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mardi 16 août 2022

Arsenault & fils (dvd)


Rafaël Ouellet s'essaye au cinéma grand public avec Arsenault & fils, un long métrage qui a obtenu d'excellentes critiques. (Sphere Films)

C'est quoi? Une famille qui tire profit de la chasse illégale est mise à l'épreuve lorsqu'un de ses membres cherche à emprunter une voie plus normale.

C'est comment? Le sujet sur la filiation n'est pas sans rappeler le précédent Camion du même cinéaste. Le réalisateur n'a pas perdu la main derrière la caméra et sa distribution s'avère prestigieuse.

Et pourtant? C'est à se demander si le tout n'aurait pas eu plus d'impact en format série lourde. Le récit s'éparpille, la psychologie des personnages demeure limitée et l'interprétation inégale.

Techniquement? Les enceintes de qualité font ressortir l'exquise trame sonore. La photographie soignée est soutenue par des images détaillées.

Suppléments? Il n'y a aucun bonus.

Au final? Habitué aux productions modestes, Rafaël Ouellet en a séduit plus d'un avec ce divertissement accessible qui a profité d'un budget plus que conséquent. Espérons toutefois qu'il ne mette pas de côté des projets plus nourrissants comme New Denmark et Derrière moi.

samedi 18 juin 2022

Film du jour: Arsenault & fils


Vivement le retour de Rafaël Ouellet au cinéma! Surtout que Arsenault & fils s'apparente à son excellent Camion. L'approche s'avère toutefois bien différente. Ce nouveau film cherche à ratisser un public plus large (l'effet Norbourg), s’apparentant parfois à une télé-série concentrée en moins de deux heures qui multiplie les personnages et les sous-intrigues pas toujours bien développées. L'interprétation de premier ordre de comédiens aguerris n'empêche pas le script de multiplier les clichés et la réalisation, quoique efficace à ses heures, de flirter avec le téléfilm. En salle. **1/2

mardi 4 août 2015

Nouveautés en DVD et Blu-ray: White God, True Story, The Salvation, Insurgent, Gurov et Anna, The Dead Lands

Avec Fantasia qui touche à sa fin, on aura le temps de découvrir les nouvelles sorties en DVD et en Blu-ray.

Il ne faudra pas manquer White God de Kornel Mundruczo, une histoire entre une adolescente et son chien qui évoque à la fois le conte de Disney et la série B gore. L'introduction est mémorable. ***1/2

Plus terre-à-terre est True Story de Ruper Goold, un drame judiciaire/carcéral globalement intéressant mais tiré par les cheveux qui permet à Jonah Hill et James Franco de briller. ***

Western sanguinaire qui recycle efficacement tous les clichés du genre, The Salvation de Kristian Levring en met plein la vue avec sa photographie à couper le souffle. ***
Ma critique complète

Deuxième volet d'une série qui est beaucoup plus captivante que celle des Hunger Games, Insurgent de Robert Schwentke s'éclate malgré les conventions du "film de science-fiction pour ados". ***

Séduisant chassé-croisé entre un prof et son étudiante, Gurov et Anna de Rafaël Ouellet parle de littérature et de sujets intéressants dans sa première heure, avant que son scénario tourne en rond par la suite. ***

Vigoureux long métrage qui se veut musclé et spirituel, The Dead Lands de Tobias Fraser tourne un peu les coins ronds et il ne sait pas toujours quoi faire de son intrigue potable mais un brin répétitive. **1/2

samedi 21 mars 2015

Sorties au cinéma : Gurov et Anna, Insurgent, La passion d’Augustine, Le promeneur d’oiseau, Cottage Country, Tracers, The Gunman

Une petite semaine assez tranquille avec une poignée de films intéressants et d'autres à éviter.

Sans convaincre totalement, Gurov et Anna est une jolie histoire de séduction tordue de la part de Rafaël Ouellet, qui parle à la fois de désir et de littérature à l'aide de beaux comédiens talentueux. ***

Suite du même calibre que son prédécesseur Divergent, Insurgent de Robert Schwentke ne fait pas dans l'originalité dans sa façon de décrire une société du futur (bonjour le symbolisme catholique), mais le long métrage spectaculaire à souhait est nettement plus convaincant que les derniers épisodes de Hunger Games. ***

La passion d'Augustine de Léa Pool semble contenir deux films. Le premier, pertinent et joliment dessiné, où des femmes se battent contre les conventions de leur époque. Et celui, superficiel, qui contient tous les personnages secondaires et cet humour grand public qui laisse à désirer. Demi-déception. **1/2

Naïf et moralisateur, Le promeneur d'oiseau de Philippe Muyl est un conte prévisible sur une amitié entre un grand-père de la vieille garde et sa petite fille très moderne. Les jeunes âmes aimeront peut-être, les autres se contenteront des magnifiques paysages. **1/2

Réussir une comédie noire n'est pas facile et Peter Wellington n'y arrive pas totalement avec Cottage Country, où un séjour en amoureux se transforme en séance de massacre. Il y a bien quelques moments hilarants et l'interprétation n'est pas mauvaise, sauf qu'on sent une certaine lassitude émaner rapidement. **1/2 

Film d'action vigoureux au scénario et aux individus esquissés rapidement, Tracers de Daniel Benmayor manque de subtilité et de cohérence. Reste que les amateurs du genre risquent d'y trouver leur compte. **

C'est également le cas de The Gunman, où Pierre Morel (Taken) cherche à transformer Sean Penn en héros musclé qui titre sur tout ce qui bouge. Il n'y a rien de très crédible au menu, et le simple facteur divertissement n'est même pas atteint, ce qui est le comble. **
Ma critique complète

mercredi 18 mars 2015

Entrevues Gurov et Anna (1)

L'art et l'adultère se rencontrent dans Gurov et Anna, le nouveau long métrage de Rafaël Ouellet Sophie Desmarais en pince pour son prof.

En attendant d'aller voir ça vendredi, je vous invite à lire mes entrevues avec le réalisateur et l'actrice qui se trouvent dans le Journal Métro d'aujourd'hui.

dimanche 3 mars 2013

Les enfants loups, Shadows of Liberty, Finissant(e)s, 21 & Over, The Last Exorcism Part II, Jack the Giant Slayer, Les saveurs du palais, La légende de Sarila

Quelles semaines exceptionnelles au niveau des sorties de films au cinéma! Je me promets un jour de revenir sur Les manèges humains, Ernest et Célestine, The Gatekeepers et Le Tableau. Mais en attendant, voici ce qu'il ne faut pas manquer... ou éviter de toute urgence.

Magnifique animation japonaise sur une mère qui doit élever seule ses deux enfants, Les enfants loups de Mamoru Hosoda est un conte intelligent et poétique pour toute la famille qui fait pleurer abondamment. À voir absolument! ****

Documentaire éclairant sur les crises que vivent le journalisme, Shadows of Liberty de Jean-Philippe Tremblay vulgarise avec soin et précision une réalité trop peu connue. À méditer avant qu'il ne soit trop tard. ***1/2

Projet laboratoire qui n'est pas dénué d'intérêt, Finissant(e)s de Rafaël Ouellet aurait dû prendre l'affiche il y a quelques années tant le projet appartient à la première vie du cinéaste (avant Camion). Cela n'empêche pas cet essai sur la jeunesse d’enivrer par sa mise en scène maîtrisée. ***

Pour leur première réalisation, les scénaristes de The Hangover (Jon Lucas et Scott Moore) reprennent exactement la même formule: celle de la folle nuit sans lendemain. Bien que parsemé de flashs cocasses, 21 & Over ne tarde pas de tourner à vide. **1/2

The Last Exorcism Part II est un peu à The Last Exorcism ce que Blair Witch Project 2 était au premier Blair Witch Project: une suite sans grande originalité, pas inintéressante mais exagéré, qui procure peu de réel frissons. On s'attendant à mieux de la part du metteur en scène Ed Gass-Donnelly. **1/2

Trop enfantin pour les adultes et trop violents pour les jeunes âmes, Jack the Giant Slayer de Bryan Singer n'arrive pas à remettre au goût du jour une histoire classique. Les bons comédiens sont coincés dans des rôles ingrats et les effets spéciaux (ainsi que la 3D) ne sont pas particulièrement attrayants. **

S'inspirant de la véritable histoire d'une chef qui a cuisiné pour le Président de la République, Les saveurs du palais de Christian Vincent est une sorte de téléfilm moralisateur et sans relief, prévisible au possible. La nourriture fait saliver et Catherine Frot est tout à fait dans son élément, mais ce que c'est quelconque! **

On aurait tellement aimé dire du bien de La légende de Sarila de Nancy Florent Savard, cette animation québécoise en 3D qui est inspirée de mythes amérindiens. On sent que le projet a été réalisé avec coeur et il n'est pas banal. Mais seul les enfants de 5 ans y soutireront le moindre plaisir. Et encore là... **

samedi 23 février 2013

Entrevue avec Rafaël Ouellet pour Finissant(e)s

Présenté aujourd'hui dans le cadre des Rendez-vous du cinéma québécois (et prenant l'affiche en salle à partir du 1er mars), Finissant(e)s est le nouveau projet laboratoire du cinéaste Rafaël Ouellet

Il s'agit d'un ovni situé à mi-chemin entre la fiction et le documentaire, où des jeunes adolescents d'un village éloigné se questionnent sur leur avenir.

Pour en savoir davantage, je me suis entretenu avec le jeune réalisateur québécois à qui l'on doit également Camion. Mon entrevue se trouve sur le site de Cineplex.

mardi 27 novembre 2012

DVD : Happy Few, Camion, Lawless, Ces crimes sans amour, Bestiaire, Men in Black 3, ParaNorman, Le torrent, Sparkle, Step Up Revolution

Les sorties dvd et blu-ray sont nombreuses cette semaine et il n'y a pas moins de quatre films québécois qui se retrouvent sur le marché! En espérant que la compétition ne fasse pas ombrage à ces productions d'ici...

L'amour à 4 est possible (ou pas) dans Happy Few d'Antony Corider, un drame de moeurs assez savoureux aux dialogues bien pendus et à l'interprétation irréprochable. ***1/2

Même s'il signe le récit le plus conventionnel de sa carrière, Rafaël Ouellet fait de Camion un des films québécois les plus intéressants de 2012. Le duel d'acteurs y est impressionnant. ***1/2

Il y a beaucoup d'action et de testostérone dans Lawless de John Hilcoat qui se déroule pendant la prohibition. Et le casting y est impeccable (oui, même Shia LaBeouf est potable). ***1/2

Passionnant documentaire sur les conséquences des crimes d'honneur, Ces crimes sans amour de Raymonde Provencher mérite le détour malgré une réalisation un peu anonyme. ***1/2

Denis Côté filme «l'autre» dans Bestiaire, un ovni cinématographique que chacun interprétera comme bon lui semble. Un hors-d'oeuvre en attendant quelque chose de plus subtantiel. ***

Le second volet était horriblement mauvais, mais Men in Black 3 de Barry Sonnenfeld arrive à divertir avec  son rythme effréné, son intrigue rocambolesque et son humour assez désopilant. ***

Gentille animation des stutios qui ont offert le splendide Coraline, ParaNorman de Chris Butler et de Sam Fell traite de l'intimidation avec tact. C'est peut-être moralisateur, sauf que les clins d'oeil font sourire. ***

Il y a plein de belles choses dans Le torrent de Simon Lavoie (la cinématographie, la quête identitaire du Québec, etc.). Mais également beaucoup de prétention qui ne tarde pas à lasser. **1/2

Pour son dernier rôle à l'écran, Whitney Houston incarne une mère dépassée par les évènement dans Sparkle de Salim Akil, un mélodrame d'un intérêt très, très limité. *1/2

Step Up Revolution de Scott Speer reprend exactement la même formule, laissant son public médusé devant tant d'acteurs mauvais et d'intrigues à deux sous. *1/2

dimanche 19 août 2012

Entrevues Camion

Avec Camion, le réalisateur québécois Rafaël Ouellet signe un très bon film sur la famille, le passé et la résilience.

Je me suis entretenu avec le sympathique cinéaste et Julien Poulin qui défend le rôle principal.

Mon entrevue avec le metteur en scène se retrouve sur le blogue de Cineplex.

Celle avec le comédien est disponible sur le site de MSN.

samedi 18 août 2012

Camion, ParaNorman, 2 Days in New York, The Awakening, The Expendables 2, Je n’ai rien oublié, The Odd Life of Timothy Green, Sparkle

Une panoplie de films très différents prennent l'affiche cette semaine dans les salles québécoises.

Nouveau long métrage de Rafaël Ouellet, Camion est peut-être bien son film de la maturité. Ce retour aux racines d'une famille qui vit dans le passé est amené avec beaucoup de sensibilité et de candeur par un jeune cinéaste qui maîtrise de plus en plus son art. S'il ne surprend plus autant que par le passé (comme il le faisait avec Derrière-moi et New Denmark), on sent que son cinéma devient plus accessible. Ainsi, c'est cette fois son scénario qui dicte tout, ce qui n'empêche pas ses images de séduire au passage. Oui, il y a beaucoup trop de musique. Mais également de très bons interprètes qui sont finement dirigés. ***1/2

Sans posséder le lustre de Coraline, ParaNorman de Chris Butler et Sam Fell est une mignonne histoire pour enfants sur la tolérance et la différence. L'animation 3D est extrêmement fluide, mais il n'y a rien que l'on a déjà vu des dizaines de fois auparavant. ***

Quelques années après son très bon 2 Days in Paris, Julie Delpy est de retour avec 2 Days in New York où elle ne lésine pas sur les clichés et les facilités scénaristes. Surtout que sa mise en scène ne casse rien. Au moins, les comédiens (à commencer par Chris Rock) sont en forme, et quelques gags plairont aux fans finis de Woody Allen. ***

Il y a beaucoup de L'échine du diable et A Tale of Two Sisters dans The Awakening de Nick Murphy. Très léchée visuellement, l'histoire ne tarde pas à tourner en rond, alors que la mélancolie développée a mal à côtoyer les redondants effets horrifiques. **1/2

Mieux réalisé que son prédécesseur et plus auto-parodique, The Expendables 2 cette fois de Simon West n'est pas, à proprement parlé, un bon récit. Il ne s'agit que d'une grosse production puérile et facile où les héros de films d'action de notre jeunesse se tire dessus. L'exercice amuse pendant une demi-heure, pour lasser par la suite. **1/2

Copier le style de Claude Chabrol est une chose, bien le faire en est une autre. Le cinéaste Bruno Chiche l'apprend à ses dépends avec le soporifique Je n'ai rien oublié où il fait l'impossible pour faire compliquer alors que sa prémisse nage dans les invraisemblances. Une déception, surtout en tenant compte du prestigieux casting rassemblé. **

Sorte de conte pour les enfants âgés de 6 à 7 ans, The Odd Life of Timothy Green de Peter Hedges représente près de deux heures de leçons moralisatrices. Du gros sirop dégoulinant, jusqu'à l'overdose. **

Gros mélodrame conventionnel mal filmé et pas très bien joué, Sparkle de Salim Akil est le dernier long métrage de Whitney Houston. Seulement pour ça, les gens voudront y jeter un coup d'oeil. Mais ce n'est vraiment pas une bonne idée. *1/2