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lundi 8 septembre 2025

Film du jour: Kids Return


Oeuvre éminemment personnelle, Kids Return de Takeshi Kitano combine le récit d'apprentissage et le drame sportif au détour d'un film minimaliste et mélancolique qui, s'il ne paye pas de mine à priori, se révèle d'une belle sincérité. De quoi se laisser porter par la musique de Joe Hisaishi. ***1/2

vendredi 18 septembre 2020

Film du jour: Dolls

Dolls (2002) est probablement le film de transition dans la carrière de Takeshi Kitano. Inspiré du théâtre Bunraku, il entremêle trois histoires d'amour malheureuses au fil des saisons. Grâce à une photographie fulgurante et des mélodies émouvantes de Joe Hisaishi, le cinéaste transforme sa violence en poésie mélancolique. Celle qui noue régulièrement le coeur. Le rythme contemplatif et l'interprétation figée ajoutent au plaisir justement de voir des marionnettes tenter en vain d'échapper aux fils de la vie et de la mort. ****

jeudi 9 janvier 2020

Film du jour: A Scene at the Sea

Les amateurs du cinéma violent de Takeshi Kitano seront un peu déboussolés devant A Scene at the Sea (1992), une douce fable sur deux sous-muets qui se mettent au surf. Sensible et délicat, le récit parfois tenu ensorcelle allègrement par sa poésie, ses images hypnotiques et les mélodies réconfortantes de Joe Hisaisi. Il y a bien quelques scènes plus ordinaires, mais d'autres carrément brillantes. ***1/2

mercredi 11 octobre 2017

Films du jour: Thelma, Outrage Coda (FNC)

Deux films de genre déçoivent quelque peu aujourd'hui au FNC.

Après une série de drames puissants (le sommet étant Oslo, 31 août), Joachim Trier se tourne vers le suspense et l'horreur avec Thelma où il tente de comprendre les désarrois d'une jeune femme. Lourd, prévisible et trop symbolique lorsqu'il lorgne vers Carrie et ses explications sommaires, le film ne se matérialise que trop rarement. Il y a bien quelques moments incroyables (le théâtre!) et une prestation forte de l'héroïne, ce qui est loin d'être suffisant. **1/2

Dernier tome d'une trilogie sur l'absurdité du chaos qui ronge le gangstérisme, Outrage Coda est certainement l'épisode le moins essentiel du lot. Pas que Takeshi Kitano ne s'amuse pas lors des moments violents, bien au contraire. C'est seulement que ces scènes sont rares dans un flot de mots et une intrigue inutilement touffue, aussi répétitive que lassante. Ce brouillon est justement le coeur du propos, sauf qu'elle s'exprime ici à l'aide d'une mise en scène plus banale que d'habitude. **1/2

mardi 23 mai 2017

Film du jour: Hana-bi

Hana-bi est possiblement le meilleur film de Takeshi Kitano. On retrouve sa fascination jouissive pour la violence sanglante dirigée par le chaos et l'absurde. Le tout est doublé d'un regard romanesque empreint de sentimentalité un peu kitsch. Le mélange, explosif, est d'une singulière beauté, se fondant parfaitement aux images merveilleuses et à la trame sonore inoubliable de Joe Hisaishi. Voilà un amalgame fort en bouche, qui n'a pas pris une seule ride 20 ans après sa sortie. ****
Ma critique

lundi 24 octobre 2016

Film du jour: Boiling Point

Takeshi Kitano ne fait jamais rien comme les autres et dès son second long métrage Boling Point, on pouvait reconnaître les thèmes qui allaient marquer au fer blanc sa filmographie. Ce film libre d'attache semble aller dans tous les sens et on sent le cinéaste expérimenter. Il a ce don unique de faire ressortir l'absurde de la tragédie et si le portrait de société est sombre, on ne peut s'empêcher d'en rire comme unique sortie. ***1/2

lundi 27 juillet 2015

Films du jour: The Blue Hour & Ryūzō and The Seven Henchmen (Fantasia)



Possiblement la plus belle fresque de la sélection asiatique de Fantasia jusqu'à maintenant, The Blue Hour d'Anucha Boonyawatana est un premier film étonnamment mature où il est question d'une relation homosexuelle qui dérange et de la disparition de jeunes garçons. Très symbolique sans que ça soit trop envahissant, doté d'un jeu incroyable sur le son et d'images à couper le souffle, ce récit volontairement lent et hypnotisant où l'on croise une couple de fantômes chavire et donne des frissons tout à la fois. ****


Beaucoup plus ludique est Ryuzo and the Seven Henchmen, le dernier délire de Takeshi Kitano. Reprenant à son compte un concept populaire (les films de vieux) en faisant vivre de nouvelles aventures à des yakuzas retraités, le long métrage fait souvent rire tout en philosophant sur ce Japon en pleine mutation. Si le degré de saturation est parfois atteint et qu'il y a trop de blagues de pets, il est difficile de ne pas être charmé. ***

mercredi 15 mai 2013

Film du jour: Sonatine

Un film comme Sonatine, il n'y a à peu près que Takeshi Kitano qui aurait pu le réaliser. D'un côté, il s'agit d'un drame de yakuzas brutal et violent. De l'autre, une comédie loufoque et poétique parsemée de scènes décalées. La symbiose qui en ressort étonne et détonne, offrant au passage une belle leçon de cinéma absurde et une réflexion sur la vie en temps de guerre (de territoires). ***1/2

mardi 8 mai 2012

Film du jour: Violent Cop

Pour sa première réalisation, Takeshi Kitano détourne ce qui devait être une comédie policière pour offrir un drame violent qui interroge la moralité des flics. S'il a un peu vieilli, Violent Cop demeure un suspense de haut niveau, qui utilise un rythme lent et ses répétitions pour entrer dans la peau et l'âme de son héros qui n'arrête pas de se mettre dans le pétrin malgré son bon vouloir. Un thriller hypnotisant, qui fait rire avant de faire mal. Du Kitano, quoi! ***1/2
Ma critique

lundi 3 octobre 2011

DVD: Submarine, Scream 4, Outrage, Chercher le courant, Fast Five, Illégal, African Cats, BKO: Bangkok Knockout


Quelques excellents films se pointent subtilement le nez en format DVD et Blu-ray.

C'est le cas de Submarine de Richard Ayoade, ce superbe récit d'initiation où un adolescent découvrira les répercussions de l'amour, de la mort et de la famille divisée. Un étonnant premier film dans le moule de ceux de la Nouvelle Vague, avec d'incroyables comédiens et de jolis thèmes musicaux.

Wes Craven frappe fort. Après une série de longs métrages douteux, le voilà revenir à la charge avec Scream 4, une variation hilarante et postmoderne sur des thèmes éprouvés. De quoi rire aux larmes en compagnie d'un vieux routier.

Présenté au Festival du nouveau cinéma en 2010, Outrage du maître Takeshi Kitano est une histoire de yakuzas qui aurait baigné trop longtemps dans l'humour noir. En résulte une oeuvre répétitive mais brillante, qui fera réagir à tout coup.

Pertinent documentaire sur la rivière Romaine, Chercher le courant de Nicolas Boisclair et Alexis De Gheldere expose de manière claire et ordonnée une épineuse problématique qui concerne tout un chacun. Un effort à voir, surtout que le DVD comporte de nombreux et intéressants suppléments.

Beaucoup d'action pour rien. C'est le sentiment qui ressort de Fast Five de Justin Lin qui reprend pratiquement tous les héros de la série pour leur faire vivre de nouvelles aventures. Encore une fois, on s'en fout de l'histoire et des personnages s'il y a des voitures qui roulent à toute vitesse...

Le sort des sans-papiers est un des thèmes les plus traités du cinéma européen ces dernières années et Ilégal d'Olivier Masset-Depasse ne propose absolument rien de nouveau, si ce n'est une intrigue mélodramatique qui est parsemée de fils blancs.

Les documentaires animaliers se suivent sans se ressembler. Le dernier en liste est l'interminable African Cats de Keith Scholey et d'Alastair Fothergill qui offre de magnifiques paysages, mais surtout une narration ampoulée qui fait mal aux oreilles. À regarder sans le son.

Vulgaire production d'action aussi spectaculaire que mal réalisée et interprétée, BKO: Bangkok Knockout de Panna Rittikrai est une tentative ratée d'initier un public américain aux films musclés de la Thaïlande. Le résultat n'est, évidemment, pas à la hauteur de ce qui se fait dans ce pays.

lundi 3 janvier 2011

Film du jour: Blood and Bones


Le septième art asiatique a de moins en moins la cote au Québec, sortant généralement directement en DVD... lorsqu'on a la chance. Trop souvent après un passage à Fantasia, le titre disparaît dans la brume et il faudra le commander par Internet afin d'être certain de ne pas avoir rêvé.

Réalisé en 2004 par Yoichi Sai, Blood and Bones n'est pas un grand film. Ce trop long métrage qui retrace près de 60 années de vie d'un père qui est tout sauf aimable se veut trop souvent mélodramatique et répétitif. Reste tout de même le jeu incarné de Takeshi Kitano qui campe un des êtres les plus diaboliques du cinéma contemporain. Seulement pour sa prestation inoubliable le projet mérite le détour. ***