Expert des drames biographiques qui sortent de l'ordinaire, Kirill Serebrennikov surprend à nouveau avec La disparition de Josef Mengele, filmant l'exil de «l'ange de la mort». Sa mise en scène toujours éblouissante (superbe noir et blanc, combat sans cesse entre l'ombre et la lumière, montage hachuré) fait moins dans l’esbroufe que sur son précédent Limonov et elle est au service d'un récit hallucinant où l’antagoniste, défendu brillamment par August Diehl, semble errer tel un Nosferatu qui propage des fausses nouvelles. La seule escapade en couleur ne laissera personne indifférent, choquant par sa représentation graphique de l'horreur. ***1/2
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