effort réaliste à l'interprétation appropriée contient suffisamment de scènes fortes pour captiver.
Critique

On n'y croyait pas vraiment, mais Paranormal Actitivy 3 d'Henry Joost et d'Ariel Schulman arrive à donner un second souffle à cette série en prenant soin de ses personnages et en livrant un suspense qui devient de plus en plus infernal. L'idéal pour s'échapper des nombreuses conventions liées au genre.
Critique

Recréation d'une prise d'otages avortée, L'assaut de Julien Leclercq mise tout sur son contenant (couleurs grisâtres, caméra qui tremble, style à la United 93) et ses scènes d'action, au détriment de ses personnages et de son émotion. Ce n'est pas le premier à faire ça et sûrement pas le dernier.

Dans la catégorie «on aurait pu s'en passer», il y a The Three Musketeers de Paul W. S. Anderson qui sabote le classique original pour offrir un gros jeu vidéo en trois dimensions. Un divertissant musclé mais vide, qui ressemble trop au Sherlock Holmes de Guy Ritchie.
Critique

La sortie la plus insignifiante est Johnny English Reborn d'Oliver Parker, cette seconde parodie ratée de l'univers de James Bond. On aime bien Rowan Atkinson, mais ce qu'il n'est pas drôle ici, à l'image de tous les gags douteux et crasseux.
Critique

lundi 17 octobre 2011

FNC: Spécial Décharge (entrevues)


C'est aujourd'hui au Festival du nouveau cinéma qu'est présenté Décharge, le nouveau long métrage de Benoit Pilon qui raconte la perte de contrôle d'un homme rangé qui cherche à aider une jeune prostituée. Sans posséder le même pouvoir dramatique que l'excellent Ce qu'il faut pour vivre (l'émotion n'y est pas totalement satisfaisante), le film maintient presque constamment l'intérêt, notamment par sa description de milieux moins favorisés de Montréal, la mise en scène toujours professionnelle et le jeu extrêmement juste de tous les interprètes.
Horaire

Je me suis également entretenu avec le cinéaste et les comédiens David Boutin et Sophie Desmarais. Mon entrevue se trouve ICI.

Une deuxième entrevue complètement différente de la première se trouve ICI.