vendredi 15 juillet 2016

Film du jour: Heart Attack (Fantasia)

Gentille comédie romantique sur un homme qui a des démangeaisons de peau et la médecin qui en prend soin, Heart Attack de Nawapol Thamrongrattanarit rappelle que les élans du coeur naissent lentement, au film d'un récit bien écrit et bien réalisé, à l'interprétation à l'avenant. Son film est certainement trop long (130 minutes), répétitif et moralisateur, mais il est doté d'un charme qui est loin d'être négligeable. ***

jeudi 14 juillet 2016

Entrevues King Dave

Le Festival Fantasia s'ouvre ce soir avec la présentation de King Dave, le très ambitieux nouveau film de Podz qui adapte en un seul plan séquence la pièce du même nom d'Alexandre Goyette. Je me suis entretenu avec le réalisateur et le comédien et mes entrevues se trouvent sur le site du Journal Métro.

Film du jour: Fat City

C'est un film vigoureux que propose John Huston avec Fat City. La boxe est la métaphore de ces gens dans les câbles qui tentent de se relever et d'aspirer à mieux. Avec son traitement réaliste et son soin apporté aux êtres, il s'agit d'un drame enlevant, interprété par un tout jeune Jeff Bridges et le trop rare Stacy Keach qui y livre toute une performance. ****

mercredi 13 juillet 2016

Film du jour: I Don't Want to Sleep Alone

Il y a dans l'hermétique I Don't Want to Sleep Alone de Tsai Ming-liang plein de choses formidables: un rythme méditatif, une torpeur érotique, un sentiment de fin du monde qui n'aurait pas déplu à Tarkovsi et une vision sociale forte qui donne toute la place aux êtres humains. On peut prendre le film comme un rêve déstabilisant ou une plongée dans un quotidien sans fin, le voyage parsemé d'humour et d'espoir mérite le détour si on est prêt à s'investir complètement. ****

mardi 12 juillet 2016

Nouveautés DVD/Blu-ray : Trois souvenirs de ma jeunesse, Au-delà des montagnes, Sleeping Giant, Imber’s Left Hand, Mad Tiger, Hardcore Henry

C'est une semaine relativement tranquille au niveau des nouveautés en DVD et Blu-ray alors qu'on assiste à la sortie des dernières offrandes de deux grands cinéastes.

Arnaud Desplechin continue à puiser dans les possibilités du passé à travers Trois souvenirs de ma jeunesse, une des romances les plus délicieuses à voir le jour depuis longtemps. ***1/2

Tout aussi mélancolique est Au-delà des montages de Jia Zhang-ke, un mélo bouleversant en trois temps sur la mondialisation et la difficulté à communiqué. ***1/2

Étonnant premier film canadien, Sleeping Giant d'Andrew Civido suit des adolescents à la croisée des chemins. Un effort sensible, pas totalement réussi mais prometteur pour l'avenir. ***

Sensible documentaire sur l'art et la maladie, Imber's Left Hand de Richard Kane évite de broyer du noir et faisant découvrir un peintre dont le destin mérite le détour. ***

Beaucoup plus quelconque est Mad Tiger de Jonathan Yi et Michael Haertlein, un essai musical beaucoup trop éparpillé qui ne donne pas vraiment le goût d'écouter ce dont il est question. Et pourtant... **
Ma critique

Pour débuter la semaine sur une dose d'adrénaline, il n'y a rien de mieux que Hardcore Henry d'Ilya Naishuller, un film d'action spectaculaire mais lassant, tourné entièrement à la première personne. **1/2
Ma critique

Film du jour: Out of Print

Documentaire sur l'importance de voir le cinéma en salle et dans son format d'origine, Out of Print de Julia Marchese fonctionne davantage dans sa seconde moitié où d'intéressants intervenants (comme les cinéastes Joe Carnahan, Richard Kelly et Rian Johnson) parlent du combat entre pellicule et numérique que lors de la longue introduction qui ressemble davantage à une publicité pour une salle de cinéma mythique de Los Angeles. C'est léger et inspirant, quoiqu'un peu lassant avant la fin. L'ironie dans tout ça? C'est présenté en vidéo sur demande! **1/2

lundi 11 juillet 2016

Film du jour: The Debt

Présenté en vidéo sur demande, The Debt est un ambitieux long métrage de la part de Barney Elliott qui déploie un schéma pas trop éloigné du film choral pour rappeler comment l'argent mène le bal et que les pauvres se font toujours exploiter par les puissants de ce monde. Le récit débute de façon très prometteuse et même Stephen Dorff montre qu'il a encore du talent. Mais à forcer de multiplier les liens forcés entre les histoires (celles au Pérou sont plus intéressantes que la principale), le drame bat de l'aile et le scénario s'enlise jusqu'à une finale bâclée. Dommage! **1/2