Avant de considérablement s'assagir, Gregg Araki concoctait des oeuvres sexuelles trash et fauchées en jouant avec les conventions. Sur The Living End, il refait Thelma & Louise à la sauce Godard, partant dans une virée sans fin qui peut paraître verbeuse et précieuse mais qui n'est jamais ennuyante. Un film presque culte qui ravit et déstabilise à la fois. ***1/2
vendredi 5 août 2016
jeudi 4 août 2016
Pour en finir avec Fantasia: We are the Flesh, Under the Shadow, Train to Busan, Harmony, Psychonauts, We Go On, Kiyamachi Daruma
Le marathon Fantasia est terminé. Avant de passer à autre chose et de l'oublier (mais comment est-ce possible? Surtout que le jury de l'AQCC a élu l'excellent The Wailling comme le film meilleur film asiatique de cette sélection), voici plusieurs longs métrages que j'ai pu voir et qui méritent - du moins, pour les trois premiers titres - une sortie dans les salles régulières.
Difficile de trouver une production plus malsaine que We Are the Flesh d'Emiliano Rocha Minter. Tout peut arriver dans ce sombre huis-clos mâtiné de sexe et de sang et le spectateur passe aisément des rires aux larmes, de l'excitation au dégoût. Une fable grotesque inoubliable qui a impressionné Alejandro Gonzales Inarritu et Carlos Reygadas. Ce n'est pas rien! ****
Terrifiant drame horrifique qui se déroule pendant le conflit entre l'Iran et l'Irak, Under the Shadow de Babak Anvari utilise un cauchemar politique et humain pour en décupler les effets, jouant dans le cinéma de genre avec efficacité et intelligence. Peut-être bien le long métrage le plus effrayant de l'année. ***1/2
Délaissant momentanément l'animation après ses réussis The King of Pigs et The Fake, Yeon Sang-ho offre avec Train to Busan une version encore plus satisfaisante que son Seoul Station du film de zombies. Un divertissement exemplaire et engagé dans la veine de The Host de Bong Joon-ho. C'est tout ce qu'aurait souhaité être World War Z. ***1/2
Fascinante médiation sur la vie, la mort, la société et ses débats sans fin entre la liberté et la sécurité, Harmony de Takashi Nakamura et Michael Arias est un dessin animé emprunt de violence et de mélancolie, dont le ton verbeux et statique rappelle le classique Ghost in the Shell. Sans être du même calibre, cette animation pose des questions probantes quoique simplistes sur la condition humaine, et elle s'améliore grandement après une introduction assez quelconque. ***
À ne montrer à aucun enfant, Psychonauts, the Forgotten Children d'Alberto Vazquez et Pedro Rivero est une animation morbide sur de jeunes animaux qui tentent de survivre dans un monde inquiétant. Peuplé de visions inquiétantes, ce dessin animé techniquement impressionnant séduit amplement même s'il a tendance à se perdre. ***
Débutant dans la farce avant de se prendre trop au sérieux, We Go On d'Andy Mitton est une réflexion sur les souvenirs d'enfance et ces fantômes qui peuvent nous hanter. Une démonstration en demi-teinte, incomplète mais pas inintéressante, avec une finale plutôt décevante. **1/2
Kiyamachi Daruma d'Hideo Sakaki est une oeuvre brutale et sauvage sur un yakuza sans pied ni main qui tente de rétablir son honneur! En omettant ce héros pas comme les autres, le film n'échappe pas aux clichés et il n'y a ni l'humour ni la virtuosité technique d'un Kitano pour la rendre recommandable. **
Difficile de trouver une production plus malsaine que We Are the Flesh d'Emiliano Rocha Minter. Tout peut arriver dans ce sombre huis-clos mâtiné de sexe et de sang et le spectateur passe aisément des rires aux larmes, de l'excitation au dégoût. Une fable grotesque inoubliable qui a impressionné Alejandro Gonzales Inarritu et Carlos Reygadas. Ce n'est pas rien! ****
Terrifiant drame horrifique qui se déroule pendant le conflit entre l'Iran et l'Irak, Under the Shadow de Babak Anvari utilise un cauchemar politique et humain pour en décupler les effets, jouant dans le cinéma de genre avec efficacité et intelligence. Peut-être bien le long métrage le plus effrayant de l'année. ***1/2
Délaissant momentanément l'animation après ses réussis The King of Pigs et The Fake, Yeon Sang-ho offre avec Train to Busan une version encore plus satisfaisante que son Seoul Station du film de zombies. Un divertissement exemplaire et engagé dans la veine de The Host de Bong Joon-ho. C'est tout ce qu'aurait souhaité être World War Z. ***1/2
Fascinante médiation sur la vie, la mort, la société et ses débats sans fin entre la liberté et la sécurité, Harmony de Takashi Nakamura et Michael Arias est un dessin animé emprunt de violence et de mélancolie, dont le ton verbeux et statique rappelle le classique Ghost in the Shell. Sans être du même calibre, cette animation pose des questions probantes quoique simplistes sur la condition humaine, et elle s'améliore grandement après une introduction assez quelconque. ***
À ne montrer à aucun enfant, Psychonauts, the Forgotten Children d'Alberto Vazquez et Pedro Rivero est une animation morbide sur de jeunes animaux qui tentent de survivre dans un monde inquiétant. Peuplé de visions inquiétantes, ce dessin animé techniquement impressionnant séduit amplement même s'il a tendance à se perdre. ***
Débutant dans la farce avant de se prendre trop au sérieux, We Go On d'Andy Mitton est une réflexion sur les souvenirs d'enfance et ces fantômes qui peuvent nous hanter. Une démonstration en demi-teinte, incomplète mais pas inintéressante, avec une finale plutôt décevante. **1/2
Kiyamachi Daruma d'Hideo Sakaki est une oeuvre brutale et sauvage sur un yakuza sans pied ni main qui tente de rétablir son honneur! En omettant ce héros pas comme les autres, le film n'échappe pas aux clichés et il n'y a ni l'humour ni la virtuosité technique d'un Kitano pour la rendre recommandable. **
Film du jour: Parfaites
C'est un très beau documentaire que propose Jérémie Battaglia avec Parfaites. En plus de faire découvrir l'univers de la natation synchronisée, il présente de beaux personnages féminins, de magnifiques images poétiques et une trame sonore du tonnerre. Un effort qui sort de l'ordinaire que l'on doit voir sur le plus grand écran possible. ***1/2
mercredi 3 août 2016
Film du jour: Blood Father (Fantasia)
Blood Father de Jean-François Richet fait figure d'ovni dans le cinéma d'action contemporain, privilégiant les personnages et leurs désarrois au détriment des poursuites et des bagarres. Une bonne idée qui le rapproche du cinéma des année 70. Cela dit, malgré une réalisation solide et un Mel Gibson éclatant en être repenti qui fera l'impossible pour protéger sa fille, le long métrage verbeux et plutôt superficiel manque de moments forts et l'intérêt vacille avant la fin. **
mardi 2 août 2016
Sorties DVD/Blu-ray : Les demons, Requiem for the American Dream, High-Rise, Louder Than Bombs, Avril et le monde truqué, L’origine des espèces, Lolo, Mother’s Day
Avec Fantasia qui se termine incessamment, c'est le retour des sortes intéressantes en format DVD et Blu-ray.
Meilleur film québécois de la cuvée 2015, Les démons de Philippe Lesage est une fresque intelligente et parfaitement fignolée sur les peurs d'enfants. À voir! ****
Pour se rendre compte que le monde ne tourne pas si rond que ça, il n'y a rien de mieux que d'entendre le célèbre Noam Chomsky parler sur Requiem for the American Dream. Du bonbon. ***1/2
On s'amuse beaucoup devant High-Rise de Ben Wheatley, une satire un peu datée mais toujours jouissive entre classes sociales qui décident de se faire la guerre. ***
Une distribution cinq étoiles et une mise en scène étudiée font de Louder Than Bombs de Joachim Trier une création sensible sur le seuil, sans doute trop précieuse mais assez solide au final. ***
Avril et le monde de demain est une animation fascinante dans sa première moitié et qui se laisse un peu trop envahir par les facilités par la suite. Reste un dessin animé qui arrive à sortir du lot. ***
Il y a un long métrage intéressant quelque part dans L'origine des espèces de Dominic Goyer. Ce ne sont toutefois pas les choix scénaristiques qui aident à le trouver. **
Autant on pouvait aimer les premières réalisations de l'actrice Julie Delpy, autant son Lolo est une comédie indigeste et pitoyable qui accumule tous les clichés possibles et inimaginables. *1/2
C'est également ce qu'on retrouve dans Mother's Day du regretté Garry Marshall, un film choral d'une superficialité étonnante qui fait mal aux oreilles à chaque réplique de ses personnages unidimensionnels. *1/2
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Film du jour: The Piper (Fantasia)
Variation astucieuse sur le conte des frères Grimm, The Piper de Kim Gwang-tae offre quelques prises de risques qui sont fabuleuses, des images soignées et une superbe finale à glacer le sang. Il y a toutefois du sable dans l'engrenage (principalement dans la première partie plus enfantine) et quelques défauts techniques qui empêchent l'effort d'être une véritable réussite. **1/2
lundi 1 août 2016
Film du jour: A Bride for Rip Van Winkle (Fantasia)
Pour son nouveau film, Shunji Iwai (Vampire, The Case of Hana & Alice) décide d'adapter son propre roman A Bride for Rip Van Winkle qui traite des illusions, de l'amour et de la solitude. Un récit sensible et bien intentionné quoique inégal, dont la trop longue durée (3 heures!) finit un peu par se retourner contre lui. ***
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